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A l'issue d'une conférence sociale 2014 fort houleuse, pour ne pas dire compromise, le Premier ministre a annoncé la mise en place d'une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu dans la Loi de finance 2015
© REUTERS/Benoit Tessier
A l'issue d'une conférence sociale 2014 fort houleuse, pour ne pas dire compromise, le Premier ministre a annoncé la mise en place d'une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu dans la Loi de finance 2015
Jeu de taupe

Et hop, des baisses d’impôts -non financées- pour les classes moyennes… De qui Manuel Valls se moque-t-il le plus : Bruxelles, François Hollande ou les Français ?

Publié le 10 juillet 2014
A l'issue d'une conférence sociale 2014 fort houleuse, pour ne pas dire compromise, le Premier ministre a annoncé la mise en place d'une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu dans la Loi de finances 2015. Sauf que le gouvernement n'a pour l'heure pas les moyens de traduire cette annonce par des faits.
Jean-Michel Rocchi
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Jean-Michel Rocchi est professeur affilié de Finance à l’université Paris-Dauphine.Il est auteur ou co-auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages dédié à la finance. Il est notamment l'auteur de Les paradis fiscaux (Sefi, mai 2011) et de plsuieurs ouvrages...
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A l'issue d'une conférence sociale 2014 fort houleuse, pour ne pas dire compromise, le Premier ministre a annoncé la mise en place d'une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu dans la Loi de finances 2015. Sauf que le gouvernement n'a pour l'heure pas les moyens de traduire cette annonce par des faits.

Atlantico : Au sortir d'une conférence sociale ternie par des défections importantes de la part des représentants des salariés, Manuel Valls a déclaré qu'une nouvelle baisse de l'impôt sur le revenu serait mise en place dans la loi de finances 2015. En quoi cette nouvelle promesse trahit-elle en fait les engagements en matière de réduction des déficits qu'a pris la France vis-à-vis de Bruxelles ?

Jean-Michel Rocchi : La règle des 3 % du traité de Maastricht n'est plus respectée depuis longtemps et la commission semble se satisfaire d’un ralentissement du niveau du déficit.


Si les Français ne mettent pas la pression sur les gouvernements pour imposer la "règle d'or" du budget voté à l'équilibre c'est parce qu'ils continuent à vouloir des prestations sociales plus ou moins légitimes en pensant qu'elles seront financées par les impôts des autres. C'est à dire qu'en fait ils continuent à croire au père Noël.

Cette décision du Premier ministre est-elle en accord avec la politique de François Hollande qui s'est bien gardé de s'exprimer à ce sujet ?

Oui bien, sûr le Premier ministre exécute les décisions du Président. Si Hollande ne s’exprime pas c’est qu’il préfère exposer Valls aux décisions impopulaires. Valls, c’est le Rocard du gouvernement Mitterrand, il finira probablement pareil… En matière fiscale il y a les vielles recettes éculées des socialistes et les légendes sur le thème "on va faire payer les riches", Hollande pour se faire élire (avec les voix de la gauche de la gauche) a mis en avant un programme économique avec un volet fiscal auquel il ne croyait pas lui même.

Le discours économique des hommes politiques de gauche repose depuis des années sur une légende et une imposture en matière fiscale. Il serait possible de frapper certaines catégories sociales et pas d'autres, c'est le "bobard" éculé de "on fera payer les riches" :

  • tout d'abord nous ne sommes pas dans un régime totalitaire (jusqu'à présent) et le travail et le capital sont mobiles : les jeunes partent à Londres et les entrepreneurs quittent l'hexagone, on essaie de les stigmatiser (les exilés fiscaux) ; en fait cela ressemble de plus en plus aux dissidents qui quittaient l'ex-URSS, le discours sur la pensée unique renforce encore l'analogie avec l'autre système économique, symptôme d'un grand corps malade
  • en fait seul l'impôt sur le revenu est suffisamment progressif pour permettre de jouer sur les catégories de citoyens (or il ne représente que 20% des impôts de l'Etat).

Comme les autres pays d'Europe du Sud les recettes fiscales en France sont dominées par les impôts indirects (51,7% pour la TVA et 5,6% pour la taxe intérieure sur les produits pétroliers notamment...). Cette importance des impôts indirects est le reflet d’une résistance à l’impôt. En matière d'impôts indirects il n'y a pas de redistribution possible, l'assiette est large et tous les Français les payent. Dire que l'on va favoriser les classes moyennes, c'est dire que l'on va jouer sur 20% de l'IRPP... Nous sommes dans l'effet d'annonce devenu indispensable car les Français sentent bien que le niveau des impôts devient excessif et donc illégitime tant on s'écarte à la hausse de la moyenne européenne.        


Depuis 2014 et le tournant social-libéral Hollande essaie d'appliquer un programme économique auquel il croit et qui a des chances de succès mais il est bien tard, et en termes de crédibilité faire à présent le contraire de ce qu'on a fait pendant 20 mois, c'est troublant. Sous la Ve République il faut remonter à l'arrivée de Delors en 1983 (après le départ des ministres communistes). Dans la mesure ou Hollande se considère comme son fils spirituel cela n'a rien de surprenant.

Pour le moment, Manuel Valls n'a pas donné de détails sur le financement de cette baisse d'impôt assurant simplement que cette mesure figurerait au projet de loi de finances de 2015. Quelles sont les chances pour que cette annonce se traduise réellement dans les faits ? 

Les socialistes n'ont pas les moyens de cette baisse d'impôts car les recettes fiscales rentrent très mal comme on peut le voir ci-dessous :

Les rentrées d'impôts sur le revenu (- 3 milliards) et d'impôts sur les société (- 6 milliards) en retard traduisent ce que les Français subodorent intuitivement, un appauvrissement des agents économiques (ménages et entreprises). Par ailleurs en l'absence de croissance les rentrées de TVA sont elles aussi inférieures aux prévisions (-10 milliards).

S'il n'y a pas d'économies réalisées ces baisses d'impôts seront soit compensées par des taxes (plus inodores), soit le déficit augmentera. S’il y a compensation par des taxes la part relative des impôts indirects sera encore plus fortes et la capacité à faire payer les riches sera encore plus illusoire.  

Plus largement, que nous enseigne le projet de loi de finances rectificatif ? Que reste-t-il des promesses dans le projet de loi de finances 2014 ?

Le projet prévoit quatre milliards d’économies (mais 1,6 milliard seulement pour le budget de l’Etat), ce qui en soi n’est pas un exploit mais la gauche de la gauche est toujours dans le négationnisme de la situation économique de la France et elle se raccroche aux avantages acquis et à un modèle qu’elle ne veut pas réformer alors qu’il date de 70 ans et est inadapté et ne fonctionne plus.

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