En direct
Best of
Best of du 18 au 24 mai 2019
En direct
EDITORIAL
La hausse des impôts ne fait que commencer…
Publié le 11 novembre 2011
Le deuxième plan de rigueur annoncé par François Fillon ne suffira pas : comme le premier, il ne réduit pas suffisamment le train de vie de l’État.
Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Michel Garibal
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le deuxième plan de rigueur annoncé par François Fillon ne suffira pas : comme le premier, il ne réduit pas suffisamment le train de vie de l’État.

Le deuxième plan de rigueur en trois mois annoncé par François Fillion, va frapper plus fort que le précédent. Il ajoute sept milliards de prélèvements aux dix-huit déjà prévus. Mais personne n’est dupe. Il ne s’agit pas d’un solde de tout compte. On sait déjà que l’ordonnance est insuffisante. La conjoncture démontrera vite que les recettes sont surestimées. Car la prévision de croissance pour 2012, déjà revue en baisse à un pour cent, parait irréaliste, la Banque de France avançant déjà un taux zéro pour le quatrième trimestre 2011. D’autres chapitres ne seront pas au rendez-vous. Ainsi l’augmentation sensible de la taxation des dividendes est particulièrement inopportune, au moment où la baisse de la Bourse va conduire les entreprises à réduire leurs distributions, alors que le recul de l’activité va laminer leurs profits : la décélération de l’activité engendre une fuite de la manne taxable. Si le gouvernement veut respecter le calendrier rigoureux de réduction du déficit, il sera conduit à édicter un troisième plan de rigueur avant la fin du quinquennat. Après l’élection présidentielle de mai, on imagine un quatrième acte, dont la teneur dépendra de celui qui détiendra les clés de l’Elysée. Un scénario peu alléchant, mais qui parait accepté jusqu’ici par les Français, malgré son caractère entièrement nouveau à quelques mois d’une élection capitale, comme en témoigne la remontée de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy dans les sondages.

L’ampleur de l’effort demandé pour l’instant ne doit pas faire illusion. Il a été accueilli par la communauté financière comme un pas dans le bon sens, sentiment qui n’est pas départi d’une grande prudence, bien qu’un ralentissement dans la progression du déficit budgétaire ait été annoncé simultanément. Car il faudra aller plus loin. Les deux premiers plans Fillon n’ont pas suffisamment frappé l’Etat au cœur de son train de vie. Ils ont choisi pour l’essentiel (15 milliards) une augmentation des impôts, et seulement trois milliards pour la réduction des dépenses publiques. Bien que champion d’Europe dans ce domaine, notre pays répugne toujours à demander à l’Etat de se serrer la ceinture et finit pas accepter un alourdissement de la fiscalité, malgré les innombrables rapports qui dénoncent les mauvais usages qui sont faits des recettes publiques et réclament un désengagement là où le privé ferait mieux..

Le plan gouvernemental débouche ainsi sur un patchwork un peu flou qui répond avant tout à une logique de court terme : éviter une levée de boucliers dans l’opinion qui assombrirait le climat social et prendre de court par certaines initiatives des propositions qui pourraient être faites par le candidat socialiste à l’élection présidentielle. Cette habileté politique néglige pourtant un aspect essentiel : on attend toujours des mesures susceptibles de soutenir l’indispensable croissance et cette carence explique pourquoi l’écart continue de se creuser entre la France et l’Allemagne sur le marché de la dette.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Rihanna éconduit Neymar, Charlotte Casiraghi & Gad Elmaleh s’ignorent, Anthony & Alain-Fabien Delon se vengent de leur père; Karine Ferri investit lourdement pour son mariage (et invite utile); Johnny Depp : c’est Amber qui l’aurait battu
02.
LREM, UDI, LR ou abstention ? Petit guide pour ceux qui voudraient (vraiment) voter libéral aux Européennes…
03.
Ce qui explique la nouvelle vague d'eugénisme
04.
Automobile : des centaines de milliers de moteurs Renault suspectés de malfaçon
05.
La résignation des chômeurs face à la loi d’airain de l’offre et de la demande
06.
Cannes : Abdellatif Kechiche s'emporte contre la question "imbécile" et "malsaine" d'un journaliste
07.
Le nombre de cancers du côlon chez les jeunes adultes augmente nettement et voilà pourquoi
01.
Pôle Emploi n’aime pas qu’on dise qu’il est peu efficace dans son accompagnement des chômeurs mais qu’en est-il concrètement ?
02.
Semaine à haut risque pour Emmanuel Macron : les trois erreurs qu’il risque de ne pas avoir le temps de corriger
03.
Burkini à la pisicine municipale : les périlleuses relations de la mairie de Grenoble avec les intégristes musulmans
04.
Cancer : cette découverte sur le cerveau qui ouvre de prometteuses voies de traitement
05.
Immobilier : l’idée folle de la mairie de Grenoble pour protéger les locataires mauvais payeurs
06.
Le nombre de cancers du côlon chez les jeunes adultes augmente nettement et voilà pourquoi
01.
Mondialisation, libre-échange et made in France : l’étrange confusion opérée par François-Xavier Bellamy
02.
Appel des personnes en situation de handicap ou familles concernées pour sauver Vincent Lambert d’une mort programmée
03.
La bombe juridique qui se cache derrière la décision de la Cour d’appel de Paris de sauver Vincent Lambert
04.
Chômage historiquement bas mais travailleurs pauvres : le match Royaume-Uni / Allemagne
05.
Des experts estiment dans un nouveau scénario que la hausse du niveau des océans pourrait dépasser deux mètres d'ici 2100
06.
LREM, UDI, LR ou abstention ? Petit guide pour ceux qui voudraient (vraiment) voter libéral aux Européennes…
Commentaires (11)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
quesako
- 12/11/2011 - 21:03
Une grosse faiblesse : la taxation des "riches"
Comment Sarkozy et l'UMP ne veulent pas admettre que 2012 va se jouer sur de la rigueur des 2 côtés, mais un matraquage de la gauche sur les avantages (réels) qu'on eu les très riches pendant ces 5 ans!
Ils nous jettent dans les "bras d'Hollande" !
jeremy
- 12/11/2011 - 20:07
C'est fini la France
de grimper et pourtant ça coute beaucoup moins cher ,c'est la ou je comprend pas
jeremy
- 12/11/2011 - 20:06
C'est fini la France
Et oui je pense que La france (gouvernement)c'est tiré des balles sur les pieds depuis plus de 10ans
Je pense que si vous avez des amies en afrique en asie l'inde? faut y aller et attendre que ca se passe,
Simplment parce qu'il vont nous mettre a genou et d'ici 2 ans il n'y aura plus de boulot
Toutes nos entreprise son a l’étrange et il reviendront jamais, par contre les prix nos pas cesser