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Comment se fabriquent les djihadistes
Ennemi intérieur

Le bourreau de James Foley serait britannique : comment se fabriquent les djihadistes

Publié le 21 août 2014
"Nous n'avons pas encore identifié l'individu responsable de cet acte, mais pour autant qu'on puisse en juger, il apparaît de plus en plus probable qu'il s'agisse d'un ressortissant britannique", a indiqué ce mercredi 20 août David Cameron.
Jean-Charles Brisard est spécialiste du terrorisme et ancien enquêteur en chef pour les familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001.
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Jean-Charles Brisard
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"Nous n'avons pas encore identifié l'individu responsable de cet acte, mais pour autant qu'on puisse en juger, il apparaît de plus en plus probable qu'il s'agisse d'un ressortissant britannique", a indiqué ce mercredi 20 août David Cameron.

Atlantico : Le djihadiste de l'Etat islamique qui a décapité le journaliste américain James Foley serait britannique. Ainsi selon The Guardian, il s'appelerait "John" et ferait partie d’un groupe de trois djihadistes originaires du Royaume-Uni. Un phénomène qui concerne également la France, en témoigne la loi anti-djihad de Bernard Cazeneuve. Que sait-on du processus qui mène un jeune à devenir djihadiste ?

Jean-Charles Brisard : Les facteurs de radicalisation sont nombreux, il peut y avoir des motivations personnelles, mais il y a surtout l’influence de facteurs extérieurs pour lesquels l’effet de groupe joue un rôle majeur comme moteur d’un engagement djihadiste, sur le plan psychologique comme sur le plan matériel. Plusieurs facteurs vont contribuer à influencer une personne depuis son endoctrinement jusqu’à sa transformation en terroriste. Il y a d’abord un facteur idéologique lié à l’endoctrinement, qui passe par des prêcheurs de haine, dans des mosquées ou des lieux de prière, mais de plus en plus par Internet, outil de formation idéologique et militaire, qui sert à la fois pour ces groupes de moyen de propagande, de plate-forme de communication et d’échanges, mais aussi de base de données sur les cibles potentielles et les méthodes pour perpétrer des attentats. La prison est un autre facteur accélérateur de l’engagement djihadiste. Cette tendance concerne en particulier les personnes psychologiquement instables ou fragiles. On assiste dans les prisons à la multiplication des conversions et à des processus de radicalisation extrêmement rapides, et il n’est plus rare de voir des individus «basculer» dans l'islam radical au cours de leur passage en prison, au bout de quelques semaines seulement.

Comment et où sont-ils formés et préparés ?

Lorsqu'ils le peuvent ils se forment dans des camps d’entrainement à l’étranger. Les forums internet djihadistes organisent également des sessions de formation militaire et des manuels permettent de s’initier au maniement des armes. Enfin, on constate l’existence de groupes paramilitaires qui organisent des camps d’entrainement amateurs sous couvert d’autodéfense, d’entretien physique ou de jeux (paint ball). La France a ainsi dissous en 2012 le groupuscule "Forsane Alliza" pour incitation à la lutte armée.

A quel moment passent-ils à l’acte et sont-ils envoyés sur le terrain ?

A l’issue de ce processus de radicalisation, l’engagement se concrétise généralement par la volonté de rejoindre un théâtre d’opération, une terre de djihad à l’étranger. Le groupe joue là encore un rôle important pour préparer ce départ. On peut bénéficier de l’expérience d’un vétéran djihadiste, voire d’une filière de départ organisée mais l’on peut également trouver des relais ou des itinéraires sur les forums internet djihadistes. Ce phénomène devient préoccupant au retour de ces djihadistes dans leur pays d’origine, où ils peuvent avoir la volonté de prolonger leur djihad à travers des actions d’endoctrinement, de recrutement ou de terrorisme.

Existe-t-il un moyen d’intervenir durant leur parcours avant qu’ils ne passent à l’acte ?

Que ce soit à l’égard des imams radicaux, en prison, sur Internet ou lors d’un départ vers une zone à risque, les moyens existent et, le cas échéant de sanctionner, mais ces moyens sont encore insuffisants pour prendre en compte la réalité de la dynamique de radicalisation. La prison demeure un véritable creuset. L’autre difficulté provient du fait que légalement, on ne peut interdire ni sanctionner les manifestations idéologiques qui peuvent mener au djihad. Il est donc nécessaire de surveiller des personnes, des lieux, des sites internet… afin de détecter ce passage à l’acte à travers une multitude de facteurs permettant d’indiquer la montée en puissance ou la structuration d’un projet terroriste. Il s'agit d'un processus compliqué et aléatoire.

Il s'agit d'une mise à jour d'un article publié le 9 mars 2013

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Commentaires (3)
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Texas
- 22/08/2014 - 08:08
rectification..
" qui prêchait .."
Texas
- 22/08/2014 - 07:28
Un cas
intéressant : celui de l' Imam Al Awlaki , citoyen américain résidant au Yemen , qui préchaient contre les intérêts de son pays . Il s' est trouvé des " humanistes " pour défendre son cas en invoquant encore le Droit . Sheakespearien .
Liberte5
- 21/08/2014 - 22:18
Désormais les choses sont claires.
La religion de paix et de tolérance qu'on nous vend depuis 30 ans,est en réalité une barbarie. "L'immigration était une chance pour la France". On commence à voir les résultats de cette folle politique. On va nous dire pas d'amalgame. La classe politique après nous avoir menti pendant si longtemps ne va pas venir nous dire "nous nous sommes trompés". Au contraire, la répression va s'abattre sur ceux ou celles qui osent dire simplement la vérité. Pourtant le danger est là , à l'intérieur de notre pays. Soit les chosent continuent ainsi et l'islamisation de la France sera chose faite d'ici 10 à 20 ans, soit la réaction des Français est brutale et il y aura de la casse. Il n'y a pas de 3ème voie.