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Prêt à tout : quand l’échec du mariage Orange-Bouygues montre jusqu’où est capable d’aller Emmanuel Macron pour lancer sa carrière politique

Publié le 04 avril 2016
L'incroyable sévérité de Macron pour empêcher le mariage Bouygues-Orange prouve que le ministre de l'Economie est prêt à tout pour se lancer en politique.
Jean-Marc Sylvestre
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L'incroyable sévérité de Macron pour empêcher le mariage Bouygues-Orange prouve que le ministre de l'Economie est prêt à tout pour se lancer en politique.

Décidément, le monde des affaires français sera toujours empoisonné par les intérêts bassement politiques. C’est bien Emmanuel Macron, tout seul, qui a, au dernier moment, posé des conditions au mariage, tellement tordues que Martin Bouygues ne pouvait pas les accepter.

Le président du premier groupe BTP ne décolère pas. Il a jeté les gants vendredi après avoir eu une discussion assez violente avec le ministre de l'Economie. En dépit des interventions de Manuel Valls qui a essayé de demander à son ministre d’arrondir les angles sans succès. En dépit des interventions de Stéphane Richard, le président d'Orange, qui a expliqué pour la énième fois qu’il avait besoin de cette alliance stratégique pour donner à son groupe une dimension mondiale et des moyens à la hauteur des enjeux.

En bref, alors que jeudi, tout paraissait à peu près bouclé, que les aspects économiques, financiers et sociaux tenaient la route, et que visiblement la Commission de la concurrence n’aurait pas mis d‘entraves à l'opération telle qu'elle était présentée. Alors que le ministre de l'Economie, ancien banquier d'affaires, avait approuvé dans ses grandes lignes, l'architecture du projet, il a, dans la derniére ligne droite, adopté une posture très politique qui a fait capoter l’opération.

En gros, Emmanuel Macron a soulevé des objections sur le prix que cela représentait pour Orange, sur les pouvoirs donnés à Martin Bouygues et le risque de dilution de l’Etat dans le nouveau groupe.

Ce qui est extraordinaire, c’est que les details en question avaient été expliqués et acceptés.

Le prix retenu d’abord était de 10 milliards d'euros de valorisation pour Bouygues Télécom. C’était le prix offert par Patrick Drahi qui voulait rapprocher Bouygues de SFR qu’il venait d’acquérir auprès de Vivendi. A l'époque, Martin Bouygues, flatté par le prix offert, n’a pas donné suite parce qu’il considérait que les conditions de développement n’étaient pas réunies. C’est alors que les premières discussions ont commencé dans le plus grand secret avec les dirigeants d'Orange. L’objectif : constituer un groupe de taille mondiale adossé à une entreprise de bâtiment internationale qui, en plus, possède un groupe de télévision, TF1.

L'arrivée de Bouygues au capital d'Orange paraissait trop visible. L'opération se traduisait par un échange d’actions qui aurait donne 20% du capital du nouveau groupe à Martin Bouygues, qui serait devenu ainsi, l'actionnaire de référence devant l'Etat français qui aurait été dilué.

D’après les informations qui ont filtré, Emmanuel Macron ne voulait pas qu’on reproche à François Hollande d’avoir fait un tel cadeau à Martin Bouygues, l'ami de Nicolas Sarkozy.

Du coup, il a demandé à ce que la valorisation de Bouygues soit un peu rabotée, que la participation de Bouygues tombe à 14/15% et ,cerise sur le gâteau, il aurait fallu que Martin Bouygues s’engage à ne pas utiliser ses droits de vote.

En clair, on demandait à Martin Bouygues de baisser ses prix, et surtout de prendre l'engagement d’être actionnaire dormant.

Pour Bouygues c’était humiliant et inacceptable.

En fait, Emmanuel Macron a jeté ses lunettes de banquier d’affaires pour ne chausser que ses nouvelles montures politiques.

Non seulement, il laisse dire qu'il devait protéger François Hollande dont le discours sur cette affaire aurait été difficile à développer … mais en plus, il a remis du même coup Manuel Valls à sa place.

Manuel Valls, lui, était favorable à ce que l'opération se fasse pour constituer un leader mondial dans ce secteur aussi stratégique. De là à penser qu’il y était favorable parce que ça aurait abimé encore plus l'image du président, il y a un pas, que personne ne franchira officiellement, mais que certains expliquent en privé.

Toujours est-il qu’Emmanuel Macron s’est livré à une manœuvre politique comme un vieux briscard de la politique digne de la série Baron noir.

Pour les chefs d’entreprise qui recherchent des stratégies gagnantes, c’est décourageant. La France est le dernier pays à être incapable de mettre en œuvre une stratégie industrielle un peu ambitieuse, puisque dès qu’on touche à l’Etat ou à ses filiales, le gouvernement finit par tout verrouiller de peur des réactions politiques.

Pour Martin Bouygues, c’est insupportable. C’est la deuxième fois qu’un projet d’envergure internationale avorte et lui échappe.

La première fois, c'était au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Martin Bouygues s’imaginait en capacité de structurer la filières nucléaire française avec Alstom où il est devenu actionnaires majoritaire, avec Areva qui a besoin de coordonner ses initiatives, et avec EDF. Ce projet industriel aurait donnà à la France un champion du monde de l'industrie nucléaire.

Les dossiers avaient été finalisés jusqu’au moment où Nicolas Sarkozy a abandonné, de peur des réactions politiques. Il allait faire un cadeau à son ami Martin Bouygues et on le lui aurait reproché.

Martin Bouygues et Nicolas Sarkozy ont pris beaucoup de distance.

Avec François Hollande et la gauche, Martin Bouygues pensait que les choses seraient plus claires, plus saines. L'expérience manquée avec Orange vient de lui prouver que la vie des affaires est, en France, en permanence polluée par la politique et toutes ces liaisons dangereuses qui ont été tissées entre le public et le prive.

Dans l'affaire Bouygues-Orange, tout le monde est perdant : Bouygues, qui va évidemment chercher un autre partenaire, sans doute étranger ; Orange, qui a perdu les moyens de devenir un très grand mondial parmi les grands.

Quant aux clients français, ceux qui s'imaginent que la concurrence entre quatre opérateurs leur garantit des prix attractifs et une qualité de services acceptable, ils se trompent.

Cette industrie a désormais besoin d'investissements importants pour faire face à l’accroissement de la demande de mobilité et de fixe. Or, pour investir aussi massivement, il faut être très puissant.

Sinon, les groupes ne s’engagent pas. D’où les zones blanches de plus en plus fréquentes en France. D’où l'incapacité d'accélérer l'installation des câbles numériques et la fibre.  

La France était en avance. Elle va désormais prendre du retard. Pour qui ? Pourquoi ? Pour que les hommes politiques puissent se livrer à leurs petites manœuvres " de pouvoir " qui débouchent sur aucun progrès, mais qui génèrent dans l'opinion un profond découragement. 

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Commentaires (6)
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karenotsoa
- 04/04/2016 - 21:51
Alors...
JM Silvestre ne trouve plus toutes les qualités au petit Micron?
vangog
- 04/04/2016 - 20:04
C'était une magnifique opportunité de créer un groupe à
dimension mondiale! Et cette opportunité a été gâchée par un petit manœuvrier qui a essayé de diminuer l'influence du repreneur au profit de l'état PS, qui accumule les mauvaises stratégies en toute occasion. Sans sympathie particulière pour Martin Bouygues, je lui fais largement plus confiance qu'à l'état PS pour mener cette entreprise à la conquête des marchés mondiaux qui s'ouvrent à lui, car c'est un entrepreneur qui agit pour ses salariés et ses actionnaires. L'état PS, lui, n'agit que pour ses derniers électeurs socialistes et pour satisfaire l'ego et l'hystérie anti-sarkozyste de notre minable de service, Flamby le dernier, qui a trouvé en Macron un petit toutou aboyant de concert à ses coups de talons compensés rageurs...
Fran6
- 04/04/2016 - 19:16
macron?
il prouve seulement qu'il est de gauche, donc? danger