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© Reuters
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Angle de vue

Et un fasciste c’est quoi ? Pas nécessairement un membre du Front national !

Publié le 03 mai 2015
Ne cherchez pas trop : ils sont des milliers et faciles à reconnaître.
Benoît Rayski
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Souvenirs de fac. Devant le resto U de la rue Mabillon un étudiant que j’ai croisé sur les bancs de la Sorbonne m’interpelle. "Et si on allait faire un flipper ?". J’acquiesce avec enthousiasme. "Attends un instant" me dit-il. Il traverse la rue et se dirige vers une fille qui vend un journal de gauche, Rouge peut-être.

Il s’approche d’elle. Sort des pièces de monnaie et lui achète son journal. Puis, en la regardant droit dans les yeux, il y met le feux avec son briquet. La fille fond en larme. Très satisfait il revient. "Mais pourquoi t’as fait ça ?". "C’était élémentaire : dorénavant elle aura toujours peur !". "Imbécile" lui ai-je dit. J’aurais dû le frapper : mais je n’étais pas fasciste.

Depuis je sais ce qu’est un fasciste. Le poing dans la gueule plutôt que l’argumentation. La violence brute à la place de la controverse. La haine comme combustible. Des fascistes comme ça il y en a des dizaines de milliers en France. Mais les journaux habilités à décerner des brevets d’antifascisme ne les reconnaissent pas comme tels.

Celui qui vous frappe car vous ne lui avez pas donné assez vite la clope désirée est un fasciste. Celui qui vous traite d’ "enculé de ta race" parce que vous l’avez "mal regardé" est un fasciste. Celui qui vous piétine au prétexte que vous auriez manqué de respect à un prophète vénéré est un fasciste. Celui qui dit que "toutes les françaises sont des putes" et les traitera, le cas échéant, comme de la bidoche est un fasciste.

Ils sont nombreux. Mais ils ne font pas la une des journaux occupés à traquer les "néo-réacs" et les fachos". Car ce peuple élu par la gauche ne peut en aucune manière être fasciste. Le fait d’appartenir à une population souffrante, opprimée et cible de racisme autorise en effet toutes les lessives purificatrices.

Ils sont là. Ils n’ont ni peur ni honte. Décrétés victimes pour l’éternité ils ont l’arrogante assurance de leur bon droit. On leur a délivré –leurs compagnons de route sont influents- un permis de frapper, d’insulter et battre. Pourquoi s’en priveraient-ils ? Une précision nécessaire l’étudiant cité plus haut était ce qu’il est convenu d’appeler "un français de souche". Pour ses épigones c’est moins sûr…

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Commentaires (17)
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ISABLEUE
- 04/05/2015 - 14:54
Hélàs
Pourtant, un bon coup de poing dans la gueule, cela ferait surement du bien à certains....

Leucate
- 04/05/2015 - 12:40
Glissement de sens
C'est curieux d'observer les glissements de sens des mots observables dans toutes les langues d'ailleurs au fil du temps.
Au départ, l'adjectif "fasciste" avait le sens très précis de socialiste dissident, le parti socialiste italien ayant été la matrice des faisceaux d'action révolutionnaire, premier nom du parti fasciste. A l'époque de la scission violente des marxistes léninistes dans les partis socialistes en Russie (Kerensky) et ailleurs, (le congrès de Tours en France) les communistes ont traité de fascistes tous les socialistes considérés comme socio-traitres.
Puis le terme s'est appliqué à tous les non-marxistes du moment qu'ils luttent contre le socialisme, Franco, de Gaulle etc et aussi aux communistes dissidents (Tito par exemple).
Comme tout le monde était susceptible d'être fasciste dorénavant, le fasciste est devenu progressivement celui qui vous embête ou qui contre vos idées géniales, un peu comme le fâcheux de Molière dont il devient un synonyme. Il le remplace d'ailleurs car plus moderne.
Enfin dernier glissement, le fasciste est devenu le violent en acte et en paroles.
Braquer une banque ou dépouiller quelqu'un sous la menace d'une arme devient "fasciste".
perceval
- 03/05/2015 - 22:56
M. Rayski
Bien vu, comme d'habitude.
Dans votre longue liste il manque également ceux qui veulent imposer leur vision de la vie et de la société à des êtres qui ne sont pas encore accomplis et qui sont en devenir, les enfants, en transformant l'école en centre de propagande de ce qu'il y a de pire dans le socialisme. ça c'est aussi du vrai fascisme!