En direct
Best of
Best of du 17 au 23 octobre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Un sondage dévastateur pour Macron et aussi, hélas, pour la France

02.

Mais qu’est ce qu’ont vraiment loupé les partis pour que 79% des Français soient désormais prêts à un vote anti-système ?

03.

Puisque nous sommes partis pour des reconfinements, que faire pour éviter une violente crise de santé mentale ?

04.

Pascal Bruckner : « Le rire et la moquerie peuvent suffire face aux guérilleros de la justice sociale, pas face à la menace islamiste »

05.

Alerte aux vampires : comment des cadavres en décomposition ont provoqué la première crise de panique collective en 1720

06.

Ramzan Kadyrov estime qu'Emmanuel Macron pousse les musulmans "vers le terrorisme"

07.

Contrairement aux opinions publiques, les marchés boursiers ne cèdent pas à la panique… car ils ne croient pas à la ruine de l‘économie

01.

L‘épargne des Français va nous sauver de la ruine et financer l’argent magique de la relance : démonstration

02.

Stéphane Plaza se fait larguer pour un plus jeune; Laeticia Hallyday plaque Pascal; Sia adopte des adultes; Kylian Mbappé récupère l'ex de Neymar; Marlène Schiappa aime les hommes, Britney Spears profite

03.

Coronavirus : L’Etat freine-t-il des médicaments français qui pourraient être efficaces ?

04.

Bahar Kimyongür : "Dans sa fuite en avant, Erdogan n'hésitera pas à faire flamber le danger islamiste en France"

05.

La France maltraite ses profs et devra en payer le prix

06.

Ce qui s'est vraiment passé au sein du ministère de l'Education nationale dans les jours ayant précédé la mort de Samuel Paty

01.

Non, la République ne peut pas protéger les musulmans de l’islam radical et voilà pourquoi

02.

François Hollande : "une partie minoritaire de la gauche a pu manifester une étrange tolérance envers l’islam"

03.

Islamisme : pour Alain Juppé, "plus que du séparatisme, c'est un esprit de conquête"

04.

Islamo-gauchisme : les lendemains ne chantent plus, c'est interdit

05.

Covid-19 : voilà ce que l’Etat n’a toujours pas compris sur son incapacité à enrayer la deuxième vague

06.

Mais qu’est ce qu’ont vraiment loupé les partis pour que 79% des Français soient désormais prêts à un vote anti-système ?

ça vient d'être publié
pépites > Politique
Vers un nouveau confinement ?
Covid-19 : Emmanuel Macron annoncera de nouvelles restrictions ce mercredi à 20 heures
il y a 39 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La Chambre des dupes" de Camille Pascal : Louis XV et les soeurs Mailly-Nesle : amours, intrigues, courtisans... Un roman brillant et bien documenté

il y a 1 heure 6 min
pépites > Politique
Campagne sous tension
Virginia Raggi, la maire de Rome, révèle être menacée par la mafia
il y a 2 heures 1 min
pépites > France
Tchétchénie
Ramzan Kadyrov estime qu'Emmanuel Macron pousse les musulmans "vers le terrorisme"
il y a 2 heures 57 min
pépites > Justice
Décision
La justice administrative valide la fermeture temporaire de la mosquée de Pantin
il y a 4 heures 39 min
décryptage > Culture
Septième art

Les banalités subversives de Maïwenn

il y a 7 heures 14 min
pépites > Santé
Choix cornélien : épidémie ou économie
Coronavirus : le reconfinement n'est plus tabou, couvre-feu élargi, confinement général ou local ?
il y a 7 heures 57 min
pépites > Politique
Relations humaines
Tensions internes dans la cellule diplomatique de l'Elysée et rapports tendus avec le Quai d'Orsay
il y a 8 heures 34 min
décryptage > Société
Dangers des nouveaux outils

Les objets connectés, des armes redoutables aux mains des auteurs de violences familiales

il y a 9 heures 10 min
décryptage > Economie
Réindustrialisation

Et pendant ce temps là, sur le front de l’industrie, on continue à faire des âneries

il y a 10 heures 1 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde" de Philippe de Villiers : La Vendée se prend pour Bibracte. La révolte gronde. Les 2 Villiers sont à la manoeuvre

il y a 55 min 3 sec
light > Media
Bon rétablissement
Michel Drucker ne sera pas de retour sur France 2 avant 2021 après son opération
il y a 1 heure 39 min
Pollution
Réchauffement climatique : des gisements de méthane se décongèlent dans l'océan Arctique relâchant du gaz à effet de serre
il y a 2 heures 23 min
pépites > Education
Education Nationale
Rentrée du 2 novembre : un hommage à Samuel Paty sera organisé dans les écoles
il y a 3 heures 53 min
décryptage > Histoire
Identifier la menace

Guerre des civilisations ou guerre au sein de l’islam ?

il y a 7 heures 5 min
décryptage > France
Vocabulaire

Ensauvagement : une fois encore, Laurent Mucchielli parle trop vite…

il y a 7 heures 40 min
pépite vidéo > Europe
Paris - Ankara
L'Union européenne apporte son soutien à la France après l'appel au boycott des produits français
il y a 8 heures 1 min
décryptage > Histoire
Origines du mythe

Alerte aux vampires : comment des cadavres en décomposition ont provoqué la première crise de panique collective en 1720

il y a 8 heures 55 min
décryptage > Santé
Hiver de la dépression

Puisque nous sommes partis pour des reconfinements, que faire pour éviter une violente crise de santé mentale ?

il y a 9 heures 38 min
décryptage > Politique
Sondage pour 2022

Mais qu’est ce qu’ont vraiment loupé les partis pour que 79% des Français soient désormais prêts à un vote anti-système ?

il y a 10 heures 26 min
© Reuters
© Reuters
Bonnes feuilles

L'amour (fou) pour un criminel : pourquoi l’univers carcéral est le théâtre de nombreuses passions incontrôlables et dévastatrices

Publié le 14 juillet 2015
Elles sont âgées de 20 à 50 ans, elles ont des projets, un mari, une carrière, parfois même la fortune. Pourtant, un jour, sur un coup de tête, elles vont tout plaquer par amour pour un criminel, le plus souvent un tueur en série. Extrait de "L'amour (fou) pour un criminel", de Isabelle Horlans, publié aux éditions Cherche-Midi (1/2).
Isabelle Horlans
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Isabelle Horlans est journaliste depuis trente ans. Elle a travaillé en presse écrite et à la télévision, couvert des faits divers, des procès, des guerres. Elle est aussi l’auteur de plusieurs livres dont L'amour (fou) pour un criminel (Cherche...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Elles sont âgées de 20 à 50 ans, elles ont des projets, un mari, une carrière, parfois même la fortune. Pourtant, un jour, sur un coup de tête, elles vont tout plaquer par amour pour un criminel, le plus souvent un tueur en série. Extrait de "L'amour (fou) pour un criminel", de Isabelle Horlans, publié aux éditions Cherche-Midi (1/2).

Dans la série américaine Prison Break, Sara Tancredi est un médecin du pénitencier fictif de Fox River. Elle est belle, fille de gouverneur et tombe amoureuse du prisonnier Michael Scofield. Il est bronzé, tatoué, musclé et opportunément innocent : Michael s’est laissé incarcérer sous un faux prétexte pour faire évader son frère. Pour lui, Sara va braver les interdits, briser sa carrière et rompre avec sa famille. Son personnage a tant fait fantasmer les téléspectateurs que le créateur Paul Scheuring et la Fox Broadcasting Company ont reçu des centaines de protestations lorsqu’ils l’ont « tué » : Sara fut donc ressuscitée.

Anecdote fictionnelle ? Sûrement pas. L’univers carcéral est le théâtre de nombreuses passions incontrôlables et dévastatrices. Le docteur Philip Jaffé, psychologue et criminologue, directeur de l’Institut Kurt Bösch, en Suisse, fut témoin d’une de ces histoires d’amour qui finissent mal. À la fin des années 1980, titulaire d’un doctorat américain en psychologie, il est chef de clinique au Bridgewater State Hospital, situé près de Boston, dans le Massachusetts.

Cet établissement de haute sécurité accueille des criminels nécessitant un suivi psychiatrique et dont il faut évaluer la responsabilité pénale. « L’une de mes collègues, d’origine russe, âgée de 40 ans et donc dotée d’une solide expérience, s’est éprise d’un détenu de 20 ans au physique de Brad Pitt. Il lui avait fait une cour effrénée. Elle l’aimait tant qu’elle lui a fourni un revolver, et ils se sont enfuis. Trois semaines plus tard, ils étaient arrêtés et écroués. Cette femme a mis un terme définitif à sa vie professionnelle dans un moment d’égarement. Aux États-Unis, un délit de cette nature vaut jusqu’à dix ans de détention. Cela démontre qu’un expert peut aussi tomber dans le piège de la séduction. Les personnes qui travaillent en milieu carcéral doivent rester vigilantes. Y compris celles qui se jugent à l’abri d’une faiblesse 1. »

Tout individu évoluant en secteur pénitentiaire serait donc susceptible de s’éprendre d’un condamné ? « N’importe qui ? Non, je ne crois pas. J’ai connu des consoeurs impressionnées par le physique ou la psychologie touchante de prisonniers sans pour autant déraper. Et j’ai côtoyé des confrères qui ont fantasmé sur des détenues mais qui ont su résister au désir. » Philip Jaffé livre cependant un souvenir singulier : « Mes années passées en prison m’ont amené à diriger de nombreuses stagiaires, des étudiantes en psychologie qui achevaient leur cursus universitaire. Dès leur arrivée, je les mettais en garde : ne vous habillez pas ainsi, ne vous comportez pas comme ça, etc. Eh bien, malgré l’enseignement qu’elles avaient reçu et mes avertissements, un tiers d’entre elles finissaient quand même par poser problème : je devais les rappeler à l’ordre, les obliger à prendre leurs distances avec des criminels qui les avaient émues. »

Pour Roland Agret, qui fut condamné en 1973 à quinze ans de réclusion pour un meurtre qu’il n’avait pas commis (réhabilité en 1985, il a passé sept ans derrière les barreaux 1), la majorité des femmes qui se pâment devant des tueurs « sont des embourgeoisées à l’existence morose. Elles sont peut-être socialement reconnues grâce à la profession qu’elles exercent mais, dans l’intimité, elles s’ennuient et rêvent d’exister autrement. Les assassins ou bandits de grand chemin offrent une rampe de lancement qui les propulse dans une nouvelle dimension : la fadeur du quotidien est balayée par le risque et l’interdit ».

Le parcours de l’infirmière psychiatrique allemande Gisela Deike est une parfaite illustration des propos de Roland Agret. Terriblement complexée par un strabisme et un nez bosselé, elle se consacre exclusivement à sa famille et ses patients. Depuis l’âge de 16 ans, elle est amoureuse de Jürgen Bartsch, un jeune homme au gentil visage de boy-scout qui a tué et démembré quatre enfants dans les années 1960. Gisela ne l’a vu qu’à la télévision. En 1970, elle lui écrit : « J’en ai ressenti la nécessité car il était très seul. Il m’a répondu et je me suis montrée tenace 2. » Gisela est à tel point persuadée qu’un jour elle aura l’opportunité de le rencontrer et de le conquérir qu’elle subit des opérations de chirurgie esthétique. Trois ans plus tard, enfin, son métier lui permet d’approcher Jürgen Bartsch, dont la peine de prison a été commuée en internement à vie. Le 2 janvier 1974, elle l’épouse. Sa famille lui tourne le dos ; qu’importe, elle est comblée. Le bonheur durera jusqu’au 28 avril 1976, date de la mort de Bartsch en salle d’opération : pour être libéré plus tôt, il avait accepté la castration ; l’intervention a tourné court. Au Spiegel, Gisela dira que, ce jour-là, elle a perdu le but de sa vie...

La psychologue russe comme Gisela étaient célibataires, donc a priori en quête du prince charmant. Mais le régime matrimonial ne garantit guère plus de protection contre la passion. En janvier 2013, une gardienne de la maison d’arrêt de Brest, en charge avec sept collègues du quartier des hommes, est placée en garde à vue. Elle a succombé aux avances d’un violeur récidiviste qui purge vingt-cinq ans de réclusion. En échange de quelques centaines d’euros et d’étreintes furtives, il l’a convaincue de le fournir en cigarettes, alcool, téléphones, drogue, un butin dont profitaient ses camarades. Âgée de 43 ans, cette mère de trois enfants, jusque-là bien notée, a avoué la corruption passive et la profondeur de ses sentiments. Au cours de ses neuf années dans la pénitentiaire, elle n’était jamais tombée amoureuse.

En dépit de sa situation, qui offrait des garanties à la justice, le procureur Bertrand Leclerc l’a expédiée en cellule à Rennes. Déflagration familiale, fin de sa carrière dans la fonction publique. Alors que j’écris ces lignes, elle attend toujours sa comparution devant le tribunal.

Un aspect de cette histoire laisse perplexe : le violeur est un individu que la femme devrait naturellement détester. Nous verrons pourtant qu’il est presque aussi populaire que le tueur en série...

Extrait de "L'amour (fou) pour un criminel", de Isabelle Horlans, publié aux éditions Cherche-Midi, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires