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Dépôts de carburant en feu en Libye.
© Reuters
Dépôts de carburant en feu en Libye.
Un peu de clarté au milieu du chaos

Tribus, pétrole et compagnie : les facteurs qui expliquent vraiment la “Somalisation” de la Libye

Publié le 01 août 2014
Dépôts de carburant en feu, aéroport de Tripoli sous le feu des armes, pouvoir central dépassé : la Libye s'enfonce de nouveau dans le chaos, et les responsabilités ne sont pas si simples à établir.
Frédéric Encel
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Frédéric Encel Docteur HDR en géopolitique de l'Université Paris 8, maître de conférences à Sciences-Po Paris et à la Paris School of Business, fondateur et animateur des Rencontres internationales géopolitiques de Trouville. A paraître à la rentrée...
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Guillaume Lagane
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Guillaume Lagane est spécialiste des questions de défense.Il est également maître de conférences à Science-Po Paris. Il est l'auteur de  Questions internationales en fiches (Ellipses, 2013 (deuxième édition)) et de Premiers pas en géopolitique ...
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Dépôts de carburant en feu, aéroport de Tripoli sous le feu des armes, pouvoir central dépassé : la Libye s'enfonce de nouveau dans le chaos, et les responsabilités ne sont pas si simples à établir.

Atlantico : Plusieurs pays occidentaux - parmi lesquels la France - ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye où un convoi de l'ambassade britannique a été attaqué dimanche 27 juillet. Le ministre des affaires étrangères allemand a d'ailleurs qualifié la situation "d'extrêmement imprévisible et incertaine". A quel point la situation en Libye ressemble-t-elle à la Somalie par exemple, où les luttes claniques divisent le pays depuis 2009, si ce n'est depus les années 90 ?

Frédéric Encel : On s'en approche, hélas : affaissement voire faillite du pouvoir central ; dissémination d'armes lourdes et légères ; allégeance de nombreux combattants à des clans et des tribus plutôt qu'à l'Etat ; montée en force de groupes islamistes radicaux, corruption et système d'extorsion généralisés... On assiste réellement à la descente vers le chaos. Sauf reprise spectaculaire par un général bon stratège et prestigieux, ce qui fut la Libye dans ses frontières d'Etat souverain soixante années durant aura disparu dans quelques années. 

Guillaume Lagane : La comparaison avec la Somalie est prématurée, mais fait sens dans la mesure où ce pays, depuis 1990, n'a plus d'Etat central, et connaît une situation d'anarchie impliquant des affrontements entre groupes rivaux et la montée en puissance de l'islamisme radical au travers du mouvement des Shebab. Aujourd'hui la Lybie présente des risques inquiétants, car similaires. Comme la Somalie, c'est une société entièrement musulmane, assez homogène sur le plan ethnique malgré quelques minorités, et divisée en tribus. Les affrontements auxquels on assiste aujourd'hui reflètent ces divisions tribales et régionales.

Mouammar Kadhafi avait prédit le chaos avant d'être tué à Syrte en octobre 2011. Quelle part de responsabilité peut-on attribuer aux Occidentaux depuis la chute de l'ancien régime ? En quoi l'aide apportée à la jeune démocratie a-t-elle fait défaut ?

Frédéric Encel :  Avant d'incriminer les Occidentaux, revenons à Kadhafi ; ne fut-il pas lui-même le créateur originel du chaos actuel ? Après tout, en gouvernant avec violence, cynisme, clanisme, népotisme et absence de gouvernance un tant soit peu sérieuse, n'a-t-il pas créé les conditions du désastre ? Sans nul doute. Ensuite, que les grandes puissances au sein de l'ONU - y compris Moscou et Pékin, et avec la soutien de nombre d'Etats arabes las de l'expansionnisme d'un Kadhafi souvent ubuesque - n'aient pas suffisamment préparé l'après dictature, c'est fort possible. Notamment concernant les armes qui se sont disséminées dans la région, au Sahel en particulier.

Guillaume Lagane : Les Occidentaux sont intervenus dans la révolte qui a éclaté en 2011 en aidant les rebelles à l'emporter par un appui aérien, logistique et de conseil. C'est ainsi qu'ils ont pu l'emporter sur le régime très militarisé du colonel Kadhafi. En ce sens les Occidentaux sont responsables de ce qui arrive aujourd'hui, puisque la Lybie s'est retrouvée sans Etat, et avec toutes les difficultés que cela pose pour le reconstruire. La responsabilité des Etats occidentaux réside surtout dans le mode opératoire adopté : contrairement à l'Afghanistan ou à l'Irak, ils ne se sont pas engagés au sol. Il avait été question de déployer des casques bleus venant de pays musulmans pour permettre à l'Etat de se reconstruire, sans suite. Car de toute façon le peu d'Etat qui existait avant a été détruit en 1969 par Kadhafi qui, de fait, a mis son clan à la tête du pays.

Outre l'aide militaire initiale, des efforts ont été fournis pour aider les Libyens à construire un Etat démocratique. Les trois ans qui ont suivi ont été marqués par des élections nationales, qui ont été gagnées par une majorité laïque, une constitution et des lois progressistes ont été votées, notamment en faveur des femmes. Sauf que cette jeune démocratie n'a pas réussi à structurer son administration et son armée : les milices sont restées maîtres du terrain, et on assiste aujourd'hui à leur affrontement. Les combats ont lieu entre partisans de la révolution, dont les groupes islamistes, et des groupes plus laïques, parfois accusés de vouloir protéger des membres de l'ancien régime.

Sans pouvoir central fort, le pays était-il inéluctablement condamné à sombrer de nouveau dans les luttes tribales, comme ce fut le cas lors de la guerre civile de 1936 ? Les Occidentaux, au premier rang desquels la France, pouvaient-ils l'ignorer ?

Frédéric Encel : A la première question, la réponse est oui. Car non seulement le clanisme est très ancré, mais la Cyrénaïque cherche sans cesse davantage à recouvrer une forme d'autonomie, voire plus, vis-à-vis de la privilégiée Tripolitaine. Autrement dit, on pourrait bien voir se scinder officiellement le pays en deux, chaque zone devenue indépendante n'étant ni réellement viable, ni surtout unifiée. 

A votre seconde question, on répondra aussi par l'affirmative mais avec prudence ; Français et Britanniques ont peut-être été trop confiants dans le Conseil national de transition (CNT) établi dans la foulée du printemps arabe, au printemps 2011. Car la plupart de ses représentants se sont avérés soit peu représentatifs, soit peu fiables. En même temps, dans un pays où le politique fut littéralement anéanti pendant quarante ans par un démiurge, comment faire ? Un Etat digne et performant, a fortiori démocratique, se construit généralement sur une, deux ou plusieurs générations, et non en quelques années. 

Au milieu de toutes ces luttes, quelle place les ressource pétrolifères du pays occupent-elles ?

Frédéric Encel : Secondaire. Beaucoup crurent en 2011 que les 2% du brut mondial produits par la Libye rendraient le pays incontournable ; en quelques semaines l'Arabie saoudite avait assez ouvert les vannes pour "absorber" le déficit de matière sur les marchés. A l'intérieur, des combats ont certes eu lieu pour la possession des puits, mais sans grand sens ; à la fin des fins, personne ne peut supplanter l'Etat pour exporter "son" propre brut local et clanique ! 

Le chaos instillé aujourd'hui par les formations islamistes est-il le révélateur d'une perte d'influence de la part des clans ? Où en est la "djihadisation" de la Libye ?

Frédéric Encel : Partout le djihadisme progresse, du Nigéria au Pakistan en passant par l'Irak et certaines banlieues d'Europe. Mais à chaque fois, les situations locales prévalent. L'allégeance à la tribu - regardez l'exemple bédouin jordanien, par exemple - demeure très puissant, et pas seulement dans le monde arabe. Prenez un tout autre cas, celui des Touareg maliens ; à un certain moment, ils se sont alliés aux djihadistes mais au final ils demeurèrent avant tout d'identité Touareg. En Libye, il serait grave en revanche que des groupes de tribus entiers passent sous contrôle d'Al Qaïda ou du "Califat" instauré en Irak.

Guillaume Lagane : Il est compliqué de déterminer ce qui, dans le jeu libyen, relève de l'idéologie ou de l'appartenance clanique. On compte plusieurs centaines de tribus dans le pays… On peut néanmoins souligner que la situation chaotique amène les Occidentaux à s'interroger sur la possibilité d'une intervention en Libye. Rappelons à cet égard que les forces spéciales françaises opèrent déjà dans le sud de la Libye contre les groupes radicaux de type Aqmi, qui passent indifféremment du Mali au Niger, et jusqu'au Tchad, en passant par la Lybie. Mais la réflexion actuelle porte sur une intervention plus générale, qui viserait à "réparer" le péché initial qu'a constitué l'intervention aérienne dans présence au sol.

Si les pays occidentaux avaient vraiment voulu assurer la transition démocratique libyenne, auraient-il dû se garder de certaines décisions ou déclarations ? Lesquelles ?

Frédéric Encel : Vous savez, on ne refait pas l'histoire. Le printemps arabe avait déjà abattu en quelques semaines deux dictateurs (Ben Ali et Moubarak, des voisins !) et en menaçait deux autres. Pour une fois, Moscou et Pékin suivaient. Le CNT existait et la Cyrénaïque se libérait elle-même... Face aux menaces exterminatrices de Kadhafi contre Benghazi, sans doute fallait-il agir. Après, la transition, elle appartient aux Libyens eux-mêmes. Et si les Etats occidentaux avaient tenté d'impulser eux-mêmes une voie spécifique, on les aurait traité d'impérialistes !...

Frédéric Encel publiera en septembre 2014 aux éditions PUF la "Géopolitique du printemps arabe".

Guillaume Lagane : L'intervention a été menée au nom de la démocratie et de la libération du monde arabe vis-à-vis des dictateurs nationalistes, socialistes et anti occidentaux. A maints égards, tout cela était vrai, mais n'oublions pas que l'intervention a été faite en pleine guerre civile entre partisans de Kadhafi et rebelles, ce qui complique toujours les choses. Quand on intervient, on est accusé de trop en faire, quand on reste en retrait on est accusé d'indifférence voire de complicité, donc la position de l'Occident n'est pas facile. De son côté, Barack Obama a été élu sur un programme isolationniste, selon l'idée que, d'une certaine manière, les Etats-Unis sont plus un facteur de troubles que de stabilité. Les Américains ne sont donc plus là pour jouer le rôle de stabilisateur hérité de la fin de la Guerre froide.

Maintenant, soit le pays parvient à instaurer un dialogue entre milices, soit la situation perdure et l'Etat libyen disparait de facto, comme en Somalie. Dans le cas de la Lybie, cela est très inquiétant, car le pays est très proche de l'Europe.

Propos recueillis par Alexis Franco et Gilles Boutin

 

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Commentaires (1)
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Gré
- 30/07/2014 - 13:18
Sauf reprise spectaculaire par un général bon stratège et presti
En clair, il faut en Lybie, comme en Egypte, rétablir un pouvoir fort laïc, seul capable - ce qui paraît contradictoire, mais ne l'est pas tellement - de garantir aux populations une paix durable
Et c'est peut-être ici ce qui devra arriver si nos politiciens continuent à laisser se développer le communautarisme