En direct
Best of
Best of du 28 mars au 3 avril
En direct
ça vient d'être publié
light > High-tech
Générosité en cette période difficile
Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, donne 1 milliard de dollars pour lutter contre le coronavirus
il y a 1 heure 17 min
light > Culture
Tristesse pour les fans
Coronavirus : l'édition 2020 du festival Hellfest de musique metal, organisé à Clisson, est annulée
il y a 2 heures 25 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un automne de Flaubert" d'Alexandre Postel : Flaubert se libère du démon de la mélancolie. Un roman captivant

il y a 3 heures 35 min
pépites > France
Joies du confinement en province
Selon l’Insee, un Parisien sur dix a quitté Paris depuis le début du confinement
il y a 4 heures 26 min
pépites > Economie
Nouveau record
Coronavirus : 6,3 millions de salariés sont au chômage partiel en France
il y a 7 heures 3 min
light > Science
Quasar
Event Horizon Telescope : des scientifiques capturent l'image d'un trou noir émettant des jets à haute énergie
il y a 9 heures 10 min
pépites > France
Soulager les services de réanimation
Le Conseil scientifique se prononce pour la prolongation du confinement
il y a 11 heures 37 sec
décryptage > Santé
Le mal français

Ces raisons qui empêchent le secteur public français de gérer son argent efficacement

il y a 12 heures 11 min
décryptage > Economie
Production relocalisée

Ces faillites qui détermineront bien plus le monde de demain que tous les Grenelle sur un nouvel avenir...

il y a 13 heures 16 min
décryptage > Environnement
Quel cinéma

Parlementaires à la dérive : leur film s’appelle "Le jour d’après" et c’est un navet !

il y a 13 heures 53 min
light > Justice
Star des 12 Coups de midi
Christian Quesada a été condamné à trois ans de prison ferme pour pédopornographie
il y a 1 heure 44 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Oldyssey, un tour du monde de la vieillesse" de Julia Mourri et Clément Boxebeld : pour déconstruire beaucoup d'idées reçues sur "les vieux" !

il y a 3 heures 10 min
pépites > Politique
Président de la République
Coronavirus : l’Elysée annonce que le confinement sera "prolongé" au-delà du 15 avril
il y a 3 heures 55 min
pépites > International
Boulevard pour Joe Biden ?
Démocrates : Bernie Sanders arrête sa campagne et renonce à la course pour la présidentielle américaine
il y a 6 heures 38 min
pépites > Terrorisme
Enquête en cours
Attaque au couteau à Romans-sur-Isère : l’assaillant a été mis en examen pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste"
il y a 7 heures 28 min
pépites > Europe
Action entravée
Covid-19 : Mauro Ferrari, le président du Conseil européen de la recherche (CER), démissionne
il y a 10 heures 6 min
pépite vidéo > Santé
Mental d'acier
Les conseils de l’aventurier Mike Horn pour surmonter le confinement
il y a 11 heures 34 min
décryptage > Santé
Comparaisons

Le système de santé allemand, privé et concurrentiel, fait beaucoup mieux que les systèmes publics français et anglais

il y a 12 heures 34 min
décryptage > Santé
La bêtise aussi est pandémique

"Le coronavirus est une maladie de Blancs" ! On a entendu ça à Marseille, Dakar et Abidjan…

il y a 13 heures 28 min
décryptage > Société
Petite réflexion de confinement

Comment l’éducation de nos parents détermine lourdement notre capacité à devenir leader ou non

il y a 14 heures 48 min
info atlantico
© Flickr / Loïc Raynard
Cette année, les impôts sur le revenu de 10 millions de contribuables français ont augmenté au total de plus de quatre milliards d’euros.
© Flickr / Loïc Raynard
Cette année, les impôts sur le revenu de 10 millions de contribuables français ont augmenté au total de plus de quatre milliards d’euros.
Au nom du fisc

EXCLUSIF - Le gouvernement promet de larges baisses d’impôt… dans la réalité 10 millions de Français vont payer 4 milliards d’euros en plus en 2014

Publié le 12 septembre 2014
En attendant les hausses 2015, les impôts de 10 millions de contribuables ont progressé de 4 milliards d’euros en 2014. Et ce alors que le gouvernement a déclaré au mois d'août que plus de 3 millions de ménages devraient bénéficier d'une baisse d'impôts.
Rédaction Atlantico
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Atlantico.fr
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Rédaction Atlantico
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
En attendant les hausses 2015, les impôts de 10 millions de contribuables ont progressé de 4 milliards d’euros en 2014. Et ce alors que le gouvernement a déclaré au mois d'août que plus de 3 millions de ménages devraient bénéficier d'une baisse d'impôts.

Le chiffre est resté bien planqué dans les ordinateurs de Bercy : cette année, les impôts sur le revenu de 10 millions de contribuables français ont augmenté au total de plus de quatre milliards d’euros. Alors que le débat fait rage au sein du gouvernement sur une future hausse de la TVA en 2015 - augmentation que François Hollande, lui Président, avait juré ne jamais faire - et que certains avantages fiscaux pour les familles ont de sérieuses chances d’être rabotés l’an prochain, ces derniers ont reçu une douche sacrément froide en découvrant leur dernier tiers provisionnel à acquitter au 15 septembre prochain.

Exemples vécus : à revenus constants, une salariée célibataire de 56 ans gagnant 1800 euros mensuels a ainsi vu ses impôts progresser de 800 euros. Dans le même temps, ceux d’un couple avec enfants ont augmenté de 1400 euros. On est très loin des soi-disantes baisses annoncées en fanfare par le gouvernement Valls fin août.

En effet, lorsqu’on additionne les hausses (même si certaines peuvent se cumuler) engendrées par les deux lois de finances votées par le Parlement en 2014 sans oublier celles de la loi de finances 2013 (fiscalisation des heures supplémentaires), on constate que, cette année, 9 à 10 millions de foyers fiscaux ou contribuables ont vu leurs impôts augmenter sensiblement sans pour autant que leurs revenus aient progressé. Pour eux, la hausse représente une ponction de 4,33 milliards d’euros.

Voilà, en se basant sur des chiffres officiels - mais très peu diffusés de Bercy - un rapide tour d’horizon des hausses que les Français découvrent  actuellement à travers leur dernier tiers provisionnel :

  • Réduction du quotient familial : +1,03 milliard d'euros pour 1,4 million de foyers fiscaux

Déjà réduit de 2336 € à 2000 € l’an dernier, le quotient familial qui permet aux familles ayant des enfants à charge d’être - un peu - aidées par la collectivité a encore été raboté en 2014 pour tomber à 1500 €.

Ce qui entraîne une augmentation automatique d’impôts de 1,03 milliard d’euros pour 1,4 million de foyer fiscaux.

Bercy chiffre à 825 € la hausse moyenne et précise que "la réforme proposée aura un impact sur les personnes disposant de revenus élevés". Et les spécialistes du Budget de préciser qu’ils considèrent comme "revenus élevés" un couple marié avec deux enfants disposant de 5854 euros de revenus mensuels. Ce qui concrètement signifie qu’avec un revenu de 4000 euros et un autre de 1854 euros un couple est officiellement considéré comme "riche" par l’administration fiscale. Notons au passage que les parents isolés se trouvent eux aussi ponctionnés de la bagatelle de 46 millions d’euros à cette occasion.

  • Fin de la réduction d’impôt pour frais de scolarité : + 440 millions d'euros pour 2,7 millions de foyers fiscaux

Jusqu’à présent, les Français dont les enfants poursuivaient des études secondaires ou supérieures avaient droit à un avantage fiscal : une réduction de 61 € pour un collégien, de 153 € pour un lycéen et de 183 € pour un étudiant en supérieur. Tout cela est purement et simplement supprimé dès cette année, y compris dans les départements et régions d’outre-mer. Concrètement, Bercy chiffre à 2,7 millions le nombre de foyers fiscaux qui perdront au total 440 millions d’euros.  

  • Suppression de l’avantage fiscal pour les retraités ayant eu une famille nombreuse : +1,2 milliard d'euros pour 3,8 millions de retraités contribuables

Autre mesure douloureuse : les retraités ayant élevé 3 enfants ou plus qui bénéficiaient d’une petite majoration non imposable de leur droit à pension perdent définitivement cet avantage. 3,8 millions de contribuables retraités voient donc leurs impôts majorés de 320 euros en moyenne selon Bercy. Soit une perte globale de 1,2 milliard d’euros ! Et les mauvaises surprises ne sont pas finies pour eux puisque Bercy prévient que dans la foulée nombreux d’entre eux verront leurs taxes d’habitation augmenter, perdront dès 2015 certains avantages sociaux (allocation adulte handicapé, aides au logement…) ainsi que le bénéfice du taux de TVA réduit de CSG.

  • Suppression de l’exonération de la participation de l’employeur aux contrats collectifs de complémentaires santé : + 960 millions d'euros

Les employeurs engagés dans le financement des contrats collectifs d’assurance complémentaire santé de leurs salariés bénéficiaient dans ce cadre d’avantages fiscaux les exonérant d’impôt sur le revenu. Cela est désormais supprimé ce qui, d’après les estimations de Bercy, représente 960 millions d’euros d’impôt sur le revenu en plus. Le ministère ne précise pas combien d’employeurs et de salariés sont directement ou indirectement concernés par la mesure. Dommage.

  • Suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires : + 700 millions d’euros

Appliquée depuis le 1 septembre 2012, la très impopulaire suppression de la défiscalisation des heures sup’ s’applique pour la première fois en année pleine en 2014 sur les revenus 2013. Bizarrement, Bercy ne fournit aucun chiffre sur les rentrées fiscales supplémentaires pas plus que sur le public concerné. Des données ultra sensibles politiquement puisqu’on sait par exemple que plusieurs centaines de milliers d’enseignants ont été pénalisés par cette mesure. Selon une estimation de la Commission des finances, la hausse d’un impôt serait de l’ordre de 700 millions d’euros cette année. Elle concernerait potentiellement entre quatre et six millions de contribuables.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
vangog
- 10/09/2014 - 21:15
@ombelline Vous avez raison et c'est le pire dans ce
gouvernement socialiste: les augmentations d'impôts et l'aggravation des déficits ne profitent pas aux français...peut-être à la noblesse de robe gauchiste...mais pas aux Français! C'est le comble de la nullité...
cpamoi
- 10/09/2014 - 19:18
Ceux qui promettaient de raser gratis nous ont tondus.
Nous devons rembourser les intérêts de notre dette : plus de 50 milliards par an. Autrement dit, les usuriers prélèvent la quasi-totalité de l’impôt sur le revenu pour le mettre dans leur poche. Comme le principal de nos emprunts ne diminue jamais, le versement de ce tribut à nos nouveaux maîtres peut durer jusqu’à la fin des temps. Et comme aucun homme politique ne veut prendre le problème à bras le corps et envoyer paître les marchés financiers, la situation deviendra dramatique dès que les taux d'intérêt remonteront.

Mais nous avons notre part de responsabilité : depuis des décennies nous élisons des démagogues qui promettent de raser gratis. Seul Raymond Barre promouvait un budget à l’équilibre, pressentant que la dette mettrait le pays en servage. Résultat de ce programme de bon sens ? Il ne figura même pas au second tour de la présidentielle de 1988.
Ombelia
- 10/09/2014 - 17:31
A quoi servent ces
A quoi servent ces augmentations d'impôts? Pour l'instant, je n'ai pas pu le savoir: à remplir les poches de nos élus politiques qui eux ne sont pas touchés, tout au moins en ce qui concerne leurs avantages en nature et leur régime fiscal très favorable leur permettant de se constituer un capital pour leurs vieux jours bien mérités?