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François Hollande sera durant deux heures sur France Inter
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Retour sur ce qu'a dit François Hollande sur France Inter : le président assume son échec sur le chômage et défend sa politique économique
Publié le 05 janvier 2015
Pendant deux heures, le chef de l'Etat a répondu aux questions des journalistes puis des auditeurs, balayant l'ensemble de l'actualité et évoquant la situation du pays.
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Pendant deux heures, le chef de l'Etat a répondu aux questions des journalistes puis des auditeurs, balayant l'ensemble de l'actualité et évoquant la situation du pays.
  • François Hollande était sur France Inter ce lundi matin de 7h à 9h
  • C'est la troisième fois en moins de 10 mois que le chef de l'Etat se confrontait directement aux Français. Le 6 mai dernier, il était déjà présent sur le plateau de BFMTV, sur TF1, lors de l'émission spéciale.
  • L'objectif affiché était de reconquérir les Français mais également son électorat de gauche
  • le chef de l'Etat a assumé l'échec de la baisse du chômage
  • François Hollande a défendu sa politique économique
  • Le président a défendu la loi Macron : "Ce n'est pas la loi du siècle, la loi Macron. (...) C'est la loi du siècle prochain"

 

FIN DE CE DIRECT

9h02 : le mot de la fin

"Merci pour cette séquence". 

Les questions des auditeurs

8h58 : question sur Thomas Piketty

"Thomas Piketty a des mérites qui pouvaient le conduire à avoir la légion d'honneur. Je pense à ceux qui la reçoivent. A chaque fois qu'on s'engage pour les autres, on doit être honoré".

8h55 : question sur l'extrême-droite

"L'extrême-droite porte atteinte à nos valeurs. Il faut être des Républicains. Il ne faut rien tolérer. Il faut aussi aller vers le progrès. Il faut faire des avancées. Il faut une gauche forte moralement".

8h53 : question sur les jeunes

"La jeunesse est ma priorité. C'est un atout de croissance et de renouvellement. J'ai introduit la garantie jeune : 50 000 jeunes vont être formés, qualifiés pour avoir ensuite un emploi. Je veux faire en sorte qu'il y ait une vraie réforme de l'école. (...) le pacte de responsabilité et la loi Macron auront un impact sur les jeunes".

8h50 : question sur Fessenheim

"Oui, les études sont en cours, Fessenheim fermera. Cela fait partie de mes engagements"

8h45 : question sur la taxe Tobin

"C'est un combat. C'est une taxe sur les transactions financières. Elle peut être mis en place. J'ai demandé à Michel Sapin de réunir les ministres de l'Economie des pays concernés pour mettre en place cette taxe sur les transactions. Cette taxe devrait être mis au service du climat". 

8h40 : question d'une auditrice sur l'accompagnement de la mort

"Décider de la mort d'un proche est une question grave. J'ai pris un engagement pendant la campagne, celui de faire avancer les choses. Ma position, c'est qu'on ne peut pas en rester à la loi actuelle, à la loi Leonetti. On doit prendre en compte les directives du malade. La seconde avancée est que s'il n'y a pas eu de directive anticipée, alors il sera possible de faire entrer le patient en sédation profonde puis aller vers la mort. Les conclusions émises dans le rapport sont les miennes. 

Les questions sur l'international

8h34 : la Libye

#DirectPR @fhollande "La France n'interviendra pas seule en Libye. C'est à la communauté internationale de prendre ses responsabilités."

— Élysée (@Elysee) 5 Janvier 2015

8h30 : la situation en Ukraine

"Monsieur Poutine ne veut pas annexer l'est de l'Ukraine. Il me l'a dit. Il veut rester influent. Il ne veut pas que l'Ukraine bascule dans le camp de l'OTAN. Nous voulons nous c'est qu'il ne soutienne plus les séparatistes. Je cherche un accord depuis des mois. Il y a eu 5 000 morts. La France et l'Allemagne cherchent une solution. Il y a des progrès. Il faut parler clairement à Poutine. Il faut lui dire qu'il doit savoir s'arrêter. (...) Les sanctions doivent être levées s'il y a des progrès".

8h24 : les migrants

"L'Europe doit faire une politique d'asile pour ces migrants. Il faut créer les conditions d'un changement dans les pays comme la Syrie. 

8h20 : les relations franco-allemandes

"Je vais rencontrer Madame Merkel dimanche 11. Il faut parler avec l'Allemagne. La France dout montrer qu'elle est capable d'avoir une économie plus souple plus dynamique. (...) On avance ensemble avec nos valeurs, nos forces, différentes. (...) Avec l'Allemagne, nous nous disons les choses. Nous avons le même intérêt. Faire que l'Europe soit plus forte. Ce qu'elle attend c'est qu'un pays comme la France soit compétitif. Ce qu'on attend c'est que l'Allemagne soit plus dans la relance de la croissance. On trouve la convergence".

8h18 : "l'Europe, que voulons-nous en faire ?"

"L'Europe ne peut plus être identifiée à de l'austérité. (...) Il faut savoir ce que nous voulons faire de l'Europe. Il faut qu'elle soit plus active dans ses choix"

#DirectPR @fhollande "L'Europe, ce doit être notre protection. Elle doit porter une politique de croissance."

— Élysée (@Elysee) 5 Janvier 2015

8h14 : "la Grèce est libre de son destin"

"Les Grecs sont libres de décider leurs gouvernants. Ils vont se prononcer comme ils l'entendent et les élus devront respecter les engagements de leur pays; La Grèce doit décider de son appartenance à la zone euro. Ils choisissent leur destin mais ils doivent respecter les règles".

Les questions de société

7h58 : les primaires ?

"Je suis président, je suis à mi-mandat. Je ne préoccupe pas de cela. Je m'en préoccuperai quand ce sera la date".

7h54 : "La France traverse une crise identitaire"

"La France traverse une crise identitaire et elle est grave. Il faut avoir une forme de conviction républicaine. Il y a toujours eu ceux qui pensaient que c'est fini et puis il y a ceux qui considèrent que la France doit avancer. Elle doit affronter ses ennemis avec la force républicaine. (...) Il y a des menaces, des menaces terroristes, il ne faut pas nier la réalité et cela entraîne des peurs".

7h52 : SurNotre-Dame-des-Landes

"Quand les recours seront épuisés le projet sera lancé"

7h50 : question sur l'écologie

"La France est exemplaire dans sa politique écologique. Si je n'avais pas d'arguments, je ne pourrais pas convaincre les autres pays. Je vais fermer Fessenheim. On va voir en fonction des expertises quand cela se fera".

7h43 : "la loi Macron est de gauche"

"Améliorer la vie des entreprises sans mettre en cause la vie des employés, libérer les énergies, ouvrir les professions qui étaient fermées, ce n'est pas de gauche ? (...) 12 dimanches, pour cela, il faudra un accord au préalable. Pourquoi n'y aurait-il pas plus de députés qui voteraient la loi. La droite dit qu'il faudrait aller plus loin mais pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? (...) Pour quelle raison un député de gauche ne voterait pas ce texte ? Tout y est préservé. Si c'est juste pour l'emploi, pour les salariés, pourquoi ne faut-il pas la voter. A force de checher la perfection, ça ne se fait jamais. Je veux créer les conditions pour que ce soit une loi de progrès".

"Ce n'est pas la loi du siècle, la loi Macron. (...) C'est la loi du siècle prochain"

7h40 : après une pause, l'interview reprend

"Il y a toujours plusieurs chemins en politique. Il n'y en a jamais une seule efficace seulement. On verra à la fin si j'ai pris le bon chemin. C'est un chemin qui donne de la force à notre économie sans pour autant bouleverser les valeurs sociales".

#DirectPR @fhollande "Il ne s'agit pas de faire des réformes inapplicables. Le dispositif du compte pénibilité doit être simple."

— Élysée (@Elysee) 5 Janvier 2015
 

Les questions d'économie

 

7h27 : "pas d'augmentation des impôts"

"Il n'y aura aucune augmentation des impôts supplémentaires. J'ai pris l'engagement de ne plus créer d'impôt supplémentaire, ni de les augmenter. Il n'y a pas de raison d'augmenter des impôts. Les ménages modestes vont payer moins d'impôts. (...) Si la croissance est meilleure, cela ira à la réduction de notre déficit puis peut-être ensuite à la réduction des impôts"

#DirectPR @fhollande "9 millions de foyers sont concernés par la suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu."

— Élysée (@Elysee) 5 Janvier 2015

7h23 : Le changement...

"Je changerai tout ce qui bloque et qui nuit à l'égalité et au progrès. Je veux qu'on travaille pour les Français".

7h18 : la loi Macron

"Cette loi est tout ce qui peut stimuler l'activité. Les professions réglementées, les tarifs de ces professions seront changés. Les transports, c'est pareil, il fallait faire autre chose. C'est pour cela que nous avons mis en place les cars. (...) L'ouverture des magasins le dimanche, on va passer de 5 à 12 dimanches. Il ne pourra pas y avoir d'ouverture s'il n'y a pas un accord. Beaucoup de Français travaillent déjà le dimanche. Il va y avoir une compensation en cas d'ouverture. Ensuite il y a les zones économiques internationales, je tiens à ce que les magasins dans ces zones soient ouverts. Mais c'est une loi de liberté. Ceux qui ne veulent pas ouvrir, n'ouvriront pas"

#DirectPR @fhollande "Concernant le travail dominical, on va passer de 5 à 12 dimanches autorisés,soit 7 dimanches à disposition des maires"

— Élysée (@Elysee) 5 Janvier 2015

7h16 : La France ne peut pas en rester à une croissance molle

"Il faut se souvenir d'où on vient... On avait une compétitivité déficitaire, on avait une balance négative. La France ne peut pas en rester à une croissance molle"

7h15 : "Il faut aller plus loin"

"Ce qui crée de l'emploi, c'est l'entreprise. Il faut former davantage les jeunes, les accompagner. A partir du 1er janvier, il y a un compte formation pour les entreprises. (...) 7 branches ont signé le pacte de responsabilité. Il faut plus de 50 branches. Je fais une politique qui ne se limite pas au chômage".

7h11 : "Nous devons créer de l'emploi"

"Je pensais pouvoir répondre à la question de l'inversion de la courbe du chôamge. Tant que la croissance reste inférieure à 1%, il y aura une montée continue des demandeurs d'emplois. Nous devons créer de l'emploi. Je fais tout pour que la croissance soit la plus haute possible. Avec la loi activité croissance, le pacte de responsabilité, je fais en sorte qu'il y ait plus de croissance".

7h09 : Patrick Cohen aborde la question du chômage

"J'assume la responsabilité sur la question du chômage. Beaucoup dépend de la crise, des décisions européennes, mais il y a une responsabilité. J'ai engagé une politique sérieuse sur les comptes publics, j'ai fait le pacte de responsabilité car je pense qu'il faut être le plus compétitif total. Il faut faire que ça puisse marcher le plus tôt possible. Je vais continuer. Je ne vais pas attendre".

6h58 : François Hollande est arrivé dans le studio

Le président est souriant. Il s'installe dans le studio

6h52 : François Hollande sera "optimiste"

Lors de cette traditionnelle intervention télévisée, le chef de l'Etat a dit vouloir "en finir avec le dénigrement et le découragement". Ce lundi matin, ses conseillers affirment qu'il sera "offensif" et "optimiste".

Ce qu'il faut savoir avant l'émission

François Hollande a décidé d'accélérer. Après ses voeux, le président est ce lundi matin l'invité de France Inter. Le chef de l'Etat compte présenter et défendre durant deux heures ses priorités pour l'année 2015. Il accordera trois entretiens thématiques, (économie, politique et international) et répondra en fin d'émission aux questions des auditeurs.

Le but est de reconquérir les Français. Cette prise de parole, quelques heures avant le premier conseil des ministres de la rentrée, sera également l'occasion pour le président de la République de donner des précisions sur la loi sur la croissance préparée par Emmanuel Macron, la réforme du service civique encore le plan de relance de la Commission européenne.

François Hollande a placé mercredi ses troisièmes voeux présidentiels du Nouvel an, dépourvus d'annonces, sous le signe de l'audace et de l'action, promettant pour 2015 des avancées "dans tous les domaines et pour tous".

 

 

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Commentaires (22)
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Haddock36
- 05/01/2015 - 18:20
commentaires
Je me réjouis de constater à travers ces commentaires que plus cet individu montre sa gueule sur les écrans de télé ou se fait entendre à la radio, plus les français le haïssent. Il faut remonter aux années les plus noires de la révolution pour retrouver une telle forme de tyrannie (tyrannie de la pensée, tyrannie de l’insécurité, de l’arbitraire juridique et fiscal, etc...) On ne sait ce qui est le plus haïssable entre l’arrogance de ceux qui détiennent le pouvoir de nuire et cette droite émasculée et trop veule pour les en empêcher. Au moins Le Maréchal aimait la France et les français; ceux qui ont usurpé le pouvoir actuel nous détestent et tout particulièrement les quelque employeurs et créateurs de richesse sans qui ces parasites, ces cracheurs dans la soupe, ne pourraient s’enrichir sans courir de risque.
precepte
- 05/01/2015 - 18:13
Conclusions
- Il assume son échec. Donc il va démissionner !
- Plus d'impôts supplémentaires. Que des taxes !
eltarzan
- 05/01/2015 - 17:32
PS=Communisme mou !
Le PS fabrique deux catégories de citoyens :
- les camarades fonctionnaires qui ont droit à tout.
- les privés corvéables à volonté.