En direct
Best of
Best of du 1er au 7 août
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

02.

Ces répliques du Hezbollah et de l’Iran auxquelles s’expose Emmanuel Macron

03.

Le télétravail va-t-il provoquer la fin de l'invulnérabilité des cadres sur le marché mondial du travail ?

04.

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

05.

Pourquoi le Coronavirus ne repartira plus jamais

06.

Ce qui se passe pour notre corps quand on arrête l’alcool

07.

Emmanuel Macron exhibe son engin (à moteur) et Voici pense qu’il ne s’épile plus; Nicolas S. & Carla Bruni saluent leurs fans; Joey Starr, Cauet &Clara Luciani amoureux, Charlize Theron en couple avec elle-même; Justin Bieber veut sauver Kim K. & Kanye W.

01.

Pourquoi le Coronavirus ne repartira plus jamais

02.

Savez-vous pourquoi des centaines de "jeunes" se sont affrontés à Etampes ? Parce qu’ils étaient empêchés d’aller au bled

03.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

04.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

05.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

06.

La Turquie d’Erdogan ne cache plus ses ambitions de dominer le monde musulman en fondant le califat rêvé par les Frères musulmans

01.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

02.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

03.

Edwy Plenel est en très, très grande forme : il assimile la police d'aujourd'hui à celle de Vichy en 1942 !

04.

La morphologie des dingos, des chiens sauvages d’Australie, a fortement évolué au cours des 80 dernières années, les pesticides seraient en cause notamment

05.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

06.

Orange mécanique, le retour : mais que cachent ces tabassages en série pour des histoires de masques ?

ça vient d'être publié
pépite vidéo > International
Catastrophe écologique
Ile Maurice : des images aériennes montrent l'étendue de la marée noire qui menace
il y a 13 min 35 sec
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
Une galaxie au premier stade de l'évolution débusquée grâce à l'IA ; Voici ce qu'il se passe quand un trou noir ne « fonctionne » pas
il y a 2 heures 50 min
pépites > Santé
Au bal masqué ohé ohé
Covid-19 : deux tiers des Français favorables au port obligatoire du masque à l’extérieur
il y a 3 heures 37 min
pépites > International
Onde de choc
Liban : le Premier ministre propose des élections anticipées pour apaiser la colère des habitants
il y a 5 heures 10 min
décryptage > Société
Disruption

Le télétravail va-t-il provoquer la fin de l'invulnérabilité des cadres sur le marché mondial du travail ?

il y a 6 heures 8 min
décryptage > Justice
Bonnes feuilles

La France des caïds : voyage au pays des narcobandits

il y a 6 heures 27 min
décryptage > Société
Agriculture

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

il y a 6 heures 28 min
décryptage > Société
Délinquants déconfinés

Gérald Pandelon : "Avec la crise sanitaire, le risque d’augmentation de la délinquance de droit commun est réel ; les gros voyous, en revanche, s’y sont préparés et ont des réserves"

il y a 6 heures 28 min
décryptage > Economie
Différence de taille

Le match du plan de relance allemand et français

il y a 6 heures 30 min
décryptage > International
La France en première ligne

Liban : l'Europe portée disparue

il y a 6 heures 30 min
pépite vidéo > Europe
Les "jeunes" à la plage
Belgique : émeutes sur des plages pour cause de "distanciation" non respectée
il y a 50 min 36 sec
pépites > International
Dernière dictature d'Europe
Belarus : journée d'élection présidentielle, sur fonds de fraudes et d'arrestations arbitraires
il y a 3 heures 7 min
pépites > Santé
Sortez couverts
Ile-de-France : les zones où le masque devient obligatoire à partir de ce lundi
il y a 4 heures 3 min
rendez-vous > Environnement
Atlantico Green
Dérèglement climatique : les émissions de carbone ont chuté en 2020... sans effet notable pour la planète. Les solutions sont ailleurs
il y a 5 heures 26 min
décryptage > Société
SOS liberté d’opinion en danger

Cancel culture : pourquoi les pires dérives du XXe siècle nous menacent à nouveau

il y a 6 heures 14 min
décryptage > International
Zone de tension

L'annexion du Cachemire déclenchera t-elle une nouvelle guerre indo-pakistanaise ?

il y a 6 heures 27 min
décryptage > France
Immortel Astérix

Voulez-vous savoir pourquoi le mot "Gaulois" a émigré en banlieue ?

il y a 6 heures 28 min
décryptage > Santé
Différences

Le Covid-19 allemand est-il quatre fois moins meurtrier que le français ?

il y a 6 heures 28 min
décryptage > Media
Economie des médias

Tuer les cookies pour sauver le journalisme ? Les très intéressantes leçons venues des Pays-Bas

il y a 6 heures 30 min
pépites > International
Drame
Beyrouth : 158 morts et toujours 21 personnes portées disparues, selon un nouveau bilan
il y a 23 heures 32 min
© Reuters
© Reuters
Ça Trump pas énormément

Et sinon, à part tâter le derrière des vaches, à quoi s’occupe Marine Le Pen en ce moment (et pourquoi ça nous concerne tous) ?

Publié le 04 mars 2016
Désireux d'adopter un profil bas et de se "normaliser" en vue de gagner l'électorat senior et ainsi briser son plafond de verre, le Front national prend le risque de rompre avec son héritage de parti contestataire. Avec la possibilité, encore lointaine mais réelle, de se voir doubler à l'avenir sur ce créneau.
Bruno Cautrès
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes...
Voir la bio
Raul Magni Berton
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Raul Magni Berton est professeur de sciences politiques. Il a enseigné à Paris, Montréal et Bordeaux et enseigne depuis 2009 à l’Institut d’Études politiques de Grenoble. Spécialiste de politique comparée, il travaille sur les régimes, les élections et...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Désireux d'adopter un profil bas et de se "normaliser" en vue de gagner l'électorat senior et ainsi briser son plafond de verre, le Front national prend le risque de rompre avec son héritage de parti contestataire. Avec la possibilité, encore lointaine mais réelle, de se voir doubler à l'avenir sur ce créneau.

Atlantico : La déception électorale du Front national lors des dernières régionales a engendré une réflexion au sein du parti, qui a découlé sur la stratégie de la "France apaisée". Pour briser le plafond de verre du second tour, le FN ciblerait désormais l'électorat senior en se reposant sur un discours plus lisse, moins clivant. Quelles seraient selon vous les conséquences, à long terme, de cette stratégie électorale, qui repose plus sur un calcul politique électoral que sur la traditionnelle contestation ?

Bruno Cautrès : Le FN a engagé cette campagne de communication après les élections régionales mais avait voulu donné des signes allant dans ce sens entre les deux tours de ces élections. A  la suite des réflexions internes au FN conduites dans la foulée, et notamment en ayant en ligne de mire les échéances de 2017, le FN a communiqué par le biais d’affiches sur le thème de la « France apaisée ». Sur ces affiches, on voit une photo en gros plan de Marine Le Pen, avec ce slogan. La communication du FN veut ainsi mettre en avant un paradoxe : utiliser un vocabulaire « mainstream » de la communication politique et s’inscrire dans un registre symbolique d’apaisement alors que le FN est en général considéré comme « non mainstream » et comme un parti attisant les divisions plutôt que les apaisant. Il s’agit pour le FN de vouloir rassurer, notamment les électeurs les plus âgés qui constituent un électorat captif pour la droite et notamment pour les Républicains. Alors que Marine Le Pen avait conclu son dernier meeting de 2015 par un « n’ayez pas peur », Florian Philippot n’a cessé de communiquer depuis sur le thème du FN qui doit « déminer les choses fausses qui collent à la peau » du FN selon son expression. Au-delà de l’électorat âgé, cette stratégie souhaite également anticiper la question du « front républicain » qui sera à nouveau au cœur des débats politiques en 2017.  On peut aussi observer que cette stratégie alimente celle plus générale de « dédiabolisation » du FN.

Mais on sait que la « dédiabolisation » du FN est une stratégie de communication : les recherches faites sur le programme actuel du FN, sur la sociologie de ces électeurs ou de ses sympathisants, sur l’idéologie et les attitudes politiques de ces mêmes électeurs ou sympathisants montrent que les thématiques traditionnelles du FN sont toujours bien présentes : le FN continue de prôner la « préférence nationale », de dénoncer l’immigration comme le grand mal de la France ; ses sympathisants ou électeurs continuent d’adhérer à des systèmes symboliques de croyances et d’attitudes politiques xénophobes, ethnocentriques et autoritaires. Les questions de l’Europe, de la mondialisation, des frontières et de l’identité nationales sont toujours centrales dans le programme du FN et des préoccupations de ses militants ou sympathisants. Si l’adhésion au programme et aux propositions du FN est plus forte qu’auparavant dans son électorat et que le vote FN est sans doute moins protestataire qu’auparavant, cette dimension n’a pas disparu.

Raul Magni-Berton : Le Front national perçoit en ce moment qu'il ne peut pas dépasser un certain seuil en l'état actuel des choses. Il n'arrive pas à passer le deuxième tour, même s'il fait le plein de voix au premier. La raison tient dans le fait que lorsqu'on demande dans des enquêtes la probabilité de voter pour tel parti ou le degré de rejet de tel parti, le Front national apparaît toujours comme le parti le plus détesté de France. Si l'on votait négativement, il ferait un très petit score car s'il y a beaucoup d'électeurs qui aiment bien ce parti, il y en a encore plus qui le détestent. Evidemment, sa stratégie est donc d'essayer de convaincre et de s'adoucir pour faire moins peur. L'électorat actuel du Front national, c'est beaucoup de jeunes, de chômeurs, de personnes qui ont des soucis professionnels ou des soucis de santé. Un électorat plutôt fragile.

Concrètement, qu'est-ce que le Front national a à gagner en courtisant l'électorat senior ? Peut-il réussir à le capter ?

Raul Magni-Berton : L'électorat senior, c'est l'électorat qui vote. On observe dans les enquêtes que le Front national est le parti qui fait le moins voter les seniors, contrairement au parti Les Républicains (ex-UMP) qui capitalise beaucoup sur ces voix. Cela fait une grosse différence. C'est un électorat très important car c'est celui qui se déplace le plus. De plus, le système électoral d'inscription sur des listes favorise l'électorat sédentaire, par rapport à l'électorat instable. Les précaires et les jeunes vont moins voter. Donc quand vous représentez les jeunes, vous récoltez moins de votes que lorsque vous représentez les vieux.

Sur ses chances de réussite dans cette entreprise, je dirais que cela sera difficile. D'un autre côté, il n'a pas le choix, s'il veut gagner au deuxième tour. Il peut aussi compter à l'avenir sur un changement générationnel, puisque les jeunes du passé sont les seniors du futur…

Dans cette période de forts remous politiques (forte crise de l'Union européenne, François Hollande critiqué de toutes parts, colère des agriculteurs, etc.), le FN est, de façon surprenante, resté très discret médiatiquement. Contrairement à un Donald Trump qui ne cesse de s'attaquer au "politiquement correct" et qui est parvenu à former une forte dynamique électorale autour de lui, le FN prend-il un risque avec cette banalisation qui pourrait le conduire vers un nouveau plafond de verre ? Cette stratégie n'est-elle pas, à terme, annonciatrice d'un rapprochement avec la droite traditionnelle ?

Bruno Cautrès : Non, je ne pense pas. Il me semble que la relative discrétion de Marine Le Pen et FN depuis les élections régionales est plutôt à mettre sur le compte d’une stratégie bien connue en matière de communication politique : faire sa parole rare pour le rendre plus audible ensuite. Il ne faut pas non plus oublier que Donald Trump est en campagne pour la primaire de son parti et qu’il lui faut avant tout se qualifier comme candidat de ce parti pour l’élection présidentielle. Enfin, les systèmes politiques français et américains ne sont pas les mêmes, l’espace politique et idéologique n’est pas également totalement comparable. 

Mais surtout il me semble que le FN a déjà capitalisé sur sa dimension protestataire pour en faire un socle sociologique assez solide : les sympathisants du FN sont ceux qui sont les plus fidèles à leur parti le jour du vote, les catégories sociales fortement touchées par le chômage, la précarité et les inégalités sont à présents assez fortement favorables au FN et ne feront pas défaut au FN en 2017. Pour le moment, la droite et le FN sont plutôt dans une situation de concurrence que dans une situation de rapprochement. Cette concurrence s’exprime sur les préoccupations en partie communes aux deux électorats sur les questions de sécurité et d’immigration, mais les deux électorats ne sont pas les mêmes néanmoins ni sur ces questions ni, encore moins, sur les questions économiques. La dimension de « vote contre le système » du FN continue de jouer en sa faveur. 

Raul Magni-Berton : La comparaison avec Donal Trump est pour l'instant encore un peu prématurée puisque ce dernier est en pleine période électorale, alors que le Front national n'en est pas encore là. Mais il est fort probable que quand le moment sera venu, le FN va faire lui aussi beaucoup de bruit.

A partir de là, tout dépendra aussi de ce que le FN proposera. S'il concurrence la droite traditionnelle sur ses propres thèmes, c'est suicidaire. Il doit la concurrencer tout en proposant une ligne qui puisse rassurer la population. La peur principale aujourd'hui, c'est que le FN fasse tout exploser en cas d'accès au pouvoir, en raison de sa faible expérience de celui-ci. L'électeur conservateur et prudent a peur de voter pour lui. Prenez l'exemple de l'Autriche et du FPÖ, le parti nationaliste d'extrême-droite anciennement dirigé par Jörg Haider. Après ses gros scores, ce parti s'est normalisé pour rentrer dans une coalition gouvernementale, et depuis il a stagné, puis baissé. C'est devenu un parti du système. Il n'aurait jamais pu gagner tout seul. Cela arrive de gagner tout seul, mais dans des conditions assez extrêmes comme en Grèce avec Syriza.

En se voulant discret, normalisé et "apaisé", le FN n'est-il pas justement en train de délaisser son rôle historique d'agitateur politique et de parti contestataire ? Si le Front National était amené à ne plus pouvoir capter ce mécontentement, quelles en seraient les conséquences, aussi bien pour le parti que pour la France ? 

Bruno Cautrès : Pour le moment, le système électoral français (scrutin majoritaire à deux tours) a un rôle ambigu sur le FN : à la fois, il empêche celui-ci de remporter des sièges de députés en proportion de ses voix au premier tour ou de remporter des exécutifs locaux (du fait de l’isolement du FN et parfois des stratégies de « front républicain » comme lors des régionales 2015) et dans le même temps il garantit au FN de pouvoir toujours se présenter comme le parti « banni » et exclu du système. Le FN ne cesse de jouer de cette ambiguïté présentant ses victoires municipales comme autant de vitrines montrant ce que le FN ferait s’il parvenait au pouvoir tout en continuant à pouvoir incarner le parti en dehors du système. Cela explique en partie que le FN peut continuer de capitaliser sur le rôle de « tribun » du peuple. Il continue d’exercer ce que le politiste Georges Lavau avait appelé dans les années 1970, à propos du Parti communiste, la « fonction tribunicienne » consistant, selon les mots de l’auteur à « organiser et à défendre des catégories sociales plébéiennes …et à leur donner un sentiment de force et de confiance».

On ne peut savoir ce qui se passerait si le FN n’exerçait plus cette fonction ; sans doute d’autres prendraient la relève... La crise de défiance politique que nous traversons, avec le sentiment persistant dans l’opinion que les hommes politiques ne se préoccupent pas de la vie des français, avec la crise économique durable, pourrait-elle potentiellement un jour donner naissance à des phénomènes comparables à Beppe Grillo en Italie ou d’autres phénomènes comparables ? Il est bien sûr difficile de faire ainsi des scénarios de politique-fiction, mais on ne peut exclure de se poser ces questions. Si l’envie de faire de la politique autrement existe bien dans l’opinion des français et pourrait donner naissance à quelque chose de positif au sens d’un engagement citoyen renouvelé, une autre tendance existe aussi : rappelons que dans l’enquête Baromètre de la confiance politique du CEVIPOF, près de 50% des personnes interrogées indiquent qu’un bon système de gouvernement pour la France pourrait être « un homme fort que ne se préoccupe pas du Parlement et des élections »… 

Raul Magni-Berton : Tout d'abord, je pense que le Front national ne perdra pas les mécontents s'il poursuit sa normalisation, sauf s'il arrive au Gouvernement. Il a une grosse place à prendre sur le protectionnisme, qui n'est pas du tout le créneau de la droite traditionnelle.

Une fois cela dit, il est tout à fait possible qu'une frange de l'électorat soit séduite par un phénomène hors-parti qui est en train d'arriver. On peut citer aussi Donald Trump aux Etats-Unis ou Beppe Grillo en Italie, mais avant eux il y a tout simplement eu Silvio Berlusconi. Ce sont des personnages qui viennent du monde de l'industrie, du spectacle, des gens qui ont de l'argent et une visibilité mais qui ne sont pas eux-mêmes en politique. Ce genre d'ovni politique a toujours la possibilité d'émerger, même si c'est imprévisible. Pour ce qui est de Beppe Grillo par exemple, son blog contestataire a pris progressivement de l'ampleur grâce à des gens qui n'étaient pas forcément des partisans pour finalement devenir le blog le plus consulté d'Europe.

Propos reccueillis par Benjamin Jeanjean

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (23)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Le gorille
- 02/03/2016 - 19:35
Je suis "soixante-huit" ard
Ou plutôt, j'ai appris que les pavés volaient à Paris quand j'étais à Rome. A mon retour en France, je n'avais qu'une hâte : en découdre avec les étudiants, et les mettre "à la raison". Je n'étais pas le seul. Cela ne s'est pas fait, c'est la raison qui s'est imposée à nous-mêmes. Par la suite, mon vote n'a jamais été "socialiste". SVP : ne mettez pas tout le monde dans le même panier, Ganesha !
Ganesha
- 02/03/2016 - 07:22
Texas
La génération des ''Soixante-huitards'', ceux qui croyaient au progrès de l'humanité, à un monde plus juste et plus équitable, a longtemps voté socialiste. Au moins jusqu'en 1981. Elle a été ensuite été séduite par Mélenchon et Besancenot. Mais aujourd'hui, ceux qui sont encore en capacité de réfléchir, qui ne sont pas encore complètement entrés en sénilité, comprennent finalement que dans le désastre actuel, seuls les souverainistes, dont Marine Le Pen en France, présentent une solution raisonnable. Même François Hollande l'avait dit au Bourget, ''l'ennemi, c'est la Finance'' ! Notre mollasson national ne se sent pas la force d'agir seul, mais depuis quatre ans, il pousse les français à la révolte. D'après les études qui nous sont régulièrement présentées, chez nous, les vieux votent, les jeunes et les pauvres s'abstiennent. Vont-ils enfin descendre dans la rue le 9 Mars ?
Ganesha
- 02/03/2016 - 06:26
Répétitions
Un site comme celui-ci serait bien ennuyeux sans contradicteurs… Alors, il faut bien se contenter de ce que l'on a ! Un commentateur qui vous répète pour la millième fois que Marine au pouvoir, c'est la sortie immédiate de l'Europe, ou que ce sera le retour de Georges Marchais, on prend le temps de lui répondre calmement. Même si l'on sait que dès le lendemain, sans avoir réfléchi ou compris, il viendra vous répéter exactement la même connerie !