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Quand un mari reçoit un message sur son téléphone : "Oubliez votre femme et votre fils, ils sont dans l’État islamique et ils ne reviendront pas"

Publié le 16 janvier 2016
Sophie Kasiki, 33 ans, rencontre trois jeunes musulmans qui vont la convaincre de se convertir à l'islam puis de partir pour Rakka, capitale du groupe État islamique, avec son fils de 4 ans. Sur place, Sophie travaille dans un hôpital : on vient de tous les pays servir le califat... Mais Sophie refuse que son fils aille à l'école coranique : elle est frappée, séquestrée, puis envoyée en prison. Elle parvient à s'évader. Plusieurs fois, Sophie a joué sa vie et était prête à la perdre, mais la volonté de sauver son fils a été la plus forte. Extrait de "Dans la nuit de Daech" de Sophie Kasiki, aux éditions Robert Laffont 1/2
Sophie Kasiki
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Sophie Kasiki est née en 1982 en Afrique subsaharienne. Elle a huit ans quand, au décès de sa mère, elle est envoyée en France chez sa sœur aînée, en région parisienne. Après ses études, devenue éducatrice, Sophie est chargée de l'aide aux familles....
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Sophie Kasiki, 33 ans, rencontre trois jeunes musulmans qui vont la convaincre de se convertir à l'islam puis de partir pour Rakka, capitale du groupe État islamique, avec son fils de 4 ans. Sur place, Sophie travaille dans un hôpital : on vient de tous les pays servir le califat... Mais Sophie refuse que son fils aille à l'école coranique : elle est frappée, séquestrée, puis envoyée en prison. Elle parvient à s'évader. Plusieurs fois, Sophie a joué sa vie et était prête à la perdre, mais la volonté de sauver son fils a été la plus forte. Extrait de "Dans la nuit de Daech" de Sophie Kasiki, aux éditions Robert Laffont 1/2

Deux semaines passent ainsi, où je lui écris tous les jours. Le manque est intolérable. Les communications sont difficiles, lorsqu’elle parvient à m’appeler, nous ne pouvons parler que quelques minutes avant que ça coupe, et son portable à elle ne répond jamais. Elle m’envoie des petits e-mails, parfois une photo de Hugo. Elle me parle de son travail à l’orphelinat mais elle ne répond à aucune question précise. Je la sens réticente, fuyante. J’ai peur qu’elle disparaisse totalement des radars. Je ne sais pas si elle me dit la vérité. Je ne sais que croire. Mais elle promet qu’elle va rentrer. Je m’y accroche.

Le 16 mars, je reçois son dernier message. Ensuite, plus rien. De nouveau, c’est le silence. Trois jours d’un silence intolérable.

Le 19, je reçois un message anonyme : « Oubliez votre femme et votre fils, ils sont dans l’État islamique et ils ne reviendront pas. »

Là, je deviens fou. La Syrie ? Daech ? Je ne les reverrai jamais. À moins que ce soit une connerie encore, de l’intox ? Comment savoir ? Je me torture.

Par le biais d’un ami d’enfance entré dans la police, je mets la main sur le numéro du standard de la DGSI et j’entreprends de les harceler. « Une femme française, un enfant ! Il faut m’aider ! Ils sont peut-être retenus prisonniers. »

À l’autre bout du fil, un homme pousse un profond soupir et me fait une réponse sans équivoque : « Vous allez arrêter de nous emmerder, cher monsieur, et nous laisser travailler. » Mais qui va pouvoir m’aider ? Est-il possible qu’on les laisse s’évaporer comme ça ?

Enfin, Sophie me rappelle. Je reconnais à peine sa voix. Elle chuchote, fébrile, elle parle à toute vitesse. « Calme-toi, parle plus fort. Je ne comprends rien. » Elle m’explique qu’elle a besoin de certificats médicaux qui imposeraient un rapatriement sanitaire en France. Aussitôt, j’appelle un médecin à qui j’explique toute l’histoire. Il rédige un certificat que je scanne et envoie sur la messagerie de Sophie. De nouveau, plus de nouvelles. Je n’ai rien compris à cette histoire de certificat.

Le 23 mars, Dounia Bouzar m’invite à une conférence qu’elle organise sur le thème du départ des jeunes Français pour la Syrie, porte de Pantin. Alors que j’entre dans l’auditorium, mon portable sonne. Je décroche immédiatement (je vis sous perfusion, mon téléphone est greffé au bout de ma main). Je me précipite hors de la salle et je réponds. La voix de Sophie est haletante. « On est à Rakka. Aide-nous… ils ne me laissent pas partir. » Et la communication s’interrompt.

C’est comme une explosion sous mon crâne. J’ai enfin la confirmation de ce que je craignais : ils sont en Syrie. Maintenant, je sais où. Ils sont vivants. C’est positif. Ils sont retenus. Ça l’est moins. Par qui ? Comment ? Où ? Elle n’a rien eu le temps de dire. Qu’est-ce que j’ai senti dans sa voix ? Du soulagement, le soulagement de tomber sur moi, que je décroche. Une grande fatigue aussi. Et, curieusement, une sorte de calme. Elle parlait vite, parce que les communications sont mauvaises et qu’un coup de fil est susceptible de s’interrompre à tout instant. Mais elle était calme.

Les gens vont et viennent autour de moi. Dans la grande salle, le séminaire suit son cours. Je regarde les visages dans l’assistance. Des familles blanches principalement, des petits Français comme moi dont il n’est pas difficile de deviner le drame. Une soeur, un frère, un fils. Ils ont tous perdu un proche inexplicablement devenu fou et parti porter la mort et la destruction pour le compte d’une organisation terroriste. Sur tous ces visages soucieux et attentifs je lis la même chose : l’incrédulité.

Dès que Dounia descend de l’estrade je me précipite vers elle et je lui raconte le coup de fil reçu à l’instant. Elle me présente un des participants, du ministère de l’Intérieur. Je lui explique tout. Il me donne quelques conseils. Mais tous, quand je prononce le nom de Rakka, ont le regard fuyant. Je sais ce qu’ils pensent. Je ne reverrai ni ma femme ni mon fils.

Je fais savoir à notre famille que Sophie et Hugo sont en Syrie. Tout le monde est sidéré. Chez la soeur de Sophie, le remède s’appelle prière. Ma belle-soeur chante, allume des bougies et cherche le soutien des siens au sein de l’Église. Elle a de la chance, mais ça ne fait pas revenir Sophie.

Je continue d’écrire, en espérant qu’elle reçoive mes e-mails. Je veux qu’elle sache que je pense à eux et que je me démène.

Je reçois un message où elle me dit qu’elle et Hugo vont bien, que personne ne les maltraite. Elle attend le moment de fuir.

Fuir ? Je les imagine dans Rakka dont je ne sais rien, dont je n’ai vu que des images terrifiantes. Ils n’auraient aucune chance.

À nouveau, je décide d’aller la chercher. Je pourrais me faire passer pour un converti moi aussi. Il suffirait que j’apprenne quelques sourates, des mots d’arabe, que je me fasse pousser les cheveux et la barbe. Évidemment, si on venait à soupçonner mon dessein, ce pourrait être dangereux, pour elle et pour moi. Je fantasme que je la sauve. Je suis désespéré. Le silence est insoutenable.

Extrait de "Dans la nuit de Daech" de Sophie Kasiki, publié aux éditions Robert Laffont,2016.  Pour acheter ce livre, cliquez ici

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Commentaires (4)
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pasdesp
- 17/01/2016 - 12:33
Dans la nuit de la France, Daesh + les alloc
N'oublions pas que tous ces "repentis" voudraient bien fermer la lumiere en Europe.
La compassion pour ces gens serait totalement déplacée. Ils ne peuvent pas se refugier derriere le "Je ne savais pas" chaque jour a lieu de par le monde un nouveau massacre.
A c'est vrai, ils étaient partis en mission humanitaire et fort de leur experience, ils l'appliquent comme au Bataclan par exemple
Semper Fi
- 17/01/2016 - 10:03
sans oublier....
... l'absence complète d'amour propre puisque non contente d'avoir fait preuve d'un aveuglement et d'une irresponsabilité insondables, vous trouvez en plus opportun d'écrire un bouquin racontant vos exploits ! Affligeant !
C3H5.NO3.3
- 16/01/2016 - 20:33
Pareil
Récit de la connerie ordinaire.
Ceci dit, il semble que les méthodes de recrutement des musulmans soient efficaces. Les curés devraient s'en inspirer.