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© Flickr/bareknuckleyellow
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Identité malheureuse ?

Comment et pourquoi nous sommes devenus des “sales céfrans”

Publié le 17 mars 2015
Le mot "identité" fâche quand il est assorti de l’adjectif "nationale". Les autres identités sont, elles, considérées comme justifiées et bénies…
Benoît Rayski
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Le mot "identité" fâche quand il est assorti de l’adjectif "nationale". Les autres identités sont, elles, considérées comme justifiées et bénies…

C’était hier la Journée de la Francophonie. Pour cette occasion, France Inter avait transporté ses micros, les talents de ses chroniqueurs et la verve de ses journalistes sous la coupole de l’Académie française. Invité spécial, le dernier en date des Immortels : Alain Finkielkraut.

Il fut, comme il se doit, houspillé, harcelé et accusé d’apporter de l’eau au moulin du FN. Le succès annoncé de ce parti aux élections départementales c’était, bien sûr, de sa faute. Le prophète de malheur fut tancé. N’avait-il pas mis le mot « identité » dans le titre d’un de ses ouvrages ? Un des chroniqueurs de la radio, qui avait fait des recherches fouillées, rappela avec brio que l’identité nationale avait été remise au goût du jour par un certain Bruno Mégret, ancien numéro deux du FN. Une chroniqueuse tout aussi inspirée excipa de sa qualité de Belge pour dire que vue dans son pays, l’identité nationale n’avait aucun sens et interpella l’académicien sur sa contribution à l’ « islamophobie galopante ».

Rien que de très banal, somme toute. Les lieux communs de la niaiserie, qui galopent bien plus vite que l’ « islamophobie », dégoulinaient avec la douce consistance de la crème chantilly sur des fraises au sucre. L’identité, parlons-en. La chroniqueuse, d’origine belge revendiquée, a, par exemple, oublié de dire que son pays était une récente création artificielle. Et qu’à défaut d’identité nationale, il jouissait – quelle richesse ! – de deux identités (nationale ? linguistique ? ethnique ?) conflictuelles et rivales. Celle qui oppose les Flamands aux Wallons.

L’Histoire, mère cruelle, montre que toutes les identités naissent et se forgent dans la douleur, le sang et les larmes. Toujours contre quelque chose ou quelqu’un. Jamais pour. C’est déplorable ? Oui. Mais c’est. L’identité française s’est faite lors de guerres séculaires contre les Anglais, nos ex « ennemis héréditaires ». Elle a défini ses contours en arrachant l’Alsace germanique aux Habsbourg. En s’agrandissant avec la Savoie et Nice aux dépens de l’Italie balbutiante. Et en s’attaquant avec une redoutable dureté aux langues régionales (qui parle encore breton ?).

Pour rester dans notre environnement immédiat, qui pourrait nier que l’identité algérienne a pris corps contre la France, contre la colonisation française ? Au début du XIXème siècle, il n’y avait là-bas que des tribus arabes plus ou moins soumises - et le plus souvent insoumises - au bey d’Alger, lui-même payant tribut au lointain sultan d’Istanbul. Si un nationalisme algérien a vu le jour, c’est grâce à la France, ou plutôt, contre la France.

Ainsi en est-il des identités. Elles sont toujours accouchées avec les pointes des baïonnettes ou le tranchant du sabre. S’il y a aujourd’hui en France un réveil de l’identité nationale, ce ne sont évidemment ni Alain Finkielkraut ni ce pauvre Bruno Mégret qui en sont responsables. Admettons, pour faire plaisir aux chroniqueurs de France Inter, qu’il s’agisse d’une crispation identitaire qui n’augure rien de bon et en tout cas pas des lendemains sereins. Mais d’où vient-elle ?

D’une réaction à une autre crispation identitaire manifeste, palpable, et fortement structurée. Une religion nouvelle sur notre territoire et en progression aussi rapide que la soit-disante islamophobie. Une identité affirmée par une langue commune. Et un sentiment proclamé de différenciation par rapport aux autres, ceux qui  ne sont pas eux, ceux que la partie la plus turbulente (euphémisme) de cette population désigne comme des « sales céfrans ». Et les « sales céfrans », irrités et inquiets, se protègent alors avec la seule arme qu’il leur reste : leur identité.

On leur a taillé un costard de « sales céfrans ». Et ils l’endossent avec colère et ressentiment. Si vous voulez savoir pourquoi Marine Le Pen est à 30%, ne cherchez pas ailleurs. Et si France Inter persévère dans l’exaltation de l’ « autre », elle fera encore plus.

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Commentaires (15)
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Anouman
- 19/03/2015 - 20:11
Identité nationale
Je ne crois pas qu'il y ait en France un réveil de l'identité nationale car le Français s'intéresse (et c'est un peu normal) surtout à lui même.
Par contre il y a de manière certaine la montée d'une allergie à ce qui est différent de, et s'oppose à, l'identité nationale. Paradoxe? Pas tant que ça. Les allergies viennent brusquement mais sont très difficiles à guérir, encore plus quand on vous balance chaque jour un peu plus d'allergènes dans les médias.
Leucate
- 18/03/2015 - 00:19
@lafronde - éducation classique
Le concept colonial de la III° république a été imaginé par des gens qui avaient une culture classique c'est à dire imprégnée d'Histoire romaine. Ils se rappelaient qu'avant de faire des gaulois des citoyens romains (civitas Romana optimo jure (citoyenneté romaine avec tous les droits - transposition moderne, citoyens à part entière) ceux-ci étaient d'abord passés par un sas qui était la citoyenneté latine '"La civitas Romana sine suffragio" (citoyenneté romaine sans suffrage), citoyenneté restreinte accordée aux peuples vaincus qui s'étaient montrés fidèles à Rome durant un certain temps.
Les anglais, qui avaient la même culture classique, firent de même dans leurs colonies en distinguant les sujets des citoyens britanniques.
En Algérie, le problème était double. La religion musulmane d'une part, et le fait que la population algérienne, sauf dans les cités, avaient une organisation tribale avec leurs chefs, les caïds, aghas et bachaghas à laquelle l'administration n'osa pas toucher pour des raisons de paix impériale. Néanmoins la citoyenneté française pouvait être demandée à condition de renoncer à être un sujet de droit musulman, ce que fit d'ailleurs un certain nombre de citadin
lafronde
- 17/03/2015 - 23:17
planche à billet - planche à visa
@Leucate
Le concept colonial est idoine pour décrire le différentiel de droits, et de droits sociaux mis en place par notre République, selon qu'il s'agisse des natifs ou d'étrangers. Penser en terme de réciprocité, de qui paye pour qui ?
Le nec plus ultra est la reconnaissance conditionnelle des communautés. Si elles sont à la fois immigrées et moins riches elles bénéficieront de fait d'une priorité pour les droits sociaux. (taille de la famille) Si elles sont natives, en vertu du principe de la République une et indivisible, elles n'auront aucune possibilité de se soustraire au pot commun : sécu, assistanat...De même pour une personne en délicatesse avec l'Urssaf ou le RSI, les tribunaux n'auront pas la même mansuétude pour un natif ou un immigré, voire un étranger.
Il y a 60 ans les socialistes étaient déjà au pouvoir (SFIO) ils menaient une politique coloniale en Algérie à l'époque de la décolonisation.
De nos jours le PS mène encore une politique coloniale, mais en métropôle,et avec des étrangers. A ce sujet il faut savoir que les collectivités locales sont subventionnées par l'Etat pour chaque tête : dotationet péréquation, la facture est payée par les contribuables.