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Quand "le meilleur d'entre nous" (selon Chirac) fait de l'humour, c'est très, très moyen...
Publié le 25 février 2016
Alain Juppé a fait rire les étudiants d'Assas. Pas sûr que tout le monde trouve cela drôle.
Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Alain Juppé a fait rire les étudiants d'Assas. Pas sûr que tout le monde trouve cela drôle.

Le maire de Bordeaux était l'invité des étudiants d'Assas. Un public conquis à l'avance : plus à droite que la fac d'Assas il n'y a pas. Et comme le public était jeune, le vieux sage a décidé qu'il n'allait pas l'emm... avec de la politique et du sérieux. Et donc il l'a fait rire avec une séquence pas du tout improvisée (quand un homme politique de son envergure est invité, rien n'est jamais laissé au hasard). A la tribune, le téléphone sonne, bien sûr sur haut-parleurs : un certain Paul Bismuth (l'identité sous laquelle Nicolas Sarkozy discutait sur un portable avec son avocat) demande à parler au maire de Bordeaux.

La voix de Sarkozy est parfaitement imitée. Alain Juppé se fend la pêche. Evoquant la primaire il dit : "s'il n'y a que 500 000 votants, c'est Paul Bismuth qui gagnera, s'il y en a 3 millions ce sera moi". La salle s'esclaffe. Là on est quasiment entre copains. Alain Juppé est aux anges. Pensez donc, il vient de montrer qu'il était aussi jeune que les jeunes qui applaudissent sa prouesse humoristique...

Seul un esprit chagrin pourrait s'insurger contre une tranche de bonne rigolade. Mais il y a humour et humour. Le Paul Bismuth d'Alain Juppé est à ranger dans la catégorie de ce qu'on appelait autrefois les plaisanteries de garçons coiffeurs ou le comique troupier. Et si l'exemple du maire de Bordeaux est suivi par ses compétiteurs, cela promet d'intenses joyeusetés chez Les Républicains.

Qui empêchera Nicolas Sarkozy d'ironiser sur celui, connu pour avoir été "droit dans ses bottes", et qui aujourd'hui se traînerait, vu son âge, dans ses charentaises ? Qui interdira à une Nathalie Kosciusko-Morizet de passer langoureusement sa main dans ses cheveux et de proclamer "je suis belle", histoire de faire comprendre que Juppé et Sarkozy sont moches ? Et, ce sera le pompon, on ne désespère pas d'entendre Nadine Morano, spécialiste de la "race blanche", décréter que les deux cités plus haut sont des "fin de race".

Bruno Le Maire "candidat du renouveau" (une façon de dire que Sarkozy et Juppé ont déjà beaucoup servi) n'a pas hésité à ouvrir le feu en criant à Vesoul devant une salle enthousiaste : "je suis jeune !". Tous ceux qui connaissent son âge, celui de Sarkozy, et surtout celui de Juppé, ont compris le message.

Au point où en est le spectacle chez Les Républicains avec le "Paul Bismuth" du maire de Bordeaux en lever de rideau, il est légitime de penser qu'un Didier Porte, un Stéphane Guillon ou un Nicolas Bedos seraient d'un grand secours pour Juppé et éventuellement pour d'autres. Certes, ces humoristes sont de gauche et ne sont pas très drôles. Mais Les Républicains non plus ne sont pas franchement hilarants.

 

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Texas
- 26/02/2016 - 08:26
Mais les étudiants d' Assas ...
...et moins encore les militants ou les sympathisants de Droite , n' en savent pas plus sur le déroulement de cette fameuse primaire , supposée mobiliser entre 500 000 et 3 millions d' électeurs . Un delta de quelques 2,5 Millions d' électeurs quand même....mais on ne va pas emmerder les Français avec ce point de détail politique .
Lapalatine
- 26/02/2016 - 06:12
Lamentable..
Nous n'avons plus de mots pour décrire notre...rejet de ces politiques qui font penser aux chiens de meutes à l'heure de la curée qui n'attendent que le moment de foncer sur la bouffe !!!
Moins que des chiens!!!
Juppé:
Libération de mai 1997
« L'homme qui a pensé la dissolution et orchestré l'offensive de la majorité est en passe d'en être la première victime. Alain Juppé est aujourd'hui au ban des accusés. Les sondages sont assassins à son égard, sur son bilan gouvernemental, mais aussi comme Premier ministre; les sondés plébiscitent sans appel ses adversaires, et même ses rivaux au sein de la majorité. L'allergie au Premier ministre sortant est devenue une donnée de la campagne. »

Le Figaro du 6/10/2015
« Il a pourtant été condamné en 2004 à une peine de 18 mois de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité, ramenée en appel à 14 mois avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Il a certes pris une retraite de deux ans au Québec histoire de se faire oublier avant de revenir et se faire élire maire de Bordeaux. »

Trop vieux, incompétent, fraudeur...Et les français le plébiscitent??? On rêve!!

Lafayette 68
- 25/02/2016 - 18:57
pépé fait de l'humour
pathétique...On est en guerre parait-il , 5 millions de chômeurs , attentats en vue , 2000 milliards de dettes et un mec de 70 balais veut devenir Président en faisant le jeunot !