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Un soldat membre de l'OTAN.
© Reuters
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La France devrait-elle invoquer l’article 5 du traité de l’OTAN comme l’avaient fait les Etats-Unis après le 11 septembre 2001 ?

Publié le 16 novembre 2015
Comme le prévoit l'article 5 du traité de l'OTAN, si un pays de l'Alliance atlantique est attaqué, tous les autres pays doivent lui apporter une aide militaire. A la lumière des attentats de vendredi 13 novembre, l'idée soulève plusieurs interrogations.
Pascal-Emmanuel Gobry
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Comme le prévoit l'article 5 du traité de l'OTAN, si un pays de l'Alliance atlantique est attaqué, tous les autres pays doivent lui apporter une aide militaire. A la lumière des attentats de vendredi 13 novembre, l'idée soulève plusieurs interrogations.

L'article 5 est l'article le plus important du Traité atlantique, qui a fondé l'Otan : il stipule qu'une attaque contre un des membres du traité sera considéré comme une attaque contre tous les membres du traité. Si un pays de l'Alliance atlantique est attaqué et que celui-ci invoque l'article 5, tous les autres pays doivent lui apporter une aide militaire. La seule fois où l'article 5 a été invoqué fut par les Etats-Unis--le lendemain du 11 septembre 2001. Après ce qu'il convient d'appeler un "11 septembre français", la question se pose donc naturellement : la France va-t-elle invoquer l'article 5 contre Daesh? Il est assez certain que Daesh ne pourrait pas résister à une attaque en règle de toutes les forces de l'Otan, en tous les cas dans sa forme actuelle... Le secrétaire-général de l'Otan Jens Stoltenberg a déjà annoncé vendredi que l'Alliance se tenait prête à assister la France si besoin est.

Mais il y a plusieurs problèmes avec cette idée.

Le premier est qu'une guerre terrestre au Moyen orient n'est probablement pas une bonne idée, ni pour la France ni pour un autre pays. On a vu l'ornière que fut l'Irak pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Le calcul politique doit être réaliste : même après les événements de la semaine dernière, le public français est en général rétif à des interventions militaires qui occasionneraient des pertes importantes.

Une offensive militaire terrestre, d'infanterie, contre Daesh ferait sans doute de nombreuses victimes parmi les soldats de l'Alliance. A court terme, elle renforcerait peut être le statut que Daesh essaye de se donner de fer de lance de la lutte de l'Islam radical contre l'Occident. Conformément à sa version apocalyptique de l'Islam, Daesh croit incarner le caliphat qui doit se battre contre les forces du mal et ainsi amener l'apocalypse ; peut être que l'objectif d'attaques comme celle de Paris--ou l'attaque récente contre l'avion russe--est de provoquer les puissances occidentales à lancer une attaque d'envergure. Mais dans ce cas, peut être que les puissances occidentales devraient accepter la provocation afin de détruire Daesh qui, contrairement à Al Qaida, est lié à un territoire et peut donc potentiellement être définitivement éliminé.

Le second problème est plus grave encore, plus général, et plus lié à la géopolitique mondiale. En effet, si une chose est claire au sujet de la politique de l'administration Obama depuis 2008, c'est que celle-ci est encore plus rétive à toute intervention militaire active au Moyen-Orient, au-delà des quelques escadrons de forces spéciales, d'officiers de renseignement et de formateurs envoyés récemment dans la région.  

Si la France invoquait l'article 5, les Etats-Unis seraient bien obligés d'apporter un soutien à une offensive française, mais il est probable que ce soutien serait a minima--renseignement, logistique, appui aérien, pas beaucoup plus. Or, les conséquences géopolitiques d'un soutien a minima s'étendraient beaucoup plus loin qu'au Moyen-Orient.

En effet, la menace de l'article 5 est ce qui fait tenir l'Alliance atlantique. C'est la peur d'une riposte sans merci des Etats-Unis qui protège les membres de l'Otan de leurs ennemis. Plus généralement, l'équilibre géopolitique mondial dépend des garanties de sécurité offertes par les Etats-Unis. Les échanges commerciaux mondiaux qui sous-tendent l'économie mondiale ne sont possible que par la Pax Americana, et cette Pax Americana, à son tour, est maintenue par les garanties de sécurité américaines--la garantie offerte par les Etats-Unis à ses alliés de venir à leur aide si besoin.

La Chine ne va pas en guerre pour envahir Taiwan ou prendre le contrôle de la Mer de Chine du Sud, dont elle considère qu'elle fait partie de sa sphère d'influence naturelle, à cause des garanties de sécurité américaines. Ces garanties de sécurité ne fonctionnent qu'à partir du moment où elles sont crédibles.

C'est un peu comme une banque : si la confiance en une banque s'effondre, et que tous les clients retirent leur argent en même temps, la banque s'effondre. Mais tant que la confiance en la banque existe, il n'y a pas de problème. Tant que personne ne remet en question les garanties de sécurité américaines, tout va bien. Mais si ces garanties cessent d'être crédibles, les conséquences sont potentiellement incalculables.

A minima, l'Alliance atlantique s'en trouverait fortement affaibilie. Déjà Poutine, persuadé de la faiblesse du président américain, la remet sans cesse en question et multiplie les provocations à son encontre. Les membres de l'Alliance de l'Europe de l'Est, notamment la Pologne, qui a particulièrement peur de la Russie--ce qui est fort compréhensible, au regard à la fois de l'histoire récente et plus ancienne--seraient affolés.

Plus généralement, les répercussions seraient mondiale. La Chine, par exemple, serait encore plus incitées à multiplier les provocations dans la mer de Chine du Sud, ou au sujet de Taiwan. La Corée du Nord également. L'Iran, encore plus.

Donc, il semble probable que la France va s'abstenir d'invoquer l'article 5, et simplement s'en tenir à un accroissement des frappes contre Daesh. Mais même une telle abstention en dirait long. L'action de Daesh a mis l'Alliance atlantique dans une position très difficile, avec des répercussions potentielles allant plus loin que la Syrie...

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