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Pourquoi la France prend un gros risque en ignorant les rebelles autres que ceux de l’Etat islamique en Syrie

Publié le 25 décembre 2015
Un think tank britannique affirme que plus de la moitié des rebelles syriens sont sympathisants des idées de l'EI. Arc-boutée sur sa volonté de se focaliser uniquement sur ce dernier, la France prend un risque en laissant se développer une situation explosive. Par ailleurs, un changement de politique ne sera pas simple à opérer.
Guillaume Lagane
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Guillaume Lagane est spécialiste des questions de défense.Il est également maître de conférences à Science-Po Paris. Il est l'auteur de  Questions internationales en fiches (Ellipses, 2013 (deuxième édition)) et de Premiers pas en géopolitique ...
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Un think tank britannique affirme que plus de la moitié des rebelles syriens sont sympathisants des idées de l'EI. Arc-boutée sur sa volonté de se focaliser uniquement sur ce dernier, la France prend un risque en laissant se développer une situation explosive. Par ailleurs, un changement de politique ne sera pas simple à opérer.

Le think tank Centre on Religion and Geopolitics assure que 60% des rebelles syriens opposés à Bachar el-Assad sont sympathisants des thèses de l'Etat islamique. La France prend-elle un risque en ne se focalisant que sur l’EI, à l’heure où près de 65000 combattants seraient prêts à créer un "nouvel" Etat islamique en cas d’échec du premier ?

Guillaume Lagane : Si c’est un risque, c’est un risque qui est calculé car on fait aujourd’hui une distinction assez nette entre l’Etat islamique, qui a un programme très radical à la fois sur le plan religieux mais aussi territorial puisqu’ils veulent créer un Etat à partir de la Syrie et de l’Irak, et les autres composantes de la rébellion syrienne qui ont un programme essentiellement limité, à savoir le départ de Bachar el-Assad et le renversement du régime. Après, cela reste un risque évidemment, puisqu’au sein de cette rébellion existent des tendances assez diverses : une tendance laïque, une tendance islamiste salafiste et une tendance très radicale avec notamment le Front al-Nosra qui est affilié à Al-Qaïda.

Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer que tant de combattants opposés au régime de Damas soient aussi radicalisés ?

Fondamentalement, le régime de Bachar el-Assad est un régime baassiste fondé sur une idéologie nationaliste et laïque et qui en pratique a favorisé la minorité alaouite, une dissidence du chiisme. Donc la majorité de la population syrienne, qui appartient à l’islam sunnite, s’est sentie marginalisée et oppressée par le régime. Cela a naturellement nourri une opposition plus islamiste que laïque. On se souvient qu’en 1982, il y a eu une première insurrection contre le régime du père de Bachar el-Assad, Hafez el-Assad, qui a été sévèrement réprimée. Lorsque le Printemps arabe a commencé en 2011 et que les manifestants se sont armés à la suite de la répression, il y a eu là aussi une tendance à se tourner vers l’idéologie islamiste, qu’elle soit inspirée par les Frères musulmans ou par d’autres groupes. Il y a enfin un dernier facteur depuis 2013 et le refus des Etats-Unis d’intervenir contre le régime de Bachar alors qu’il avait franchi la ligne rouge en utilisant des armes chimiques. Les groupes rebelles ont eu tendance à abandonner les groupes parrainés par les Occidentaux, en particulier l’Armée Syrienne Libre (ASL), pour se tourner vers les Etats qui continuaient à les financer : la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, des Etats qui favorisaient plutôt l’idéologie islamiste. Il y a donc eu une forme de réalisme de ces groupes sur le terrain pour obtenir des financements et des armes.

Quel est aujourd’hui le rapport de force entre les différentes branches de l’opposition syrienne ?

C’est difficile d’avoir une idée très nette. On a des informations qui sont souvent contradictoires car c’est un pays qui est à la fois très observé mais également inconnu. Le sentiment qu’on a, c’est qu’au sein de l’opposition modérée vous avez une branche historique, l’Armée Syrienne Libre, qui est numériquement plus faible que les autres mais bien armée puisque les Occidentaux et leurs alliés régionaux (Turquie et Arabie Saoudite) lui fournissent des armes, en particulier des systèmes anti-chars. Ensuite, vous avez la branche la plus dynamique qui est formée par les groupes islamistes et salafistes, en particulier le groupe Ahrar al-Sham constitué d’environ 40 000 combattants et qui semble important notamment dans la région d’Alep. Enfin, vous avez le Front al-Nosra, le groupe le plus radical, qui est un groupe affilié à Al-Qaïda et dont les membres sont moins nombreux que ceux d’Ahrar al-Sham mais sont réputés pour leur ardeur au combat. Tous ces groupes s’accordent tactiquement sur le terrain, mais il peut y avoir des gros problèmes de coordination avec parfois des affrontements. C’est ce qui nourrit la faiblesse de l’opposition syrienne par rapport à des groupes très structurés comme l’Etat islamique.

D’un point de vue politique, François Hollande peut-il officiellement se permettre de changer de stratégie envers l’opposition syrienne, notamment depuis le 13 novembre ?

De facto, il y a eu quand même une évolution dans le sens où en 2011 la France a pris une position très en pointe contre Bachar el-Assad en reconnaissant la structure politique qui représente l’opposition modérée, en particulier la branche ASL qui s’appelle le Conseil national syrien, et en exigeant le départ de Bachar el-Assad. La France a aussi été en pointe en 2013 au moment d’intervenir contre le régime, mais elle n’est finalement pas intervenue après l’abandon des Etats-Unis. Aujourd’hui, avec les attentats du 13 novembre, il y a eu une évolution assez nette en faveur d’un rapprochement avec la Russie et avec Bachar el-Assad, dont on ne demande plus le départ préalable mais qui suivrait un processus négocié, et puis avec la priorité qui est accordée à la lutte contre l’Etat islamique qui, dans le contexte syrien, même s’il y aurait beaucoup à dire sur l’Etat islamique, faisait quand même partie de l’opposition. Donc c’est vrai qu’il y a eu une évolution très nette de la France. Est-ce que cela pourrait aller jusqu’à un abandon de l’opposition modérée ? Pour l’instant c’est un peu prématuré. Cela signerait un changement complet de politique de la France. Cela serait quand même difficile à faire accepter aux alliés régionaux de la France, je pense notamment à l’Arabie Saoudite, qui est l’un de nos grands partenaires, au Qatar, etc. Et puis surtout, cela ne règlerait probablement pas la crise syrienne. La France n’est pas seule et n’est pas le parrain principal de ces groupes, donc un revirement politique aurait un impact sur le terrain limité par rapport à la marge de manœuvre d’acteurs comme la Turquie, les Etats-Unis ou encore l’Arabie Saoudite.

En cas de reconnaissance de la menace potentielle que représente l’opposition syrienne, peut-on dire que la Russie gagnerait le bras de fer stratégique qui l’oppose entre autres à la France et les Etats-Unis, elle qui ne se contente pas de frapper uniquement Daesh ?

Tout à fait. Une reconnaissance du danger que constitue l’opposition modérée reviendrait à endosser la vision du conflit qu’ont eu les Russes depuis 2011, et qui est aussi celle du régime syrien. Pour eux, toute opposition est constituée par des groupes terroristes à composante islamiste. Depuis 2011, le régime et la Russie n’ont eu de cesse de mettre en garde contre l’extrémisme des groupes armés qui constituent l’opposition. D’une certaine manière ils ont eu raison pour ce qui est de l’Etat islamique, même si là aussi on voit bien qu’il y a eu une sorte de prophétie auto-réalisatrice. On sait que le régime a libéré certains détenus très islamistes pour renforcer cette composante radicale de l’opposition parce que cela lui permettait de légitimer son discours. Et puis on a bien vu que depuis l’intervention de la Russie il y a quelques mois, elle cible plus les groupes d’opposition dits modérés que les groupes liés à l’Etat islamique parce que finalement ils sont un peu le troisième protagoniste qu’il faut éliminer pour arriver à une sorte de tête-à-tête entre le régime et l’Etat islamique qui rendra le soutien à Bachar el-Assad inéluctable de la part des Occidentaux.

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Commentaires (8)
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campinois
- 23/12/2015 - 10:14
ah ! si un "think tank" britannique l'a dit...
La Grande-Bretagne n'a plus de politique étrangère depuis 1956 et la crise de Suez. Depuis, elle s'aligne sur les Etats-Unis, même lorsque ceux-ci ont une politique délirante, meurtrière, stupide, décrédibilisée et, pire de tout contre-productrice. Nous payons aujourd'hui les résultats de la politique US en Israel-Palestine d'une part, et surtout l'invasion de l'Irak en 2003.
Aussi ce n'est pas au UK que j'irais chercher l'inspiration si j'étais vous. En plus votre titre est un peu racoleur, puisqu'en définitive l'article conclut à la nécessité de continuer à aider l'ASL si on veut conserver une alternative à Daesh et Assad.
Gordion
- 23/12/2015 - 05:15
@Marie-E, @Goethe379
Oui, mais je pense que la partie est définitivement perdue pour les Chrétiens d'Orient, qui ont, malheureusement, vocation à quitter ces régions sous la pression d'autres communautés instrumentalisées par les grandes puissances, je pense aux Kurdes notamment. Les Kurdes ont expulsés des Chrétiens de leurs bastions, quant ce n'était pas les islamistes. La communautarisation - où si vous préférez l'épuration ethnique - est en marche dans cette région.
vangog
- 23/12/2015 - 01:58
Les peuples Syriens ont vocation à vivre dans le pays
de leur enfance, de leurs traditions, de leur culture. Tous ceux qui s'y opposent, trotskystes immigrationnistes, mafieux opportunistes, catho-gauchistes naïfs, sont victimes d'une erreur historique qu'ils paieront cher...les peuples européens commencent à comprendre l'absurdité de ce choix sans destin et refluent insensiblement. Mais n'est-il pas trop tard, après tant de mal fait aux équilibres du monde?...