En direct
Best of
Best of du samedi 2 au vendredi 8 novembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Et si l’univers était une sphère fermée ? C’est ce que pourraient suggérer des observations de l’Agence spatiale européenne

02.

Euphémisation du réel : les évidences inaudibles de Zineb El Rhazoui et Julie Graziani

03.

Vérité des chiffres : il faudrait ouvrir une centrale nucléaire par jour dans le monde pour respecter l’objectif d’émissions carbone zéro en 2050

04.

Les aventuriers du bon sens perdu : ce que la tempête autour de Julie Graziani nous dit des blocages intellectuels du monde actuel

05.

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

06.

Présomption d’innocence et tribunaux sont-ils indispensables si l’accusé a vraiment l’air méchant ?

01.

"Islamophobie" : question choc sur une nouvelle névrose nationale

02.

Les aventuriers du bon sens perdu : ce que la tempête autour de Julie Graziani nous dit des blocages intellectuels du monde actuel

03.

Oui, nous voulons des plages islamiques !

04.

"Quand des Juifs partent c'est la France qu'on ampute" a dit Macron. Mais il a omis de préciser qui ampute…

05.

30 ans après la chute du mur de Berlin, les communistes européens sont encore bien vivants

06.

LR : l’illusion de la renaissance par le local

ça vient d'être publié
pépite vidéo > Politique
Journée de commémorations
11 novembre : Emmanuel Macron inaugure un monument en mémoire des soldats morts
il y a 6 heures 36 min
pépites > International
Incertitude
Bolivie : Morales démissionne, le pays plonge dans l'incertitude
il y a 8 heures 2 min
pépites > Terrorisme
Expulsion
La Turquie va expulser 11 djihadistes français dans les prochains jours
il y a 9 heures 19 min
décryptage > Europe
Les entrepreneurs parlent aux Français

Margrethe Vestager : Démission !! Le Breton vite ! Mais nous sauvera-t-il ?

il y a 10 heures 59 min
décryptage > Economie
(Piètres) raisons

1,3% de croissance en France : pourquoi pas plus ? Quatre (piètres) raisons et une obligation

il y a 14 heures 25 min
décryptage > Politique
Bonnes feuilles

La droite française est-elle maudite ? : les causes historiques de la malédiction de la droite

il y a 14 heures 48 min
décryptage > Environnement
Immobilité

Mais pourquoi la pollution en Inde est-elle bien pire qu’en Chine ?

il y a 15 heures 9 min
décryptage > Media
Totalitarisme de la gentillesse

Julie Graziani : « Criminaliser les idées et les mots, c’est empêcher de réfléchir »

il y a 15 heures 37 min
décryptage > Politique
Esprit du 11 novembre, es-tu là ?

Emmanuel Macron et sa névrose de l’ennemi

il y a 16 heures 41 min
pépites > Economie
Renouveau
Le Medef pourrait changer de nom et être rebaptisé "Entreprises de France"
il y a 1 jour 3 heures
Grossière erreur...
Etats-Unis : un jeune américain choque Twitter après s'être déguisé en Jawad Bendaoud pour Halloween
il y a 7 heures 7 min
light > Culture
Hommage
Abou Dabi inaugure sa nouvelle avenue Jacques Chirac
il y a 8 heures 51 min
décryptage > Politique
Vraiment ?

Accusé d'être une association islamiste, le CCIF affirme que cela n'a jamais été prouvé. Vraiment ?

il y a 10 heures 43 min
décryptage > Sport
Réel succès ?

Cette maladie du tennis français qui se cache derrière la victoire de la France en finale de la FED Cup

il y a 14 heures 11 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Les mystères médicaux autour de l’affaire de la nouvelle formule du Levothyrox

il y a 14 heures 48 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Au secours ? Amazon veut rendre Alexa intelligente en traitant nos données personnelles
il y a 15 heures 1 min
décryptage > Religion
Nouvelle ère

Cette nouvelle ère politique que vient s’ouvrir avec la marche contre l’islamophobie

il y a 15 heures 14 min
décryptage > Atlantico business
Atlantico-Business

Alibaba tente d’acclimater le « Single Day » en France, sans TVA ni droits de douane

il y a 16 heures 35 min
décryptage > Histoire
L'air du temps

11 Novembre : il y a 100 ans débutaient les années folles… Aujourd’hui, les années vaches (sacrées) folles ?

il y a 16 heures 53 min
light > Finance
Bon investissement
Actions de la Française des Jeux : attention aux arnaques aux sites frauduleux
il y a 1 jour 3 heures
Bonnes feuilles

Guerre d'Algérie : pourquoi l'Histoire a occulté le massacre d'Oran

Publié le 05 juillet 2014
De tous les événements liés à la guerre d’Algérie, aucun n’a subi une occultation aussi complète que le massacre subi à Oran, le 5 juillet 1962, soit quelques mois après les accords d’Évian, par une partie de la population européenne de la ville. C’est pourtant celui dont le bilan est, de très loin, le plus lourd : en quelques heures, près de 700 personnes ont été tuées ou ont disparu sans laisser de traces. Extrait de "Oran, 5 juillet 1962", de Guy Pervillé, publié aux éditions Vendémiaire (1/2).
Guy Pervillé est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse Le Mirail, spécialiste de l’histoire de l’Algérie coloniale ainsi que de la guerre d’Algérie. Il a notamment publié Pour une histoire de la guerre d’Algérie (2002),...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Guy Pervillé
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Guy Pervillé est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse Le Mirail, spécialiste de l’histoire de l’Algérie coloniale ainsi que de la guerre d’Algérie. Il a notamment publié Pour une histoire de la guerre d’Algérie (2002),...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
De tous les événements liés à la guerre d’Algérie, aucun n’a subi une occultation aussi complète que le massacre subi à Oran, le 5 juillet 1962, soit quelques mois après les accords d’Évian, par une partie de la population européenne de la ville. C’est pourtant celui dont le bilan est, de très loin, le plus lourd : en quelques heures, près de 700 personnes ont été tuées ou ont disparu sans laisser de traces. Extrait de "Oran, 5 juillet 1962", de Guy Pervillé, publié aux éditions Vendémiaire (1/2).

Survenu quelques jours après la ratification des accords d’Évian par le référendum algérien du 1er juillet 1962, et après la reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie par le général de Gaulle le 3 juillet, le massacre d’Oran ne pouvait pas passer totalement inaperçu ; mais il fut très largement sous-estimé parce qu’à ce moment, après plus de trois mois d’escalade de la violence du fait de l’OAS, la très grande majorité des Français voulait croire, comme le gouvernement, que l’heure de la paix en Algérie était enfin arrivée. Dans l’après-midi du 5 juillet, le député Pierre de Bénouville avait pourtant signalé, en pleine Assemblée nationale, que « le sang coul[ait] à Oran » ; mais quelques jours plus tard on pouvait lire dans Libération-Champagne :

« Les horreurs du Congo nous ont été épargnées. Il n’y eut qu’une fusillade à Oran. On s’attendait à pire. »

On sait maintenant que le ministre des Affaires algériennes Louis Joxe déclara au Conseil des ministres du 11 juillet :

« À Oran, une grande inquiétude règne. Il faut tenter de rassurer les Français et ralentir l’exode. Il y a des disparus. »

Et que le président de la République lui-même, sans jamais parler publiquement du cas d’Oran, déclara au Conseil du 18 juillet :

« À part quelques enlèvements, les choses se passent à peu près convenablement. »

Pourtant, le grand hebdomadaire illustré Paris Match avait publié le 14 juillet le témoignage alarmant de ses reporters Serge Lentz et Jean-Pierre Biot, qui avaient failli partager le sort tragique des disparus d’Oran, mais seulement en pages intérieures, pour réserver sa « une » à la Lolita de Stanley Kubrick… Dans les jours qui suivirent, la multiplication des enlèvements de Français d’Algérie et de « harkis » devint une évidence impossible à nier ; mais le tragique événement d’Oran se perdit dans la masse des mauvaises nouvelles d’Algérie.

Occultation

Ainsi s’explique le fait, après coup étonnant, que quelques livres consacrés à l’Algérie française ou à la guerre d’Algérie, ayant choisi de la terminer avec le dernier jour de la souveraineté française, ont de ce fait oublié de parler du 5 juillet. Par exemple l’excellente Histoire de l’Algérie française, rédigée entre juin 1961 et le 8 septembre 1962 par l’historien Claude Martin, n’en dit pas un mot pour cette raison.

Beaucoup plus étonnant est le cas du journaliste Yves Courrière. Publiant en 1971 le dernier des quatre volumes de sa Guerre d’Algérie, sous le titre Les Feux du désespoir, il terminait son récit en évoquant l’annonce des résultats du référendum du 1er juillet ratifiant l’indépendance de l’Algérie, écoutée sur un navire chargé de « rapatriés » quittant le port d’Alger. Un an plus tard, il termina de même son film de montage intitulé La Guerre d’Algérie en images en donnant les résultats du référendum d’autodétermination, pour conclure :

« Les électeurs d’Algérie se prononcent pour l’indépendance dans la coopération avec la France. Sept ans et huit mois d’une guerre qui n’a jamais dit son nom. »

Et pourtant, quelques minutes plus tôt, le film avait montré d’une manière confuse des images non identifiées, ni datées ni localisées, des derniers combats contre l’OAS à Alger et à Oran, en les commentant ainsi :

« Tandis qu’à Alger l’Organisation secrète et le FLN entreprennent de difficiles négociations pour permettre aux Pieds-Noirs de rester en Algérie, Oran voit se multiplier les combats entre l’OAS, la force locale musulmane et les forces de l’ordre. »

Enfin, un autre ouvrage important publié en 1972 par l’ancien militaire Philippe Tripier, Autopsie de la guerre d’Algérie, qu’on ne peut soupçonner de vouloir cacher ou minimiser cet événement tragique, dépasse la date du 19 mars 1962 dans son épilogue qui mentionne des milliers de personnes disparues, mais néglige lui aussi de citer le massacre du 5 juillet à Oran.

Extrait de "Oran, 5 juillet 1962 - Leçon d'histoire sur un massacre", de Guy Pervillé, publié aux éditions Vendémiaire, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Marie-E
- 05/07/2014 - 22:45
Merci a Atlantico
d'évoquer le sort de ces malheureuses victimes. Aujourd'hui on veut réécrire l'Histoire pour nous culpabiliser en nous parlant de la colonisation mais on oublie de dire pourquoi nous y sommes allés au XIXeme siècle, et l'abandon des pieds noirs qui étaient pour la plupart pauvres (petits commerçants ou fonctionnaires) et le sort des harkis. Tellement de choses ne sont pas dites. Je ne suis pas non plus pied noir mais je me souviens de leur arrivée en 1962 en ayant perdu le peu qu'ils possédaient
quesako
- 05/07/2014 - 19:27
Merci à Atlantico de rappeler ce massacre de Français !
Car il s'agit bien d'Algériens qui ont procédé à ces massacres envers des Français et étrangers. Ils ont peut-être permis à l' Algérie de tester la France et de se rendre compte que l'armée ne venait pas de suite séviter la mort de Français en faisant, tout simplement, faire respecter les accords dits d' Evian (on a le chic d'associer des stations thermales à des périodes sombres de la France !).
Ce n'est jamais en réécrivant l'histoire que l'on aboutit à la réalité. Les Français d'Algérie (je ne suis pas pied noir pour info) n'étaient ni des traitres ni des "sueurs de burnous".
perceval
- 05/07/2014 - 15:37
Parfaitement d'accord avec Elleneuq
Le comportement de de gaulle et ses sbires en algérie a été infâme, ils se sont conduits comme des salopards, sacrifiant des milliers de vies pour un prétendu intérêt de notre pays...on voit aujourd'hui ce qu'il en est.