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Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.
© Reuters
Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.
Mouton gris

Quand Emmanuel Macron se façonne studieusement une image d’homme différent

Publié le 13 juillet 2015
En travaillant à une identité politique alternative, le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, se positionne comme un outsider à l’intérieur du système.
Arnaud Mercier
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Arnaud Mercier est professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Institut Français de Presse, à l'université Panthéon-Assas, Paris. Responsable de la Licence information communication de l'IFP et chercheur au CARISM,...
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En travaillant à une identité politique alternative, le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, se positionne comme un outsider à l’intérieur du système.

Atlantico : Emmanuel Macron ne semble pas s'inscrire dans uns stratégie d'image traditionnelle. Nécessité d'un Roi en France, déclaration sur les ouvrières de Gad "illettrées"... Le ministre de l’Économie donne l'impression de vouloir se construire une identité politique alternative. Quelle peut-être sa stratégie d'image ? 

Arnaud Mercier : Il tente de capitaliser sur ses compétences économiques attestées à priori par ses diplômes et ses expériences acquises, y compris dans le secteur bancaire. Il cultive un profil qui se veut intermédiaire entre l’élu militant (l’élection au suffrage universel et/ou les positions de pouvoir au sein de l’appareil partisan valant carte d’accès à bord du gouvernement) et le technocrate expert (seule son expertise justifierait sa nomination au gouvernement), tout en penchant davantage du côté de l’expertise. Il sait que les Français pensent que la classe politique se sclérose, ne se renouvelle pas assez, donc il joue de sa « fraicheur », il surfe sur l’image d’un « novice » en politique, qui n’agit pas tout à fait comme les autres, car il est résolument pragmatique et veut simplement avoir des résultats plutôt que de donner le sentiment de gérer sa carrière.

Emmanuel Macron assume également le fait de ne pas avoir sa carte au PS par exemple... Quels bénéfices peut-il tirer de sa position d'outsider à l'intérieur du système ?

Dans un climat d’opinion où une infime minorité de Français déclarent avoir confiance dans les partis politiques en général, et où le Parti socialiste au pouvoir est discrédité aux yeux d’une majorité de citoyens, l’affichage de sa non appartenance est tout sauf un handicap. Du coup, il cultive son image de non apparatchik du PS pour mettre en scène sa compétence économique et son pragmatisme, loin des dogmes. Il est assez cohérent et démarqué pour que nul ne remette en cause son label social-démocrate et ne l’assimile aux frondeurs du PS.

Dans le cas des ouvrières de Gad, si le ministre de l'Economie s'est excusé, il n'est pas revenu sur ses conclusions. A qui s'adresse-t-il lorsqu'il montre qu'il assume toutes ses sorties ? 

S’il s’est excusé très vite c’est parce qu’il a réalisé que sur la forme il avait pu blesser les personnes concernées et celles et ceux qui pouvaient s’y identifier. D’autant plus que ce « premier de la classe » pouvait accréditer l’idée du mépris social. Mais il n’est pas revenu sur le fond de cette affaire, car sa démonstration était juste : il est plus difficile de retrouver du travail quand on cumule des handicaps comme ne pas savoir lire et écrire couramment ou qu’on n’a pas le permis (autre exemple concret qu’il citait). Il voulait donc marquer sa cohérence d’analyse, tout en concédant une expression malencontreuse. Il a fait le choix de faire amende honorable sur la forme mais de tenir sur le fond.

Quelle est la valeur de ce type de lucidité dans le champ de la communication politique ? 

En agissant ainsi, il a plus de chance aujourd’hui, dans le climat de désamour des Français vis-à-vis de la classe politique, d’être bien perçu en reconnaissant avoir fait une erreur, qu’en alimentant la chronique des hommes politiques qui seraient arrogants et trop sûrs d’eux. Face à une gouvernance devenue très difficile (Nicolas Sarkozy a aussi suscité très rapidement de nombreux déçus et a généré un mouvement de rejet contre sa personne, qui a fait la victoire de François Hollande), où l’insatisfaction est massive vis-à-vis de tout gouvernant, adopter le profil bas et humble de celui qui sait reconnaître ses erreurs n’est pas une faiblesse et peut même devenir un atout, dès lors que vous arrimez cela à une image de compétence par ailleurs. Ce qui est son cas.

Finalement, en quoi cette stratégie d'image s'intègre-t-elle dans sa stratégie plus globale, dans un plan de carrière ? 

Quelles que soient la réalité de ses ambitions politiques, le fait qu’il ait quitté les cabinets de la République pour une banque et qu’il a l’humilité de confesser ses erreurs d’expression et d’appréciation donnent du crédit à l’idée qu’il ne rêve pas de places politiques tous les jours en se rasant. Dans le climat de rejet des professionnels de la politique, une telle posture peut devenir un atout.

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