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La tuberculose se répand faute d'une volonté politique de l'éradiquer

Publié le 05 janvier 2012
L'évolution mondiale de la tuberculose est préoccupante. Dans son rapport de début d'année, l'OMS l'a placée dans les trois maladies infectieuses à traiter prioritairement. Une résistance qui est surtout la conséquence de mauvais choix politiques.
François Bricaire
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François Bricaire est un médecin. Il est chef du service Maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris. Il est professeur à l'Université Paris VI-Pierre et Marie Curie. 
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L'évolution mondiale de la tuberculose est préoccupante. Dans son rapport de début d'année, l'OMS l'a placée dans les trois maladies infectieuses à traiter prioritairement. Une résistance qui est surtout la conséquence de mauvais choix politiques.

Atlantico : En Biélorussie, on a enregistré cette année le taux le plus important de l'histoire de tuberculose multi résistante. Au Sénégal, les cas se multiplient à Dakar. En France, des foyers sont apparus, en Seine-Saint-Denis par exemple, et se développent de manière inquiétante. Pourquoi ne parvient-on pas à lutter efficacement contre la tuberculose ?

 François Bricaire : Plusieurs éléments rendent cette lutte ardue :

  • La paupérisation générale des populations s’accentue. Les problèmes économiques mondiaux ne vont pas faciliter la lutte contre la tuberculose. C’est une maladie complètement liée à la pauvreté et aggravées par tous les facteurs liées aux difficultés d’existence et la promiscuité au sein des populations. Nous sommes actuellement au cœur d’une situation optimale pour le développement de cette maladie.

Cet aspect économique des choses entraîne à la fois une augmentation des migrations, une concentration de personnes dans des foyers infectieux où la transmission s’effectue plus rapidement dans la mesure où elle se fait principalement par les voies respiratoires.

  • La persistance et l’extensionde l’infection du VIH. Cette dernière crée une immunodéficience. Le VIH se répand dans des zones où, faute de prise en charge de cette épidémie, il entraîne un sur-risque de tuberculose.                                                                                                                                                                                                                    
  • D’un point de vue médical, la tuberculose est une maladie difficile à traiter. Il faut plusieurs antibiotiques à prescrire pendant plusieurs mois. Encore faut-il pouvoir se les procurer. Les patients doivent comprendre l’importance de leur prise régulière et sans interruption. C’est là où le bât blesse : nous avons du mal à faire accepter à ces populations malades des traitements aussi contraignants.

 

Le manque de fiabilité de ces médicaments et les douleurs qu'ils entraînent décourageraient beaucoup de patients. Qu'en pensez vous ?

Le traitement est effectivement lourd. Il faut avaler un grand nombre de gélules à des horaires pesants. Beaucoup l’acceptent difficilement. A terme, c'est pourtant beaucoup moins problématique que les conséquences de la maladie elle même. Si elle peut paraître, durant quelques mois, relativement peu gênante, elle peut devenir réellement grave pour les patients lorsqu'elle finit par se déclarer franchement.

Il y a par contre effectivement un vrai problème en termes de fiabilité et de qualité des médicaments fournis. Ils sont prescrits sur ordonnance puis distribués via un réseau de fournitures médicales. Dans les pays moins développés, il y a là de vrais problèmes de qualités.

 

C’est ce que dit, en filigrane, Lee Reichmann, directeur d'un institut de recherche sur la tuberculose aux Etats-Unis : "Trop peu de pays ont la volonté politique de lutter contre la tuberculose". A-t-il raison de tirer la sonnette d'alarme ? 

Il évoque ici des plans anti-tuberculose, des moyens que les gouvernements mettent à disposition des organismes de santé. Au niveau international, l’OMS fixe des règles pour lutter contre cette maladie dont la mise en place se fait au niveau national. Pour que cette application soit efficace, il faut alors une réelle volonté politique qui décide d’une organisation des soins, de l’approvisionnement et de la distribution des antituberculeux ainsi que de la surveillance des malades et de leur assiduité de traitement. Tout ce réseau est directement dépendant d’une volonté politique.

 

Mais si la situation est aussi préoccupante, pourquoi certains pays manquent-ils de volonté politique ?

Il est toujours compliqué, surtout dans les pays en développement, de définir des priorités de santé. Même le sida n'est pas considéré comme prioritaire dans des pays africains pourtant fortement touchés. Il existe un réel déni de la maladie.

La France a une volonté très forte de lutte contre la tuberculose. Nous n’avons donc pas cette problématique. Cependant, nous devons aussi faire face à une paupérisation de la population et à une arrivée de sujets malades par les canaux de l'immigration. Ces personnes sont de vrais agents disséminateurs de bacilles tuberculeux. Il y a des foyers de tuberculose particulièrement importants en Ile-de-France, notamment en Seine-Saint-Denis, dans Paris intra-muros et dans les DOM-TOM. La seule différence avec les pays en développement ou les pays de l’est, c’est que nous avons une excellente détection et un suivi remarquable des cas auxquels s’ajoutent une prise en charge médicamenteuse efficace. En général, un tuberculeux est bien traité en France.

 

La volonté politique se traduit notamment par une répartition des priorités et donc des financements. Certains avancent même qu'une campagne de lutte à grande échelle nuirait au financement de la lutte contre le sida. Est-ce le cas ?

Ceux qui ne sont en charge que du sida, peuvent effectivement le voir comme tel. Mais je considère que c’est une vision à très court terme. C’est la raison pour laquelle je soutiens totalement ce qui a été décidé par l’OMS, à savoir de donner trois priorités dans les maladies infectieuses, en l’occurrence la tuberculose, le sida et le paludisme. Il n’existe pas de hiérarchie entre elles. Dire que la lutte contre la tuberculose va gêner celle contre le VIH est faux. Lutter contre le VIH, c’est lutter contre la tuberculose tout comme le dépistage de tuberculeux favorise celui du sida. Ces combats médicaux sont synergiques.

 

En définitive, l’évolution de la tuberculose dans le monde est-elle vraiment préoccupante ?

Ce qui est préoccupant, c’est que des bacilles tuberculeux deviennent résistants à leur traitement. Ces résistances apparaissent dans des pays où justement la prise en charge est mauvaise. Il y a dés lors émergence de bacilles résistants qui peuvent rendre le traitement inefficace. Il y a un risque de dissimulation de la tuberculose. Heureusement, en France, nous n’avons pour l'instant pas de tels bacilles même si quelques cas ont été repérés suite à des migrations.

Des souches résistantes apparaissent dans des pays de l’est comme la Biélorussie, justement parce que l’infrastructure disponible et la volonté politique y sont encore insuffisantes. 

Propos recueillis par Romain de Lacoste

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Commentaires (3)
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Septentrionale
- 06/01/2012 - 02:45
@Ganesha in vivo
Ganesha in vitro
Ganesha
- 05/01/2012 - 19:56
In vitro
Ce que vous dites sur l'essence de lavande est peut-être vrai in vitro, mais certainement pas in vivo ! Ce genre de propagande est stupide !
SimonT
- 05/01/2012 - 10:09
L'essence de lavande tue le bacille de la tuberculose
Dire que pendant des générations entières, des gens sont morts alors qu'ils avaient tout à leurs pieds : la Lavande. Et on le sait depuis ... 1928.

L'essence de lavande tue le bacille de la tuberculose à la dose de 0,02 % (Professeurs Courmont, Morel, Bay, 1928)
www.penntybio.com/huiles/huile-essentielle-lavande.htm