En direct
Best of
Best of du 21 au 27 mars
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Europe
Covid-19
Pour les aider à faire face à l'épidémie, le Portugal régularise tous ses sans-papiers
il y a 6 heures 29 min
pépites > Europe
Allemagne
Le ministre des Finances du lander de Hesse retrouvé mort sur une voie ferré
il y a 10 heures 47 min
décryptage > Santé
Coronavirus

Covid-19 : la stratégie sanitaire française est-elle efficace ? Analyse comparée des résultats par pays

il y a 12 heures 14 min
décryptage > Histoire
Bonnes feuilles

Adrien Loir : une vie à l’ombre de Pasteur

il y a 13 heures 27 min
décryptage > Culture
Atalntico - Litterati

Le chercheur d’art

il y a 13 heures 40 min
décryptage > International
Moyen-Orient

Crise du coronavirus ou pas, la guerre par proxy entre l’Iran et les Etats-Unis continue en Iraq

il y a 13 heures 57 min
décryptage > Politique
Coronavirus

Julien Aubert : « En 1914, l’Union sacrée n’empêchait pas la classe politique de s’opposer sur la manière de mener la guerre »

il y a 14 heures 29 min
pépites > France
Covid-19
Coronavirus : décès de l'ancien ministre Patrick Devedjian
il y a 14 heures 51 min
Régal pour les papilles
Le marché de Rungis va proposer un service de vente en ligne et de livraison suite au confinement
il y a 20 heures 20 min
pépite vidéo > Science
"Star mondiale" de la microbiologie
Hydroxychloroquine : Didier Raoult dévoile une autre étude qui divise à nouveau la communauté scientifique
il y a 1 jour 2 heures
pépites > France
Augmentation
L'amende pour non-respect du confinement passe à 200 euros
il y a 9 heures 22 min
pépite vidéo > Politique
Souvenirs
Quand Patrick Devedjian passait une soirée endiablée à l'université d'été des jeunes UMP
il y a 11 heures 43 min
décryptage > Santé
Tribune

Dramatique pénurie de matériel de protection, appel à tous les Français

il y a 13 heures 9 min
décryptage > Politique
Colères jupitériennes

Et maintenant voici Emmanuel la - menace - : « on se souviendra de ceux qui n’auront pas été à la hauteur » !

il y a 13 heures 34 min
décryptage > France
Société

L'administration française, si souvent indifférente à la protection des citoyens

il y a 13 heures 48 min
décryptage > Politique
Coronavirus

Alain Madelin : "Les citoyens ont raison d’exprimer leur défiance pour contraindre les autorités à l’action"

il y a 14 heures 13 min
décryptage > Santé
Mythe et réalité

Crise sanitaire : non le secteur public n’a pas été abandonné ces dernières années. La preuve par les chiffres

il y a 14 heures 46 min
décryptage > Politique
Politique

Covid-19 : Face au feu de la critique, Philippe ajuste le tir, Macron ne change rien

il y a 15 heures 5 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le bon sens" de Michel Bernard : un récit imprégné de la vie de Jeanne d’Arc

il y a 20 heures 43 min
pépite vidéo > Santé
Pédagogie et mobilisation du gouvernement
Coronavirus : retrouvez l’intégralité de la conférence de presse d’Edouard Philippe et d’Olivier Véran
il y a 1 jour 3 heures
© Reuters
© Reuters
Fermer les yeux rend aveugle

Crise identitaire : l’aveuglement de la gauche nuit gravement à la sécurité nationale

Publié le 28 novembre 2015
Voilà un tabou que la gauche aurait préféré ne jamais avoir à briser. La question de la fracture identitaire, lancinante depuis près d’une décennie et qu’elle a longtemps tenté d’évacuer, est revenue comme un boomerang à la faveur des attentats commis vendredi 13 novembre, ainsi qu’en janvier dernier, par des terroristes de nationalité française. Après avoir manqué le rendez-vous de l’ « après-Charlie », la gauche ne peut aujourd’hui faire l’économie d’une profonde remise en question sur un sujet déterminant pour l’avenir de notre société.
Anthony Escurat est directeur des études de Nouveau Cap (think tank du MEDEF). Il est l'auteur de « Fiscalité locale des entreprises : un échec français » pour Nouveau Cap (mars 2019, 156 pages) et de « Le lobbying : outil démocratique » pour la...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Anthony Escurat
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Anthony Escurat est directeur des études de Nouveau Cap (think tank du MEDEF). Il est l'auteur de « Fiscalité locale des entreprises : un échec français » pour Nouveau Cap (mars 2019, 156 pages) et de « Le lobbying : outil démocratique » pour la...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Voilà un tabou que la gauche aurait préféré ne jamais avoir à briser. La question de la fracture identitaire, lancinante depuis près d’une décennie et qu’elle a longtemps tenté d’évacuer, est revenue comme un boomerang à la faveur des attentats commis vendredi 13 novembre, ainsi qu’en janvier dernier, par des terroristes de nationalité française. Après avoir manqué le rendez-vous de l’ « après-Charlie », la gauche ne peut aujourd’hui faire l’économie d’une profonde remise en question sur un sujet déterminant pour l’avenir de notre société.

Qu’on l’observe à travers des lunettes partisanes ou non, un constat s’impose aujourd’hui avec la plus grande acuité : comme les deux faces d’une même pièce, bon nombre de nos compatriotes ne se considèrent pas Français tandis qu’une autre partie ne se sent plus en France. À ces deux camps retranchés, à ces deux mondes qui cohabitent sans vivre ensemble, la gauche – sur la défensive – n’a jusqu’alors apporté aucune (bonne) réponse. En dépit du discours martial prononcé par François Hollande devant le Congrès (transgressant nombre de totems de sa famille politique), le Parti socialiste ainsi que les Verts et le Front de gauche ont ostensiblement abandonné à la droite et à l’extrême droite la question identitaire, pourtant au cœur des enjeux. Plus qu’inaudible, la gauche n’a semble-t-il rien à dire. Misère.

Enfermée dans sa propre prison doctrinaire post-soixante-huitarde, la gauche a longtemps préféré – et préfère encore – geler tout débat sur l’identité et l’idée même de nation. Au motif que ce débat ne serait plus adapté à un monde globalisé et qu’en parallèle il renverrait aux « heures sombres » du XXème siècle, persuadée d’incarner le « camp du bien », elle a ainsi verrouillé à double tour les portes de la réflexion, et ce sans se priver d’exercer une police zélée de la pensée envers tout discours suspecté d’excès nationaliste ou d’obsession identitaire. Muée en procureur (arrogant) de la vertu, elle n’a eu de cesse de distiller dans les esprits la terreur du politiquement correct. Et tant pis s’il fallait jeter un voile sur la réalité !

Plus cyniquement, si la gauche a préféré l’omerta sur ces crispations qui envahissent l’Hexagone depuis le début des années 2000, c’est qu’au-delà du malaise – pour ne pas dire du vide – idéologique manifeste se cache en réalité un fonds de commerce électoral important sur lequel elle a prospéré mezzo voce. En effet, longtemps, les quartiers populaires où se conjuguent souvent mal d’appartenance et parfois même sentiment anti-français – terreaux fertiles des extrémismes – ont été politiquement corsetés par l’ensemble des franges de la gauche, du rouge vif au rose pâle. Longtemps, sur l’autel des équations électoralistes les plus viles, la « gauche plurielle » a courbé l’échine face aux poussées communautaires, faisant tomber une à une les digues soutenant l’édifice républicain. Sur cette démission coupable, elle a ainsi bâti sans vergogne ses succès électoraux locaux comme nationaux ; 86% des Français de confession musulmane ayant par exemple voté pour François Hollande en 2012 selon l’INSEE.

Comme l’a révélé au grand jour en 2011 une étude du think tank Terra Nova (proche du PS), la gauche de gouvernement a, depuis les années Mitterrand, pris sur la pointe des pieds ses distances avec le monde ouvrier pour se recentrer sur les questions sociétales et la défense des minorités ; passant grosso modo de la lutte des classes à un militantisme ethnoculturel. Une stratégie électoralement payante mais, in fine, réalisée au détriment et de la majorité de la population hexagonale et des minorités elles-mêmes, dont elle se dit être pourtant tantôt le bouclier, tantôt le porte-parole. En effet, à des slogans aussi cosmétiques que lénifiants vantant sa lutte pour l’ « égalité des chances » ou encore la « justice sociale » (quel quidam serait contre !), la gauche a en réalité opposé des discours aux accents néocoloniaux, confondant avec autant de laxisme que de cynisme tolérance et condescendance, compassion et sujétion.

Moralité, en proposant à son « public » une vision à géométrie variable de la République, elle a fait des habitants des banlieues – et plus précisément des Français issus des dernières vagues d’immigration – moins des citoyens à part entière et éclairés que de simples électeurs béotiens et assignés à résidence, à flatter plutôt qu’à responsabiliser. En les confinant (physiquement) dans des quartiers symboles – n’en déplaise aux belles âmes – davantage du « vivre-entre eux » que d’un fantasmé « vivre-ensemble » et (moralement) dans une posture victimaire aussi aliénante que mortifère, elle a inlassablement semé les graines assassines de la sécession, laissant pousser les herbes folles du communautarisme. Car s’il est certain que les valeurs républicaines ne s’arrêtent pas aux portes des cités HLM, la gauche a quant à elle déroulé le tapis rouge aux revendications catégorielles ; des plus légitimes aux plus inacceptables. Du « gouvernement par la rue », elle est ainsi passée au « gouvernement par la minorité », le mépris et l’irresponsabilité en plus.  

Dès lors, grisée par son hégémonie électorale et sous prétexte de ne pas froisser le camp des « opprimés », elle n’a cessé de jouer à l’apprentie sorcière, le catéchisme des bons sentiments en bandoulière. Maquillant son renoncement et son clientélisme sous un épais brouillard d’acronymes (ZEP, ZUS, CUCS, etc.), c’est elle qui, pourtant si prompte à dénoncer les moindres sorties de route verbales de ses adversaires, a dans la pratique détricoté maille par maille la notion même de République. Une bombe à retardement dont, sans en être l’artificier, la gauche a incontestablement tenu la mèche.

Dans le contexte actuel si particulier, sans qu’elle ne détienne l’apanage de la responsabilité des tensions identitaires, la « gauche morale » ne peut plus aujourd’hui se dédouaner face à ses propres échecs. Moins colombe que faucon, elle paie ainsi le prix de n’avoir su proposer qu’une République alternative et low cost à ses supporters, périphérique et quasi-hermétique à la communauté nationale. Plus autruche que lynx, elle s’est rendue coupable d’avoir observé les angoisses et les dérives de la société française avec les œillères de celui qui refuse d’affronter la réalité. Résultat, elle n’a pas saisi les ressorts du mal-être identitaire frappant les différentes couches de la population, et ce au sein même de ses propres citadelles électorales, aujourd’hui lézardées. De surcroît, en vouant aux gémonies ceux qui dans son camp (Malek Boutih & Co) se sont efforcés bon gré mal gré de tirer la sonnette d’alarme, elle a fait montre d’un déni suicidaire ; oubliant qu’elle ne dispose – comme toute formation politique – d’aucune assurance-vie. Les effroyables attentats qui ont émaillé le début et la fin de l’année 2015 résonnent dès lors comme une ultime sommation à son endroit.

Ce faisant, à la lumière blafarde de l’horreur, de cette cécité coupable peut encore naître la clairvoyance du repenti. Dans un débat bien trop souvent binaire – qu’elle a elle-même longtemps entretenu face à la droite et à l’extrême droite – la gauche dispose aujourd’hui d’un espace pour porter une troisième voie ; supposant qu’elle s’extraie enfin de la nasse idéologique plus que jamais démonétisée dans laquelle elle est actuellement enfermée. Délestée de son tropisme multiculturaliste dévastateur, dépoussiérée de la vulgate un peu jaunie d’un « vivre-ensemble » dont la vacuité fait le miel de ses adversaires et s’affranchissant de la dichotomie actuelle (façon good cop/bad cop), cette nouvelle voie érigerait en horizon indépassable un républicanisme droit dans ses bottes, intransigeant face aux entorses portées aux fondements du roman national (laïcité comprise) et, en parallèle, attentif à ne jamais claquer la porte de l’Hexagone au nez de l’Altérité. En d’autres termes, proclamer sans rougir la préséance de la culture française sans pour autant tomber dans le piège de l’acculturation. Émanciper chaque citoyen tout en se prémunissant contre la tyrannie de la minorité. Défendre une République forte, mais jamais repliée sur elle-même. Responsabiliser sans jamais stigmatiser. En bref, refermer la parenthèse de mai 68 et renouer avec l’esprit de la gauche de Jaurès ou de Clémenceau, attachée alors à la double idée mêlée de nation et de communauté de destins.

Dans un contexte de « guerre » sur fond de crise identitaire généralisée, face aux discours bien trop souvent manichéens (donc inopérants) du bloc de droite, la gauche – aujourd’hui aux responsabilités – a le devoir impérieux de sortir de son déni en s’emparant une fois pour toute de la question de l’identité nationale ; seul moyen de réconcilier les Français avec eux-mêmes. À condition qu’elle procède d’abord (enfin) à son propre inventaire. Ce qui semble presque le plus compliqué…

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (12)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
tchoupette
- 30/11/2015 - 00:36
solution paradoxale
Entendue au JT de 13h sur tf1, samedi : la solution pour éviter la radicalisation, c'est mettre l'arabe à la place de l'anglais, en seconde langue, en primaire puis au collège. Si, je vous assure, ce n'est malheureusement pas une blague !!!!! Ça permettrait de commercer avec les pays du Magreb .... Faut se pincer pour y croire....
BOCE64
- 29/11/2015 - 10:24
vote de droite /vote de gauche
Prenez une personne qui n'a pas d'opinion particulière,
Elle choisira la gauche ... plus facile, l'amour du prochain, solidarité, pas de lien avec la "richesse" etc;
Mais pour voter à droite, il faut une conviction !
Et la défendre devant ses amis ou autre et là
Tu passe pour un sans coeur, un libéral, un facho dans le pire des cas.
Regardez les artistes qui ont soutenus Sarko ... pchittt leurs carrières, pour ceux qui n'étaient pas encore bien installés.
Et regardez Éric Brunet, le journaliste qui a osé ce dire de droite... il fait tache! Parmis ce petit monde!
Quand je pense que certain dise que les medias sont de droite .....
Rdv en 2017 ... Hollande va repasser car le peuple français a la mémoire courte !
Qui se souvient de Urba et autre affaire de gauche
Qui se souvient des nationalisations
Enn1981 les caisses de l'état etaient pleine, 3 ans plus tard 2, 5 millions de chomeurs et depuis cela ne baisse pas .
De 1997 à 1999 jospin a eu une croissance de + de 4% et il a créé que des postes de fonctionnaires.
En 2002 la droite n'a pas repondu face à la gauche pour le "front républicain" lol moi perso c'est la seul fois ou je n'ai pas été voter.
BOCE64
- 29/11/2015 - 09:57
bonne analyse
Il manque le fait que :cela c'est passé avec l'aide des médias qui à chaque occasion a fait passé la droite pour des fachos ou des ultras libéraux (comme ils disent)
et la betise du peuple ...