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© Reuters Pictures
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Des millions de fans de pus sur YouTube : êtes-vous accro aux vidéos de "Pimple Porn" (éclatage de boutons en français dans le texte) ?

Publié le 05 février 2016
Une dermatologue britannique, Sandra Lee, a crée sa propre chaîne YouTube où il est possible de la voir faire exploser les boutons et les points noirs de ses patients, ou, pour les moins sensibles, extraire des kystes et des abcès. Et contre toute attente, ses vidéos ont déjà été vues par 6 millions de personnes. Un succès qui s'explique par plusieurs facteurs psychologiques.
Laure Parcelier est psychologue, spécialisée dans la gestion des émotions.
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Une dermatologue britannique, Sandra Lee, a crée sa propre chaîne YouTube où il est possible de la voir faire exploser les boutons et les points noirs de ses patients, ou, pour les moins sensibles, extraire des kystes et des abcès. Et contre toute attente, ses vidéos ont déjà été vues par 6 millions de personnes. Un succès qui s'explique par plusieurs facteurs psychologiques.

Atlantico : Comment expliquer que les internautes raffolent de ces vidéos (voir ci-desous) qui diffusent des images franchement écoeurantes, voire carrément violentes pour les plus grosses opérations filmées ?

Laure Parcelier : D'abord, ces millions de vues peuvent s'expliquer par l'augmentation et la banalisation du voyeurisme au sein de nos sociétés, qui est lié au développement de ces nouvelles technologies web et de nouveaux moyens de communication. On voit même maintenant des enfants qui se mettent en scène sur YouTube ou Dailymotion quand ils ouvrent leur cadeau par exemple.

 

Ensuite, je pense qu'il y a un phénomène d'identification pour certaines personnes, notamment chez les adolescents qui souffrent souvent d'acné et autres problèmes de peau, et qui sont en en train de s'individualiser de la structure familiale, donc en pleine quête identitaire et communautaire. Le visionnage et le partage de ces vidéos les rassurent très certainement, car elles leur permettent de se dire que ce dont ils souffrent est certes dégoûtant, mais que tout le monde en a et qu'ils sont dans la norme, voire même qu'ils appartiennent à une communauté. Cela dédramatise l'image qu'ils peuvent avoir d'eux-mêmes.

 

 

Comment qualifieriez-vous ce comportement de masse ?

C'est d'abord l'action du médecin sur les vidéos qui est perverse : il transforme ses patients en objets en les mettant en scène pour gagner plus d'argent et devenir célèbre, sous couvert de faire de la prévention sanitaire (faire attention à sa peau, éviter les cancers et les infections, etc), donc de se donner le beau rôle. On a ici affaire au profil typique du pervers narcissique, parce qu'elle va légitimer son acte en disant que c'est pour le bien de l'autre alors que c'est faux.

 

Chez la personne qui regarde, on est plutôt dans le voyeurisme, comme expliqué plus haut, et dans une jouissance primaire, où le sale dégoûte mais fascine à la fois, voire fait rire dans certains cas.

 

Pourquoi certaines personnes aiment regarder ce genre de vidéos et d'autres non ?

Cela dépend d'abord de la sensibilité de chacun, et de la capacité de recul que l'on peut prendre par rapport à ces images.

 

Ensuite, je pense que les facteurs de l'âge et du sexe peuvent jouer.

 

Les femmes auront sans doute plus de mal à regarder, car, sans généraliser bien sûr, elles sont plus sensibles aux questions d'esthétique, et ce type de vidéos peut les renvoyer à leurs propres défauts et donc activer des sensations désagréables.

 

Les adolescents, outre le phénomène d'identification évoqué en début d'article, seront plus fascinés par ces vidéos, car cet âge réactive la période pré-oedipienne, durant laquelle le stade oral et anal est prépondérant. 

 

Enfin, il y a aussi très certainement dans le public des personnes âgées, car ce type de population aime parler des problèmes médicaux. Et comme les adolescents pour les boutons, elles vont s'identifier à l'extraction de kystes cancéreux par exemple, et visionner la vidéo jusqu'au bout, parce qu'elle vont se dire : "ah mais moi aussi, je l'ai eu, ça".

 

Est-ce un comportement malsain au point de devoir faire quelque-chose d'ordre médical ?

Non, je pense que ce n'est pas malsain de regarder ces vidéos. Il s'agit surtout de voyeurisme, ce qui est certes un défaut contre lequel on peut mettre en garde son adolescent si on le trouve en train de regarder ce type de choses, mais pas une pathologie. 

C'est plutôt le comportement du médecin qui est pathologique, car il relève d'une perversion narcissique certaine.

Pourquoi est-ce que certaines personnes trouvent du plaisir à éclater leur bouton ?

D'abord, éclater un bouton plein de pus provoque le sentiment agréable de voir quelque chose sortir d'un contenant, plaisir renforcé par le fait de ne pas savoir de quoi il va s'agir exactement. C'est une excitation enfantine, qui s'exprime d'ailleurs très tôt à travers de jeux pour les tous petits, qui les poussent à ouvrir quelque chose.

 

Pour certains couples qui s'éclatent mutuellement leurs boutons, il peut même s'agir d'un forme de jouissance sexuelle, d'une sorte de domination, ou alors tout simplement du désir de prendre soin de l'autre, comme le font les singes quand ils s'enlèvent les poux.

 

Vaut-il mieux se laisser aller à satisfaire sa pulsion ?

Oui, sauf si ça devient compulsif au point de se faire du mal et d'aller jusqu'à s'en faire des cicatrices : il peut s'agir dans ce cas de l'expression d'un mal-être qu'il faut traiter. Le mieux est alors d'essayer d'en parler à la personne, ou de consulter un psychologue, surtout s'il s'agit d'un adolescent.

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