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Diplôme pour tous

Comment la culture du diplôme à la française s’est transformée en machine infernale à fabriquer des chômeurs

Publié le 29 avril 2016
Les derniers indicateurs "Europe 2020" d'Eurostat sur l’éducation en 2015 montrent que 45% des Français âgés de 30 à 34 ans sont titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur. Un chiffre en hausse par rapport aux études précédentes. Dans le même temps, le taux de chômage des jeunes a atteint 25,7% dans l'Hexagone. La course aux diplômes ne résout donc pas tout.
Yannick L’Horty est Professeur à l’Université Paris-Est, directeur de la fédération de recherche « Travail, Emploi et Politiques Publiques » du CNRS.Il est spécialiste du marché du travail et de l’évaluation des politiques publiques dans le domaine de l...
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Yannick L’Horty
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Yannick L’Horty est Professeur à l’Université Paris-Est, directeur de la fédération de recherche « Travail, Emploi et Politiques Publiques » du CNRS.Il est spécialiste du marché du travail et de l’évaluation des politiques publiques dans le domaine de l...
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Les derniers indicateurs "Europe 2020" d'Eurostat sur l’éducation en 2015 montrent que 45% des Français âgés de 30 à 34 ans sont titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur. Un chiffre en hausse par rapport aux études précédentes. Dans le même temps, le taux de chômage des jeunes a atteint 25,7% dans l'Hexagone. La course aux diplômes ne résout donc pas tout.

Atlantico : Comment expliquer l'inadéquation révélée par les derniers indicateurs sur l'éducation d'Eurostat entre le niveau de diplôme des jeunes et le taux de chômage élevé de cette classe d'âge ? Est-ce le signe que la recherche d'un haut niveau de diplôme peut s'avérer contre-productive pour trouver un emploi ?

Yannick L'Horty : Il y a deux mouvements parallèles qui méritent d’être distingués. D’un côté, l’enseignement supérieur accueille une part de plus en plus importante de chaque génération successive. Le rapport d’Eurostat illustre bien ce mouvement : la part de diplômés de l’enseignement supérieur dans la population totale, parmi les 30-34 ans, est passée de 31,5 % en 2002 à 45,1 % en 2015. A ce rythme, une personne sur deux âgée de 30 à 34 ans sera diplômée de l’enseignement supérieur en France d’ici 2020. D’un autre côté, les jeunes ont été très affectés par la montée générale du chômage depuis 2008, qu’ils soient diplômés ou non. A diplôme donné, le risque d’exposition au chômage est plus important aujourd’hui qu’il ne l’était il y a dix ans.

Le diplôme continue de limiter le risque de chômage, comme le montre un grand nombre d’études sur cette question. Mais ce rôle protecteur a été émoussé par la crise. Face au risque de chômage, beaucoup de jeunes ont allongé leurs études pour retarder leur entrée dans la vie active, conduisant à une concurrence accrue à l’entrée sur le marché du travail, à chaque niveau de diplôme. Dans un contexte où le passage par l’enseignement supérieur devient la norme, le niveau de diplôme est un indicateur qui perd de son sens. La nature du diplôme, le type de filières, le caractère plus ou moins professionnalisant de la formation suivie, doivent aussi être considérés.

Un autre aspect intéressant mis en avant par le rapport est la permanence du décrochage dans l’enseignement supérieur dans tous les pays. Même si elle se réduit tendanciellement, la part des personnes qui ont quitté prématurément l’enseignement supérieur reste au-delà de 10 % selon Eurostat. La France est à peine en-dessous de la moyenne de l’Union européenne. Or, l’insertion professionnelle est la plus difficile pour ces jeunes en échec. Mieux vaut réussir une insertion à un niveau de formation raisonnable qu’aller toujours plus loin dans la course en avant vers des diplômes toujours plus élevés avec un risque d’échec croissant.

Quelle est la part de responsabilité des employeurs dans cette quête du diplôme, au détriment parfois de l'employabilité ?

Pour la plupart des employeurs, le diplôme est un gage de productivité. On va souvent préférer un candidat plus diplômé qu’un autre. Un bac professionnel va être préféré à un CAP même si le poste requiert uniquement un CAP. De même, une licence professionnelle va être préférée à un BTS ou à DUT. Ce phénomène a des conséquences négatives sur le marché du travail. Il nourrit une course pour des diplômes toujours plus élevés. Il en résulte, au niveau agrégé, un déclassement généralisé des diplômes. Ce n’est pas dans l’intérêt des salariés, ni dans celui des employeurs, qui n’offrent pas toujours des perspectives de carrières en adéquation avec l’investissement éducatif des jeunes.

Ce "culte du diplôme" est-il une spécificité française ? Si oui, comment l'expliquer ?

La confiance élevée accordée au signal envoyé par le diplôme semble particulièrement accentuée en France. Elle est liée à l’importance que les Français accordent à l’éducation et à la confiance que nous avons envers le système éducatif dans son ensemble. Pour autant, l’expérience est aussi énormément valorisée par les recruteurs en France, et elle peut compenser un niveau de diplôme jugé insuffisant. C’est pourquoi les jeunes sans diplôme ni expérience, sont dans une situation particulièrement difficile. L’absence de diplôme leur interdit l’accès à une expérience professionnelle, tandis que l’absence d’expérience ne leur permet pas de compenser leur manque de diplôme.   

Comment faire pour que les études supérieures choisies par les jeunes soient plus en adéquation avec les besoins du marché du travail ?

La bonne direction est celle de la professionnalisation. Il y a déjà de très nombreuses filières de formation qui se sont engagées dans cette voie en développant l’alternance, au niveau licence comme au niveau master, en développant des stages obligatoires, en faisant participer des professionnels dans le cadre de certains cours, ou encore, en favorisant la participation des représentants de branches professionnelles dans les conseils de perfectionnement des formations. Pour améliorer les choses, on pourrait donner davantage de moyens aux établissements de formations les plus engagés dans cette direction. Plus généralement, il faut encourager l’ouverture de l’enseignement supérieur sur la vie active et favoriser les interactions entre les entreprises et les formations.   

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (7)
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superliberal
- 30/04/2016 - 13:26
Le diplôme n'est pas le problème...
C'est la manque de job...socialisme oblige.
von straffenberg
- 30/04/2016 - 09:36
Les 2 plaies de notre systéme
Déjà évoquées plus haut .Notre système a longtemps méprisé la voix professionnelle donnant un bac surévalué qui remplit les universités de futurs chômeurs souvent dans des branches obsolètes ; Tout le monde n'est pas armé pour suivre des études supérieures mais notre Président ne veux t il pas obtenir un quota de 60% dans cette filière!!!!!
Second maux le recrutement au diplôme et non pas aux compétences (surtout dans les grands groupes) amplificateur de chomage
vangog
- 30/04/2016 - 01:00
Dès qu'ils sont arrivés, les gauchistes
ont cassé la formation en alternance, préférant l'ambition dérisoire de faire accéder toute une classe d'âge au bac ( dixit Langue-de-pute). Puis, les analystes s'aperçoivent que la professionnalisation en alternance est la solution...quel massacre! Quelle perte de temps! Et quelle difficulté pour revenir à l'origine du mal qui a été fit par la gauche ( au sens large)!