En direct
Best of
Best Of
En direct
L'Arabie Saoudite ignore régulièrement les droits de l'homme.
Décapitations et humanisme
Peut-on se livrer à des exécutions en série et défendre les droits de l'homme ? Pour les Nations unies, en ce qui concerne l'Arabie Saoudite, la réponse est oui
Publié le 24 septembre 2015
L'ONU vient de nommer un ambassadeur saoudien à la tête du Conseil des droits de l'homme. Or la monarchie islamique ignore régulièrement le respect de la liberté religieuse, les droits de la femme, décapite des opposants...
Haoues Seniguer est maître de conférences en science politique à l'Institut d'Études Politiques de Lyon (IEP)Il est aussi chercheur au Triangle, UMR 5206, Action, Discours, Pensée politique et économique à Lyon et chercheur associé à l'...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Haoues Seniguer
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Haoues Seniguer est maître de conférences en science politique à l'Institut d'Études Politiques de Lyon (IEP)Il est aussi chercheur au Triangle, UMR 5206, Action, Discours, Pensée politique et économique à Lyon et chercheur associé à l'...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
L'ONU vient de nommer un ambassadeur saoudien à la tête du Conseil des droits de l'homme. Or la monarchie islamique ignore régulièrement le respect de la liberté religieuse, les droits de la femme, décapite des opposants...

Atlantico :  Comment expliquer un tel paradoxe ?

Haoues Seniguer : Il n’y a pour le moins rien d’original - vous le suggérez d’ailleurs très explicitement et à juste titre dans votre question- à dire que cette nomination, qui n’est donc pas vraiment le résultat d’un vote transparent et souverain des parties en présence, trahit une contradiction manifeste : alors que le Conseil est en charge de porter une attention particulière et redoublée au respect et à la promotion des droits humains dans le monde, a été choisie une personnalité représentant une monarchie autoritaire qui bafoue régulièrement toutes formes de droits humains. Signalons que l’Arabie saoudite décapite au même titre que Daech, mais ce de façon tout à fait judiciarisée ou organisée institutionnellement. En cela, « un tel paradoxe », et c’est sans aucun doute peu dire, est difficilement explicable, sinon en pointant d’autres intérêts qui n’ont rien à voir, tant s’en faut, avec la mission principale du Conseil, à savoir les droits humains et leur respect dans le monde.

Qu'est-ce qui a pu justifier ce choix de la part de l'organisme ? Quel intérêt peut se cacher derrière un telle nomination ? 

Les rapports politiques ou les tractations diplomatiques ont très souvent leur raison que la raison de l’observateur cherche tant bien que mal à pénétrer ou à percer…C’est le réalisme des relations internationales. N’oublions pas, quoi qu’on puisse penser de la monarchie saoudienne, que celle-ci est régulièrement adoubée par les puissances de la rive nord de la Méditerranée, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique ou de la France. Rappelons également que ces ceux pays, avec la Grande-Bretagne, soutiennent les bombardements saoudiens contre les rebelles Houthis du Yémen !

Dans l'autre sens, qu'à l’Arabie Saoudite à y gagner ? 

Pour commencer, je dirai que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a tout à y perdre en termes de légitimité.

Ensuite, symboliquement, l’Arabie saoudite peut chercher, à mon avis fort illusoirement, à donner le change ou à modifier la perception à son sujet en apparaissant comme voulant assumer un virage positif sur la question des droits de l’homme. Or, à mon sens, ce qui intéresse au premier chef la monarchie en matière des droits de l’homme, c’est d’abord et avant tout l’extension des droits religieux des musulmans, la lutte contre la critique des religions, islam en tête, mais aussi la lutte contre les discriminations touchant les musulmans à raison de leurs pratiques religieuses, fussent-elles des plus rigoristes. Ce ne sont là que des hypothèses néanmoins fort crédibles.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
l'enclume
- 24/09/2015 - 17:27
Vous ne prenez aucun risque
vangogo - 24/09/2015 - 15:20 - C'est lorsque l'on se moque du prophète, dont j'ai oublié le nom, que l'on blasphème.
vangog
- 24/09/2015 - 15:20
Et donc, si j'écris " la religion islamiste est merdique!"...
je blasphème! Ah putain! Si j'avais su plus tôt...
tubixray
- 24/09/2015 - 13:55
Vue sur Roosevelt Island
On supprime cette organisation grotesque et l'immeuble avec vue sur l'East river est transformé en condominium !