En direct
Best of
Best of du 27 juin au 3 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Ophélie Winter médite à la Réunion; Brigitte Macron se promène lugubre en baskets, Edith Philippe souriante en tongs, Catherine Deneuve cheveux au vent et souliers vernis; Melania Trump abuse de l’auto-bronzant; Benjamin Biolay a une fille cachée

02.

Sauver la planète ? Le faux-nez de ces "écologistes" qui détestent l'Homme. Et la liberté

03.

Après avoir massivement accepté le télétravail, les Français commencent à en ressentir les perversions...

04.

Tesla à 200 milliards de dollars, c’est le casse du siècle digital ou la promesse du monde d’après...

05.

Cet esprit de Munich qui affaiblit la démocratie face à une illusion d’efficacité écologique

06.

Souveraineté numérique : le choix inquiétant fait par la BPI pour l’hébergement des données sur les prêts des entreprises françaises affaiblies par le Covid-19

01.

Jean Castex, une menace bien plus grande pour LR qu’Edouard Philippe ?

02.

Le président algérien réclame (encore) des excuses à la France. Quand sera-t-il rassasié ?

03.

Cet esprit de Munich qui affaiblit la démocratie face à une illusion d’efficacité écologique

04.

Le parti EELV va alerter le CSA après les propos d'Eric Zemmour sur CNEWS dans "Face à l'Info" sur la vague verte et l'islam

05.

Nouvelle explosion des cas de Coronavirus : mais que se passe-t-il aux Etats-Unis ?

06.

Un nouveau Premier ministre pour rien ? Pourquoi la France a plus besoin d’une vision assumée que d’un En-Même-Temps au carré

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un garçon sur le pas de la porte" de Anne Tyler : quand la petite vie pépère d’un quadragénaire se déglingue... un petit bijou intimiste et amusant

il y a 8 heures 48 min
pépite vidéo > Politique
Débuts difficiles
Eric Dupond-Moretti a été chahuté par les députés pour ses premiers pas à l’Assemblée nationale
il y a 9 heures 40 min
pépite vidéo > Politique
Cap pour la fin du quiquennat
Remaniement : retrouvez l'entretien du Premier ministre Jean Castex sur RMC - BFMTV
il y a 10 heures 25 min
décryptage > Politique
Intentions de vote

Horizon 2022 : le sondage qui (re)douche les espoirs de la droite LR

il y a 12 heures 13 min
décryptage > France
Moyen sûr de voyager

Le camping-car, star de l’été 2020

il y a 13 heures 21 min
décryptage > Europe
Vers une nouvelle crise politique ?

Irlande du Nord : l’IRA va-t-elle déterrer la hache de guerre ?

il y a 14 heures 12 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Les bonnes surprises (cachées) du déconfinement pourraient permettre une reprise plus rapide que prévue

il y a 15 heures 25 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Dé mem brer" de Joyce Carol Oates : un excellent recueil de 7 nouvelles cinglantes à propos de 7 femmes presque ordinaires

il y a 1 jour 5 heures
pépites > International
Contaminations
Coronavirus au Brésil : le président Jair Bolsonaro a été testé positif
il y a 1 jour 5 heures
light > Politique
Génération Covid
Emmanuel Macron a félicité les nouveaux bacheliers avec un message sur TikTok
il y a 1 jour 7 heures
pépites > Economie
Mesure d'urgence
La région Ile-de-France cesse de payer la RATP et la SNCF, en l'absence d'aide de l'Etat
il y a 9 heures 3 min
pépites > Politique
Déclarations
HATVP : Pénélope Komitès, adjointe d'Anne Hidalgo, aurait oublié de déclarer 250.000 euros et évoque une "erreur"
il y a 9 heures 59 min
décryptage > Politique
Remaniement

Les gouvernements passent, la haute administration demeure (au pouvoir)

il y a 11 heures 1 min
décryptage > Politique
Adieu robe noire

Et le ministre (Dupond-Moretti) brûla ce que l'avocat (Dupond-Moretti) avait adoré !

il y a 13 heures 5 min
décryptage > Economie
Marchés financiers

Ces investisseurs de la Tech qui semblent revenus à l’euphorie pré-bulle de l’an 2000

il y a 13 heures 44 min
décryptage > Politique
Leçons du remaniement

Alerte enlèvement : mais à quoi sert le MoDem ?

il y a 14 heures 52 min
décryptage > Economie
Impact du coronavirus

Bombe à retardement ? La pandémie a fait chuter les transferts d'argent vers les pays d’origine des immigrés comme jamais auparavant

il y a 15 heures 41 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Contre les barbares" de Maurizio Bettini : un roman d’apprentissage bien sombre et trop prévisible malgré des personnages campés avec talent

il y a 1 jour 5 heures
light > Justice
Bombes à retardement
Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell détiendrait plusieurs vidéos d'actes pédophiles commis chez le milliardaire Jeffrey Epstein
il y a 1 jour 6 heures
pépites > Politique
Confiance des citoyens ?
Remaniement : les Français approuvent le choix des ministres du gouvernement de Jean Castex mais ne se font pas d'illusion sur la politique qu'ils mèneront
il y a 1 jour 8 heures
© Reuters
© Reuters
Surveiller ses arrières

Et Nicolas Sarkozy s’enticha de François Baroin... en oubliant le danger Laurent Wauquiez ?

Publié le 15 avril 2016
Nicolas Sarkozy s'appuie sur deux hommes depuis son retour en politique, après la défaite à l'élection présidentielle de 2012 : Laurent Wauquiez, à qui il a confié le poste de numéro 2 des Républicains... et François Baroin qu'il envisage comme futur Premier ministre passé 2017.
Bruno Jeudy
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Bruno Jeudy est rédacteur en chef Politique et Économie chez Paris Match. Spécialiste de la droite, il est notamment le co-auteur du livre Le Coup monté, avec Carole Barjon.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nicolas Sarkozy s'appuie sur deux hommes depuis son retour en politique, après la défaite à l'élection présidentielle de 2012 : Laurent Wauquiez, à qui il a confié le poste de numéro 2 des Républicains... et François Baroin qu'il envisage comme futur Premier ministre passé 2017.

Atlantico : Nicolas Sarkozy semble avoir fait de François Baroin son dauphin. Il envisagerait d'en faire son Premier ministre s'il était élu, et de le soutenir sans candidature s'il ne pouvait pas se représenter. Quid de Laurent Wauquiez ? Nicolas Sarkozy peut-il lui tourner le dos ?

Bruno Jeudy : Dans son livre La France pour la vie, Nicolas Sarkozy écrit du bien des deux quadragénaires du parti Les Républicains. Il s'agit de François Baroin et de Laurent Wauquiez. Il parle de ce dernier d'une manière élogieuse, ce qui est assez rare quand il s'agit – pour Nicolas Sarkozy – d'évoquer la jeune génération. A propos de Laurent Wauquiez, il va même jusqu'à dire qu'il lui rappelle son propre style et son propre parcours, lorsque lui-même émergeait à l'époque du RPR.

N'en reste pas moins que Nicolas Sarkozy a fait le choix de s'appuyer sur ces deux hommes aujourd'hui. A Laurent Wauquiez, il a d'abord confié le poste de vice-président ; puis celui de numéro 2 à la réorganisation du parti. Pour ce qui est de François Baroin, qui ne jouit d'aucune fonction opérationnelle au sein des Républicains, il le consulte régulièrement. En outre, il fut l'un des premiers à apporter son soutien à Nicolas Sarkozy, avant même son retour en 2014. Ce soutien valait pour la présidence de l'UMP et vaudra pour la présidentielle de 2017.

A ce stade, Nicolas Sarkozy n'a donc aucune raison de tourner le dos à Laurent Wauquiez. Dans les faits, il a besoin de lui, non pas pour sa personne mais pour ce qu'il représente. Laurent Wauquiez est quelqu'un d'assez populaire au sein des Républicains, chez qui il incarne une ligne dur validée par un grand nombre de militants actifs. Indéniablement, Nicolas Sarkozy a besoin de s'appuyer sur Laurent Wauquiez, dont il n'a pas manqué de souligner la victoire aux régionales. Les sondages prédisaient un succès étriqué, et pourtant Laurent Wauquiez a remporté assez largement sa victoire.

Parallèlement, Bruno Le Maire ne cesse de progresser dans les sondages au point de menacer Nicolas Sarkozy alors que Laurent Wauquiez ronge son frein. Pourrait-il se désolidariser de Nicolas Sarkozy, rompre l'accord tacite qui le lie à l'ancien président, et se présenter afin d'exister ?

Laurent Wauquiez sait manier le poignard. Il l'a montré à plus d'une reprise depuis le début de sa carrière politique. Pour autant, à ce stade, les raisons de le manier contre l'ancien président sont assez minces. A la condition que Nicolas Sarkozy reste, bien entendu, sur une ligne politique susceptible de convenir au député de Haute-Loire, celui-ci ne devrait pas se désolidariser. Cette ligne, pour convaincre Laurent Wauquiez, se doit donc d'être autre chose que de l'eau tiède : elle doit rester assise sur des valeurs de droite bien affirmée. On sait notamment la déception de Laurent Wauquiez face au choix de Nicolas Sarkozy de ne pas abroger – pour peu qu'il arrive au pouvoir – la loi relative au mariage pour tous. Cela a provoqué une explication entre eux, suite à laquelle Laurent Wauquiez a fait valoir qu'il était contre le changement de position de l'ancien président de la République.

Cela étant, il n'y a pas de raison que Laurent Wauquiez change de ligne dans l'immédiat. Il soutiendra Nicolas Sarkozy si celui-ci est candidat à la présidentielle. Il va de soi qu'il reconsidèrera son choix si Nicolas Sarkozy montrait des signes de défection… ce qui ne semble pas être le cas jusqu'à présent. Il est clair, aujourd'hui, que Laurent Wauquiez campe sur l'aile droite des Républicains et qu'il espère capter l'héritage sarkozyste le moment venu. Cela comprend notamment le noyau dur, très important et très fidèle, à l'ancien président. Très fidèle, aussi, à son style – un style énergique, en rupture avec la droite plus consensuelle, d'inspiration chiraquienne. Laurent Wauquiez, à l'évidence, est prêt à sauter sur l'occasion si Nicolas Sarkozy renonçait finalement à se présenter : ce serait un bon moment pour récupérer cet héritage.

A la fin de l'année 2015, Laurent Wauquiez, fraîchement élu à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a clairement laissé entendre qu'il n'abandonnerait pas son poste chez les Républicains. Il entend bien en devenir le président par intérim quand Nicolas Sarkozy se lancera dans la primaire. Il refuse de laisser la tête du parti à Luc Chatel ou Eric Woerth, également pressentis. Il compte clairement mettre la main sur les Républicains pour préparer la suite de sa carrière ; et faire de ce parti (ou de ce qu'il en restera après la recomposition qui suivrait l'élection présidentielle) un élément de son ascension politique.

Laurent Wauquiez a clairement fait savoir qu'il ne cherchait pas à être Premier ministre en 2017, pour peu que Nicolas Sarkozy soit réélu. Il laisse volontiers la place à François Baroin : les deux hommes font un calcul différent pour accéder à l'Elysée en 2022. L'un mise sur Matignon, l'autre non. Ils ne sont donc pas concurrents dans l'immédiat, malgré des ambitions présidentielles relativement affichées pour les deux.

Laurent Wauquiez a affirmé, à plusieurs reprises, ne pas vouloir planter de couteau dans le dos de Sarkozy et ne pas jouer la carte de 2017. Pourquoi alors avoir débauché une partie de l'équipe de Sarkozy : Ange Sitbon, Emmanuel Millan… ?

Indéniablement, Laurent Wauquiez est en train de se construire un parcours de présidentiable. Il a d'ores et déjà un fief, la région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'il cherche à conforter. Il compte faire de cette région l'une des plus puissante d'Europe. Rappelons qu'elle est presque aussi grande que l'Autriche et qu'il lui est possible d'en faire une véritable base arrière. Il s'agit également d'en faire un laboratoire qui lui permettrait de prouver, le moment venu, ses résultats et sa méthode de travail.

Il a effectivement débauché quelques-uns des spécialistes de l'organisation politique de Nicolas Sarkozy, pour poursuivre cet objectif. Ange Sitbon est un des meilleurs connaisseurs de la carte électorale et lui servira vraisemblablement de conseiller politique bien au-delà des frontières de sa région. Le cabinet que Laurent Wauquiez se constitue est redoutable et ne restera probablement pas l'arme au pied très longtemps.

Sans être – pour l'instant – une menace pour Nicolas Sarkozy, cela représente clairement une perte et un affaiblissement pour son parti. Certains sont partis Laurent Wauquiez, certes, mais d'autres se sont éloignés pour rallier Valérie Pécresse ou même pour quitter la formation et en rejoindre une autre.

On sait que le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes est conseillé par Patrick Buisson qui veut la perte de Nicolas Sarkozy. Pourrait-on même imaginer une alliance objective entre Laurent Wauquiez et Alain Juppé afin de faire échouer Nicolas Sarkozy ?

Adepte d'une droite sans complexe, Laurent Wauquiez s'est positionné clairement comme un opposant à Alain Juppé. Sur le fond comme sur la forme, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes se pose en antithèse du maire de Bordeaux dont il déplore le style consensuel, l'eau-tiède et les idées molles. Pour autant, même pour mieux prendre la tête d'une droite – affirmée plus forte et anti-juppéiste – il serait difficile de dire que l'intérêt de Laurent Wauquiez soit le sacre d'Alain Juppé à la suite de la primaire. Il est certain, cependant, qu'à court et à moyen termes, les deux hommes seront des opposants politiques.

 

Propos recueillis par Vincent Nahan

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
padam
- 11/04/2016 - 20:07
désespérant
Après avoir été l'otage de la "pensée" bobo parisienne conduite par l'inénarrable BHL durant son quinquennat, avec les brillants résultats que l'on sait (Mexique, Mayotte, Libye...), voici Sarkozy apparemment disposé à remettre ça avec F.Baroin, laïcard franc-maçon viscéralement anticlérical, du moins vis à vis du Christianisme, qui pour toute réponse aux effroyables attentats islamistes de Paris avait fort à propos proposé d'interdire les crèches dans l'espace public. Eh oui, il y a quand même de sacrés petits salauds. Décidément, le pauvre Sarko est irrécupérable...
MONEO98
- 11/04/2016 - 16:03
Baroin premier ministre pour sarkozy ?
ça veut donc dire qu'il cherche l'appui des frères à 3 points... ceux qu'on ne voit jamais mais qui animent depuis toujours la Republique
A suivre
Liberdom
- 11/04/2016 - 13:00
Baroin, preneur d'otages
Baroin est l'inventeur de l'exit taxe, la fameuse prise d'otage fiscale, qui consiste à faire payer la taxe sur la plus-value virtuelle des contrats d'assurance vie de ceux qui ont décidé de quitter la France. Un des nombreux diables qui on bâti l'enfer fiscal français.