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Moqtada al-Sadr, chef politique chiite, fait partie des voix contestataires en Irak.
© Reuters
Moqtada al-Sadr, chef politique chiite, fait partie des voix contestataires en Irak.
Ayatollah

Comment le chef religieux chiite Moqtada al-Sadr est parvenu à s’imposer dans le jeu de la conquête politique en Irak

Publié le 16 mai 2016
Depuis le renversement de Saddam Hussein, l'Irak traverse une grave crise politique. Cette dernière est liée à la gouvernance du pays, les ministres étant inféodés aux partis. En réaction à cette situation, depuis 2015, un vaste mouvement de contestation réclamant la formation d'un gouvernement de technocrates et la fin de la corruption a pris forme. Parmi les voix contestataires, celle de Moqtada al-Sadr, chef politique chiite, est particulièrement véhémente.
Karim Pakzad
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Karim Pakzad est chercheur associé à l’Institut de recherches Internationales et Stratégiques (IRIS). Il a été professeur de sciences politiques à Kaboul.
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Depuis le renversement de Saddam Hussein, l'Irak traverse une grave crise politique. Cette dernière est liée à la gouvernance du pays, les ministres étant inféodés aux partis. En réaction à cette situation, depuis 2015, un vaste mouvement de contestation réclamant la formation d'un gouvernement de technocrates et la fin de la corruption a pris forme. Parmi les voix contestataires, celle de Moqtada al-Sadr, chef politique chiite, est particulièrement véhémente.

Atlantico : Le Parlement irakien a donné ce lundi 28 mars jusqu’à jeudi au Premier ministre pour présenter un nouveau gouvernement composé de technocrates et non plus basé sur des accords communautaires ou clientélistes. Depuis un an, un mouvement de protestation populaire demande des réformes et une véritable lutte contre la corruption. Quelles sont les causes et les origines de la crise politique irakienne ? Qui sont les acteurs en faveur de la réforme et quels contours cette dernière prendrait-elle ? 

Karim Pakzad : La crise politique a débuté après le renversement de Saddam Hussein et la mise en place des institutions et de la nouvelle Constitution. Cette dernière a permis l’organisation d'élections législatives qui se sont déroulées d’une manière satisfaisante. Mais la situation de guerre en Irak, le mécontentement de la communauté arabe sunnite et l’influence des voisins de l’Irak dans la vie politique irakienne n’ont pas vraiment permis le respect des résultats de l’élection, à savoir la mise en place d'un système reposant sur une majorité et une opposition. A donc été décidé à la place un système de partage du pouvoir : la présidence de la République pour les Kurdes, la présidence du Parlement pour les Arabes sunnites, etc. Cette situation ne correspondait pas à la réalité : la communauté qui formait le Gouvernement était composée de ministres qui étaient soit des dirigeants soit des proches des partis.

Après la débâcle de l’armée irakienne à Mossoul il y a deux ans et demi et la pression internationale pour que Maliki, considéré comme le responsable de tous ces crimes, démissionne, la formation d’un nouveau Gouvernement sous la houlette d’Abadi a vu le jour : la communauté arabe sunnite (qui représente 15 à 20% de la population), occupe maintenant 1/3 des postes gouvernementaux (soit 18 ministres). La politique d’Abadi vise à gagner la paix intérieure et à freiner la crise voire le risque de guerre civile en Irak (comme on l’a vu dans les années 2005-2006, où le pays était au bord de la guerre civile avec des attentats, etc.). Lorsque M. Albadi, connu pour son intégrité, a pris le pouvoir sous la pression de la communauté internationale, il n’a pas réellement eu le soutien de son parti. C’est lui qui est à l’origine de cette proposition de réforme dont l’idée principale est de mettre fin au Gouvernement composé de ministres inféodés aux partis et d’instaurer un Gouvernement de technocrates (d’experts compétents) pour redémarrer l’Irak sur les plans économique, social, etc. 

Dès le lendemain des printemps arabes, des mouvements pour des réformes à Bagdad ont pris forme, mais depuis 2015, la société civile (ONG, mouvements laïcs, jeunes) a lancé des contestations quasiment journalières contre la corruption car le système irakien de partis a engendré une corruption incroyable. 

Moqtada al-Sadr, un chef politique chiite, a rejoint le mouvement alors même que son parti a deux ministres au Gouvernement actuel. Des milliers de manifestants campent depuis vendredi 18 mars dans le centre de Bagdad aux portes de la zone verte de Bagdad, quartier sécurisé où se concentrent les plus hautes institutions de l'Etat irakien et où Moqtada al-Sadr est entré. Qui est Moqtada al-Sadr et quelle est son influence ? En quoi le choix de la zone verte est-il symbolique face à l’enjeu politique actuel ?

Moqtada al-Sadr est le seul chef à la fois religieux et politique. En effet, le chiisme irakien tire sa particularité du fait que les grands ayatollahs ont interdit aux religieux d’entrer dans le Gouvernement : il y a une stricte séparation du pouvoir entre le religieux et le politique. Or, Moqtada al-Sadr ne respecte pas cette règle. Son mouvement chiite religieux est aussi un mouvement nationaliste. Il a été influencé par sa famille : il est le fils et le petit-fils de grands ayatollahs que tout le monde appelait al-Sadr, certainement exécutés par le régime de Saddam Hussein. Il a profité de cette situation-là au début de l’invasion américaine pour organiser la résistance du côté des chiites et entrer en conflit ouvert avec l'armée américaine. Il est par ailleurs connu pour ses changements incessants de position. Même si au cours des dernières élections, son parti a fait de bons scores (avec 34 députés et 2 ministres), il était sur le déclin. Or, en se collant au mouvement populaire, la lutte contre la corruption étant une revendication de l’ensemble des Irakiens, il récupère l’influence qu’il avait dans la vie politique irakienne auparavant. C’est donc par opportunisme qu’il soutient ces revendications. Il ne faut pas oublier que ces réformes sont à l’origine une proposition du Premier ministre Abadi.

La zone verte est une partie de Bagdad surprotégée : elle concentre tous les pouvoirs. Le choix de ce lieu est symbolique pour Moqtada al-Sadr et ses partisans : en encerclant cette zone verte, ils encerclent le pouvoir où se trouvent tous les corrompus. 

L'Irak est, paraît-il, au bord de la faillite. Dans quelle mesure est-il urgent d'instaurer ces réformes ? Ces dernières seront-elles suffisantes pour relever le pays ?

Ce ne sera peut-être pas suffisant : les Irakiens sont conscients que l’époque où le baril de pétrole coûtait 100 dollars est révolue. Il y a trois ou quatre ans, on entendait souvent que les Irakiens ne savaient pas "comment dépenser leur argent". Les revenus pétroliers en 2012 étaient de l’ordre de 45 milliards de dollars, ils ont depuis connu une baisse de plus de deux tiers. La crise du pétrole a amplifié le mouvement contre la corruption : car si face à la diminution des revenus pétroliers, la corruption se poursuit, les difficultés de l'Irak ne feront que s'accroître. 

Lutter contre la corruption permettra au Gouvernement de répondre véritablement aux besoins économiques du pays. Les réformes pour mettre fin à la corruption et s’adapter à la baisse des prix du pétrole sont absolument indispensables.

L’autre priorité est la reconquête du territoire et l’Irak compte beaucoup sur la communauté internationale pour la reconstruction des villes détruites telles que Ramadi, Mossoul, etc. 

La mobilisation intervient alors qu'une offensive des forces armées irakiennes se prépare pour libérer Mossoul. Les réformes politiques proposées suffiront-elles à rapprocher les positions des sunnites et des chiites d'Irak ? Quelles sont les chances de réussite de la bataille de Mossoul sans un tel rapprochement ?

L’Irak connaît une crise politique, la situation économique est mauvaise mais sur le plan militaire des progrès ont été faits : deux ans et demi après la défaite de Mossoul, l'armée n'est plus la même. L’aide des Américains et des Français a permis à l’armée d’être en mesure de lancer des offensives majeures. A peu près 400 conseilleurs militaires américains sont présents (sans parler des opérations aériennes de la coalition).

Par ailleurs, après l’arrivée au pouvoir d’Abadi, des progrès vis-à-vis de la communauté arabe sunnite ont été accomplis : il y a maintenant des tribus qui auparavant collaboraient avec Daesh qui commencent à lutter contre ce dernier (par exemple, des tribus arabes sunnites ont participé à la reconquête de Ramadi). Même si les forces patriotiques de défenses sont essentiellement des chiites, il y a de plus en plus de forces d’auto-défense sunnites. Le mécontentement gagne la population : si au début la population sunnite était insatisfaite par le pouvoir central et a appuyé l’arrivée de Daesh, la façon dont Daesh gouverne a commencé à provoquer le rejet de la population. Par ailleurs, la pression américaine contre l’Arabie Saoudite, les Emirats, le Qatar, le Koweit, qui dans le passé ont soutenu Daesh, s'intensifie. Daesh, qui a été créé par l’Arabie Saoudite, échappe désormais à son contrôle : tout dépend à long terme de l’attitude de l’Arabie Saoudite car cette dernière est influente auprès de certaines tribus sunnites. Si l’Arabie Saoudite change d’attitude en Irak et si la Turquie change d’attitude en Syrie, alors l’outil final contre Daesh en Irak et en Syrie sera couronné de succès.

Propos recueillis par Emilia Capitaine

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