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Troisième voie

Mise en place d'une "habilitation" des imams : en quoi la pratique de l'islam remet en question le "pacte laïque" français

Publié le 24 novembre 2015
Suite aux attentats du 13 novembre, le Conseil français du culte musulman annonce la mise en place d'une "habilitation" des imams. "Le temps de l'action est venu, les musulmans de France prendront part" au combat, a déclaré Anouar Kbibech, le président du CFCM. Après le concordat de 1801 et la loi de 1905, la France, bouleversée par l'émergence des problématiques liées à l'islam, est-elle sur la voie d'un 3ème modèle de laïcité ?
Christophe Bellon
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Christophe Bellon est Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université catholique de Lille. Membre correspondant du Centre d’histoire de Sciences Po Paris, il est l'auteur de nombreux travaux sur l’histoire politique et parlementaire...
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Suite aux attentats du 13 novembre, le Conseil français du culte musulman annonce la mise en place d'une "habilitation" des imams. "Le temps de l'action est venu, les musulmans de France prendront part" au combat, a déclaré Anouar Kbibech, le président du CFCM. Après le concordat de 1801 et la loi de 1905, la France, bouleversée par l'émergence des problématiques liées à l'islam, est-elle sur la voie d'un 3ème modèle de laïcité ?

Les premières années du XXIème siècle échapperont-elles à une réforme de la laïcité ? Après 1801 et 1905, les Français connaîtront-ils un troisième modèle laïque ? Car, sur ce sujet, la France semblerait vouloir s’adapter à chaque nouveau siècle.

Premier cadre durable de notre laïcité, même si le terme n’est pas encore forgé : le Concordat de 1801. Portalis, expert ès cultes, convainc alors Bonaparte que l’Etat moderne ne pourrait être bâti sur le sable mouvant des tensions religieuses nées à l’époque révolutionnaire. Il faut, au préalable, les apaiser. Le texte élaboré et ses articles organiques sont donc conçus comme "un ciment social", après la "brèche" de 1789.  

>> Lire également : La France peut-elle s’en sortir sans organiser des Etats généraux de la nation française ?

Le cadre concordataire est certes fidèle aux apports de la période révolutionnaire, et notamment à la dissociation entre la confession et la citoyenneté, car "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses". Il n’en est pas moins novateur : plus de religion d’Etat donc, mais des cultes "reconnus", financés sur fonds publics, l’Etat gardant un contrôle sur les Eglises. Le cadre concordataire, malgré des tensions avec les cultes dits "minoritaires", notamment avec les protestants, traversera sans rompre les divers régimes politiques du XIXème siècle. Il résistera plus de cent ans.

Les premières mesures laïques de la Troisième République bousculent cette logique : "Le cléricalisme, voilà l’ennemi !", lance Gambetta, dès 1877.  Les lois Ferry, relayées par des républicains dont l’anticléricalisme est d’abord une arme électorale, poussent à l’affrontement des deux France, la catholique contre la républicaine. La législation anticongréganiste, dans le contexte enflammé de l’Affaire Dreyfus, aura raison d’un équilibre séculaire qui, à l’orée du nouveau siècle, n’est plus que l’ombre de lui-même. La séparation des Eglises et de l’Etat, notre deuxième modèle laïque, est adoptée à la fin de l’année 1905.   

Conjuguant, également, fidélité et adaptation, ses fondements vont faire la preuve, avec le temps, d’une véritable robustesse et d’une grande souplesse. Ce "pacte laïque" présente une nouveauté indiscutable : la République ne reconnaît plus aucun culte ; de fait, elle ne les salarie plus. Mais, dans le même temps, parce que la Séparation vise la modération pour assurer sa durée, elle s’inscrit dans une forme de fidélité au régime précédent : la République assure la liberté de conscience - cela est conforme aux revendications de tous les républicains, avancés et modérés -, et elle garantit le libre exercice du culte. Si un édifice cultuel restait fermé pour une raison ou une autre, l’Etat serait responsable de son dysfonctionnement. Au nom d’une autre logique que la loi de 1905 emprunte au cadre concordataire : le respect de l’ordre public. Malgré la querelle des Inventaires, l’équilibre laïc est ainsi assuré pour longtemps. A l’image du Concordat de 1801, la Séparation de 1905 s’inscrit comme la solution de pacification à un conflit violent. Aristide Briand, rapporteur du projet de loi à la Chambre des députés, décline avec succès la philosophie laïque qui s’apprête à traverser le siècle : "Toutes les fois que l’intérêt de l’ordre public ne pourra être légitimement invoqué, dans le silence des textes ou dans le doute sur leur exacte interprétation, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur."

Pour les décennies à venir, seule la question scolaire pimentera les rapports entre religion et société. Jusqu’à ce que l’Etat redécouvre la nécessité de réagir à la question religieuse, avec les nouvelles problématiques posées à une société se déchristianisant, et avec l’émergence d’un islam mis à l’épreuve de la laïcité : deux lois dites de "prohibition" - celles des 15 mars 2004 et 11 octobre 2010 – dites lois sur "le voile" et sur "la burqa" ; soutien à l’enseignement du fait religieux à l’école ; charte de la laïcité ; promotion de la politique de l’affirmative action. La puissance publique a donc fait le choix d’une intervention, mais qui ne règle pas tout : quid de la formation des imams, de la construction des mosquées, de l’autorisation des carrés confessionnels ? Jusqu’à la récente affaire des "jupes longues" interdites dans certains établissements scolaires.

La France et son deuxième modèle de laïcité seraient-ils au bord du divorce, après un nouveau siècle de vie commune ? Alors que le thème de l’identité nationale revient dans le débat public, ce sera très probablement la grande question du moment électoral de 2017.

Article publié le 4 mai 2015 sur Atlantico et mis à jour.

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Commentaires (1)
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RBD
- 24/11/2015 - 21:49
dans le marbre ?
Au moins est-il rappelé que dans son texte, la loi de 1905 est grandement le produit d'une époque, comme la constitution de 1958. La pratique a pu évoluer, et montrer qu'en fin de compte ces cadres si nouveaux en leur temps étaient souples.