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© REUTERS/Eric Gaillard
Serge Moati a réalisé le documentaire "Adieu Le Pen"
© REUTERS/Eric Gaillard
Serge Moati a réalisé le documentaire "Adieu Le Pen"
Ciao

“Adieu Le Pen” : ce que j’aurais aimé dire sur le documentaire de Serge Moati

Publié le 04 octobre 2014
Philippe Bilger a assisté à la projection privée du dernier film documentaire de Serge Moati, "Adieu Le Pen". Dépassant le carcan des discours convenus sur le "fascisme à nos portes", il livre ici l'analyse qu'il aurait aimé exposer aux autres convives, trop vite distraits par un copieux buffet.
Philippe Bilger
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Philippe Bilger est président de l'Institut de la parole. Il a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la Cour d'assises de Paris, et est aujourd'hui magistrat honoraire. Il a été amené à requérir dans des grandes affaires qui...
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Philippe Bilger a assisté à la projection privée du dernier film documentaire de Serge Moati, "Adieu Le Pen". Dépassant le carcan des discours convenus sur le "fascisme à nos portes", il livre ici l'analyse qu'il aurait aimé exposer aux autres convives, trop vite distraits par un copieux buffet.

Il est clair que Serge Moati est un incomparable chroniqueur de notre vie politique, profonde ou superficielle. Son tour de force est d'être à la fois absent, pour laisser parler l'autre, les autres, et présent, sa personnalité n'étant pas de celles qui méritent d'être mises entre parenthèses.

J'ai eu la chance d'être invité à la projection privée de son dernier film documentaire "Adieu Le Pen", qui offre une vision très éclairante des rapports entre Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, entre le père et la fille. Il me semble que Serge Moati s'est davantage débridé dans ses commentaires : peut-être, subtilement, a-t-il voulu prévenir le reproche récurrent des intolérants inguérissables, celui d'être trop empathique avec Jean-Marie Le Pen. Comme s'il fallait détester les hommes pour ne pas apprécier leurs idées et leurs positions !

A l'issue de la projection, il n'y a pas eu de débat et après une seconde de regret, tant j'adore jeter un peu de provocation dans les consensus que je pressens convenus, j'ai trouvé que le passage direct au buffet constituait une démarche pleine de sagesse.

D'abord, à la suite de ces projections singulières réservées à un public amical quoique parfois professionnel, il est bienséant d'avoir l'admiration ostensible ou pour le moins perceptible. Je déteste les rites, les conventions, les tics qui enferment dans l'adhésion obligatoire et imposent de porter aux nues. Pour prendre l'exemple de Serge Moati, ma dilection pour son oeuvre et son talent n'aurait pas eu de sens puisque le contraire aurait été malvenu en cette circonstance particulière.

Ensuite, je ne suis resté qu'un quart d'heure à la réception qui a suivi le film parce que j'ai perçu subtilement l'étouffement, la bonne conscience et le bloc d'homogénéité d'un public accordé sur le FN et sur le procès de type stalinien à lui intenter, la globalisation sans nuance, le fascisme à nos portes. Au fond le refus de tout ce qu'une intelligence véritable doit comporter et diffuser : de la souplesse, de la précision, de la liberté, aucun préjugé.

Or la ligne idéologique, heureusement battue en brèche par la vie des images et la force du verbe, a été tracée dès la présentation par le producteur : la fille est comme le père et le FN demeure, sous toutes ses latitudes, le diable inaltérable dont le confort intellectuel et le conformisme progressiste ont besoin. Ce parti ne change pas pas plus que ses adversaires.

Pourtant on ne peut pas prétendre que Serge Moati n'avait pas tout tenté pour nous ouvrir les yeux, l'esprit. Le simple rapprochement, même dans les attitudes physiques et l'instinctive, inévitable expansion des natures, entre les scènes dont Jean-Marie était le protagoniste et celles qui mettaient en évidence Marine, révélait la dissemblance. Malgré la délectation ironique de nous confronter souvent à des mines patibulaires et extrémistes en première ligne !

Quand on s'attachait aux propos, bien davantage encore.

Les séquences illustrant l'allégresse collective après les succès électoraux ne montraient pas la présidente du FN sous un jour grotesque et les ambitions qu'elle affichait étaient à la hauteur de la menace qu'elle représentait pour beaucoup. On aurait eu, peu ou prou, le même type de joie à la fois compréhensible et un tantinet vulgaire dans n'importe quel parti, pour peu qu'il y ait eu des avancées et une victoire à la clé.

Au-delà de ces différences en même temps apparentes et signifiantes, il en est une plus radicale qu'une analyse politique de bonne foi fait surgir.

Avec Jean-Marie Le Pen, nous avons été installés dans le domaine de l'indignation éthique et historique et le reste a été en permanence occulté, sans doute parce que ses obsessions le rattachaient irrésistiblement à ce passé et que tout ce qui aurait pu préparer concrètement le FN au pouvoir lui faisait peur. Il est des personnalités qui devinent ne pouvoir compter que sur elles, pour le meilleur et pour le pire. Le Pen est de celles-là : il suffit pour s'en convaincre de voir avec quelle minutie il détruisait dès le lendemain les succès politiques obtenus la veille par sa fille.

Avec Marine Le Pen, on a changé de monde.

Le FN, dorénavant, est inséré dans l'espace politique. On peut estimer son projet "dangereux" comme Alain Juppé ne cesse de le répéter avec clairvoyance, tout en ne méprisant pas son électorat, contrairement à Bernard-Henri Lévy qui récemment a fait d'une multitude désespérée, déboussolée, perdue, souvent modeste, des ennemis de la République.

L'opprobre moral, parce que Marine Le Pen est aux antipodes de la nostalgie et de l'aigreur historiques couvées par son père, ne constitue plus un moyen efficient pour juger le FN, pour le combattre, pour le contredire. Il convient techniquement de pourfendre l'habileté stratégique et tactique de cet immense fourre-tout qu'est devenu le programme de ce parti. Et de mettre en évidence avec pragmatisme et compétence ses impossibilités opératoires et ses facilités tribunitiennes.

Mais nous sommes dans l'univers républicain dans lequel ne prospèrent pas que des concepts de rosière et des délicatesses idéales, quel que soit le parti.

Tant qu'on continuera d'assimiler le FN d'hier à celui d'aujourd'hui, le père à la fille, on se trompera de cible et on favorisera la montée de ce qu'on préfère vaguement et éthiquement dénoncer parce que politiquement on croit qu'on n'y arrivera pas. C'est un changement de cap et d'orientation qu'il s'agit de mettre en oeuvre. Le FN n'est pas ailleurs. Il est en plein dans notre paysage démocratique. Il ne se laissera pas déloger par les voeux pieux ni par la bonne conscience de ceux qui méprisent le peuple. Mais par, enfin, une politique qui sur tous les plans le rendra moins désiré.

Voilà ce que j'aurais pu dire après "Adieu Le Pen" de Serge Moati.

Cet article a initialement été publié sur le blog de Philippe Bilger, "Justice au singulier"

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Commentaires (8)
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Leucate
- 05/10/2014 - 22:46
Ordre républicain
Les forces de l'ordre accompliront leur mission de maintien de l'ordre sans état d'âme comme elles le font depuis la création de leurs escadrons ou de leurs compagnies; cela d'autant plus facilement que c'est dans les bureaux de vote près de leurs casernes que le FN fait ses meilleurs scores.
Et s'il arrive au pouvoir, c'est parce que le Peuple souverain le lui aura donné mandat. Croyez-vous que les électeurs qui auront voté pour lui admettront sans broncher que des factieux se dressent contre la volonté qu'ils auront exprimé ?
Ils leur renverront la phrase du député Jean Laignel dit le "nain sectaire" adressée à la droite en 1981 "vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires".
Gré
- 05/10/2014 - 21:23
Le FN ne pourrait gouverner
il est certain que le FN ne pourra jamais gouverner car, si un jour il arrive au pouvoir, les mêmes qui défendent l'idéal républicain, se déchaîneront en diverses manifestations et foutront le bordel, provoquant des réactions de maintien de l'ordre dont ils se serviront pour hurler aux atteintes au Droits de l'Homme. Le FN n'aura pas même le temps de monter ce qu'il pourrait faire
Leucate
- 04/10/2014 - 19:36
@ Anguerrand - du n'importe quoi
le FN n'est pas plus socialiste que l'UMP est communiste (normal puisque l'UMP est très à gauche du FN) pour la seule et bonne raison que ni l'un ni l'autre ne font référence au marxisme et à son analyse, ce n'est pas dans leurs gènes ... encore que l'UMP a été bien imprégnée de néo-socialisme, ne serait-ce que par l'origine énarchie de ses dirigeants: ils sont copains de promo de leurs homologues socialistes.
Vos propos seraient risibles s'ils n'étaient pas si répétitifs; cela lasse à la longue.
S'il n'a pas pu y avoir du groupe autour du FN, c'est qu'il y a eu de la concurrence menée par Ferrage de l'UKIP dont le programme est de quitter l'UE (les anglais, qui ne sont ni à Schengen ni dans l'euroland en sont là) ce qui fait qu'il a manqué un pays pour qu'un groupe soit constitué autour du FN qui amenait le plus de députés. Ce n'est d'ailleurs pas une question de nombre d'élus mais de pays.
Il y a trente ans quand on ne s'affrontait que sur l'idéologie, pas sur le n'importe quoi compassionnel, vous vous seriez fait jeté de toute discussion un peu sérieuse.
Mais aujourd'hui, on colle des étiquettes sans savoir ce qu'elle veulent dire exactement, parce que cela fait zoli ou fun ...