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Pauline Laigneau.
Série de l'été : ces échecs qui mènent au succès

Laigneau - Gemmyo : "En ratant le concours de l'ENA, j'ai donné un sens à ma vie"

Publié le 01 décembre 2017
Co-fondatrice du joaillier en ligne Gemmyo et forte de son succès, Pauline Laigneau veut aujourd'hui exporter sa plateforme en Allemagne et en Angleterre. Pourtant, envisageant une carrière dans la haute administration, la brillante normalienne n'avait au départ pas vocation à se lancer dans entrepreneuriat. Jusqu'à son échec au concours d'entrée à l'ENA.
Pauline Laigneau est la cofondratrice de Gemmyo, un site e-commerce de joaillerie et bijouterie.
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Co-fondatrice du joaillier en ligne Gemmyo et forte de son succès, Pauline Laigneau veut aujourd'hui exporter sa plateforme en Allemagne et en Angleterre. Pourtant, envisageant une carrière dans la haute administration, la brillante normalienne n'avait au départ pas vocation à se lancer dans entrepreneuriat. Jusqu'à son échec au concours d'entrée à l'ENA.

Mise à jour 30 novembre : Pauline Laigneau était invitée, jeudi 30 novembre, de l'Emission politique pour interroger Jean-Luc Mélenchon sur la réforme des Prud'hommes.

Mon père était entrepreneur et n’avait pas fait d’études. Or, pour sa "petite fille chérie" que j’étais, il fallait absolument faire le plus d’études possible. J’ai donc beaucoup travaillé jusqu’à rentrer à Normale sup. Je pensais alors que ce serait le plus beau jour de ma vie jusqu’à ce que je me rende compte que je ne comptais pas être chercheuse, ni enseignante. Désireuse de trouver ma voie, et toujours avec la pression paternelle, je décide de me tourner vers l’ENA, le plus haut niveau envisageable. Encore une fois j’ai énormément travaillé ! Admissible, je me suis trouvée face à un jury devant lequel je devais expliquer pourquoi j’étais là. Mais à part pour faire plaisir à papa, je n’avais pas vraiment de raison de faire l’ENA ! Le jury s’en est aperçu et m'a mis un 2/20, m’expliquant que je n’étais pas faite pour ça : une grosse humiliation.

"Je me demandais ce que j’allais faire de ma vie"

J’ai eu une période de doute assez difficile pendant laquelle je me demandais ce que j’allais faire de ma vie. Jusqu’au jour où j’ai eu la révélation : les ors de la République, le prestige et le pouvoir, ça ne m’intéresse pas. Ce dont j’avais besoin, c’était la liberté, l’aventure, le risque. Après avoir touché le fond, j’ai ainsi pris conscience qu’il fallait que je vive ma vie et non pas le rêve de mon père. Abandonnant l’idée de repasser l’ENA, je me suis alors tournée vers l’entreprenariat et la joaillerie. Je peux donc dire à ce niveau que l’entreprenariat a été pour moi un véritable choix de vie, pas un hasard ni un moyen de devenir riche.

Cette remise en question et mon travail d’introspection m’ont permis de trouver tout simplement un sens à ma vie. Aujourd’hui, chez Gemmyo, je me rends compte quand je recrute de nouveaux employés que l’envie de faire avancer les choses, le potentiel du candidat et les valeurs d’entraide et d’esprit d’équipe sont bien plus importants que les simples compétences techniques. Vu mon parcours, j'y suis très attentive et je crois que c'est qui a fait, notamment, le succès si rapide de Gemmyo. Après avoir "gâché" dix années de ma vie à me chercher, je donnerais comme conseil à tous ces jeunes entrepreneurs qui ont des idées de les appliquer tout de suite. Car entreprendre, c’est avant tout exécuter les bonnes idées, pas uniquement les imaginer. Ce n’est pas l’idée qui fait la différence, mais la manière dont elle est mise en œuvre. Donc dès le départ, il faut mettre les mains dans le cambouis !

Gemmyo en chiffe:

  • 3m€ de CA en 2014
  • 18 salariés dans l’entreprise
  • 13000 bijoux disponibles sur le site

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Commentaires (13)
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vangog
- 02/12/2017 - 22:17
@ajm le concours est une sélection par le gauchisme...
C’est comme ça que les profs gauchistes arrivent à des promotions uniquement constituées par des gauchistes, ou par des détraqués genre kelleburne...
ajm
- 02/12/2017 - 17:57
Faux débat.
Je n'ai jamais compris cette fixation sur l'Ena. L'Ena recrute sur concours pour pourvoir aux emplois supérieurs administratifs de l'Etat comme Polytechnique pour les grands corps techniques. Il y a aussi des concours pour les grandes écoles spécialisées qui forment les magistrats, les officiers , les commissaires de police etc...Il y a aussi les emplois superieurs des services déconcentrés ( douanes, travail, finances publiques ; administrateurs territoriaux...) qui ont leurs filières de recrutement propres.
Avant l'Ena, il y a avait des concours par grand corps administratif : inspection des finances, Conseil d'État, Quai d'Orsay. ..
Si on ne veut pas de concours quelle solution ? Le piston ? L'appartenance politique ? Le politiquement correct de l'origine ethnique ou autres, avec des quotas, y compris un quota pour les illettrés, les handicapés cérébraux, les hermaphrodites ou les plongeurs tamouls des restaurants parisiens ? Pour moi c'est un faux débat . Le vrai débat c'est le rôle de l'Etat et , sous le masque d'une extension infinie vers le grand tout du Social tout gentil , son dépérissement profond sur ce qui constitue son essence, à savoir son coeur régalien.
2bout
- 02/12/2017 - 17:09
Avoir une idée fixe …
et apprendre à structurer sa pensée autour ! Comme du papier toilette ?