En direct
Best of
Best of du samedi 9 au vendredi 15 novembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Et si l’univers était une sphère fermée ? C’est ce que pourraient suggérer des observations de l’Agence spatiale européenne

02.

Le sondage qui fait peur sur l’état intellectuel de la fonction publique

03.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

04.

Vérité des chiffres : il faudrait ouvrir une centrale nucléaire par jour dans le monde pour respecter l’objectif d’émissions carbone zéro en 2050

05.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

06.

Les hyper riches croulent sous des montagnes de cash mais l’excès de liquidités tue leur richesse

01.

Et si l’univers était une sphère fermée ? C’est ce que pourraient suggérer des observations de l’Agence spatiale européenne

02.

Notre-Dame de Paris : Jean-Louis Georgelin rappelle à l’ordre l’architecte des monuments historiques et lui demande de "fermer sa gueule"

03.

Crise (permanente) à l’hôpital : mais que faisons-nous donc de nos prélèvements obligatoires records ?

04.

Finkielkraut, apologiste du viol ? Bullshit au carré sur les réseaux sociaux

05.

Toujours plus… sauf sur le terrain idéologique : la diversité selon Delphine Ernotte

06.

Emmanuel Macron et sa névrose de l’ennemi

ça vient d'être publié
light > High-tech
Jeu de vilains
Nintendo Switch : l'UFC-Que choisir dénonce "l'obsolescence programmée" des manettes
il y a 7 heures 27 min
light > Société
Transports
Ile-de-France : un nouveau pass Navigo plus pratique pour les usagers occasionnels
il y a 8 heures 31 sec
pépites > France
Chaos
Gilets jaunes : en raison des violences, la préfecture a décidé d'interdire la manifestation prévue cet après-midi
il y a 9 heures 4 min
pépites > Environnement
Volte-face
Huile de palme : l'Assemblée vote finalement pour la suppression de l'avantage fiscal
il y a 9 heures 32 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

La Fabrique des salauds : Un livre-choc, un roman-fleuve aussi dérangeant qu’indispensable sur l’histoire allemande du XXe siècle

il y a 10 heures 45 min
décryptage > France
Censure

Alerte météo sur la liberté d’expression

il y a 13 heures 30 min
décryptage > Société
Polémique

Culture du viol, polémiques et gadgétisation du débat public

il y a 13 heures 54 min
décryptage > France
Crise de foi (en l’avenir)

Vague à l’âme démocratique : 30 ans après la chute du mur de Berlin, la France et l’Europe de l’Ouest en plein désenchantement

il y a 14 heures 17 min
décryptage > Science
Bonnes feuilles

Quand l'échange avec autri stimule notre cerveau : les atouts de l'intelligence collective décryptés

il y a 14 heures 40 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Les principaux outils et les solutions médicales de demain pour lutter efficacement contre les maladies cardio-vasculaires

il y a 14 heures 43 min
Pas bien
Un tiers des Français avoue avoir déjà fraudé son assurance
il y a 7 heures 43 min
pépites > France
Enquête
Projet d'attentat contre Emmanuel Macron : deux hommes mis en examen
il y a 8 heures 27 min
pépites > France
Prudence
Pluies et inondations : des départements du sud-ouest en vigilance orange
il y a 9 heures 21 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Orbital, tome 8 : contacts" : Orbital, une série qui tourne rond

il y a 10 heures 41 min
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 15 novembre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 12 heures 51 min
décryptage > International
A l'écart

Le surprenant silence du Hamas dans l’affrontement entre Israël et djihad islamique palestinien

il y a 13 heures 47 min
décryptage > France
Soif de populisme

Mais que révèlent les attentes paradoxales des Français vis-à-vis des Gilets jaunes ?

il y a 14 heures 6 min
rendez-vous > Media
Revue de presse people
Capucine Anav & Alain-Fabien victimes de la santé d'Alain Delon, les hebdos people très inquiets pour celle de Catherine Deneuve. Et pour la sécurité du bébé de Nabilla (aux mains d'UN baby sitter sorti de prison); Kate & Meghan s'ignorent ouvertement
il y a 14 heures 24 min
décryptage > Histoire
Bonnes feuilles

Le jour où Howard Carter et Lord Carnarvon ont découvert les trésors cachés et les vestiges du tombeau de Toutankhamon

il y a 14 heures 42 min
décryptage > Economie
Bonnes feuilles

Un virage libéral sauvera-t-il la France d'Emmanuel Macron ?

il y a 14 heures 44 min
© Reuters
© Reuters
Scénario catastrophe

Grèce, Euro, bulle, taux, alerte rouge sur la probabilité d’une nouvelle crise financière mondiale !

Publié le 30 mai 2015
Plus de sept ans après la crise des subprimes (en 2007), les causes d’une nouvelle crise financière mondiale sont à nouveau réunies. Les bulles spéculatives se reforment, les taux d’intérêts se sont effondrés, les liquidités sont surabondantes, la zone euro vacille et les gouvernements n’osent pas dire la vérité.
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Plus de sept ans après la crise des subprimes (en 2007), les causes d’une nouvelle crise financière mondiale sont à nouveau réunies. Les bulles spéculatives se reforment, les taux d’intérêts se sont effondrés, les liquidités sont surabondantes, la zone euro vacille et les gouvernements n’osent pas dire la vérité.

La probabilité d’une nouvelle crise financière mondiale n’a jamais été aussi forte. Les milieux financiers n’ont pas tiré la leçon de la crise précédente. Pris sous la pression de leurs clients, des épargnants et des intérêts à court terme, la plupart ont renoué avec des pratiques à risque. Les gouvernements démocratiques eux n’osent toujours pas dire la vérité à des opinions  publiques très inquiètes. Ils continuent de mentir en proférant des promesses irréalisables.

Les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’équilibre du système financier mondial sont de quatre origines.

1° Le premier foyer de crise est en Europe. La pérennité de l’union européenne et de la zone euro n’est absolument pas sécurisée. La crise grecque secoue quoi qu’on dise, l’ensemble des partenaires européens. La situation est bloquée. Le gouvernement Grec ne veut absolument pas négocier avec les instances internationales, le FMI, la commission européenne et la BCE, lesquelles ne peuvent pas accepter d’oublier les dettes de la Grèce et surtout de permettre à la Grèce de continuer d’en contracter sans contrôle ni retenue. Accepter d’annuler le passif de la Grèce, reviendrait à imposer aux contribuables occidentaux de payer à nouveau la facture. Cela reviendrait à prendre à nouveau le risque de voir d’autres pays formuler la même exigence. Pourquoi pas ? Bref, hypothèse impossible, mieux vaut prendre le risque d’une faillite grecque et par conséquent laisser le pays sortir de l’euro, s’il ne peut faire aucun effort pour honorer ses obligations ou même rassurer ses créanciers.

Le gouvernement Grec s’est mis dans une position intenable. Il a été élu sur un scenario de rupture en pensant que les partenaires européens paieraient pour éviter cette rupture. C’est raté ! Le premier ministre grec n’a malheureusement plus beaucoup de solutions. Ou il accepte un compromis en revenant sur certaines de ses promesses électorales, ou bien il retourne devant le peuple. Donc avant la fin de l’année, ou bien la Grèce sera sortie de l’euro, ou bien les grecs retourneront aux urnes pour changer de gouvernement.

De l’avis de tous les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro, de l’avis de la BCE et du FMI, un Grexit, c’est-à-dire une sortie de la Grèce serait parfaitement gérable. Tout le monde se plait, à se faire peur mais les dispositions sont prises pour éviter les effets systémiques. Les liens entre la Grèce et le reste de l’Europe peuvent être débranchés.

Les risques d’un Brexit, en revanche, c’est-à-dire une sortie de la grande Bretagne seraient beaucoup plus lourds à supporter. Encore fait-il que  le referendum promis par David Cameron dans la chaleur d’une campagne électorale difficile apporte une majorité favorable à la rupture.

Le premier ministre Britannique essaie de tout faire pour l’éviter, il cherche donc à négocier des aménagements dans la gestion européenne qui ne seront que des aménagements de façade. La majorité des dirigeants et du monde des affaires plaident au contraire pour un renforcement de l’union, vers plus de coordination et de solidarité. C’est le sens du document déposé ce week end par la France et par l’Allemagne.

La probabilité d’une crise européenne provoquée par la Grèce est très forte, mais les risques de cette crise sont faibles.

Les risques d’une crise provoquée par un depart de la grande Bretagne sont tres lourds, mais la probabilité de la crise est très faible.

2° Deuxième source de crise, le risque de bulles financières provoquées par un excès de liquidités. Le monde entier est inondé de liquidités. Depuis 2009, la plupart des banques centrales ont déversé des milliards de dollars sur les économies afin d’éviter l’asphyxie et éteindre les risques d’incendie sociaux ou politiques. La Reserve fédérale, la banque du Japon, la banque d’Angleterre et aujourd’hui la banque centrale européenne, ont toutes joué les pompiers en rachetant massivement de la dette pour garantir des émissions de monnaie. Rien que depuis 2013, les banques centrales ont déversé près de 10 000 milliards de dollars en liquidités dont la moitié aux Etats-Unis. Ces liquidités auraient du irriguer les économies réelles. Elles l’ont fait. Un peu. Trop peu.

Ces liquidités ont surtout dopé les actifs financiers. Les banquiers et les financiers s’en sont servis plus, pour spéculer que pour inciter les acteurs de l’économie à investir. D’où les bulles qui se sont formées sur les marchés "actions" aux Etats-Unis et en Europe. Ces bulles donnent un sentiment de richesse et de prospérité, mais comme en l’an 2000, ou en 2007 et 2008, elles peuvent exploser. En général, les cycles spéculatifs durent 7 ans, 7 ans pour redresser le système et faire gonfler une bulle.

3° Le troisième risque de crise, se cache dans les taux d’intérêt très bas. Les excès de liquidités ont fait baisser les taux d’intérêt au niveau zéro. La plupart des taux sont proches de zéro certains sont même négatifs. Ça peut paraitre confortable pour l’emprunteur, c’est une catastrophe pour le préteur et pour l’investisseur qui n’a plus aucun intérêt à investir. Pourquoi prendre un risque d’investisseur alors qu’il n’est pas rémunéré. Le seul intérêt de l’investisseur est de faire du capital donc de gonfler la bulle spéculative. On est quasiment en dessous de la ligne de flottaison.

Autre phénomène, les Etats qui sont les premiers emprunteurs en obligations n’ont aucune raison de se priver ou de faire des efforts d’assainissement. La France offre un magnifique exemple de ce laxisme. Elle vit à crédit et de plus en plus. Le problème dans ce type de logique c’est que les obligations perdent de leur valeur … Les financiers se tournent donc vers  ce qui peut prendre de la valeur, c’est à dire des actions, alimentant ainsi, le risque de bulle. La boucle est bouclée. Reste à allumer la mèche.

Les milieux financiers, n’ont pas tiré la lecon de la crise des subprimes, ils spéculent toujours autant avec l’argent des banques centrales, sur lesquelles ils font pression pour en obtenir toujours plus, avec la complicité des états et des gouvernements. Ils ont à nouveau mis au point des instruments de spéculation hyper sophistiqués qui représentent des sommes colossales, et  qui démultiplient leur force de frappe. Donc  les risques.

Quand tous les marchés sont à la hausse, ça marche, mais les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel.

Alors que les banques centrales ont déversés 10 000 milliards de dollars dans le monde depuis deux ans, on estime que le total des produits dérivés fabriqués par les banquiers anglo-saxons atteindrait les 700 000 milliards de dollars. Le système bancaire international aurait donc multiplié par 70, la capacité d’intervention sur les marchés octroyée par les banquiers centraux. Mais pas au service de l’économie réelle. C’est presque 2 fois plus qu’au temps des subprimes.

Il y a donc un risque financier grave, soit par le biais d’un ajustement boursier violent, les actions boursières étant  surcotées par rapport à la valeur réelle des entreprises, (c’est surtout vrai dans les nouvelles technologies), elles risquent de s’effondrer brutalement. Soit par le biais d’un Krach  obligataire, les Etats ne trouvant plus d’argent sur le marché pour se financer.

4° Quatrieme source  de crise  mondiale. Les gouvernements démocratiques ne disent pas la vérité sur la réalité des situations économiques et sur les reformes qu’il faudrait engager pour retrouver un équilibre durable. Ils ne disent pas la vérité parce qu’ils ne la connaissent pas toujours dans le détail. En 2007et 2008, les patrons de banques eux-mêmes ne savaient pas toujours ce qui se passait dans leurs propres  salles de marché. En 2007, la majorité des patrons de banques ne savaient pas comment fonctionnaient beaucoup de produits dérivés qu’ils avaient acceptés de mettre sur les marchés parce qu’ils rapportaient gros. Il n y a aucune raison aujourd hui pour que ces mœurs aient changé, notamment dans les établissements anglo-saxons.

Les gouvernements ne savent pas et quand ils savent, ils n’osent pas le raconter et l’expliquer de peur de se faire jeter par leurs électeurs. La démocratie moderne fonctionne comme il y a un demi-siècle. Sur la base de promesses électorales que la croissance de 5 à 10 % l’an permettait de payer. Aujourd hui, la croissance s’est déplacée dans les pays émergents, Brésil, Chine, Inde, Afrique)  les pays occidentaux sont matures et surendettés. Les hommes politiques continuent de mentir pour séduire leurs électeurs.

Quand ils arrivent au pouvoir, ils sont confrontés à la réalité d’une situation qu'ils ne peuvent pas maitriser. François Hollande doit ses difficultés aujourd hui à une campagne présidentielle construite sur un collier de contre-vérités et de promesses qu'il n’a pas pu délivrer. Le gouvernement Grec s’est mis dans une situation impossible à résoudre. Il s’est fait élire en disant qu'il allait changer le monde. Il est aujourd hui complètement bloqué parce qu’il ne peut évidemment pas changer le monde. Il risque le discrédit quand ses électeurs vont s’apercevoir qu’on leur a raconté des histoires.

La démocratie moderne ne peut plus fonctionner sur la promesse, elle devra à l’ avenir fonctionner sur la preuve et la transparence des situations. On en est loin. Mais c’est très gérable.

Les probabilités d’une nouvelle crise sont d’autant plus fortes que les gouvernements sont dans l’impossibilité de dire la vérité et par conséquent, ils sont dans l’impossibilité d’apporter les solutions pour éviter le pire. Alors que tout le monde les connait. Tout le monde, sauf l’électeur à qui on a dit qu’on protègerait d’abord ses intérêts.

La probabilité de crise est très forte parce que dans la plupart des pays, les gouvernements ne réussissent  pas à être courageux. Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Le problème c’est qu’elles en font aussi des victimes.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (11)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Ganesha
- 31/05/2015 - 23:40
1917
Que se passera-t-il lorsque la ''bulle des 700... milliards de dollars'' éclatera ? Fermer les bourses, comme en 1917 ? Effacer simplement et sans remords ces chiffres absurdes des ordinateurs ! Et bâtir un système économique mondial raisonnable ?
Anguerrand
- 31/05/2015 - 14:07
A janckcroirien
Une différence de taille que vous semblez " oublier" Hollande a menti ( comme tous les politiques) mais durant sa campagne électorale, MLPS , elle a trahi dès que Philippot a pris le vrai pouvoir au FN, MLP n'est plus que le porte parole de Philippot, le vrai patron, JMLP le reconnaît même et se fâche contre le cap à gauche du nouveau FNPS ou FN - FDG.
vangog
- 30/05/2015 - 23:58
Et si les investisseurs ne trouvent plus d'intérêts
à investir dans les investissements productifs à long terme, alors leurs liquidités vont se diriger avec d'autant plus de force vers les investissements spéculatifs à court terme...et lorsque cette bulle éclatera, car elle éclatera aussi sûrement que deux et deux font quatre, les pantins qui nous gouvernent se demanderont de nouveau "qu'est-ce-qui a cloché?"...sans comprendre que leurs opérations de prestidigitation sur le QE pour sauver ce qui reste de la mauvaise construction social-démagogique des trente dernières années sont la raison principale de la prochaine explosion monucléaire. Les Chinois l'ont parfaitement anticipé, prêts à prendre le contrôle monétaire de ce monde en perdition, par lâcheté social-démagogique...ils ourdissent déjà leurs plans pour être là au bon moment, apparaissant comme les seuls pouvant réparer cette bulle éclatée...