En direct
Best of
Best Of du 13 au 19 avril 2019
En direct
Un référendum peut en cacher un autre
Et si le plus gros risque politique et économique pour l’Europe n’était pas le Brexit mais le référendum constitutionnel italien dont personne ne parle ?
Publié le 18 mai 2016
Un échec du référendum pourrait mener à une crise politique, et de là à une crise financière et économique.
Rédaction Atlantico
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédaction Atlantico
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Un échec du référendum pourrait mener à une crise politique, et de là à une crise financière et économique.

Le monde entier parle du Brexit. Barack Obama s'est déplacé à Londres pour expliquer aux Britanniques que c'était une mauvaise idée. Les singeries de Boris Johnson, ancien maire de Londres, chef de file du camp "Leave", et spécialiste de l'humour politique, font le tour du monde. Et économiquement, le Brexit serait un risque très important — pour l'économie britannique, mais également pour les économies européennes et la construction européenne.

Pourtant, personne ne parle d'un autre référendum qui aura lieu cette année, celui-ci en Italie. Et selon un rapport des analystes de Deutsche Bank, relevé par le site Business Insider, ce référendum serait en réalité le plus gros risque politique pour l'Union européenne cette année.

De quoi s'agit-il ? L'instabilité politique du régime constitutionnel italien, avec ses élections à la proportionnelle et ses coalitions de gouvernement instable, qui font penser à notre IVème République, est proverbiale. L'objectif de Matteo Renzi, le nouveau et jeune Premier ministre progressiste italien, ne fut pas tant un programme économique et social qu'un changement des institutions italiennes afin de leur donner plus de stabilité et de donner plus de marge d'action au gouvernement.

En jeu, une réforme de la loi électorale visant à donner au parti arrivé en premier aux élections un "bonus" de sièges, comme en Allemagne, afin de renforcer sa position et de permettre une coalition stable, et, surtout, une réorganisation du Sénat — la réforme soumise à référendum. En effet, une des causes de l'instabilité politique italienne est son bicaméralisme parfait — contrairement à la plupart des systèmes parlementaires (France, Royaume-Uni, Allemagne…), dans le système italien, le gouvernement est responsable devant les deux chambres du Parlement et doit avoir la confiance des deux. Le référendum, qui doit être tenu avant le mois d'octobre 2016, va transformer le Sénat en "Sénat des régions" composé de 100 sénateurs, principalement des conseillers régionaux et des maires. Et surtout, le gouvernement ne sera plus responsable devant le Sénat.

Bref : Matteo Renzi a engagé sa responsabilité sur le résultat du référendum. S'il échoue, son gouvernement chutera, et il s'en suivra une période d'instabilité gouvernementale très profonde. "Il sera extrêmement difficile, encore plus que d'habitude pour l'Italie, de former une majorité de gouvernement stable, avant ou après une éventuelle nouvelle élection", écrivent les analystes de Deutsche Bank sous la direction de Marco Stringa.

Et une crise politique peut rapidement devenir une crise financière et économique. Un échec d'un référendum pourrait convaincre les investisseurs que l'Italie est irréformable, et créer une nouvelle flambée de sa dette. Avec des conséquences potentiellement systémiques pour l'Europe entière, comme il s'est vu lors de la crise de l'euro…

L'Italie a pourtant besoin de réformes. Comme le rappelle Deutsche Bank, sa croissance est souvent plus faible que les attentes et que son potentiel, comme le montre ce graphique où on voit les résultats de la croissance italienne par rapport au consensus des analystes…

…et ça fait vingt ans que la croissance italienne est plus faible que celle de ses pairs, comme le montre ce graphique. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Et rien ne se passa comme prévu (par les progressistes)... : 2019 ou l’effondrement des promesses du monde de 1968
02.
La Belle au bois dormant est un "conte sexiste" : supprimé dans certaines écoles!
03.
Sauver la France en travaillant plus, pourquoi pas… Pourquoi le diagnostic initial ne correspond que de loin à la réalité vécue par les Français
04.
Travaux à Paris : « Je creuse donc je suis ! »
05.
La guerre du pétrole n’aura pas lieu. Mais avec Donald Trump qui veut asphyxier l’Iran, on joue avec le feu
06.
Une série d’erreurs serait à l'origine de l’incendie de Notre-Dame de Paris
07.
Pourquoi la France est malade de son immobilier
01.
Pourquoi les 50 morts musulmans de Christchurch pèsent-ils tellement plus lourd que les 200 morts chrétiens du Sri Lanka ?
02.
Manon Aubry découvrira-t-elle que la FI est une secte stalinienne avant ou après les élections ?
03.
La Belle au bois dormant est un "conte sexiste" : supprimé dans certaines écoles!
04.
Le coupable dans l’incendie de Notre-Dame : le progressisme
05.
De #GaspardGlanz au passé de Nathalie Loiseau, ces clashs qui soulignent la mentalité de guerre civile qui gagne les esprits français
06.
Tous végétariens ou vegans ? Quand l’OMS met le hola sur les régimes universels écologiques
01.
Le coupable dans l’incendie de Notre-Dame : le progressisme
02.
Pourquoi les 50 morts musulmans de Christchurch pèsent-ils tellement plus lourd que les 200 morts chrétiens du Sri Lanka ?
03.
Pourquoi les erreurs européennes dans le traitement de la crise financière de 2008 sont les racines de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’UE
04.
Névroses nationales : et la France de demain, vous la voulez à l’identique ou conscientisée ?
05.
De #GaspardGlanz au passé de Nathalie Loiseau, ces clashs qui soulignent la mentalité de guerre civile qui gagne les esprits français
06.
Tous addicts à la polémique : votez-vous encore pour ce que les candidats se proposent de faire ou uniquement pour ce qu’ils sont ?
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Fondation pour l'innovation politique
- 20/05/2016 - 10:56
Que le Royaume-Uni sorte ou
Que le Royaume-Uni sorte ou non de l’Union Européenne, les conséquences seraient grandes. Retrouvez l'analyse d'Emmanuel Blézès sur le blog Trop Libre : http://goo.gl/qSvsjg