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Une rue de Molenbeek.
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Saint-Denis, Molenbeek ou ailleurs… Comment les djihadistes parviennent à échapper à l’attention ou aux dénonciations de leurs voisins, famille et amis

Publié le 20 novembre 2015
De nombreux jeunes partent en Syrie ou commettent des actes de terrorisme sans que leur famille en ait perçu les signes avant-coureurs. Malgré tout, le Procureur de Paris a annoncé mercredi 18 novembre que l'appartement de saint-Denis avait été localisé sur la base d'un témoignage.
Diplômé de l'école X-Mines, Philippe d'Iribarne est directeur de recherche au Cnrs, spécialisé dans la diversité des cultures politiques. Auteur de quatorze ouvrages, dont L'islam devant la démocratie (Gallimard, 2013), il a notamment...
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De nombreux jeunes partent en Syrie ou commettent des actes de terrorisme sans que leur famille en ait perçu les signes avant-coureurs. Malgré tout, le Procureur de Paris a annoncé mercredi 18 novembre que l'appartement de saint-Denis avait été localisé sur la base d'un témoignage.

Atlantico : Les kamikazes identifiés lors des attaques du 13 novembre mettent à nouveau en lumière la difficulté des proches à déceler leur processus de radicalisation. Le numéro vert mis en place pour les signalements de radicalisation n'a pas eu le succès attendu, à cause justement de cette difficulté à réaliser qu'il n'y a pas de saut vertigineux entre un musulman modéré et un islamiste qui passe à l'acte. Comment peut-on analyser la difficulté des proches de djihadistes à voir tout ce chemin de radicalisation ?

Philippe d’Iribarne : Les consignes que reçoivent ceux qui sont prêts à s’engager dans des actions terroristes sont, de plus en plus, de ne pas se faire remarquer, de ne surtout pas apparaître comme des radicaux. Dans cette perspective, ce qui peut tromper l’ennemi, faire la fête, et même boire de l’alcool peut être vu comme licite. Dans ces conditions, le processus de radicalisation reste masqué et est loin d’être facile à déceler, même par les proches.

Hayette Hamidi : Le chemin de la radicalisation est brutal et fulgurant. La sidération est une nouvelle fois absolue lorsque l’on apprend l’identité des terroristes. Ceux qui ont perpétré ces crimes d’une horreur inouïe sont... Français… encore…Nés sur notre territoire, passés par les écoles de la République, soignés dans nos hôpitaux, ils ont grandi dans nos quartiers… Ils étaient connus des services de police et de justice, violents, condamnés, surveillés… Et pourtant ils ont échappé à la vigilance de leur famille. Leur entourage pourrait nous apparaître comme complice, à tout le moins responsable d’un aveuglement extrême…Permettez-moi un parallèle : aucun parent ne peut anticiper le suicide de son enfant et personne ne pourrait reprocher aux proches de ne pas avoir vu, de ne pas avoir su anticiper, de ne pas avoir trouvé les mots pour aider…La radicalisation extrême, le départ pour l'étranger et le passage à l’acte : c’est un suicide. Le monde violent dans lequel ils ont grandi les a façonnés ; aujourd’hui ils parent leur violence d’un nouvel apparat : la religion. Ce n’est pas la difficulté des proches des djihadistes qui est inquiétante : c'est la difficulté des renseignements généraux dont c’est le métier, dont c’est la spécialité, dont c’est la responsabilité, qui est gravissime. Les professionnels nous avaient pourtant alertés sur leurs moyens totalement insuffisants. Juge, général, syndicat de police, ils avaient les mêmes revendications : nous avons les compétences mais plus assez de capacités pour agir.

Il y a dans la conscience collective une dichotomie qui place d'un côté les "bons et gentils" musulmans, et de l'autre les méchants qui soutiennent les actes djihadistes, mais n'existe-t-il pas un "entre-deux" ? Une sorte de zone grise comme l'évoquait Tony Blair ?

Philippe d’Iribarne : Effectivement, selon une vision largement répandue, le terrorisme représenterait une sorte de phénomène aberrant, sans rapport avec à l’islam ordinaire, vu dans son ensemble comme religion de paix. Le passage de l’un à l’autre représenterait un saut radical. En fait, on trouve, largement répandu, un ethos islamique qui incite, sous des formes diverses, à une résistance plus ou moins sourde à l’Occident et à ses valeurs, avec un refus de la liberté de conscience et la mise en œuvre de pressions communautaires envers les « mauvais musulmans », un contrôle de la tenue des femmes, une hostilité déclarée envers ce qui, dans l’enseignement public, en philosophie, en histoire ou en sciences de la vie, n’est pas en accord avec la vision de l’islam. Il y a, entre le terrorisme djihadiste et cet ethos le même rapport que celui qui est souvent dénoncé entre les crimes racistes et un ethos raciste. Très peu de ceux qui partagent un ethos raciste commettront des crimes racistes. Mais, entre ceux qui ont une version dure de cet ethos et ceux qui en restent à des versions plus soft, on n’est pas dans le tout ou rien.

>>> Lire aussi - La Taqiya ou le concept coranique qui permet aux musulmans radicaux de dissimuler leurs véritables croyances

Hayette Hamidi : Il existe des Français musulmans et de l'autre côté des terroristes. Les femmes et hommes se réclamant de l'Islam et comprenant la base même du message religieux, qui institue le libre-arbitre, la sacralité de la vie, la responsabilité individuelle, ces croyants ne peuvent soutenir d’aucune manière des actes violant ces principes supérieurs. Néanmoins, il y a bien un certain nombre de Français musulmans qui sous-estiment la folie sectaire de ces individus dérivant vers la haine et le terrorisme. Inconscients, ils restaient incrédules face à certains discours, entendus ici ou là, rarement dans des mosquées officielles, surtout sur les réseaux sociaux.. Une des priorités de Daesh, c’est précisément d'embarquer dans son idéologie une partie des femmes et hommes issus de la seconde religion du pays en utilisant comme moteur la frustration qui peut exister chez certains d'entre eux. Usant des méthodologies sectaires, le basculement à leur profit est malheureusement, bien qu’infime, une réalité.

Pourquoi refuse-t-on de la voir ? Est-ce par crainte ? Par faiblesse ? Par culpabilité ?

Philippe d’Iribarne : De multiples facteurs se mêlent. L’égalité des religions constitue un dogme de la République. Ne serait-ce pas violer cette égalité que de considérer qu’une religion particulière, l’islam, pose plus problème que d’autres, le christianisme, le judaïsme ? C’est certes, les sondages l’attestent, ce que pensent très majoritairement les Français. Mais l’affirmation de principe selon laquelle aucune distinction ne doit être faite entre les religions conduit à professer que ce sont des préjugés islamophobes qui les conduisent à penser ainsi. Pour une partie de l’opinion de gauche, la défense des dominés implique de défendre l’islam, vu comme religion de dominés. On rencontre aussi des formes de culpabilité coloniale. Tout cela rend difficile de regarder la réalité en face.

Hayette Hamidi : Trop longtemps, certains n'ont pas voulu accepter cette réalité, par ignorance, par inconscience, par complicité passive, par peur de stigmatiser l’ensemble. Aussi, la conséquence inexcusable de ce terrorisme sévissait loin de nos territoires, ce qui a conduit à minorer le péril qui était devant nous. Notre pays s'est réveillé choqué par les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher en début d'année.. Néanmoins, les mesures sécuritaires se sont révélées insuffisantes et totalement inefficaces pour protéger les Français.

Existent-ils des comportements ou éléments qui permettraient à des proches d'identifier une radicalisation ? Quel rôle peut avoir l'Etat dans le passage à l'acte d'une dénonciation d'une radicalisation en cours, avant qu'il ne soit trop tard ?

Philippe d’Iribarne : Chez certains, on trouve effectivement des signes bien visibles de radicalisation : fréquentation de certaines mosquées, rupture avec la famille, avec les amis. Ce ne sont pas forcément les plus dangereux mais une part peut le devenir. En ce qui les concerne, les derniers événements ont l’air d’inciter les politiques de toutes tendances à revoir en faveur de la sécurité l’arbitrage entre sécurité et respect des libertés individuelles, de l’expulsion d’imams radicaux à une mise sous contrôle étroit de ceux qui ont montré des signes de radicalisation. On échappera difficilement à une telle évolution, même si on peut regretter d’y être conduit. 

Hayette Hamidi : Les comportements sectaires classiques permettant d'identifier une radicalisation - sans tomber dans la caricature telle que la dernière campagne de communication du gouvernement - sont le changement des comportements,  plus que vestimentaires ou alimentaires, c’est surtout le discours violent, accompagné d'un repli sur soi et d' un isolement particulièrement à l'égard de leur famille. L’Etat doit leur offrir les outils pour sortir de cette pré-radicalisation qui est un mal qui sévit au sein des populations fragiles psychologiquement, à l'instar des victimes de sectes, telle que notamment la tristement célèbre Ordre du Temple solaire qui a compté de nombreuses victimes lors des massacres à la fin du siècle dernier. J'attends des pouvoirs publics d'être sans concession face à ces mouvements internationaux qui détruisent une partie de notre jeunesse et des familles, qui utilisent des moyens modernes, tels que les réseaux sociaux et les plates-formes de diffusion de vidéos : il est tout de même effrayant que Daesh possède un compte Twitter et que ce soit Anonymous qui les mettent hors service pour stopper la propagation de leur idéologie mortifère ! J'attends que le Président de la République, qui a annoncé en Congrès devant le Parlement  un effort budgétaire conséquent, donne les moyens nécessaires à nos services de renseignements et de justice pour fonctionner pleinement et mettre hors d'état de nuire les individus dangereux pour notre pays.

Face à l'insuffisance de certains imams, y a-t-il des voix dissidentes, comme la vôtre, capables de lutter contre une certaine forme de complaisance au sein de la communauté musulmane vis à vis de l'islamisme ?

Ghaleb Bencheikh : Autant, il y a quelques années, peut-être deux ou trois, il existait, je n'appellerais pas cela une complaisance mais peut-être juste une forme de frilosité, de pusillanimité, peut-être même une lâcheté, autant je ne pense pas qu'il existe désormais une quelconque complaisance parmi les musulmans de France pour ce qu'on appelle désormais le jihadisme. En toute rigueur, il est difficile de savoir ce que pense une majorité silencieuse mais je perçois que les musulmans de France ne se reconnaissent nullement dans cette mouvance. Au contraire, ces derniers souffrent, et triplement. D'abord comme être humains, dans leur chair – des Français musulmans sont morts au Bataclan et aux terrasses des cafés, et il faut rappeler que les musulmans sont les principales victimes des islamistes - car ils sont considérés par les terroristes comme des musulmans tièdes. Ils souffrent également de voir leurs semblables mourir. Sur un troisième plan, ils souffrent de voir que leur propre tradition est pervertie. J'ajoute, ayant dit tout cela, que c'est peut-être de leur faute, sans vouloir les culpabiliser et charger la barque, parce qu'ils n'ont pas su demander à leurs hiérarques, imams et autres chefs religieux, de faire cesser ce discours extrémiste, tenu dans 90 mosquées selon Bernard Cazeneuve. Il aura fallu un attentat de l'ampleur de celui qui a frappé la France le 13 novembre pour qu'on se rende compte qu'il fallait les fermer.

A Pontoise, quand un imam est venu parler de la femme musulmane dans un congrès, un représentant de l'Etat était présent dans la salle alors que les valeurs de la République étaient manifestement bafouées. On laisse ce genre d'évènements proliférer et on se contente d'en rire à cause du happening des Femen. La responsabilité est par conséquent partagée. Elle incombe d'abord aux musulmans eux-mêmes qui n'ont pas su, n'ont pas pu, n'ont pas voulu ou pas réalisé qu'il fallait prendre la parole massivement pour sortir manifester par exemple. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut qu'il y ait des prises de paroles publiques de plus en plus nombreuses et massives de la part des citoyens musulmans. Même s'il existe un paradoxe car on leur enjoint d'un côté de se fondre d'une manière caméléonesque dans la Nation et de l'autre de se déterminer comme musulmans. Maintenant, pour que le sang n'ait pas été versé pour rien, je pense que nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Autant, au moment des attentats contre Charlie Hebdo, il se trouvait des voix pour dire que le journal avait poussé le bouchon trop loin parce qu'ils n'auraient jamais dû caricaturer le Prophète suivant le fameux principe du "Oui, mais..". Autant, désormais, les musulmans ne pourront plus le dire, et d'ailleurs ils ne le diront plus. La minute de silence a été respectée partout. Certains disent "Nous sommes Paris". Je crois qu'il faut dépasser le cadre qui consiste à sommer les musulmans de se positionner pour parler d'une seule voix pour une seule Nation solidaire, fraternelle et prospère pour tous. Si on continue à tenir des discours clivants, les terroristes auront gagné.

Auparavant, une personnalité comme celle d'Abdennour Bidar était considérée sinon comme tiède, au pire comme un apostat, le musulman de l'establishment qui ne représente que lui-même. Il était considéré comme tel par certains qui se contentent d'une lecture sociologisante, à l'instar des Indigènes de la République. Ces derniers estiment que la République n'a pas été à la hauteur de ses promesses de liberté, d'égalité et de fraternité et Bidar est accusé de tenir un discours républicain sans voir la réalité des choses. Ce type de discours est désormais dépassé, le choc a été si fort et si grave que, je l'espère, et sans angélisme, il y a un réveil des consciences. Le cas d'Hassen Chalghoumi est plus grave car les jeunes musulmans de France ne se reconnaissent pas en lui comme un modèle identificatoire : il annone, raconte n'importe quoi, présente ses condoléances à Charlie Hebdo, ce qui fait rire les uns et consterne les autres. Chacune de ses sorties avec sa calotte sur la tête le fait passer pour une caricature d'imam. Certes, il a des qualités mais comme il n'est pas un modèle identificatoire, une rupture se crée et il est perçu par les jeunes musulmans comme une humiliation supplémentaire car il est présente comme porte-parole des musulmans de France. Voilà pourquoi le greffon n'a pas pris. Ce qui est regrettable parce qu'il vaudrait mieux avoir une autorité religieuse respectable. Abdennour Bidar représente, lui, plutôt la voix de la philosophie. Les autorités intellectuelles et universitaires doivent s'exprimer mais sur le plan purement spirituel et religieux, il faut aussi qu'il y ait de véritables imams.

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langue de pivert
- 19/11/2015 - 19:10
Désolé !
( s)a place - des sectes musulmanes (c'est qu'elle à plusieurs "chapelles" si j'ose :-)
langue de pivert
- 19/11/2015 - 19:02
Propos abusif ? ☺
Pour moi les membres de la sectes musulmanes sont tous des ex des actuels ou des futurs islamistes ! Seulement un curseur qui se balade en fonction des personnes, des situations, des moments, des lieux ! Justement parce que c'est une secte ! On ne me fera pas croire qu'une communauté forte de 1 700 000 000 d'individus capable de condamner un écrivain (Salman Rushdie) à mort à travers le monde se laisse impunément "pervertir" par une minorité "déviante" ! J'ai vu de mes yeux vu des musulmans danser de joie un certain 11 septembre ! Des personnes éduquées avec qui je travaillais ! J'ai mieux compris ce jour ce que voulait dire - en parlant des communistes (une autre secte) - Soljenitsyne : "ne les craignez pas, ne les croyez pas, ne leur demandez rien ! L'islam n'a plus ça place en occident !