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Qui ira finalement voter en 2017 ? La (toute petite) question qu’oublient allègrement tous ceux qui ne pensent qu’à disséquer les forces et les faiblesses des différents candidats

Publié le 03 juin 2016
Alors que les programmes de certains candidats déclarés pour 2017 commencent à être dévoilés, le sentiment que les demandes des électeurs ne sont pas entendues est toujours aussi frappant. Une situation qui s'explique par la conception qu'ont les politiques de l'enjeu du vote, bouleversé depuis 1945.
Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.
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Yves-Marie Cann est politologue, spécialiste de l’Opinion publique. Il a dirigé les études d'opinion (Politique, société et affaires publiques) au sein de l'Institut CSA. Il est désormais Directeur des études politiques chez Elabe, cabinet d'...
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Alors que les programmes de certains candidats déclarés pour 2017 commencent à être dévoilés, le sentiment que les demandes des électeurs ne sont pas entendues est toujours aussi frappant. Une situation qui s'explique par la conception qu'ont les politiques de l'enjeu du vote, bouleversé depuis 1945.

Atlantico : Alors que les commentaires politiques tendent à se focaliser sur l'offre politique des différents candidats à l'élection présidentielle, d'une manière générale, que révèlent les demandes formulées par les différents groupes constitutifs du corps électoral ? Comment se définit le corps électoral du point de vue de la demande ?

Yves-Marie Cann : Il y a d'abord ceux qui se reconnaissent aujourd'hui dans l'offre politique offerte par les partis de gouvernement et leurs alliés, et qui tendent plutôt à bien se mobiliser d’une élection à une autre. Leur répartition entre la gauche et la droite révèle des profils assez différents, avec toutefois une dominante : ceux qui se reconnaissent et votent pour les partis de gouvernement bénéficient d'un statut ou d'un capital économique et culturel qui les protège relativement mieux que le reste de la population des aléas économiques et sociaux. Par exemple, parmi les proches de la gauche gouvernementale, nous observons une surreprésentation de salariés du secteur public et donc de fonctionnaires qui, sauf exception, échappent au risque de se retrouver au chômage. On observe également une surreprésentation de cadres et professions intellectuelles supérieures qui, compte tenu de leur capacité à se constituer une épargne de précaution, et grâce aussi à leur capital culturel (via le niveau de diplôme), ont davantage de ressources pour faire face en cas de coup dur. Sans négliger leurs attentes en termes de pouvoir d’achat par exemple, ce groupe manifeste aussi une plus grande sensibilité aux valeurs universalistes, à l’égalité des droits, la justice sociale et donc la redistribution des richesses.

De l'autre bord de l'échiquier politique, à droite, on observe notamment une nette surreprésentation des retraités. Ces derniers, grâce au système de retraite par répartition, sont eux aussi relativement mieux protégés des aléas économiques et sociaux que de nombreux pans de la population. Mais très dépendants de notre Etat-providence, la bonne santé financière de celui-ci constitue l'une de leurs grandes préoccupations. Ils expriment, par conséquent, de fortes attentes en matière de lutte contre les déficits publics. Des mesures comme l'allongement de la durée de cotisation et l'élévation de l'âge de départ à la retraite y sont favorablement accueillies, de même qu'une suppression des 35h. Autant de mesures qui, par définition, ne les concerneraient pas directement mais perçues comme de nature à garantir le versement de leur retraite. 

A côté, peut-être même en opposition, un troisième groupe émerge et se singularise par un degré d'exposition aux aléas économiques et sociaux nettement plus marqué, doublé par une défiance prononcée à l'égard des partis de gouvernement. C'est notamment auprès de ce groupe que le Front national recrute aujourd'hui de nombreux électeurs. Il se caractérise par une forte proportion d'actifs, ayant un emploi, issus du secteur privé. Souvent âgés entre 30 et 50 ans, il s'agit d'individus devant supporter de nombreuses charges : enfants en bas âge, remboursement d'un emprunt immobilier, voire de prêts à la consommation (par exemple pour financer l’achat d’une voiture), constitution d'une épargne de précaution, etc. Au-delà d’attentes fortes au sujet de la relance économique (partagée par tous les groupes), le pouvoir d'achat et l’accès aux mécanismes de redistribution de l’Etat providence constituent pour eux un enjeu important alors qu’ils ont surtout le sentiment d'être "la vache à lait" de notre modèle social. Ceci a d'ailleurs pour conséquence de favoriser une crispation sur le sujet de l'immigration, les immigrés étant alors perçus comme profitant indûment des mécanismes de redistribution de notre modèle social.

Et puis il y a enfin ceux qui n'attendent plus rien, ou si peu, du politique, souvent en situation de grande précarité économique et sociale. Parmi eux, l'abstention s'avère massive lors des consultations électorales.

Vincent Tournier : Parler d’un "corps électoral" est en soi un abus de langage. Les électeurs ne forment pas un tout homogène : ils sont divisés en groupes sociaux qui sont relativement diversifiés dans leurs attentes comme dans leurs valeurs. La mythologie républicaine incite à tenir ces différences pour négligeables et de ne voir qu’un ensemble de citoyens indifférenciés et interchangeables. Cette mythologie n’est pas inutile ou illégitime car elle permet de fixer une norme qui oblige les candidats à limiter leurs discours ou leurs programmes clientélistes. Mais évidemment, personne n’est dupe : tout le monde voit bien que les partis ont leurs clientèles privilégiées, qu’ils cherchent à satisfaire différents groupes en jouant sur les différents leviers qui sont à leur disposition comme la fiscalité ou les aides sociales. Les politologues américains ont moins de scrupule à ce sujet : ils parlent d’un "vote du porte-monnaie", expression qui a plus de mal à percer à France. Le problème est que tous les groupes ne sont pas armés de la même façon pour faire entendre leurs doléances.

Pour quelles raisons les politiques, dans leurs offres, peinent à considérer que l'enjeu d'une élection correspond davantage à additionner les voix de ces différents groupes plutôt que de chercher à se répartir 100% des votants ?

Vincent Tournier : Il y a un paradoxe dans les sociétés démocratiques. Depuis 1945, ces sociétés se sont fortement "moyennisées" en raison du déclin de l’agriculture et de l’industrie, et de la montée du secteur des services. Cette évolution a permis de constituer une classe moyenne qui connaît des conditions de vie et des valeurs assez similaires, ce qui explique d’ailleurs pourquoi les principaux partis politiques se sont recentrés. En même temps, les identités individuelles se complexifient, elles deviennent plurielles, éclatées, fragmentées. Pour se différencier d’autrui, chacun est incité à jouer sur tel ou tel registre de son identité, à mettre en avant tel ou tel critère, comme son âge, son sexe, son métier, son sport, son hobby, voire sa série télé. Du coup, pour capter les électeurs, les partis politiques sont tentés de jouer sur les différents registres de l’identité. Ils agissent un peu comme des grandes surfaces : ils dressent des plans de campagne et envoient des messages différents en fonction des publics.

Cette logique est aujourd’hui accentuée par l’immigration. Les sociétés occidentales se sont en effet diversifiées du point de vue racial, ethnique ou religieux. Or, dans ces populations fraîchement arrivées, certains critères comme les origines, la religion, voire la couleur de peau comptent beaucoup. Les partis politiques vont donc être incités à jouer sur ces critères. Certes, leur marge de manœuvre est ici limitée parce qu’ils n’ont pas vraiment la possibilité de distribuer des avantages en fonction de critères religieux ou raciaux. Mais ils peuvent quand même envoyer des messages, généralement sous la forme de reconnaissance symbolique. On l’a encore vu le 10 mai dernier, lorsque François Hollande a proposé de construire un Mémorial de l’esclavage. En même temps, le gouvernement reste très silencieux sur les mouvements qui refusent la mixité raciale avec les Blancs. 

Yves-Marie Cann : Si l’on raisonne avec l’exemple de l’élection présidentielle, les politiques et donc les candidats entretiennent avant tout le mythe de "la rencontre entre un homme et un peuple", dans une République définie comme "une et indivisible". Dans les faits, la plupart pratiquent toutefois l’addition des voix en cherchant à séduire successivement différents groupes. Les exemples passés sont multiples : ici une loi mémorielle votée à quelques mois d’une élection pour grappiller des voix auprès d’une communauté, ailleurs la promesse du droit de vote des immigrés aux élections locales pour s’attirer les faveurs des jeunes issus de l’immigration, ou encore la visite à Rungis pour chanter les louange de "la France qui se lève tôt" et séduire les catégories populaires. Si ces pratiques ne sont pas officiellement assumées, du point de vue de la stratégie électorale, elles sont bien réelles et profondément ancrées dans les esprits. C’est d’ailleurs sans doute l’un des grands travers de la classe politique actuelle qui raisonne avant tout par catégories de population et ne cherche pas à créer du liant, du commun entre elles, ce qui a pour effet de favoriser les revendications catégorielles au détriment de l’intérêt général.

Quelles sont les "demandes" non représentées par l'offre, et inversement, les demandes dont l'offre serait surinvestie ?

Vincent Tournier : Tout dépend de la force d’un groupe. Celle-ci dépend de plusieurs facteurs, notamment le fait d’avoir des leaders charismatiques et des militants actifs, ou de disposer de relais auprès des élites et des médias. Un autre facteur important est le pouvoir de nuisance. Les groupes qui ont la possibilité de bloquer la société bénéficient d’un atout considérable pour défendre leurs intérêts. Autrefois, il s’agissait des ouvriers du charbon. C’est la thèse qu’a défendue l’Américain Timothy Mitchel dans son livre Carbon Democracy. Pour lui, les ouvriers ont eu la possibilité de bloquer l’économie en interrompant les circuits d’approvisionnement, ce qui leur a permis d’améliorer leur situation et de bénéficier de mesures sociales. Inversement, le passage du charbon au pétrole explique l’affaiblissement de la classe ouvrière et le déclin de l’Etat-providence. Il est d’ailleurs intéressant de voir que les opposants à la loi Travail cherchent justement à interrompre la distribution de pétrole, mais ils ont bien du mal. En tout cas, si les ouvriers ont globalement perdu leur pouvoir de nuisance, d’autres groupes sont en mesure d’instaurer un rapport de force favorable : les taxis, les chauffeurs routiers, les contrôleurs aériens, etc. Ces mouvements ne sont pas forcément en mesure d’obtenir des avantages, mais ils ont au moins la possibilité de geler la situation en leur faveur. D’autres groupes n’ont pas cette possibilité. C’est le cas du monde enseignant, qui souffre d’un processus de paupérisation, alors même qu’il est censé avoir l’oreille du pouvoir actuel. Le FN tente d’ailleurs de jouer sa carte chez les profs avec son "Collectif Racine".

Comment certaines personnalités, à l'instar de Robert Ménard ce week-end à Béziers, cherchent-elles à capter les électeurs dont les demandes ne sont pas entendues par les partis majoritaires ? Quel est le potentiel politique de ces groupes tels que "Oz ta droite" ?

Vincent Tournier : Il faut distinguer les enjeux immédiats et les enjeux de fond. Dans l’immédiat, l’initiative de Robert Ménard est bien évidemment de faire le buzz, de créer l’événement, de faire de l’agitation médiatique, tout en restant à distance raisonnable du Front national. Le but est de lancer une dynamique politico-médiatique en faveur de la droite nationaliste, ce qui doit permettre à la fois de consolider les réseaux militants et d’occuper le terrain politique, mais aussi de constituer un pôle politique destiné à attirer des électeurs qui sont encore réticents à voter FN. En somme, il s’agit de créer un "sas électoral" susceptible de faciliter le passage vers le FN en 2017.

Mais au-delà de cet enjeu immédiat, le problème majeur est bien le suivant : c’est le fait qu’une partie importante de la population française a le sentiment de ne plus peser sur les élections et de ne même plus susciter le moindre intérêt de la part des partis de gouvernement. Comme l’ont montré les chiffres de l’INSEE, une paupérisation s’est développée en France, notamment dans les zones rurales, seules les grandes agglomérations bénéficiant de la mondialisation. Or, cette population paupérisée n’a pas les moyens de se faire entendre et se voit contrainte de se retirer en silence de la vie démocratique. Elle éprouve le sentiment de ne plus compter, qui n’est pas totalement un fantasme puisque la démonstration a été faite qu’une forte abstention n’empêche nullement les partis de gouvernement de continuer leurs affaires comme si de rien n’était. Tel est le drame de la démocratie actuelle : elle se vide de sa substance sous les yeux de tous, mais personne ne paraît vraiment s’en soucier. 

Yves-Marie Cann : Leur potentiel politique est aujourd’hui assez faible, sauf à constituer une force d’appoint à une formation politique en mal d’alliances. Aujourd’hui en France, aucun parti n’est majoritaire à lui seul. Aucune personnalité ne serait en mesure d’emporter une majorité de suffrages au premier tour de l’élection présidentielle. Ce qui fait la force d’un PS ou d’une UMP (aujourd’hui LR) aux élections, c’est leur capacité à nouer des alliances avec d’autres formations politiques leur permettant de constituer une majorité électorale lors d’un scrutin.

Si l’on revient sur l’initiative de Robert Ménard, il ne s’agit toutefois pas, me semble-t-il et à ce jour, de constituer une nouvelle formation politique mais plutôt d’influer sur le débat politique en portant des propositions de nature à séduire certains électeurs et en faisant en sorte qu’elles soient ensuite portées par un candidat à l’élection présidentielle, dans une optique de convergence (ou même de "fusion") des droites. A cet effet, des personnalités ou des structures même légères peuvent contribuer à aiguiller le débat public, mais à condition de disposer d’un minimum de visibilité.

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langue de pivert
- 29/05/2016 - 10:08
ça marche pour moi ! moi ! moi ! moi ! moi ! ☺
Je l'attendais celle là ☺ §§§ De l'autre bord de l'échiquier politique, à droite, on observe notamment une nette surreprésentation des retraités. §§§ Due probablement au passage à droite de CGTistes issus de la fonction publique une fois parvenu à l'âge de la retraite ? Comment peut-on écrire de telles stupidités ? Cette manie de mettre tout le monde dans des cases ! De même que cet autre : §§§ Et puis il y a enfin ceux qui n'attendent plus rien, ou si peu, du politique, souvent en situation de grande précarité économique et sociale. Parmi eux, l'abstention s'avère massive lors des consultations électorales. §§§ Personnellement je suis de plus en plus tenté par l'abstention sans être "en situation de grande précarité économique et sociale" ! Bien au contraire...(et parce que ajouterais-je avec cynisme et égoïsme) ! Seulement par dégoût et lassitude du monde politique qui n'a jamais influencé ma vie ni dans un sens ni dans l'autre (heureusement pour moi :-) Qu'ils ne déclenchent pas la troisième guerre mondiale je n'attends rien de plus d'eux ! Le reste je m'en occupe depuis pas mal d'années et ça va bien pour moi merci !

D'AMATO
- 29/05/2016 - 00:18
OUI ! Un candidat non partisan
...qui veuille bien gouverner pour tous les Français, patriote et non combinard, sans casseroles et dont le seul but ne soit pas sa ré-élection. Quelqu'un qui ait le sens de l'histoire de ce pays et ne se conduise pas comme un garnement de 14-15 ans (montres, lunettes de soleil ou scooter) ...ça suffit...
J'accuse
- 28/05/2016 - 16:17
Les électeurs attendent tous un candidat non partisan
On ne peut pas parler de "rencontre entre un homme et un peuple" lorsque le candidat est issu d'une primaire : il est l'homme d'un parti et autant otage que chef de ce parti. Comment prétendre être le président du peuple lorsqu'on est élu sur des bases partisanes, qui excluent par définition tous ceux qui ne sont pas du même bord ? Pour qu'un président soit celui de tous les Français, c'est-à-dire les servir tous et pas seulement sa clientèle; il doit s'exclure des partis, et surtout pas être désigné par l'un d'entre eux : c'est le principe de la Ve, que semblent avoir oublié tous ceux qui ont une chance de gagner. Où est le rassembleur qui doit transcender les partis ? Existe-t-il ?