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Edgar Faure raconté par son petit-fils
© wikipédia
Edgar Faure raconté par son petit-fils
Bonnes feuilles

Edgar Faure intime, le roi de la dérision

Publié le 25 août 2014
"Tu es décidément un bien curieux enfant. C'est rare, en tous cas, qu'un enfant de ton âge aime les souvenirs de guerre !" Edgar Faure, l'homme qui avait côtoyé les plus grands de ce monde, l'homme qui treize fois avait été ministre, deux fois président du conseil, député, sénateur, académicien considérait avec affection son petit-fils. Et ce petit-fils, Rodolphe Oppenheimer, dresse dans "Edgar Faure - Secrets d’État, Secrets de Famille" un portrait surprenant de ce grand homme politique. (2/2)
Rodolphe Oppenheimer-Faure
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Rodolphe Oppenheimer-Faure est Président-fondateur de l'Association Edgar Faure.  
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Luc Corlouër
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Auteur et conférencier Luc Corlouër est romancier et essayiste. Il a publié cinq ouvrages entre 2007 et 2014. Passionné par le personnage d’Edgar Faure, il a beaucoup travaillé ces dernières années sur la face méconnue de l’homme de Béziers.
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"Tu es décidément un bien curieux enfant. C'est rare, en tous cas, qu'un enfant de ton âge aime les souvenirs de guerre !" Edgar Faure, l'homme qui avait côtoyé les plus grands de ce monde, l'homme qui treize fois avait été ministre, deux fois président du conseil, député, sénateur, académicien considérait avec affection son petit-fils. Et ce petit-fils, Rodolphe Oppenheimer, dresse dans "Edgar Faure - Secrets d’État, Secrets de Famille" un portrait surprenant de ce grand homme politique. (2/2)

Edgar Faure connaissait par cœur ses discours ou aimait les improviser. Dans le silence de la maison de Boissise, il me disait « Lire un discours n’est pas gênant, car le fond peut prendre le pas sur la forme ; vois-tu, la sincérité d’un discours me semble valoir bien plus qu’une improvisation hésitante sur le fond du problème ou du thème. »

La pipe toujours grésillant, il continuait :

- Tu sais, ce n’est que dans un milieu clos que l’art oratoire est important comme dans un prétoire : il est évident que cela constitue une différence !  Mais je peux te citer un grand orateur : c’est Thierry le Luron ! 

- Thierry Le Luron l’imitateur ?

- Oui, Rodolphe, c’est un artiste doué doublé d’un sens de l’à-propos et d’inventivité. Tu sais, même quand il improvise, il arrive à être drôle, à faire rire. Et en cela il a de vrais talents d’orateur…

- Tu le connais bien patiti ?

- Lui me connaît très bien, surtout !

- Mais il se moque de toi, non ?

- Ah oui, bien sûr, il imite la façon dont je prononce les mots, mon cheveu sur la langue, mon accent. Tu vois, si je m’applique j’arrive à dire « point » ou « conjoint » et tu ne remarques pas de différence mais parfois, dans mes discours ou interventions, j’ai gardé une forme assez méridionale de la prononciation et je dis « pouant » ou « conjouant » : cela amuse beaucoup Le Luron et bien sûr les téléspectateurs quand il m’imite !

- Et lui, il n’a pas d’accent peut-être ?

- Eh bien oui il en a un ; d’ailleurs quand il parle avec sa vraie tonalité, c’est l’accent des rochers de la Côte de granit rose et de Perros-Guirec qui ressort, mais moi je serais bien incapable d’imiter ce Breton ! 

- Tu l’as déjà rencontré ?

- Oui, à Rome ; je lui ai serré la main et je lui ai dit : « Vous êtes le plus le fauriste d'entre tous parce que vous êtes le plus libre. Le faurisme, c'est une liberté d'être et le refus de ne pas croire que tout est toujours possible. Jeune cela m'a coûté cher ; ce n'est que pendant la guerre que j'ai appris le poids du secret et les vertus du silence. »

J’écoutais comme toujours ce grand-père aux histoires inépuisables et plein de verve, il continuait :

- Un autre jour à Paris, je lui ai avoué : « Thierry, je suis jaloux de vous !  J'aimerais vous imiter ; on se lasse parfois de n'être que soi-même, de trop se connaître et d'avoir finalement l'impression de se pasticher soi-même. Il est parfois ennuyeux d'être plus fauriste qu'Edgar Faure lui-même dans l'idée fausse que les autres ont de vous. »

La télévision était en marche dans le salon de Boississe La Bertrand et laissait entendre les « a-faurismes » de Le Luron qui emportaient tout sur leur passage. Pris d’un fou rire, mon grand-père se laissait aller au bon moment qu’il vivait. Le Luron était déchaîné.

Aucun de nous ne pouvait plus manger tellement le rire d’Edgar Faure était communicatif. Pour lui, c’était comme un trouble d’identité. Qui était vraiment ce Le Luron ? Un ventriloque ? En tous cas, le propriétaire d’une voix et d’une identité qui n’étaient plus la sienne.

Chaque fois qu’ils se rencontraient, les deux hommes riaient réciproquement.

- Je vous trouve irrésistible, Thierry !

- Moi aussi Edgar !  Ah, votre cheveu sur la langue…Il fait mes délices !

Les yeux du « Luron » brillaient comme des billes d’enfant renvoyant la lumière des étoiles.

- Ce que vous ignorez pourtant, Thierry, c'est que j'ai comme Démosthène passé mon temps à mettre des cailloux dans ma bouche !

- Quel dommage, Président, cela n’eût alors pas été un cheveu mais une mèche que j’aurais vendue ! 

- Vous ne croyez pas si bien dire…Avant de prononcer le "Discours de la conférence " et de rentrer au barreau, le droit romain m'offrait les plus célèbres statues gréco-romaines pour modèles. Mais surtout des rhéteurs. Et je fus premier en classe de rhétorique qui comprenait quatre parties. Trois pour la préparation du discours : l’invention, la disposition, c’est à dire l’art de configurer le discours, l’élocution, la prononciation... Tout çà pour parvenir à l’éloquence… On commandait aux rhéteurs des discours. Vous nous les livrez, Thierry, même sans commande.

- Quel tribun vous faites, Président !  -

- Ne vous y trompez pas !  J’étais, à mes débuts, un faible orateur malgré la réputation qu'on m’a faite par la suite. Les grands hommes ont commencé petit ; quant à mon style, il était lourd et conventionnel et pour çà, il n'y avait pas de cailloux. Seulement des tonnes de pages, des centaines de crayon papier et des gommes qui ne me faisaient pas la nuit !Je vous envie Thierry… Faire rire… Cela prolonge la vie ; que d’éclats mais aussi que d’aveux ! 

Il était intarissable comme si Le Luron, en lui renvoyant une image exagérée de lui-même, le libérait et l'autorisait aux aveux les plus intimes.

Et en plus il était timide ! Ce qui a toujours fait croire à ses adversaires qu’il était arrogant. Avec le temps, il a cru qu’il n'avait pas d'ennemis. 

C’était une grave erreur d’appréciation de croire qu’on ne pouvait pas l’aimer, mais, en l’entretenant dans ce leurre, la vie publique lui permit de conserver un enthousiasme et une candeur sans lesquelles il n’aura pourtant rien fait d’aussi important de sa vie : ses convictions étaient partout ! 

- Je vous trouve irrésistible et aimerais avoir votre talent, surtout lorsque vous faites le Mitterrand qui a déjà pris sa place parmi les immortels, la rose entre les dents, marchant vers le Panthéon, avant même d'avoir commencé à gouverner la France. Quel sens de la mise en scène ! Peut-être était-ce après tout un sketch qu'il voulait tester sur vous-même pour élargir votre répertoire ?

Une rose à la main, c'est moins drôle qu'une pipe entre les dents. Monter vers le Panthéon est plus marquant que de se montrer tous les quinze jours sur les marches de l'Elysée dans un jeu de rôle où on a l'impression de jouer aux chaises musicales jusqu'à la Marseillaise. Edgar Faure avait vu sa relation un peu refroidie avec le président de la République lorsqu’il avait déclaré lors d’une émission de radio : « Je souhaite que François Mitterrand reste longtemps dans l’opposition. »

N’hésitant pas à jouer de l’autodérision, il avouait sur lui-même : « Je suis prisonnier de mon personnage, de mon feutre et de mes pipes de Saint Claude. Mais je ne peux pas non plus décevoir Faizant ou tous mes caricaturistes ! »

- En effet, comment peut-on ne pas vous aimer, Président ?

Le zozotement était toujours aussi parfait et le timbre de sa voix toujours aussi bien collé.

- Et pourtant. J’étais à la gauche de la droite et à la droite de la gauche : cela ne voulait rien dire. J’étais le contraire d’un réactionnaire mais je n’étais pas dans le camp des révolutionnaires. C’est pourtant auprès des hommes de gauche que je trouvais mes maîtres et mes soutiens : Jaurès, Mendès, Mitterrand, Badinter… J’étais un réformateur de compromis : on ne fait rien passer en force ou cela ne dure pas ! 

A Rome, le soir de la rencontre avec Thierry Le Luron, la famille Faure avait dîné auprès de Sergio Leone qui préparait « Il était une fois l’Amérique » et d’Ennio Morricone qui passait son temps dans une trattoria du « Trastevere » - un quartier autrefois mal famé de Rome – et à déchirer la nappe de papier de la table pour y inscrire des notes de musique avec leurs portées et les transformer en partitions, sous le regard étonné de mon président de grand-père !

Extraits du livre "Edgar Faure, secrets d'Etat, secrets de famille" de Rodolphe Oppenheimer-Faure et Luc Corlouër publié aux Editions Ramsay. 

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