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The Man Who Sold The World

David Bowie n'était pas seulement un génie artistique, il était aussi un très bon businessman

Publié le 12 janvier 2016
On reconnaît tous le génie musical et créatif de David Bowie, décédé cette semaine. Mais cette créativité s'exprimait aussi par des aventures entrepreneuriales audacieuses...
Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.
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On reconnaît tous le génie musical et créatif de David Bowie, décédé cette semaine. Mais cette créativité s'exprimait aussi par des aventures entrepreneuriales audacieuses...

David Bowie, décédé cette semaine, laisse derrière lui une fortune estimée à 230 millions de dollars - un montant très important, même pour un artiste pop très connu. En effet, il avait montré une très grande créativité non seulement dans les domaines de la musique, de l'art, de la mode et du cinéma, mais aussi de l'entrepeneuriat. 

Voici comment il l'a résumé dans une interview à la BBC, attirée à notre attention par Leonid Bershidsky et Mark Gilbert de Bloomberg :

Je voulais qu'on pense à moi comme quelqu'un de très à la mode, mais pas une mode moi-même. Je ne voulais pas être une mode, je voulais être l'instigateur de nouvelles idées. Je voulais attirer les gens vers de nouvelles idées et de nouvelles perspectives. Et donc, il fallait que je contrôle tout autour de ça. Et donc je me suis centré, et j'ai décidé d'utiliser le moyen le plus facile pour lequel commencer, c'est-à-dire le rock and roll, et de rajouter des morceaux par-ci par-là au fil des années, jusqu'à ce qu'à la fin, j'étais mon propre média.

On voit donc que la vie et la carrière de Bowie procédait d'une véritable vision stratégique, qui prenait donc évidemment en compte les aspects économiques. Voici quelques exemples de ses innovations : 

  • En 1996, Bowie a été le premier artiste à lancer une chanson, "Telling Lies," exclusivement sur le web--et nulle part ailleurs. Ce qui fut une innovation majeure, et un succès, car "Telling Lies" a vendu plus de 300 000 exemplaires en ligne, un phénomène pour l'époque. Bowie a toujours été pionnier avec les nouvelles technologies : il fut un des premiers à vendre des CD-ROM multimédia avec sa musique, et en 1997 il a transmis un concert à Boston en direct sur le web, comme le rappelle Claire Brownell du Financial Post.

  • En 1997, Bowie a même été un innovateur financier, en lançant des "Bowie Bonds", plaçant des obligations sur le marché en échange de revenus futurs de son catalogue musical, afin de racheter les droits de sa musique, qui lui avaient été pris par un manager peu scrupuleux--à une époque où il s'intéressait plus à la cocaïne qu'au business... Il a ainsi anticipé la vague de la titrisation qui a tant fait parler d'elle en finance depuis les années 2000.

  • En 1998, Bowie a même lancé BowieNet, un fournisseur d'accès à Internet, qui donnait à tout le monde une adresse email en @davidbowie.com. Si le côté accès internet était un marqueur de la première bulle internet, BowieNet a d'autre manières anticipé la vague des réseaux sociaux, car les membres de BowieNet pouvaient construire leurs propres pages et échanger des forums, en plus d'avoir accès à de la musique et des interviews exclusives. Pour promouvoir BowieNet, Bowie a même lancé en 2000 Bowiebanc, une banque à son nom, qui n'a pas marché.

​Toute la carrière de Bowie a été marquée par sa capacité à anticiper et à créer les tendances. C'était vrai pour l'art, mais c'était également vrai pour le business. Il nous manquera énormément.

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Anguerrand
- 13/01/2016 - 06:27
Est on obligé d'aimer Bowie ?
Les medias n'avaient plus grand chose à se mettre sous la dent, alors on nous sert du Bowie à longueur d'info. Désolé mais je n'ai pas compris ou se situait le " génie" de cette chose bizarre, si on veut bien m'expliquer, je n'affirme pas que mon opinion prévaut ce qui ne semble pas être le cas général, mais si on pouvait enfin passer à autre chose.....
pale rider
- 12/01/2016 - 23:22
Vous avez raison Bowie était un véritable
Créatif . Et oui il manquera énormément.
jurgio
- 12/01/2016 - 14:07
Il n'y a pas aujourd'hui de génie artistique
sans qu'il soit doublé d'un génie des affaires.