En direct
Best of
Best of du 12 au 18 janvier
En direct
© Flickr / Martin Fisch
Highway to Hell
Classes moyennes : comment le rêve américain s’est transformé en express pour l’enfer
Publié le 15 avril 2016
Les cinquante dernières années sont l'histoire de la déchéance progressive et presque irrésistible des classes moyennes. Victimes de toutes les transformations économiques, urbanistiques ou sociales depuis les années 1970, la fragilisation de leur situation remet en cause le pacte social.
Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Philippe Crevel
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les cinquante dernières années sont l'histoire de la déchéance progressive et presque irrésistible des classes moyennes. Victimes de toutes les transformations économiques, urbanistiques ou sociales depuis les années 1970, la fragilisation de leur situation remet en cause le pacte social.

Les classes moyennes, les enfants chéris des Trente Glorieuses, ont le spleen. A tort ou à raison, elles ont le sentiment de péricliter depuis le début du siècle. Ce mal-être n’est pas spécifique à notre pays. Aux Etats-Unis, au Royaume-Uni mais aussi en Allemagne, elles se sentent de plus en plus abandonnées des pouvoirs publics. Les classes moyennes, c’est-à-dire le cœur des sociétés qui par leur travail plus que par leur capital, ont pu accéder aux biens de consommation, à la société de loisirs, à la propriété, sont aujourd’hui menaceés de déclassement tant en raison des politiques publiques mises en œuvre que par l’évolution structurelle de l’économie.

La classe moyenne est un ensemble hétéroclite constitué de personnes, essentiellement des salariés, et avant tout des cadres, vivant en milieu urbain. Les représentants de la classe moyenne doivent leur ascension sociale à l’école et à la croissance. 

En France, après la Seconde Guerre Mondiale, à côté des ouvriers et des employés, les cadres sont devenus une véritable force. Ils sont les développeurs, les managers de la mutation économique qui a transformé en profondeur notre pays des années 1950 jusqu’aux années 1970. Ils disposent au départ de leur vie professionnelle d’un capital modeste. Ils sont rarement propriétaires de leur outil de travail. Ils se distinguent des ouvriers et des employés par leur niveau de qualification et par le potentiel de progression dans la hiérarchie. Jusque dans les années 1980, des ouvriers et surtout des employés pouvaient accéder à cette catégorie sociale grâce au jeu des promotions internes et par l’intermédiaire de formations financées par les entreprises. Une grande partie des cadres proviennent du milieu rural. Leurs parents étaient des agriculteurs, des artisans mais aussi ouvriers ou employés. Ils font le pari des études et de la ville. Ils ont acquis au cours des belles années leur résidence principale grâce à l’augmentation régulière de leurs revenus et de l’inflation qui érode le montant des remboursements des emprunts. Ils ont fait le marché de l’automobile. Les DS ou les R16 sont pensées pour les cadres moyens et supérieurs. Dans les années 1970, avec l’augmentation du travail féminin, la deuxième voiture devient incontournable. La R5 en est le symbole. Les représentants des classes moyennes profitent de l’augmentation de leurs revenus pour s’offrir des vacances. Le Club Méditerranée est encore accessible. Les plus aisés partent même faire du ski dans des stations toute neuves dans les Alpes ou dans les Pyrénées. L’été, c’est l’appel du Sud, la Côte-d’Azur, la Yougoslavie, le Maroc ou la Tunisie… Certains par attachement à la terre ou aux vieilles pierres acquièrent une résidence secondaire à la campagne en Normandie ou en Touraine pour les Parisiens. La France devient ainsi le premier pays pour la possession des résidences secondaires en Europe. Au sein des logements, la chaîne Hi-fi avec ses belles enceintes ainsi que la télévision couleur sont des marqueurs d’identification sociale tout comme l'est l’achat d’un mobilier contemporain. 

Les enfants des classes moyennes fréquentent encore les lycées publics. Les meilleurs d’entre eux accèdent aux classes préparatoires aux grandes écoles, gage d’ascension sociale. 

Ce tableau certes un peu idéalisé s’est fissuré à partir des années 1970 pour craquer de toutes parts dans les années 2000/2010. 

Avec la succession des crises, la société s’est de plus en plus segmentée. Les cadres ont abandonné le cœur des agglomérations en optant pour des banlieues résidentielles afin de bénéficier de surfaces plus importantes et pour éviter la cohabitation de plus en plus difficile avec une population aux revenus modestes confrontée à la crise depuis le début des années 1970. Le fossé s’est creusé entre les différentes catégories de la population. La désindustrialisation a supprimé des millions d’emplois. Les enfants des ouvriers et des employés n’espèrent plus accéder aux classes moyennes qui, de toutes façons, ne font plus rêver. La débrouille, les petits boulots, les trafics sont devenus le quotidien des habitants des grands ensembles qui, construits en lieu et place des bidonvilles des années 1960, sont devenus, pour certains d’entre-eux, des zones de non-droit. 

Pour faire face à la précarisation d’une part croissante de la société, les pouvoirs publics ont décidé de développer les systèmes d’assistance avec le RSA, la CMU ou la CMUC, les allocations logement. Au nom de la paix sociale et de la bonne conscience, les gouvernements, les collectivités locales ont multiplié les prestations sociales qui aujourd’hui absorbent plus du tiers de la richesse nationale. Le coût de ces dispositifs de solidarité a été essentiellement pris en charge par les classes moyennes peu mobiles à la différence des classes aisées. L’augmentation des prélèvements obligatoires s’est doublée d’un accès aux allocations sous condition de ressources. Les aides logement, les prestations familiales… ne sont plus accessibles à une partie croissante des classes moyennes. De même, le plafonnement du quotient familial les a profondément touchés. Certains pensent même que les remboursements d’assurance-maladie pourraient être faits en fonction des revenus. A ce titre, la généralisation des complémentaires-santé, afin de réduire la facture supportée par les entreprises, a abouti à réduire la liberté de choix. En vertu de contrats dit solidaires, les remboursements des dépassements sont plafonnés. Cela joue à plein pour les frais dentaires ou d’optique. Pour être totalement remboursés, il faut désormais passer par les centres agréés ou se limiter aux prestations basiques. Grâce à l’assurance-maladie et aux complémentaires, les classes moyennes pouvaient accéder à des services de qualité et personnalisés. Désormais, ils doivent rejoindre le gros de la troupe. Les personnes aisées pourront toujours accéder aux meilleurs médecins ou spécialistes car ils pourront en supporter le coût. Au-delà de l’effet prix, cette mesure a un impact psychologique. Ce changement repose, par ailleurs, sur un principe simple : les entreprises n’ont plus la possibilité de discriminer en fonction du statut leurs salariés. Il n’est plus possible de mieux rembourser une cadre qu’un non cadre ; en conséquence, l’alignement est fait par le bas.  

Les classes moyennes post baby-boom doivent consacrer une part plus importante de leurs revenus au logement. En effet, le prix de l’immobilier a fortement augmenté à partir de la fin des années 1990, surtout en milieu urbain. L’accession de la propriété a été, en outre, rendue plus complexe par la fin de l’inflation et par la stagnation des salaires. Les classes moyennes, surtout quand il s’agit de familles avec enfants, éprouvent les pires difficultés à acheter ou à louer au cœur des agglomérations et sont reléguées en périphérie. Les centres des grandes villes sont occupés par la population aisée et par les personnes à revenus modestes qui ont la chance de pouvoir bénéficier d’un logement social. En effet, les élus ont institué des règles incitant fortement les villes à construire des logements sociaux. D’un côté des résidences de luxe, de l’autre des logements sociaux. De ce fait, le parc locatif privé tend à diminuer d’autant plus que la réglementation dissuade les propriétaires à louer leurs biens immobiliers. Or, les cadres sont bien souvent locataires dans le secteur privé. Cette relégation génère un sentiment de frustration. Cette dernière est accrue par l’augmentation des impôts locaux que les classes moyennes supportent sans bénéficier d’allègements ou d’abattements fiscaux. Face à l’accroissement des charges liées à l’habitation, les classes moyennes sont contraintes de revendre leur résidence secondaire ou de se séparer de la résidence familiale. Par ailleurs, cette migration vers la périphérie entraîne des coûts de transports supplémentaires et des pertes de temps importantes dans les embouteillages ou au sein des moyens de transports collectifs.

Si jusque dans les années 1980, l’enseignement public était jugé, en moyenne, de meilleure qualité que l'enseignement privé, tel n’est plus le cas maintenant. Pour l’enseignement secondaire, surtout  au sein des grandes agglomérations, le passage par des écoles privées est de plus en plus la règle pour accéder à de bonnes formations dans le supérieur. La sélection commence même dès l’école maternelle ou primaire. Certes, certains lycées publics conservent leurs lustres mais ils sont rares et difficiles d’accès. La nécessité de passer par le privé a un prix, ce qui suppose des arbitrages au sein des familles. Par ailleurs, les enfants de cadres jusque dans les années 1980, avec les enfants des classes aisées, composaient la grande majorité des bacheliers. L’augmentation du nombre d’enfants ayant le bac constitue un indéniable progrès mais qui a eu pour conséquence d’accroître la sélection au sein des grandes écoles. En effet, ces dernières peuvent puiser dans un vivier bien plus large qu’auparavant. Elles recrutent même de plus en plus à l’international. Si les enfants des classes aisées, grâce à la bonne maîtrise des langues obtenue par la multiplication des expériences à l’étranger, ne sont pas pénalisés par l'élargissement de la concurrence, tel n’est pas le cas pour les enfants des classes moyennes. Il n’est pas rare que désormais les enfants de cadres fassent des études moins glorieuses que celles de leurs parents. 

La grande menace qui pèse évidemment sur la classe moyenne, c’est l’emploi. Les crises de 1973, 1980 et 1993 sont avant tout des crises industrielles qui ont touché le monde ouvrier. La crise de 2008 est bien plus générale. Elle a évidemment frappé les ouvriers, les employés mais les cadres ne sont plus protégés par leur statut, par leur savoir-faire, leurs compétences. Avec la digitalisation et la robotisation qui envahissent le secteur des services, les classes moyennes tremblent. Aux Etats-Unis, les classes moyennes représentaient 60% des emplois en 1970. Ce taux n’est plus que de 45%. L’économie américaine fabrique certes des emplois qualifiés, mais surtout et avant tout des emplois à faible qualification et à faible rémunération. Les classes moyennes payent chères cette dualisation du marché du travail. Quand quelques-uns arrivent à accéder au rang des manipulateurs de symboles chers à Robert Reich, l’ancien secrétaire d’Etat à l’emploi de Bill Clinton (les chercheurs, les spécialistes du marketing, de la publicité, les artistes, les avocats…) d’autres sont condamnés à accepter des emplois moins bien rémunérés. Les premiers appartiennent à une élite mondiale quand les seconds sont sur un marché très concurrentiel. Ils doivent se battre contre les salariés des pays émergents et les robots qui envahissent de plus en plus le secteur des services.  

La digitalisation de l’économie en modifiant les chaînes de production remet en cause de nombreuses fonctions occupées par les cadres. La robotisation, qui est la règle dans l’industrie et qui gagne du terrain dans les services, constitue une menace de plus en plus pressante pour le cœur de la société. Plus de travailleurs indépendants, plus d’auto-entrepreneurs et moins de salariés, c’est la fin du modèle qui a permis l’éclosion de la classe moyenne.  

Le sentiment de déclassement est d’autant plus important que les repères du passé disparaissent. Etre cadre aujourd’hui ne signifie plus grand-chose. Etre cadre, c’était encadrer du personnel. Or, aujourd’hui, il y a de moins en moins de personnel. Le travail à la tâche, à la mission, devient la norme. La disparition du régime de retraite complémentaire des cadres qui fusionnera avec celui de l’ensemble des salariés marque bien la fin d’une histoire… 

La classe moyenne peut chercher à se réinventer en utilisant les moyens que lui offrent les technologies de l’information. Elle peut améliorer son niveau de vie en recourant aux plateformes collaboratives, en louant tout ou partie de son logement, en achetant et en vendant des biens d’occasion…

La classe moyenne peut également soigner son désespoir en se joignant aux classes à revenus modestes en votant en faveur des partis contestataires à l’occasion des prochaines élections. Depuis les années 1970, les élections se gagnent au centre et par les classes moyennes. Valéry Giscard d’Estaing avait théorisé ce principe à travers ses livres La démocratie française et Deux Français sur trois. Aujourd’hui, la fragilisation du bloc central remet en cause le pacte social.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Traité d’Aix-la-Chapelle : la France est-elle en train de renouveler avec l’Allemagne l’erreur de François Mitterrand au moment de la réunification ?
02.
Glyphosate : l’incroyable manque de rigueur scientifique d’Envoyé Spécial
03.
Pourquoi Oxfam se trompe de combat (et passe totalement à côté de ce qui se passe dans les pays développés)
04.
Peut-on encore s’enrichir autrement qu’avec l’immobilier en France ?
05.
Traité d’Aix-la-Chapelle : la France ne vend pas l’Alsace à l’Allemagne mais les deux pays scellent la coupure entre les dirigeants et leurs peuples
06.
France stratégie : le gaité fonction publique s’enferme dans ses dénis sur la dépense publique
07.
Libéraux en peau de lapin : pourquoi la polémique autour de François-Xavier Bellamy en dit long sur le raidissement des soit-disant « modérés »
01.
Glyphosate : l’incroyable manque de rigueur scientifique d’Envoyé Spécial
02.
Comment le Canard Enchaîné a envoyé François Fillon, Jacques Chaban-Delmas et Valéry Giscard d'Estaing au cimetière des éléphants de la politique
03.
Jacques Chirac, ce soudard amateur de bières et de belles femmes qui s'est avéré être un excellent chef des armées
04.
Wauquiez pousse une colère contre la direction de LR, et Thierry Mariani contre Wauquiez ; L'Obs s'inquiète de la crise financière qui vient ; François-Xavier Bellamy en guerre contre le progressisme ; Ces députés LREM attaqués
05.
Gilets jaunes : un syndicat policier s’émeut des ordres de répression et du comptage des manifestants
06.
Emmanuel Macron est brillant, mais il n’est pas le président qu’il faut à la France
07.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
01.
Glyphosate : l’incroyable manque de rigueur scientifique d’Envoyé Spécial
02.
Gilets jaunes : un syndicat policier s’émeut des ordres de répression et du comptage des manifestants
03.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
04.
Traité d’Aix-la-Chapelle : la France ne vend pas l’Alsace à l’Allemagne mais les deux pays scellent la coupure entre les dirigeants et leurs peuples
05.
Sévère répression des gilets jaunes : la justice française est-elle en train de préfèrer l’ordre à la justice ?
06.
Elections européennes : La République en Marche détrône le Rassemblement national selon un nouveau sondage
01.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
02.
Gilets jaunes : l’inexplicable (et énorme) échec des Républicains
03.
Glyphosate : l’incroyable manque de rigueur scientifique d’Envoyé Spécial
04.
Radioscopie des dépenses de la France : ces nouvelles inégalités qui se cachent derrière la puissance apparente de l'État-providence
05.
Emmanuel Macron est brillant, mais il n’est pas le président qu’il faut à la France
06.
Oui, il y a “des gens en situation de pauvreté qui déconnent”. Mais voilà pourquoi la question et la solution sont largement ailleurs
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Liberte5
- 15/04/2016 - 23:36
Une bonne peinture de ce qu'étaient les classes moyennes.
Devant un tel, mais sûr, déclassement, on peut comprendre ceux qui disaient que c'était mieux avant. Mais devant ce triste et réel tableau, la chute ne se fait pas au même rythme pour tous. Une partie des causes est analysée. Mais l'essentiel n'est pas dit. La crise de 1973 due à une forte augmentation du pétrole , a marqué un changement dans l'économie mondiale. Si des pays ont su s'y adapter , la France en voulant garder son "modèle social", façonné par les communistes en 1945, a commencé à plonger. En refusant de prendre au fur et à mesure les réformes nécessaires pour s'adapter à cette nouvelle donne et à la mondialisation, la classe politique, a préféré la fuite en avant et le chômage de masse. Pour le financer, il a fallu augmenter charges, taxes et impôts. Entreprises et classes moyennes ont supporté l'essentiel de ce régime confiscatoire. L'immigration massive contribuant à cet appauvrissement général. Merci à tous les hauts fonctionnaires qui dirigent ce pays depuis 40 ans de nous conduire au bout du déclin.
clint
- 15/04/2016 - 16:57
Et on n'a encore rien vu : les classes moyennes de la diversité!
C'est en quelque sorte comme aux US avec les classes moyennes (et supérieures) communautarisées. On commence en France à les voir dans les hotels et autres lieux. Aux US ça aggrave le ressentiment de pauvreté des classes moyennes "blanches". C'est d'autant plus sensible que dans des états comme la Floride tout est indiqué en espagnol (et en anglais) et que dans les magasins beaucoup de latinos ne veulent parler qu'espagnol.
Lafayette 68
- 15/04/2016 - 13:05
Bac pour tous (ou presque)
Un progrès indéniable pour l'auteur...Un désastre en fait .