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Rattrapé par le confessionnalisme, comment l'Etat syrien tomba dans "Le piège Daech"

Publié le 17 mai 2015
Rompant avec nombre de commentaires à chaud, l’historien Pierre-Jean Luizard, grand spécialiste de la région, essaie de comprendre les succès de l’État islamique, dans le contexte de déliquescence des États de la région, notamment l’Irak et la Syrie. Il met au jour des logiques moins visibles, locales autant que mondiales, sociales autant que religieuses, dont les racines remontent au début du siècle dernier, à l’époque où l’Europe dessinait les frontières actuelles du Moyen-Orient. Extrait de "Le piège Daech", publié aux Editions La Découverte (2/2).
Pierre-Jean Luizard
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Pierre-Jean Luizard, historien, est chercheur au CNRS et membre du Groupe de sociologie des religions et de la laïcité (GSRL) à Paris. Spécialiste du Moyen-Orient, il a séjourné en Irak, au Liban, en Syrie, dans le Golfe et en Egypte. Il est l’auteur de...
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Rompant avec nombre de commentaires à chaud, l’historien Pierre-Jean Luizard, grand spécialiste de la région, essaie de comprendre les succès de l’État islamique, dans le contexte de déliquescence des États de la région, notamment l’Irak et la Syrie. Il met au jour des logiques moins visibles, locales autant que mondiales, sociales autant que religieuses, dont les racines remontent au début du siècle dernier, à l’époque où l’Europe dessinait les frontières actuelles du Moyen-Orient. Extrait de "Le piège Daech", publié aux Editions La Découverte (2/2).

 

Mais, à la différence de l’Irak, où les trois grandes communautés, sunnite, chiite et kurde, ont des stratégies politiques plus lisibles, l’investissement progressif de la hiérarchie militaire syrienne par les alaouites, les druzes et les ismaéliens n’est pas le reflet d’une stratégie communautaire consciente et unifiée au niveau politique. Il s’agit plutôt de stratégies locales de promotion sociale pour des groupes marginalisés qui n’ont pas accès aux ressources économiques de la bourgeoisie urbaine sunnite – le pays alaouite demeure alors une région pauvre et à l’écart du développement.

Numériquement, cet essor des minorités au sein de l’armée est spectaculaire. En 1963, druzes, ismaéliens et alaouites ne représentaient que 15 % de la caste des officiers supérieurs, soit un peu moins que leur poids global dans la société. En 1975, cinq ans après la prise du pouvoir par Hafez al-Assad, ils cumulaient 60 % des postes d’officiers supérieurs, tandis que la troupe demeurait sunite. Mais, au sein même de cet univers militaire baassiste de plus en plus dominé par les alaouites en particulier, les enjeux de pouvoir donnent lieu à des rivalités sanglantes entre factions qui repo- sent sur des bases beaucoup plus étroites : ‘asabiyas locales ou solidarités de génération entre officiers membres d’une même promotion.

LIRE AUSSI la 1ère partie - "Le piège Daech" : comment la déliquescence de l’État irakien due aux factions communautaires a permis l'implantation de l'État islamique

Assad, son régime autoritaire et les alaouites

C’est dans ce contexte de factionnalisme complexe, de marginalisation des civils et d’éclipse de la génération fondatrice du Baas, le tout masqué par un vernis de discours nationaliste arabe, qu’Assad engage sa propre lutte de pouvoir au sein du parti et de l’armée et dépose Jadid en 1970.

Extrait de "Le piège Daech - L'État islamique ou le retour de l'Histoire", publié aux Editions La Découverte, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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