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Ce que les banques françaises ont à gagner (et à perdre) en investissant dans les Fintechs

Publié le 01 octobre 2015
Selon une étude du cabinet McKinsey, les banques pourraient perdre d’ici à 10 ans jusqu’à 60% des revenus liés à leurs services aux particuliers. Principale raison avancée : la concurrence des start-up de la Fintech. Une situation d’urgence qui pousse les banques françaises à investir massivement sur ces jeunes pousses.
Julien Gagliardi
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Julien Gagliardi est journaliste pour Atlantico. Il couvre l’actualité des entrepreneurs et des start-up.
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Selon une étude du cabinet McKinsey, les banques pourraient perdre d’ici à 10 ans jusqu’à 60% des revenus liés à leurs services aux particuliers. Principale raison avancée : la concurrence des start-up de la Fintech. Une situation d’urgence qui pousse les banques françaises à investir massivement sur ces jeunes pousses.

Un chiffre à faire pâlir d’envie tous les apprentis entrepreneurs des écoles de commerce. Mardi 22 septembre, le groupe Crédit Mutuel Arkéa annonçait le rachat de 86% de Leetchi pour 50 millions d’euros. Lancée il y a 5 ans, cette start-up propose un panel d’outils innovants pour le paiement en ligne et la collecte d’argent entre particuliers. Il faut dire que le groupe bancaire fait figure d’habitué. Le système de paiement du Compte Nickel ? C’est eux. Les premiers investissements sur la plateforme de crowdfunding Prêt d’Union ou sur l’outil de gestion de dépenses Linxo ? Encore eux.

A l’image du groupe breton, l’ensemble du secteur bancaire français se met à investir massivement dans la FinTech, ce groupe de start-up développant des outils numériques innovants pour délivrer des services financiers. Au Village Crédit Agricole, on accueille sur 4500m², au cœur de Paris, près d’une centaine de start-up en espérant trouver, en premier, le futur Google bancaire. A la Défense, au Lab Société Générale, on travaille avec des jeunes pousses sur l’intelligence artificielle et les évolutions de la relation bancaire. Chez BNP-Paribas, deux nouveaux incubateurs franciliens viennent d’ouvrir leurs portes et complètent ainsi les programmes d’innovation et de recherche de la banque.

Il faut dire qu’il y a urgence. Selon une étude McKinsey publiée le 30 septembre, les banques américaines pourraient perdre d’ici à 10 ans jusqu’à 60% des revenus liés à leurs services aux particuliers, en raison notamment de cette FinTech. Une situation parfaitement transposable dans l’hexagone. "Nous sommes face à plusieurs phénomènes qui touchent frontalement notre secteur" explique Ronan Le Moal, directeur général de Crédit Mutuel Arkéa. "Il y a tout d’abord une plus forte pression sur les marges liée à la baisse des commissions et des contraintes réglementaires nouvelles mais aussi un renversement de la relation avec les consommateurs. Ces derniers reprennent le pouvoir et interrogent le modèle des banquiers et des assureurs".

De l’autre côté, il y a donc les Fintechs. Ces jeunes entreprises de la finance, dont les fondateurs ont décrété que les banques subiraient le même sort que les taxis ou les hôteliers confrontés aux Uber et autres AirBnB. Besoin de transférer de l’argent sans payer de frais ? Optez pour TransferWise. Vous souhaitez organiser une cagnotte pour un anniversaire ? Pour cela, il y a Leetchi et Le Pot Commun. Vous préférez payer en espèce sur internet, alors CashWay est fait pour vous. Au total, selon McKinsey, ce sont 12.000 start-up qui appartiendraient de près ou de la loin à la FinTech mondiale.

"Au départ, les banques regardaient cela un peu de haut et ne prenaient pas au sérieux ces initiatives. Et puis, le phénomène a pris de l’importance il y a environ deux ans obligeant les banques à se pencher sur la question" analyse Eric Lamarque, directeur du Master Finance à l’université Paris-Sorbonne. "La capacité pour une banque à trouver des revenus est bien plus faible que par le passé. Avant, il suffisait de se servir sur les marchés financiers pour combler les pertes de revenus liées à l’activité de détail. On trouvait toujours le moyen de "se refaire". Aujourd’hui, vu les réglementations, ce n’est plus possible. On doit consolider ces revenus par des activités traditionnels qu’il faut donc internaliser un maximum", explique l’enseignant-chercheur.

"Ces banques ont très peur et se rendent compte que ces petites start-up peuvent attaquer leurs offres", analyse Jonathan Trévier, fondateur de Sparkism, qui conseil les fintechs dans leur stratégie. "Les fintechs sont appellées à générer beaucoup de profits sur des métiers que les banques n’ont pas la capacité de développer seules. Les groupes bancaires vont donc prendre directement part à cette évolution en rachetant ces entreprises ou en permettant leur évolution. Il faut toujours garder ces ennemis le plus proche de soi", ironise le consultant.

L’autre raison de ce mouvement est au cœur de la problématique actuel du secteur bancaire : améliorer les offres faites à des clients dont les exigences évoluent aussi vite que les nouvelles technologies. Grâce aux données collectés sur une personne, les banques vont être capables, avec les technologies de ces fintechs, de proposer des services ultra-personnalisés au client. Donc de créer de la valeur et une image davantage axée sur le service et la proximité... à l’heure où la plupart de ces acteurs annoncent, tour à tour, des fermetures d’agences.

Des investissements qui ne sont pas sans contraintes pour l’industrie bancaire. "Créer un incubateur ou un service de R&D, c’est intéressant mais on ne sait pas combien ça coûte réellement et ce que cela peut rapporter, c’est une équation nouvelle pour les banques qui ne connaissaient pas cela. Et puis, dans le cadre d’une acquisition, il y a le risque que la start-up soit trop valorisée et se fasse racheter très cher pour finalement être copiée par un concurrent quelques mois plus tard", décrit le dirigeant de Sparkism.

L’autre contrainte pointé du doigt par les observateurs, c’est la capacité d’intégration de ces start-up à l’écosystème bancaire. "Seules avec leur site ou leur application, ces start-up fonctionnent bien mais le généraliser au niveau technique dans un environnement bancaire complexe c’est déjà plus compliqué. Les banques ont un héritage technologique médiocre cela ne sera pas tout le temps simple". Des risques tout à fait relatifs pour Eric Lamarque qui estime "qu’une erreur d’investissement de quelques millions ne mettra pas en risque de faillite une banque dont les bilans se chiffrent en centaine de milliards d’euros".

Malgré un avenir tout tracé, il reste cependant beaucoup à faire pour la FinTech française, bien loin du niveau de l’écosystème anglo-saxon, déjà champion du monde de la finance "traditionnel". "A Londres, par exemple, le dynamisme est incroyable. Les incubateurs développent et accompagnent des milliers de start-up et vont ensuite directement les proposer aux banques ! Tout est hyper-organisé, ça revient presque à externaliser un service de recherche et développement… mais avec des résultats", commente Jonathan Trévier.

En conclusion de son rapport alarmiste, McKinsey semble suggérer deux options stratégiques au secteur bancaire traditionnel : combattre ardemment ces fintechs ou se joindre à elles. Il semblerait que dans l’hexagone, on fasse le choix de la seconde option.

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