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Le maire de Londres, le très conservateur, très fougueux, et très drôle Boris Johnson, s’est engagé à fond dans le camp du non à l’Union Européenne pour le référendum prévu en juin.
Ce n’est qu’un au revoir ?

Union européenne : Messieurs les Anglais partez les premiers !

Publié le 24 février 2016
On vous comprend. Il y a d’affreux mélanges que vous ne voulez pas mettre dans votre thé.
Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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On vous comprend. Il y a d’affreux mélanges que vous ne voulez pas mettre dans votre thé.

Autrefois, à la veille de la Première Guerre mondiale, l’Empire Ottoman en pleine décomposition, était "l’homme malade" de l’Europe. Aujourd’hui c’est l’Europe qui est devenue "l’homme malade" de l’Europe. Et comme l’Empire Ottoman, elle risque de finir en lambeaux. D’ailleurs, pour se prémunir contre ses microbes et ses miasmes, certains commencent à s’éloigner de ce nouvel "homme malade". Les Anglais ont tiré les premiers. 

Pour les retenir, pour garder leur île arrimée au continent européen, de multiples cadeaux leur ont été consentis. David Cameron en avait plein sa hotte quand il est rentré à Londres. Mais peu de Britanniques voient en lui un Père Noël. A commencer par le maire de Londres, le très conservateur, très fougueux, et très drôle (ce n’est pas incompatible) Boris Johnson. Il s’est engagé à fond dans le camp du non à l’Union européenne pour le référendum prévu en juin. Sa popularité est telle qu’on peut raisonnablement envisager une victoire des eurosceptiques anglais. 

Pourquoi d’ailleurs les Anglais resteraient-ils dans l’Union européenne ? L’Union n’a d’européenne que le nom. Une structure sans âme, sans identité, sans personnalité. Une construction administrative réduite à ses aspects monétaires (l’euro), à ses réglementations, à la libre circulation des marchandises et des hommes. Jamais un dirigeant de l’Europe n’a essayé de parler de civilisation « européenne », de culture « européenne », de traditions « européennes ». C’était interdit car il fallait à tout prix faire les yeux doux aux autres, à tous ceux qui n’avaient rien à voir avec l’héritage chrétien pourtant constitutif de l’Europe. 

L’Europe aurait pu être une belle et nouvelle frontière pour ses habitants. Encore eut-il fallu que ses dirigeants aient le courage de se définir en tant qu’Européens. Pas contre qui que ce soit mais différents des autres. Par lâcheté, par crainte de choquer des immigrés d’une autre culture, par complexe post-colonial, par rejet de toute spécificité les dirigeants européens ont par ricochet - et il faut y voir une légitime vengeance de l’Histoire - accouché d’un monstre qui les terrifie : les identités nationales. Elles sont fortes et affichées en Grande-Bretagne. Marquées en Pologne, en Hongrie, en République tchèque et en Slovaquie. Et puissantes dans de nombreux pays de la vieille Europe. 

L’Union Européenne a peur de son éventuel démembrement. Alors elle paie pour que l’on reste avec elle : ça s’appelle des amours tarifés. Elle paye les Anglais avec des dérogations. Elle paye les Grecs avec des milliards. Elle paye en essayant de ne faire de peine à personne. Et en tout cas pas aux Hongrois ou aux Polonais qu’elle sermonne gentiment pour leurs mesures anti-démocratiques mais qu’elle ne sanctionne pas dès fois que, fachés, ils iraient voir ailleurs. 

Elle chante avec une voix de fausset : « Ne me quitte pas ». Mais l’Europe n’est ni jeune, ni jolie et donc pas très attirante. Qui a envie de faire chambre commune avec la France, son chômage, sa délinquance, ses violences, ses terroristes et ses djihadistes ? Qui veut partager le lit des Grecs ruinés et qui nous ruinent ? Qui veut flirter avec l’Allemagne et son million de migrants ? Il faudrait autre chose. Un catéchisme, un bréviaire de combat pour l’identité européenne. Mais pour ça, un peu de courage serait nécessaire. C’est une valeur qui, hélas, n’est pas cotée en bourse.

 

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Le gorille
- 25/02/2016 - 19:38
Femme ou homme malade...
Qui donc nous sortira de ce bourbier ? Pas la gauche, par définition et aussi dans la réalité crue ; pas la droite non plus, dont l'esprit est perverti, gangrené et phagocyté par la gauche ! Alors, qui ? Il faut donc casser, jeter, détruire, expulser, écraser, noyer ou laminer dans les hauts-fourneaux le bipartisme (mais ne surtout pas le congeler, ni le surgeler ni encore moins le cryogéniser, il risquerait de survivre en clone comme les mammouths !) et pousser "le troisième" (eh oui ! Il existe ! Et ce, malgré le bipartisme justement !) parti. Bon va falloir compter les cadavres. Statistiques, à vos tables de Gauss !
Lapalatine
- 25/02/2016 - 06:22
Triste réalité...
Tout est dit!!
Joly Maurice
- 24/02/2016 - 20:50
Une bonne idée
Mais une bonne idée qui à mal évolué! Plus personne ne se reconnait dans cette Europe d'apparatchiks, de bureaucrates sur payés mais très éloignés des préoccupations des citoyens qu'ils administrent. Il faut recommencer, faire des alliances ponctuelles entre états demandeurs. Et harmoniser les lois sociales et fiscales avant de permettre une libre circulation des travailleurs, ce qui constitue une forme de concurrence déloyale qui pénalise les systèmes nationaux hérités des luttes sociales et qui protègent le mieux les salariés.