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Quel impact de l'immigration pour les salariés français ? Les nouvelles études qui pourraient tout changer

Publié le 06 février 2015
Aux Etats-Unis comme en France, les conséquences de l'immigration sur l'économie dépend de la nature de cette nouvelle force de travail : complémentaire de celle des natifs, elle bénéficie à l'économie ; concurrentielle, elle porte préjudice aux moins éduqués.
Nicolas Goetzmann
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Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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Aux Etats-Unis comme en France, les conséquences de l'immigration sur l'économie dépend de la nature de cette nouvelle force de travail : complémentaire de celle des natifs, elle bénéficie à l'économie ; concurrentielle, elle porte préjudice aux moins éduqués.

Etre une chance ou ne pas être. L’éternelle question de l’impact de l’immigration sur l’économie d’un pays n’est pas comme les autres. Parce les enjeux vont bien au-delà du seul questionnement économique, parce que la passion prend régulièrement le dessus. Mais le sujet est en réalité suffisamment large pour aboutir à la conclusion de son choix, en fonction de l’angle choisi. Pour se faire une idée plus large de cet impact, il convient alors de traiter les différents angles pour aboutir à une conclusion tout à fait satisfaisante : L’immigration est-elle une chance pour l’économie ? Ca dépend.

Aux Etats Unis

Selon une étude menée en 2013 par George Borjas, de l’Université de Harvard, le premier point à considérer est la part de PIB représentant la contribution des immigrés au pays. Pour les Etats Unis, cette part est de 11%, soit  1600 milliards de dollars. Et ce chiffre prend aussi bien en compte l’immigration légale qu’illégale. Tout simplement, ces 1600 milliards correspondent au total des revenus perçus par les immigrés dans le marché du travail. L’offre de travail supplémentaire que représente l’immigration est donc assez logiquement un moyen de faire augmenter le PIB d’un pays. Ici, aucune controverse.

La question suivante revient à rechercher ce que sont les conséquences de cette offre de travail supplémentaire sur les personnes étant déjà sur place ; les natifs. C’est ici que les problèmes commencent. La perception la plus évidente est que l’augmentation de l’offre de travail va produire un effet de contrainte négative sur les salaires. Plus de travailleurs aboutit à plus de concurrence entre salariés pour obtenir un emploi, ce qui va permettre à l’employeur de maintenir les salaires à un niveau faible. L’effet serait donc négatif pour le natif qui aurait pu prétendre à un meilleur salaire.

Sur ce point, la réponse la plus courante a été notamment apportée par les travaux de Giovanni Peri de l’Université de San Francisco et de Gianmarco Ottaviano de la London School of Economics. Ces derniers faisant valoir que l’apport de travail des immigrés est complémentaire à l’offre de travail existante. Les compétences des migrants et des natifs ne sont pas en concurrence directe, elles sont complémentaires. Le résultat est que de cette complémentarité naît un choc d’offre positif pour l’ensemble des travailleurs, permettant une amélioration des salaires pour l’ensemble.

Et en effet, dès lors que l’offre de travail nouvelle n’est pas parfaitement substituable à l’offre existante, l’effet est bien positif sur l’économie. L’offre est enrichie. Reste à déterminer si, effectivement, les immigrés et les natifs ne sont pas de "parfaits substituts". Car s’ils l’étaient, l’effet serait alors une concurrence accrue et une pression à la baisse sur les salaires.

C’est ce point que le débat académique a lieu. Point qui a également été traité par George Borjas, celui-ci remettant en cause les calculs effectués par Giovanni Peri et Gianmarco Ottaviano. Initialement, la principale critique de Borjas repose sur la prise en compte des personnes de 17 à 65 ans, en n’excluant pas les étudiants, ce qui aurait abouti à une estimation trop forte de la complémentarité des travailleurs. Dont acte. Après révision de leurs travaux, Peri et Ottaviano obtiennent un nouveau résultat, indiquant que l’effet est en réalité plus faible que précédemment avancé. Plus problématique, le calcul effectué sur le long terme abouti un résultat négatif concernant les salariés les moins qualifiés.

"En d’autres termes, la simulation "officielle" de Peri et Ottaviano implique que les salaires des moins qualifiés "natifs" chute de 2% sur le long terme et d’environ 5% sur le court terme, et ce, même après prise en compte des complémentarités potentielles entre migrants et natifs de même compétence".

Une conclusion que partagent Peri et Ottaviano :

"L’un dans l’autre, un résultat semble robuste : une fois que la substituabilité entre natifs et immigrants est possible, pour la période 1990-2006 l’immigration aux Etats Unis a eu au pire un  effet négatif modeste sur le long terme sur les salaires réels des natifs les moins éduqués"

De plus, les deux auteurs indiquent :

"Sur le long terme, ces estimations impliquent un effet global positif de l’immigration sur les salaires des natifs d’environ 0.6% et un effet global négatif sur les salaires des immigrants précédents d’environ -6%".

L’effet positif de l’immigration se cantonne donc aux catégories les plus aisées des natifs, et l’effet négatif se partage pour une part sur les natifs les moins éduqués et pour la plus large part sur les immigrés déjà sur place.

Et la France ?

Concernant la France, sur les 5.5 millions d’immigrés recensés par l’INSEE en 2010, environ 2.9 millions sont des actifs, soit près de 10% des actifs en France. Et selon une étude menée par Anthony Edo et Farid Toubal, et publiée en septembre 2014 par le CEPII (Centre d’étude prospectives et d’informations internationales) les effets sont sensiblement différents que ceux observés aux Etats Unis :

"Nos résultats indiquent qu'une hausse de 10 % de la part des immigrés dans une classe de compétence dégrade d'environ 3 % le taux d'emploi des natifs ayant des caractéristiques individuelles similaires : âge, formation, expérience sur le marché du travail. »

Ainsi, à la différence des Etats Unis ayant un marché de l’emploi plus flexible, l’ajustement en France ne se fait pas sur les salaires mais sur le niveau d’emploi :

"En résumé, notre analyse indique que, du fait des rigidités salariales, l’impact de l’immigration sur le marché du travail porte en France plus sur l’emploi que sur les salaires. Les entreprises ont tendance à substituer aux natifs des immigrés lorsque ces derniers sont amenés à accepter de moins bonnes conditions d’emploi."

La vision de "l’immigration est une chance" paraît moins évidente. Car cet effet négatif de l’immigration n’est rendu possible que par un autre phénomène économique ; la faible demande. Si l’immigration provoque une augmentation de l’offre de travail, c’est-à-dire qu’elle augmente le potentiel économique du pays, il est alors nécessaire d’y répondre par une augmentation de la demande. C’est-à-dire par un politique macroéconomique, ici monétaire, plus engagée vers la recherche du plein emploi. 

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Commentaires (17)
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cloette
- 02/02/2015 - 20:15
Il faudrait des statistiques
ethniques , des études pour savoir qui fait quoi chez les immigrés clandestins et non clandestins, des comparaisons avec les capacités diplômes et parcours des chômeurs français et des offres d'emplois proposées , ensuite voir qui est nécessaire et seulement ceux là .
Il faudrait aussi aider les pays vraiment pauvres et aider les autres à s'en sortir
Leucate
- 02/02/2015 - 19:21
Etude américaine
Cette étude n'est pas valable en France pour la bonne raison suivante.
Aux EU (et au Canada), que l'immigré soit légalement rentré ou non, c'est la règle du "demerdieren sie sicht" qui s'applique. En principe et dans les faits, l'immigré ne doit rien couter au pays d'accueil.
En France, l'essentiel de notre immigration n'est plus une immigration de travail.
bjorn borg
- 02/02/2015 - 18:37
Le FN
doit gagner coûte que coûte et point barre!!