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François Hollande reprend en main la nomination du président de France Télévisions.
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François Hollande reprend en main la nomination du président de France Télévisions
Publié le 04 novembre 2014
EXCLUSIF - A moins de trois ans des prochaines élections présidentielles, l’Élysée refait irruption dans le processus de désignation du patron des chaînes publiques en ignorant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et en dessinant sa propre feuille de route pour France Télévisions.
Pierre Guyot est journaliste, producteur et réalisateur de documentaires. Il est l’un des fondateurs et actionnaires d’Atlantico.  
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EXCLUSIF - A moins de trois ans des prochaines élections présidentielles, l’Élysée refait irruption dans le processus de désignation du patron des chaînes publiques en ignorant le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et en dessinant sa propre feuille de route pour France Télévisions.

Il y a un mois, un petite phrase de François Hollande dans son discours de clôture d’un séminaire de travail du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel était passée plutôt inaperçue. Dans une longue allocution consacrée aux enjeux économiques de l’audiovisuel, le chef de l’Etat évoquait les conditions dans lesquelles le nouveau patron de France Télévisions sera nommé par le CSA au premier semestre de l’année prochaine. "Avant, l’Etat aura à exprimer sa vision stratégique, ses objectifs fondamentaux" annonçait François Hollande.

Dans la foulée, une décision de la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin (qui à défaut d’avoir lu Patrick Modiano semble ne pas avoir tout oublié de Nicolas Machiavel) enfonce le clou : celle de faire tracer une feuille de route pour France Télévisions pour la période 2015-2020. C’est à un énarque passé par la cour des comptes, Marc Schwarz, ancien directeur financier du groupe audiovisuel public à l’époque de la présidence de Marc Tessier, qu’a été confiée la tâche de cogiter sur l’avenir de France Télévisions. Ce rapport doit être rendu au gouvernement au début de l’année 2015, exactement au moment où le CSA lancera la procédure de nomination du nouveau président de France Télévisions et prend donc l’allure de future lettre de mission pour celui ou celle qui prendra la tête de l’audiovisuel public.

A quelques semaines du coup d’envoi de la course à cette présidence, la liste des candidats potentiels se précise. L’actuel tenant du poste, Thierry Pflimlin, se verrait bien refaire un nouveau mandat. Sans grande surprise non plus, le sempiternel candidat putatif Emmanuel Hoog, patron de l’AFP, semble également se préparer à prendre le départ, tout comme la présidente de France Médias Monde (l’ex Audiovisuel Extérieur de la France) Marie-Christine Saragosse. Moins évoqués, les noms du jeune patron de la FNAC, Alexandre Bompart, passé par Canal + et surtout Europe 1, ou de Christopher Baldelli, président de RTL et ancien de M6, circulent également comme ceux de possibles prétendants.

Pour l’instant, ce n’est pas encore tel ou tel nom qui fait jaser dans le Landernau audiovisuel, mais surtout l’intrusion dans le processus de désignation de François Hollande qui étudie de son côté sa propre liste de candidats, selon plusieurs de ses conseillers. Parmi les plus farouches opposants à cette tentative de mainmise de l’Elysée, le président du CSA, Olivier Schrameck est lui décrit par ses collaborateurs comme tout particulièrement agacé.

Pourtant, François Hollande ne s’était pas privé lorsqu’il était dans l’opposition de critiquer la décision de Nicolas Sarkozy de confier directement au président de la République le soin de nommer le patron de France Télévisions. Mais les raisons de tourner casaque ne manquent pas au chef de l’Etat. L’inimité de François Hollande pour le patron du CSA date de l’époque où, premier secrétaire du PS, il se heurtait régulièrement à Olivier Schrameck, alors directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon. Le calcul, simple mais souvent oublié, que les membres du CSA restent aujourd’hui majoritairement étiquetés "à droite" (six des neuf membres du collège ont été nommés par Gérard Larcher ou par Bernard Accoyer au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy) n’est peut-être pas étranger non plus à la stratégie de l’Elysée. Enfin et surtout, il n’échappe à personne que le patron de France Télévisions désigné en avril prochain sera celui qui tiendra les rênes des chaines publiques en 2017, lors de la prochaine campagne présidentielle.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (11)
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vangog
- 05/11/2014 - 00:28
Le FN, premier parti de France, rassemblerait 30% des suffrages
des Français (à mi-mandat de Flamby, seulement...) selon le sondage de l'IFOP...il serait naturel que 3 ou 4 des neuf membres du CSA soient des patriotes...si nous vivions dans une vraie démocratie moderne, non?
Et nous aurions la chance d'avoir, enfin, un service public de qualité et non communautariste...on peut rêver, dorénavant!
Vincennes
- 05/11/2014 - 00:17
Même avec 0% dans les sondages.....il s'en fout....il restera
scotché sur son trône!!! Quand je l'ai vu se dandiner au concert, j'ai eu honte pour lui. Il n'a aucune dignité car tout va mal et lui se trémousse à un concert. Il se fout de nous, comme d'une guigne....il voulait la place et, aidé des médias, il l'a eut. Merci à ceux qui ont voté pour cet homme qui ne mérite aucun respect
Vincennes
- 05/11/2014 - 00:11
QUEL MAGOUILLEUR....... Michel ONFRAY dit même "machiavélique"
Pendant qu'il y est, pourquoi ne se nomme t'il pas Président de France TV ? car, ça changerait pas grand chose d'entendre tous les Journalistes + les amuseurs comme Ruquier/Sébastien tous, en effet, "maquées" à gauche mais contents d'être payés royalement, grâce à la redevance de TOUS les français........qui ne bronchent pas!!! alors, pourquoi se gêner ??