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Tout le monde a célébré le bicentenaire de Waterloo sauf la France.
© Reuters
Tout le monde a célébré le bicentenaire de Waterloo sauf la France.
Les yeux grands fermés

La France en plein déni du réel - partie 2 : cachez-moi cet héritage que je ne saurais voir

Publié le 02 juillet 2015
Alors que la France se cherche un nouveau souffle au cœur de la crise économique et d’identité dont elle souffre, les élites ne semblent pas avoir bien évalué la portée du malaise. L’héritage de la France est en voie de disparition et peu s’en émeuvent.
Dimitri Casali
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Dimitri Casali, historien et directeur de collection, est l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages historiques, notamment : Qui a gagné Waterloo ? Napoléon 2015 (6 mai 2015, Flammarion), L’Histoire de France de l’Ombre à la Lumière (Flammarion 2014),...
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Alors que la France se cherche un nouveau souffle au cœur de la crise économique et d’identité dont elle souffre, les élites ne semblent pas avoir bien évalué la portée du malaise. L’héritage de la France est en voie de disparition et peu s’en émeuvent.

Atantico : La France est-elle en train de solder son héritage ? Quels en sont les signes ? Quelles sont les conséquences visibles et souterraines de cette liquidation d'héritage ?

Dimitri Casali : C’est une évidence. Nous traversons une grave crise d’identité, une crise économique, mais aussi une crise morale. Chose typiquement française, nous sommes les champions du monde de l’autodénigrement et du pessimisme. Un sondage de Pew Research nous classait en 2014 à la première place mondiale du pessimisme devant le Liban et la Palestine, c’est dire. Notre manque de confiance en nous constitue un grave handicap. Les terribles événements de janvier 2015 ont renforcé cette crise d’identité.

Nous avons développé une incapacité à être fiers de notre histoire alors que le monde entier nous l’envie. Le récent exemple du bicentenaire de Waterloo illustre parfaitement mon propos. Le monde a célébré Napoléon à cette occasion sauf la France qui n’a envoyé aucun officiel alors que c’était une formidable opportunité de célébrer à la fois la réconciliation des Européens, mais aussi le colossal héritage européen de Napoléon. C’est lui qui a diffusé le Code civil, des lois et un système administratif dans l’Europe entière.

Les élites françaises ont-elle vraiment conscience de cette liquidation ? Pire, y participent-elles activement ? Quelles sont alors leurs motivations ?

Nous avons les hommes politiques que nous méritons et ceux qui sont actuellement en place sont les pires de notre histoire. La lâcheté conduit toujours au désastre et cela se vérifie aujourd’hui.

Regardez la situation de la Libye. A l’origine on retrouve Sarkozy qui a été influencé par Bernard Henri-Lévy.Dernièrement Christiane Taubira a retenu mon attention avec des déclarations consternantes. Elle rêve d’une semaine de travail de 32 heures pour avoir le temps d’aller au cinéma ou à la plage. On nage en plein délire existentiel ! La France a-t-elle été construite depuis 15 siècles par des hommes et des femmes qui travaillaient 32 heures par semaine ? Napoléon travaillait 18 heures par jours soit 126 heures par semaine et Taubira rêve d’une semaine de 32 heures. Comment pense-t-elle que Napoléon a relevé la France au sortir de la Révolution et réconcilié tous les Français ? Notre pays a été bâti par la puissance de travail de personnages allant de Philippe Auguste à Napoléon en passant par Richelieu. C’est leur labeur acharné qui a tiré la France vers le haut.

Nos hommes politiques actuels ne sont pas en adéquation avec nos grands personnages d’il y a 200 ans. On peut même chercher dans l’histoire récente pour trouver des hommes d’Etat. Taubira et Hollande prouvent qu’ils n’appartiennent pas à cette caste. Notre ministre ne semble pas réaliser la portée de ses paroles. Lorsque les Français travaillaient 40 heures par semaine et partaient à la retraite à 65 ans il n’étaient pas plus malheureux qu’aujourd’hui. On a oublié la valeur du travail. Pire, les devoirs ont disparu au profit des seuls droits. Avant, chaque citoyen se demandait ce qu’il pouvait faire pour son pays. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le patriotisme est même devenu un gros mot.

Les Français sentent qu’ils ne sont plus portés par un homme providentiel. Ils nagent en plein désarroi car ils ne sentent plus cette vocation universelle qu’avait la France. Nous sommes le pays des droits de l’Homme, mais aussi des Arts et des Lettres et nous avons apporté l’universalisme à l’image des principes de liberté, et d’égalité. Les Français sont perdus alors que le pays traverse des bouleversements ethno-culturels profonds. Lorsque l’on voit 4,5 millions d’entre eux descendre dans la pour défendre nos valeurs après les attentats de janvier 2015, on reprend confiance. Mais rien de tangible n’a été fait depuis. On a seulement entendu des discours de convenance avec en plus le concept d’islamophobie qui empêche la tenue d’un réel débat sur les conditions d’intégration de l’Islam en France.

Où et quand cette opération de liquidation a-t-elle commencé ? Quelles en ont été les grandes étapes ?

En 1915, la France était la seconde puissance mondiale derrière l’Angleterre. Malgré Waterloo – cent ans plus tôt – Napoléon III et la IIIe République avaient réussi à maintenir la France au deuxième rang des grandes puissances. Ce passé glorieux est révolu à jamais et notre pays admet avec difficulté le fait que nous devenons une puissance mineure malgré notre siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Le traumatisme le plus grand a été l’invasion de la France par l’Allemagne nazie. Avec l’arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981 et puis Chirac en 1995, tous les idéologues de gauche bien pensants ont exploité sans vergogne le psychodrame de l’occupation et de la collaboration. Ce thème est ressassé sans cesse alors qu’on oublie même de rappeler dans les manuels scolaires que la France était occupée par les nazis. La colonisation est l’autre thème fétiche de ces personnes. La colonisation est considérée comme une faute suprême qui a déshonoré le pays à jamais alors que comme l’a très bien montré Fernand Braudel, l’expansion coloniale est née dans toute l’Europe et n’est pas un mal français. L’histoire est toujours sortie de son contexte historique.

Enfin, au tournant de la chute du mur de Berlin, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont su mener à bien des grandes réformes alors que nous n’avons pas été capables de nous restructurer. Nous avons raté le tournant majeur des réformes à la fin des années 1980 et cela a empiré sous Jacques Chirac lorsqu’il a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale en 1997. Cela a provoqué une glaciation de toute volonté réforme réelle du pays. 

Comment expliquer qu’un pays aussi riche historiquement et culturellement, encore admiré à l’étranger, s’engage dans une œuvre d’autodestruction ?

La France est le plus vieil Etat-nation au monde comme l’a encore souligné récemment Pierre Nora. Le refus de la nation aujourd’hui provoqué par l’échec de l’intégration est une raison majeure de cette crise. Nous préférons faire acte de repentance et de dénigrement alors que d’autres comme les Américains ou les Anglais sont très fiers de leur histoire. La naissance du « royal Baby » donne lieu à un sentiment de cohésion nationale alors que nous, Français, sommes divisés. François Hollande a creusé davantage ce fossé en ne cessant pas de critiquer notre héritage judéo-chrétien. Pour lui et certains ministres, l’histoire de la France commencerait à la Révolution.Je pense qu’au fond, il y a certains technocrates qui ont conscience de ce qu’ils font. Le rapport du conseiller d’Etat Thierry Tuot remis à Jean-Marc Ayrault dans lequel il était prôné la fin de l’intégration pour la remplacer par le concept « d’inclusion » est symptomatique de ce point de vue. J’en arrive à la conclusion que certaines élites ont une haine de la France pour prôner autant d’idioties. Ils ne comprennent pas l’essence même de la France profonde.

Est-il encore possible de faire marche arrière ?

La seule solution se trouve dans l’école républicaine. Elle doit se réapproprier ses principes fondateurs. Elle pourra éduquer si elle sait instruire. Instruire dans le sens bien compris des IIIe et IVe Républiques. Il faut trouver les moyens de donner de la cohésion à l’école. J’ai enseigné pendant plus de 10 ans dans des classes où il y avait 100 % d’immigrés et cela fonctionnait car je racontais l’histoire de France en prenant des exemples concrets comme Napoléon arrivé en France à l’âge de 10 ans. Il ne parlait alors pas un mot de français et est pourtant devenu le fondateur de la France moderne. C’est un exemple qui inspire les petits écoliers venus de tous les horizons.

Il est indispensable que l’école transmette de nouveau le savoir et la culture française. La France c’est aussi les Arts et les Lettres. Les 83 millions de touristes qui viennent chaque année dans notre pays l’ont bien compris. C’est tout cela qu’il faut prôner à l’école. Malheureusement nous assistons à une déstructuration de notre culture et de notre histoire et on  se dirige rapidement droit dans le mur au lieu de faire marche arrière. 

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Commentaires (2)
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Deudeuche
- 03/07/2015 - 07:13
@vangog
encore mieux en finir avec l'ENa-tio-nale!
Education du ressort de la région, ou chèque éducation pour aller dans le privé. La nation fournit juste un cadre générique pourles programmes. Région = démarxisation, déétatisation du bololo!
vangog
- 02/07/2015 - 09:52
Phraséologie typiquement socialiste...
"L'école doit se reapproprier ses principes fondateurs" ...mais non, M.Casali! Personne ne se "reapproprie" quoi que ce soit, ce sont les gauchistes qui croient cela, mais ça ne veut rien dire...
C'est la construction et l'organisation de l'EN qu'il faut changer. Il faut changer son mode de sélection marxiste, débroussailler son administration pléthorique et remettre les profs qui n'y sont pas au boulot, plutôt que ces formations fumeuses qui s'alternent avec des arrêts de travail plus ou moins justifiés. Désintoxiquer l'EN de son gauchisme, voilà l'enjeu!