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Journée de l'Europe : ces réussites qu'on ne voit plus et qui pourraient pourtant servir de modèle pour relancer l'Union (si, si elles existent vraiment)
Publié le 13 mai 2016
Lundi 9 mai est le jour de la fête de l'Europe... mais aussi le jour où l'Eurogroupe se rencontre pour discuter du cas grec, sa plus grosse défaite depuis la fondation de la Communauté. Si l'on voit de plus en plus l'Europe comme un échec, c'est aussi parce qu'on ne regarde pas assez ce qui marche. Et il se pourrait que la solution à la situation de crise actuelle se trouve précisément dans ce qui fonctionne.
Sylvie Goulard est députée européenne, membre du groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) au Parlement européen, et membre du Groupe Eiffel Europe (www.groupe-eiffel.eu)
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Lundi 9 mai est le jour de la fête de l'Europe... mais aussi le jour où l'Eurogroupe se rencontre pour discuter du cas grec, sa plus grosse défaite depuis la fondation de la Communauté. Si l'on voit de plus en plus l'Europe comme un échec, c'est aussi parce qu'on ne regarde pas assez ce qui marche. Et il se pourrait que la solution à la situation de crise actuelle se trouve précisément dans ce qui fonctionne.

Atlantico : Cette année, la journée de l'Europe coïncide avec une réunion de l'Eurogroupe visant à trouver une solution à ce qui est, peut-être, son plus grand échec, la crise grecque. A l'inverse, quelles sont les grandes réussites les plus concrètes de l'Union européenne ?

Jean-Paul Betbeze : Commençons par parler de la crise grecque, aujourd’hui plus aigüe que jamais. Elle vient du fait que le pays a été admis dans la zone euro pour des raisons historiques et culturelles certes, mais surtout géopolitiques (par rapport à la Russie et à la Turquie, pour être présent sur cette diagonale). Il n’a pas vu non plus ses comptes audités, chaque pays étant supposé "responsable", encore une fois pour des raisons politiques. Surtout, la zone euro pâtit de ne pas avoir suffisamment travaillé sur sa stratégie, autrement dit sur sa politique au sens le plus général du terme, et sur les moyens qu’il fallait pour la mettre en œuvre, et les risques à ne pas le faire.

Dans ce contexte, la grande réussite de l’Union européenne est d’avoir donné naissance à la zone euro, autrement dit à la deuxième monnaie du monde, en l’espace de quelques années. Cette zone, on le voit, a subi beaucoup de crises, crises internes mais aussi et surtout crises venant de la crise mondiale. Reconnaissons que, jusqu’à maintenant, elle a bien résisté, même dans notre univers de plus en plus complexe, même avec nos tensions internes. Le fait qu’elle a résisté prouve que les liens entre ses membres l’emportent sur les dissensions qui peuvent naître entre eux. Mais il ne faudrait pas continuer sans avancées.

Aujourd’hui, avec la Grèce, le Brexit, les problèmes politiques qu’on voit en Espagne, au Portugal, en Allemagne ou en France, il est clair qu’il faut aller au-delà de la logique en cours. Si l’euro est le point fédéral de la zone, il doit être complété par un budget plus important, lui-même fédéral. Bien sûr, ceci voudra dire qu’il devra y avoir de nouvelles négociations et de nouveaux partages de responsabilités entre membres. L’idée n’est pas d’aller vers une voie fédérale uniformisée, mais de travailler vers une zone euro où des parties seraient plus fédérales, par exemple pour la recherche ou la défense, d’autres plus nationales et d’autres plus régionales et inter-régionales. 

Sylvie Goulard : J’en citerais trois. La première ce sont les programmes Erasmus  / Erasmus + qui rapprochent les jeunes Européens. Leur succès prouve une envie partagée de faire vivre l’Europe.

La deuxième, c’est l’accompagnement des pays d’Europe centrale et orientale, asservis par l’URSS, vers la démocratie. La situation tragique de l’Ukraine montre ce qui aurait pu se produire si nous avions laissé cette partie du continent sans perspectives. Naturellement, l’Etat de droit et la démocratie ne sont jamais acquis, comme on le voit en Hongrie ou en Pologne. Mais, dans ce contexte, l’Union européenne est une référence précieuse pour les forces démocratiques. Les manifestations contre le gouvernement ultra-conservateur polonais ce week-end l’ont encore prouvé par exemple.

Troisièmement, l’euro a su, en quelques années, asseoir sa crédibilité comme devise mondiale. C’est pourquoi le commentaire sur la Grèce est trop lapidaire. La zone euro est inachevée, des erreurs ont été commises au niveau européen comme au FMI, c’est vrai, et en Grèce, la population a énormément souffert. La situation n’est pas encore stabilisée. Il est toutefois injuste d’attribuer toutes les défaillances à l’Europe alors que, dans la zone euro, la responsabilité des politiques économiques et sociales reste largement nationale. Si, avant la crise, le pays n’avait pas cédé à la facilité des hausses de salaires et du crédit, s’il s’était doté d’une administration fiscale moderne en mesure de traquer la fraude et la corruption, s’il s’était conformé aux engagements pris, il n’y aurait pas eu de plans de secours, ni d’austérité. Il serait temps d’attribuer avec plus de discernement les mérites ou les blâmes. Si en France, l’école ou la formation professionnelle sont défaillantes, si le logement est cher, ce n’est pas "la faute à l’Europe" non plus mais aux gouvernements qui ont mal géré le pays depuis une trentaine d’années.

Pourquoi ces réussites ne sont-elles pas perçues par une part croissante de citoyens des pays européens ? Dans quelle mesure l'absence de traduction concrète et visible de ces apports explique-t-elle ce désamour à l'égard de l'Union européenne ?  

Sylvie Goulard : Pour ce jeu de mistigri que je viens d’évoquer mais aussi pour une raison plus fondamentale : les dirigeants nationaux font trop de promesses qui ne sont pas suivies d’effets car elles ne sont pas suivies d’efforts.

Mener à bien le projet européen  - qui est la première tentative, dans l’histoire de l’humanité, d’unir des peuples sans violence -  suppose de consacrer beaucoup d’énergie à rapprocher les positions nationales, à faire des concessions mutuelles, à comprendre les partenaires.

Seuls des hommes d’Etat habités par l’ampleur de la tâche, prêts, le cas échéant, à sacrifier leurs ambitions personnelles à l’intérêt général, peuvent y parvenir. Robert Schuman, Helmut Schmidt  ou le chancelier Kohl, pour ne citer que ceux-là, situaient leur action à cette hauteur historique. En ce moment, la vie politique reste désespérément au ras des pâquerettes. Les citoyens entendent moins parler d’Europe que de batailles pour se maintenir au pouvoir ou y revenir. Il n’y a ni explication de ce qui est décidé en Europe, ni débat sur l’avenir, comme le montre la question du Royaume-Uni, traitée en catimini, et l’on s’étonne que la population s’en détourne ?

Dépourvus d’idées audacieuses et de leadership, la plupart des dirigeants nationaux ne prennent plus guère d’initiative. Pourtant, la nouvelle frontière est toute tracée et elle pourrait remotiver les jeunes générations : que l’UE s’engage dans le monde. Pour préserver la planète, lutter contre les inégalités sociales et les régimes tyranniques par exemple.

C’est en redéfinissant leur rôle dans le monde, c’est en se tournant ensemble vers d’autres défis que les Européens pourront mesurer leur proximité et forger leur destin commun.

Jean-Paul Betbeze : La zone euro a survendu les avantages de l’euro : on pouvait voyager sans changer de monnaie avec sa carte d’identité. Elle a passé sous silence les engagements que ceci impliquait chez chacun : la compétitivité de son économie, le sérieux de ses comptes budgétaires. Si une économie est moins compétitive qu’une autre, ceci se manifeste toujours par le chômage, le déficit budgétaire et la montée de la dette publique. Mais en monnaie unique, le signal antérieur, à savoir la baisse de la monnaie, par exemple le franc, n’existe plus, et la correction "facile", par la dévaluation de la monnaie nationale, n’existe plus, non plus. La compétitivité s’inscrit désormais dans une stratégie longue de l’économie, sur ce qu’elle va produire et offrir, et donc sur les conditions d’efficacité et surtout de dialogue qu’elle nouera au sein de chaque entreprise. La monnaie unique implique le dialogue social.

La zone euro marche très bien quand on la comprend. Elle cache pendant quelque temps les écarts par rapport à ce qui devrait être fait - regardons le cas espagnol (sans parler de la France...). Elle est violente en cas de crise, même si d’autres Etats sont alors solidaires par des crédits à taux favorable, simplement parce qu’il faut retrouver la compétitivité antérieure. L’Espagne, le Portugal, montrent l’importance des épreuves à surmonter, l’Italie le temps qu’il faut. Le "désamour" est en fait le retour du réel.  

 

En s'inspirant de ce qui marche aujourd'hui, comme par exemple l'industrie aérospatiale, comment peut-on imaginer l'Europe de demain ? Voyez-vous d'autres domaines dont on devrait s'inspirer en priorité pour faire de l'Europe un espace d'échange plus efficace et solidaire ?

Jean-Paul Betbeze : Le monde se construit autour de grands projets, dans l’aérospatial, l’énergie, la chimie, le verdissement de l’économie…  toujours avec de grands réseaux d’échanges. De plus en plus, il faut réunir des compétences multiples et des ressources financières qui accepteront les risques. Avec évidence, les nations de la zone euro, même les plus importantes comme l’Allemagne et la France, ne peuvent rivaliser avec les Etats-Unis ou la Chine. Nous n’avons pas ici d’Apple et Facebook, ni d'Alibaba ou de Tencent. Mais nous avons beaucoup des grandes entreprises mondiales et de start -ups. Pour avancer, il nous faut donc réunir des énergies. Ceci est permis par la monnaie unique, qui supprime tout risque de change. Elle crée un grand marché intérieur, le plus grand du monde en fait, mais pour autant que les produits et services satisfassent la demande, et résistent à la concurrence internationale.

L’Europe, la zone euro notamment, est un grand centre de recherche et d’innovation. Ne l’oublions jamais. Mais, pour avancer, il lui faut des entreprises plus puissantes, autrement dit plus rentables, des marchés de capitaux plus intégrés, pour mobiliser l’épargne européenne vers de grands projets, avec des pôles de compétitivité plus intégrés encore.

Les sujets ne manquent pas dans lesquels l’expertise de la zone euro devra se renforcer, pour avoir une présence mondiale désormais intégrée. C’est la solidarité qu’on peut attendre de la zone euro, suivant les pas de Robert Schumann, avec la CECA, (Communauté économique du charbon et de l'acier). A cette époque, France et Allemagne, les anciens guerriers, acceptaient de partager leurs forces et leurs savoir-faire. C’est maintenant plus nécessaire que jamais.

Il peut donc y avoir désillusion par rapport à l’Europe et à la zone euro. Mais la raison en est claire : c’était l’illusion qu’on pouvait construire la deuxième puissance économique du monde simplement, sans effort, sans changer.

Sylvie Goulard : L’industrie aérospatiale était mentionnée dans le rapport Spaak qui a conduit au traité de Rome de 1957. Les fondateurs avaient cette faculté d’anticipation visionnaire.

Aujourd’hui, l’UE aurait besoin d’au moins trois choses :

- des réformes économiques et sociales qui visent à donner du travail et à réduire les inégalités, la pauvreté. Cela suppose une mobilisation à tous les niveaux : européen, national, local. Nous devons cesser de gaspiller un capital humain précieux mais aussi, en France notamment, prendre conscience des contraintes de la compétition mondiale. La France finance à crédit, sur le dos des générations futures, un modèle non-soutenable. La dégradation de nos performances montre qu’il ne faut pas agir pour faire plaisir à une Europe qui serait pétrie d’idéologie mais pour nous en sortir mieux ;

- un grand pas en avant démocratique : il est temps, notamment dans la zone euro, de choisir qui décide, de placer ces décideurs sous contrôle et, le cas échéant de les sanctionner. Cela suppose un grand ménage dans les partis nationaux où, à ce jour, l’Europe est en général le cadet des soucis. La France, qui revendique de conserver le siège du Parlement européen sur son territoire, pourrait prendre une grande initiative de remise à plat démocratique ;

- des outils d’action dans le monde : pour peser sur la règlementation globale de la finance, pour orienter la lutte contre le changement climatique, pour défendre la liberté d’expression face aux censures du Net, pour éradiquer l’idéologie de mort des islamistes, l’UE doit devenir un entité politique à part entière. Il faut arrêter de se raconter des histoires sur la souveraineté nationale et de faire les choses à moitié. La défense de nos valeurs et de nos intérêts en dépend, voire la survie de notre modèle de civilisation.

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GP13
- 16/05/2016 - 17:28
L'alliance plus féconde que l'union
Ce qui a bien fonctionné (la CECA), ce qui fonctionne ( Aerospatiale)
ressortent de l'alliance de plusieurs pays en vue d'un but.
Le problème de l'Union européenne est que l'union est devenue un but en soi.
Il serait très utile de sortir de l'union, afin d'approfondir les alliances et donc permettre à chaque pays d'Europe d'engager sa souveraineté dans les alliances de son choix, plutôt que d'y renoncer au profit d'une union sans but.
marie06
- 09/05/2016 - 17:38
@ Michel Prieu Qui est responsable ?
Dirigeants politiques incompétents ? Ah oui à qui vous le dites : depuis les années Pompidou je ne vois que des nuls à la tête de mon pays. Et oui nous en sommes là à cause de leurs inconséquences et de leur courte vue de leur tendance à suivre la mode et à oublier de réfléchir aux conséquences de leurs décision : Par exemple la désindustrialisation des années 80/90 au nom du « tout service » et dont certains notamment capitaine d’industrie ose aujourd’hui avouer l’erreur. Egalement l’ouverture des marchés et la mise en place de l’euro en mettant la charrue avant les bœufs. Bien sûr ils font leur mea culpa en prétendant que le monde change et qu’il faut s’adapter, mais en fait le monde change en fonction de leurs décisions inappropriées et pendant que le peuple paie le prix de leurs erreurs eux se pavanent dans une bulle. Quant au déficit de la France non ce n’est pas la faute de l’Europe si nos dirigeants n’ont pas été courageux, de même qu’ils n’ont pas le courage de dire que depuis l’euro ils ne peuvent faire autrement que d’appliquer la politique des traités qu’ils ont signés et donc qu’ils ne sont plus libre d’agir mais doivent appliquer les directives de Bruxelles.
Michel Prieu
- 09/05/2016 - 14:21
Français, nous sommes responsables de ce fait!
Le fonctionnement de l'Europe c'est nous qui l'avons fait et nos politiques ne font que se défiler. Facile de se cacher pour obtenir des votes après avoir négligé ses responsabilités. L'Europe n'est pour rien dans tous les errements français et je pourrais prouver combien elle nous a rapporté. Il faut du courage pour se réformer et nous n'avons rien fait. La volonté du pouvoir personnel a pris en otage le pas sur le bien commun de la communauté. Robert Schumann doit en être bien fâché. Pour avancer dans le monde d'aujourd'hui il faut avoir des idées et les expérimenter. Plutôt que de critiquer ceux qui d'entre nous gagnent sur les marchés face à la concurrence mondiale mieux vaudrait les aider à trouver des idées pour continuer à nous faire avancer. L'Europe a bon dos mais nous amené où nous nous trouvons. Sans elle, nous sommes un timbre poste sur l'échiquier mondial et depuis 40 ans, le manque de courage de nos dirigeants à fait pâlir notre rayonnement. Nous avons des atouts mais ne travaillons pas face au concert mondial. C'est chacun chez soi qui est responsable d'avoir choisi des dirigeants qui n'ont pas d'idées et sont incompétents. Nous avons ce que nous méritons.