En direct
Best of
Best of du 5 au 11 octobre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Livret A : avoir le courage de baisser le taux de l’emprunt perpétuel français ?

02.

A Londres, des militants du mouvement Extinction Rebellion auraient été payés 450 euros par semaine

03.

La famille d’Ophelie Winter a trouvé un moyen de lui parler, Laura Smet de forcer Laeticia Hallyday à négocier, la fiancée de Cyril Lignac de le voir sans ses enfants (à elle); Triple baptême en Arménie (mais sans Kanye) pour les enfants de Kim Kardashian

04.

Comment Carlos Ghosn a été expulsé de la tête de Renault en quelques heures

05.

Elton John peu tendre envers Michaël Jackson : "C'était réellement un malade mental, quelqu'un d'un peu inquiétant à fréquenter".

06.

Brexit : pas si fou, Boris Johnson supprime la quasi-totalité des droits de douane à l’entrée du Royaume-Uni

07.

Mère voilée : pour Brigitte Macron "on ne parle pas politique" à l'école

01.

Brexit : pas si fou, Boris Johnson supprime la quasi-totalité des droits de douane à l’entrée du Royaume-Uni

02.

Les grandes fortunes mondiales accumulent du cash en prévision d’une récession

03.

Taux d’intérêt négatifs : les banques hésitent à faire payer l’épargne courante mais pas pour longtemps...

04.

La famille d’Ophelie Winter a trouvé un moyen de lui parler, Laura Smet de forcer Laeticia Hallyday à négocier, la fiancée de Cyril Lignac de le voir sans ses enfants (à elle); Triple baptême en Arménie (mais sans Kanye) pour les enfants de Kim Kardashian

05.

Terrorisme et dérives communautaristes : ce « pas de vague » qui anéantit au quotidien les discours de rigueur

06.

Comment Carlos Ghosn a été expulsé de la tête de Renault en quelques heures

01.

"Pas en mon nom" : ces raisons pour lesquelles les musulmans français sont plus timides que d’autres dans leur condamnation du terrorisme islamiste

02.

La timidité dans la lutte concrète contre les dérives communautaristes masque-t-elle une peur du "trop nombreux, trop tard" ?

03.

Question à Christophe Castaner : combien y-a-t-il en France de rabbins, de pasteurs et de curés radicalisés ?

04.

Terrorisme et dérives communautaristes : ce « pas de vague » qui anéantit au quotidien les discours de rigueur

05.

Ressusciter LR : mission impossible pour Christian Jacob ?

06.

Voici comment Zemmour est devenu l’homme le plus célèbre de France…

ça vient d'être publié
light > Culture
Big win
Queen s'oppose à l'utilisation de ses tubes par Donald Trump et le camp Républicain
il y a 8 heures 44 min
pépites > International
Ever changing
Offensive turque en Syrie : Donald Trump pourrait imposer de "grosses sanctions" à Ankara
il y a 9 heures 45 min
pépite vidéo > Société
Polémique
Mère voilée : pour Brigitte Macron "on ne parle pas politique" à l'école
il y a 10 heures 48 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"De Gaulle, 1969, l'autre révolution" d'Arnaud Teyssier : la fin de la saga du gaullisme, par l'un de ses meilleurs spécialistes

il y a 12 heures 56 min
décryptage > Culture
7ème art

Soubresauts, horreurs et beauté du monde à Saint-Jean de Luz

il y a 14 heures 30 min
décryptage > Religion
L'art de la punchline

Un 13 octobre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 14 heures 43 min
décryptage > Europe
Disraeli Scanner

Cette semaine l’Europe joue son destin sur le Brexit

il y a 15 heures 21 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Stadia : Google mise sur la latence négative pour s’imposer dans l’univers des jeux vidéos. Décisif ou moufte aux yeux ?
il y a 15 heures 53 min
décryptage > Economie
Incompréhension

L’étrange capacité du capitalisme financiarisé à perdurer envers et contre tout

il y a 16 heures 27 min
décryptage > International
Opération "printemps de la paix"

Syrie : multi jeux de dupes autour des Kurdes (et des djihadistes de Daesh)

il y a 16 heures 44 min
light > Culture
Très critique
Elton John peu tendre envers Michaël Jackson : "C'était réellement un malade mental, quelqu'un d'un peu inquiétant à fréquenter".
il y a 9 heures 4 min
pépites > Religion
Coup de gueule
66% des Français se disent favorables à l'interdiction du voile durant des sorties scolaires
il y a 10 heures 8 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Vie et mort d'un chien" de et mise en scène par Jean Bechetoille : Etre ou ne pas être... c'est encore la question à Elseneur

il y a 12 heures 46 min
pépites > Europe
Last chance
Brexit : d'après le vice-premier ministre Irlandais, un accord est envisageable cette semaine
il y a 13 heures 8 min
décryptage > Social
Exercices de coloriage

Il est beaucoup question du "vieux mâle blanc". Mais pourquoi ne parle-t-on jamais du " vieux mâle noir" ?

il y a 14 heures 39 min
décryptage > Religion
Loi de 1905

Pourquoi la laïcité ne devrait pas être invoquée dans la lutte contre l’islamisme

il y a 15 heures 14 min
décryptage > Politique
Conceptuel

Le populisme, phénomène bien plus fondamental que le simple fruit de l’épuisement de la démocratie représentative ou de l’hystérisation des classes moyennes

il y a 15 heures 47 min
décryptage > Economie
Courage!

Livret A : avoir le courage de baisser le taux de l’emprunt perpétuel français ?

il y a 16 heures 23 min
décryptage > Economie
Atlantico-Business

Tout arrive : Trump veut mettre fin à la guerre commerciale avec la Chine et Boris Johnson propose un accord pour le Brexit.

il y a 16 heures 33 min
décryptage > Politique
Lourde tâche

Ressusciter LR : mission impossible pour Christian Jacob ?

il y a 16 heures 58 min
© DR
© DR
Paix des ménages

Rencontre Sarkozy Merkel à Berlin : pourquoi le défi crucial de la réanimation du couple franco-allemand est loin d'être gagné d'avance après 5 ans de quinquennat Hollande

Publié le 24 juin 2016
Ce mardi, Nicolas Sarkozy sera à Berlin pour y rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel. Alors que le quinquennat de François Hollande s'est caractérisé jusqu'à présent par des liens plus distants entre les deux pays, le couple franco-allemand est aujourd'hui attendu au tournant dans un contexte compliqué pour les européistes.
Jérôme Vaillant est professeur émérite de civilisation allemande à l'Université de Lille et directeur de la revue Allemagne d'aujourdhui. Il a récemment publié avec Hans Stark "Les relations franco-allemandes: vers un nouveau traité de l'Elysée" dans le...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Henri de Bresson a été chef-adjoint du service France-Europe du Monde. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Paris-Berlin.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jérôme Vaillant
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jérôme Vaillant est professeur émérite de civilisation allemande à l'Université de Lille et directeur de la revue Allemagne d'aujourdhui. Il a récemment publié avec Hans Stark "Les relations franco-allemandes: vers un nouveau traité de l'Elysée" dans le...
Voir la bio
Henri de Bresson
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Henri de Bresson a été chef-adjoint du service France-Europe du Monde. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Paris-Berlin.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ce mardi, Nicolas Sarkozy sera à Berlin pour y rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel. Alors que le quinquennat de François Hollande s'est caractérisé jusqu'à présent par des liens plus distants entre les deux pays, le couple franco-allemand est aujourd'hui attendu au tournant dans un contexte compliqué pour les européistes.

Atlantico : Ce mardi 21 juin, Nicolas Sarkozy rencontre Angela Merkel à Berlin. Que peut espérer l'ancien Président de cette rencontre avec la chancelière allemande ? Dans quelle mesure est-il aujourd'hui nécessaire de dialoguer avec l'Allemagne lorsqu'on est candidat à la prochaine présidentielle et dans un contexte d'euroscepticisme croissant ?

Jérôme Vaillant : Dans un premier temps, il convient de ne pas surévaluer la visite de l’ancien Président français à la chancelière allemande à Berlin dans la mesure où ce n’est pas la première. Le 26 janvier 2015, Nicolas Sarkozy a rendu visite à celle-ci au siège du parti chrétien-démocrate (CDU), visite présentée comme une simple rencontre entre chefs de parti. Il avait saisi l’occasion de rappeler qu’il "fallait tout faire pour maintenir la Grèce dans l’Euro". Dans un souci compréhensible de courtoisie et pour éviter tout malentendu, la chancelière avait prévenu François Hollande du passage de Nicolas Sarkozy à la chancellerie un an plus tard, le 28 février 2015, quand celui-ci s’était rendu à Berlin, accompagné de Bruno Le Maire, pour faire un discours devant le Forum européen de la Fondation Konrad-Adenauer, proche de la CDU. Cela avait été, cette fois, l’occasion pour Nicolas Sarkozy de rappeler, en pleine crise grecque et de l’Euro, que "si l’Euro cessait d’exister, c’était l’Europe qui disparaissait". A chaque fois, l’ancien Président français cherchait à se rappeler à l’attention des médias aussi bien étrangers que français, et sans doute plus encore français qu’étrangers, pour mieux se positionner comme candidat à la primaire de la droite et à la présidence de la République française. La nouvelle rencontre Sarkozy-Merkel poursuit, à n’en pas douter, le même double objectif personnel et politique. Le message politique est une façon de confirmer que la qualité des rapports franco-allemands est aujourd’hui comme hier nécessaire à la poursuite de la construction européenne, l’Allemagne et la France, de par leur poids politique et économique en Europe, restants les seuls capables d’entraîner à leur suite les autres Etats européens.

Henri de Bresson : Les relations de Nicolas Sarkozy avec l’Allemagne n’ont jamais été simples. Le ton de ses campagnes électorales à l’égard de l’Union européenne et de l’Allemagne elle-même n’a pas laissé que de bons souvenirs auprès des Allemands et du parti chrétien démocrate que préside la chancelière Angela Merkel. Celle-ci a néanmoins fait le nécessaire pour nouer avec lui une relation de travail, sinon étroite, du moins bonne, lorsqu’il était à la tête de la France. Paris et Berlin ont alors joué un rôle-clé pour sortir l’euro de la tourmente monétaire et renforcer la gestion de la zone euro. On a pu parler du "merkozysme" pour qualifier leur politique européenne. Il n’est pas anormal que la présidente de la CDU reçoive aujourd’hui le président du parti frère, les Républicains, dans cette période préélectorale dans les deux pays alors que d’importantes échéances attendent l’Europe. Mais il y a d’autres candidats à la primaire de la droite qui passent pour plus proches de la droite allemande, à commencer par Alain Juppé qui avait su refonder les relations entre les deux partis lors de la création de l’UMP, ou Bruno Le Maire.

Quels seraient les risques d'un alignement de la France sur les positions d'Angela Merkel, concernant l'économie ou encore la question migratoire ? A l'inverse, un réchauffement des relations entre Paris et Berlin n'est-il pas la condition préalable d'un retour de l’Allemagne à des positions plus compatibles avec les intérêts français ?

Henri de Bresson : On ne peut pas parler d’alignement de la France sur l’Allemagne ou vice-versa. On dit toujours que l’importance de la relation franco-allemande tient à la capacité des deux pays à trouver sur les grandes questions européennes des compromis qui sont repris à leur compte par les autres pays de l’Union. Que ce soit sur la défense, le fonctionnement de l’économie, l’énergie, l’environnement, le fonctionnement de leur démocratie, les deux pays ont longtemps été très différents. Avec peut-être un grand point commun, qui les distingue du Royaume-Uni : la conscience de devoir sauvegarder un système de protection sociale fort. Ces différences se comblent peu à peu mais cela prendra encore du temps. C’est d’ailleurs l’enjeu des réflexions en cours sur la consolidation de la zone. Le bon fonctionnement actuel du modèle industriel allemand suscite naturellement en France des questions qui font l’enjeu du débat politique sur l’adaptation du modèle français. Mais les Allemands font aussi des pas comme l’a montré leur adoption du SMIC. Le passé allemand, le rôle central que jouent encore les Eglises, la capacité de l’économie à absorber des demandeurs d’emploi posent le débat sur l’accueil des réfugiés de manière très différente qu’en France, où la peur domine. Cela n’empêche pas moins les deux pays de chercher ensemble des solutions pour sauver le fonctionnement de la libre circulation dans la zone Schengen, qui leur tient à coeur. Nicolas Sarkozy a là-dessus des positions très arrêtées qu’il ne manquera pas de faire valoir à Berlin.

Jérôme Vaillant : Chaque rencontre Merkel-Sarkozy fait ressurgir le mythe ou le spectre de "Merkozy" utilisé en France pour diaboliser la politique allemande de Sarkozy accusé de s’aligner sur les positions allemandes. C’est oublier que les rapports entre Sarkozy et Merkel n’ont nullement été faciles au début et qu’il leur a fallu comme à tous les couples franco-allemands d’après la période de Gaulle-Adenauer, s’adapter l’un à l’autre et comprendre les motivations de l’autre. Les tensions entre Kohl et Mitterrand sont occultées par l’image de la réconciliation au-delà des tombes de Verdun en 1984, Chirac et Schröder se sont cordialement malentendus à leurs débuts. En estimant qu’il fallait comprendre les différences entre les deux pays, on avait pris ainsi l’habitude de mettre en avant ce qui opposait la France à l’Allemagne, structurellement (centralisme versus fédéralisme) et culturellement (interventionnisme économique de l’Etat versus économie de marché), au point qu’on en était venu à oublier que pour s’entendre et progresser, il fallait chercher les points d’accroche et les intérêts communs. Sarkozy s’était juré que, lui président, il amènerait bien l’Allemagne à revoir le statut indépendant de la Banque centrale européenne pour mettre celle-ci au service de la politique des Etats et pas l’inverse. L’Allemagne, particulièrement sourcilleuse sur la question, n’avait pas tardé à recadrer le Président français, trop facilement oublieux des engagements pris par La France dans le traité de Maastricht, avec son pacte de stabilité et de croissance. Tous finalement ont fait l’apprentissage de la connaissance de l’autre, de ce qui était possible et de ce qui ne l’était pas, acceptant, après avoir commis plus ou moins d’impairs, un mariage de raison au nom de la construction européenne sans laquelle les puissance composant celle-ci n’étaient plus en mesure de compter dans le monde.

François Hollande n’a pas été de reste quand, tablant - sans raison - sur le succès des sociaux-démocrates aux législatives allemandes de septembre 2013, il avait cru pouvoir mettre en place un front des pays de l’Europe du Sud contre l’Allemagne et ses alliés du Nord pour contester ce qui était, à ses yeux, une politique irresponsable d’austérité. Il s’est lui aussi, comme ses prédécesseurs, rendu à la raison. Dans la période d’euroscepticisme par laquelle passe l’Union européenne en ce moment, chaque citoyen européen est en droit de savoir de quoi est faite cette "raison". L’Europe est d’abord un projet de paix né après la guerre et dans les conditions de la Guerre froide, mais cet argument ne suffit plus, aujourd’hui que l’essentiel semble avoir été fait pour préserver la paix en Europe (mais semble seulement !). L’Europe est ensuite un projet libéral coloré d’interventionnisme via la planification à la française avec pour objectifs la croissance économique sans inflation et le bien-être social. La crise a montré qu’elle était plus libérale que sociale, c’est l'une des raisons de la désaffection à l’égard du projet européen. C’est encore un projet intégrateur fondé sur la mise en commun de pans des souverainetés nationales. Les défenseurs de l’Europe ont sans doute sur ce point particulier trop vite baissé les bras ces derniers temps de peur, en période de repli sur soi-même, de mécontenter les partisans d’un souverainisme obsolète dans un monde globalisé.

L’ancien Président, en cas de victoire finale en 2017, pourrait-il reprendre le fil du couple franco-allemand là où il l’avait laissé pour relancer le projet européen ? La désertion de ce terrain par François Hollande, au cours de son quinquennat, laissera-t-elle des traces ?

Jérôme Vaillant : Il est malaisé pour ne pas dire au plus haut point risqué de s’engager sur la voie de la politique fiction avant l’échéance des primaires à droite et à gauche et avant les résultats du referendum britannique. Comme il a été dit précédemment, François Hollande a commis, au début de son mandat, des erreurs majeures d’appréciation pour revenir ensuite, comme ses prédécesseurs, à des positions plus nuancées. C’est au demeurant valable également pour la chancelière qui, sans doute trop lentement, mais au bout du compte a fait évoluer l’Allemagne sur la question de la Grèce et le rôle de la Banque centrale européenne dans la question de la gestion des dettes souveraines en adoptant une position moins monétariste et doctrinaire, forcée en cela par Mario Draghi. Sur la question du "Brexit", Nicolas Sarkozy, pas plus que François Hollande, n’y est favorable, mais il pense sans doute également, comme Emmanuel Macron, qu’il faudra pour résorber un trop-plein d’élargissement qui n’a fait que favoriser la construction d’un grand marché à l’anglaise, en revenir à une Europe plus ramassée et plus resserrée, et permettre au noyau des puissances qui le souhaitent de progresser plus vite vers une intégration qui limite les différentiels entre pays au profit d’une régulation plus égale des marchés.

Aucun président ou chancelier ne pourra en 2017 reprendre là où s’est arrêté son prédécesseur, qu’il se succède à lui-même ou non. Il leur faudra à tous assumer les conséquences de la crise de confiance des peuples en Europe pour surmonter ce qui leur apparaît comme le produit d’une trop puissante technocratie bureaucratique tout comme il leur faudra poursuivre le double objectif d’une relance de la croissance et de réformes structurelles, les deux pouvant se compléter et non pas s’opposer. L’intégration, terme qu’on devrait remettre au cœur du débat plutôt que de l’éviter comme une maladie honteuse, est à ce prix.

Henri de Bresson : Il n’y a pas eu désertion du terrain franco-allemand par François Hollande ni ses gouvernements. L’importance de cette relation n’a cessé d’être mise en scène par les dirigeants socialistes comme elle l’a été par leurs prédécesseurs, comme le montrent encore les célébrations du centième anniversaire de la Grande Guerre. Les dissensions entre Paris et Berlin sur les politiques de rigueur et le degré de solidarité avec la Grèce et les pays du sud pour leur permettre de sortir de la crise de l’euro ont abouti là aussi à des compromis. Le rôle joué par la France lors des interventions au Mali, en Afrique, en Syrie contre Daesh et l’islamisme radical a provoqué une prise de conscience en Allemagne sur la nécessité de faire évoluer la politique européenne de défense. Il y a dans les gouvernements actuels des tandems de ministres qui ont rarement été aussi proches, comme les ministres des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et Frank Walter Steinmeier, ou plus curieusement les ministres des Finances, le rigoriste Wolfgang Schäuble et Michel Sapin, qui viennent de signer un livre commun, Jamais sans l’Europe. Il est vrai en revanche que la difficulté des dirigeants français à faire évoluer le modèle économique français, les divisions de la gauche sur ce sujet, la multiplication des grèves, la montée de l’extrême-droite, sèment le doute en Allemagne sur la capacité de la France à être à la hauteur des changements qui s’opèrent dans le monde et du coup de leur relation avec une Allemagne et une Europe en mutation constante. Mais la droite devra aussi donner des gages sur ce terrain. Le bilan de la présidence Sarkozy n’a pas été épargné Outre-Rhin par ceux qui pensent que la France est irréformable.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Livret A : avoir le courage de baisser le taux de l’emprunt perpétuel français ?

02.

A Londres, des militants du mouvement Extinction Rebellion auraient été payés 450 euros par semaine

03.

La famille d’Ophelie Winter a trouvé un moyen de lui parler, Laura Smet de forcer Laeticia Hallyday à négocier, la fiancée de Cyril Lignac de le voir sans ses enfants (à elle); Triple baptême en Arménie (mais sans Kanye) pour les enfants de Kim Kardashian

04.

Comment Carlos Ghosn a été expulsé de la tête de Renault en quelques heures

05.

Elton John peu tendre envers Michaël Jackson : "C'était réellement un malade mental, quelqu'un d'un peu inquiétant à fréquenter".

06.

Brexit : pas si fou, Boris Johnson supprime la quasi-totalité des droits de douane à l’entrée du Royaume-Uni

07.

Mère voilée : pour Brigitte Macron "on ne parle pas politique" à l'école

01.

Brexit : pas si fou, Boris Johnson supprime la quasi-totalité des droits de douane à l’entrée du Royaume-Uni

02.

Les grandes fortunes mondiales accumulent du cash en prévision d’une récession

03.

Taux d’intérêt négatifs : les banques hésitent à faire payer l’épargne courante mais pas pour longtemps...

04.

La famille d’Ophelie Winter a trouvé un moyen de lui parler, Laura Smet de forcer Laeticia Hallyday à négocier, la fiancée de Cyril Lignac de le voir sans ses enfants (à elle); Triple baptême en Arménie (mais sans Kanye) pour les enfants de Kim Kardashian

05.

Terrorisme et dérives communautaristes : ce « pas de vague » qui anéantit au quotidien les discours de rigueur

06.

Comment Carlos Ghosn a été expulsé de la tête de Renault en quelques heures

01.

"Pas en mon nom" : ces raisons pour lesquelles les musulmans français sont plus timides que d’autres dans leur condamnation du terrorisme islamiste

02.

La timidité dans la lutte concrète contre les dérives communautaristes masque-t-elle une peur du "trop nombreux, trop tard" ?

03.

Question à Christophe Castaner : combien y-a-t-il en France de rabbins, de pasteurs et de curés radicalisés ?

04.

Terrorisme et dérives communautaristes : ce « pas de vague » qui anéantit au quotidien les discours de rigueur

05.

Ressusciter LR : mission impossible pour Christian Jacob ?

06.

Voici comment Zemmour est devenu l’homme le plus célèbre de France…

Commentaires (10)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
GP13
- 21/06/2016 - 15:31
A Zouk et l'Enclume
Oui à une bonne entente des dirigeant français et allemands. Cela a un nom : alliance.
Le peuple souverain ne s'attache pas aux milliards de dettes dont il n'a que faire. C'est bien pourquoi le tragique est devant nous..... à moins que l'on consente à réformer l'union européenne pour en faire une Europe des Nations dans laquelle la subsidiarité sera appliquée chaque fois qu'elle est possible.
D'AMATO
- 21/06/2016 - 12:14
Cette réanimation a peu de chances d'être efficace...
....on insuffle de l'air...mais on oublie le massage cardiaque....
C'est raté!...
l'enclume
- 21/06/2016 - 11:51
Vous me copierez 100 fois le mot souveraineté
GP13 - 21/06/2016 - 10:08 - Quant on a 20100 milliards de dettes, on a plus aucune souveraineté, de plus lorsque c'est la solidité financière allemande qui nous garantit des prêts à des taux très bas.