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Le choc Sarkozy : et maintenant qu’attendre de la bataille de com’ qui s’ouvre avec la bataille judiciaire ?

Publié le 04 juillet 2014
Mis en examen pour "trafic d'influence", "recel de violation du secret professionnel" et "corruption active" dans la nuit du 1er au 2 juillet, Nicolas Sarkozy a décidé de porter cette bataille judiciaire sur le terrain médiatique en accordant une interview à TF1 et Europe 1. Que peut-il gagner à ouvrir ce nouveau front ? Quelles armes les différents protagonistes de cette affaire auront-ils alors intérêt à dégainer ?
Eric de Montgolfier, aujourd'hui en retraite, a été procureur à Chambéry, Valenciennes et Nice. Il est notamment l'auteur du "Devoir de déplaire" aux éditions Michel Lafon (2006).   
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Mis en examen pour "trafic d'influence", "recel de violation du secret professionnel" et "corruption active" dans la nuit du 1er au 2 juillet, Nicolas Sarkozy a décidé de porter cette bataille judiciaire sur le terrain médiatique en accordant une interview à TF1 et Europe 1. Que peut-il gagner à ouvrir ce nouveau front ? Quelles armes les différents protagonistes de cette affaire auront-ils alors intérêt à dégainer ?

Les trois motifs de mise en examen retenus par les juges d'instruction Claire Thépaut et Patricia Simon à l'encontre de Nicolas Sarkozy sont lourds : "trafic d'influence", "recel de violation du secret professionnel" et "corruption active". Quels éléments et preuves la justice devra-t-elle produire pour justifier ces motifs ? En quoi cela s'avèrera-t-il plus compliqué que si le seul "trafic d'influence" avait été retenu ?

Rodolphe Bosselut : Ce sont des chefs de mise en examen lourds, visant des infractions  graves. Il me semble qu'ils ne sont fondés que sur la base d'écoutes téléphoniques que Nicolas Sarkozy et les autres personnes mises en examen entendent combattre et contester avec véhémence.

En effet des écoutes téléphoniques évoqueraient des liens privilégiés entre l'avocat de Nicolas Sarkozy et un magistrat pour avoir des informations sur un dossier, informations qui auraient été  échangées contre un appui de la promotion dudit magistrat. En l'état actuel on croit comprendre que c'est uniquement par déduction au regard desdites écoutes téléphoniques que l'accusation soutient l'existence d'une corruption active et d'un trafic d'influence. Si les seules preuves sont les écoutes, alors le dossier est assez fragile.

Eric de Montgolfier : Je vous avoue que je n'aperçois pas le côté compliqué. Il s'agit d'un chemin ordinaire. Il faut rassembler ce qui devant un tribunal pourra servir de preuves. On les réunit souvent à partir d'éléments concrets. Dans cette affaire, il est question d'interception téléphonique en Paul Bismuth (alias Nicolas Sarkozy) et son avocat. C'est le point de départ de cette procédure, après il faudra mettre du concret derrière ces mots. Je pense que c'était l'objet de la garde à vue de l'ancien chef de l'Etat et de son avocat.

D'habitude on les interroge les uns distinctivement des autres et on confronte les versions ensuite. C'est quelque chose de relativement simple dans le cheminement. Il faut ensuite savoir si on pourra passer de la notion de charge à celles de preuves. Ce n'est sans doute pas le plus facile mais cette étape ne l'est jamais. On accuse ici quelqu'un d'avoir usé de sa position pour obtenir ce à quoi il ne pouvait pas avoir droit : des informations qui pouvaient être favorables à sa défense. Cela passe par des mots et si on a laissé des écrits, tant mieux pour la justice. Je ne perçois pas là de difficultés particulières.
 
Dans cette affaire le temps judiciaire croise le temps politique. Il y a cette notion de soupçon que certains tissent autour des juges pour qu'on ne perde pas de temps en laissant supposer que le temps qui s'écoule empêche Nicolas Sarkozy de se représenter à la présidence de la République. Il me parait souhaitable que la justice aille le plus vite possible. Mais cela ne dépend pas des juges uniquement mais aussi de la volonté de ceux qui ont des choses à cacher.
 

Que penser des méthodes d'enquête qui ont permis d'aboutir à cette mise en examen ?

Rodolphe Bosselut : Elles sont contestables et il est probable qu'elles soient très contestées par la défense, puisqu'a été mis en place en 2013 un système d'écoutes téléphoniques pour établir a posteriori la réalité de faits qui se seraient produits en 2007 s'agissant du financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Donc des écoutes ont été  mises en place six ans après les faits supposés, pour obtenir des indices quant à l'éventuelle violation des règles du financement politique.  On constate donc une forme de détournement procédural de la mesure des écoutes judiciaires, pour obtenir, 7 ans après les faits, des éléments d'une infraction ancienne. C'est une technique qui s'apparente à celle des "filets dérivants", en espérant la pêche miraculeuse.

L'une des deux magistrates en charge de cette affaire, Claire Thépaut, a été membre du syndicat de la magistrature et n'a pas hésité à dire le mal qu'elle pensait de la politique menée par Nicolas Sarkozy dans le cadre d'un reportage diffusé sur le site Mediapart. Sans contester l'indépendance d'esprit de cette juge, quelle importance ces faits vont-ils pouvoir revêtir quant à la suite de la procédure ? Nicolas Sarkozy a, lors de son interview, beaucoup insisté sur ce point... Son avocat demandera-t-il que l'affaire soit confiée à d'autres magistrats ? Avec quelles conséquences, notamment vis-à-vis de l'opinion ?

Rodolphe Bosselut : Cela peut poser la question d'une éventuelle requête en suspicion légitime de la part de Nicolas Sarkozy, qui peut considérer que la juge ne présente pas à ses yeux toutes les garanties d'impartialité. Avec toutes les réserves qui s'imposent, c'est une possibilité.

>>> Pour mémoire, le Syndicat de la magistrature a fait les gros titres en avril 2013 lorsqu'Atlantico a révélé l'existence d'un "mur des cons" dans ses locaux. Pour en savoir plus : Une justice impartiale ? Manifestement, pas pour un certain nombre de juges du Syndicat de la magistrature qui ont leur mur des cons... et “Mur des cons” ou “Cons du mur” : cette vanité qui consiste à considérer que la Justice pourrait se satisfaire d’un simulacre d’impartialité

Au vu des lours motifs de mise en examen retenus, la justice ne prend-elle pas des risques en créant de fortes attentes dans l'opinion ?

Rodolphe Bosselut : La judiciarisation de la vie publique bat son  plein. Aujourd'hui le secret de l'instruction est une vaste fumisterie, il n'existe plus. La réplique de Nicolas Sarkozy sera certes judiciaire, mais elle devra être aussi médiatique. De ce point de vue-là le système est déséquilibré, puisque,  par la simple évocation de la mise en examen, on procède à une mise en accusation publique sur laquelle il est difficile de se défendre. Sauf à invoquer le bénéfice de la présomption d'innocence, ce qui n'a pas l'air d'intéresser grand monde.

Le mis en examen est dans une posture délicate puisqu'il est tenu à un secret de l'instruction qui le restreint dans sa faculté à se défendre publiquement. On constate de fait une mise au pilori public par le simple fait de communiquer sur la mise en examen. D'une certaine façon le mal est fait, car restera dans l'esprit des gens le fait que Nicolas Sarkozy a été mis en garde à vue, mis en examen pour des faits très graves, et de toute façon cette instruction ne verra pas son aboutissement avant plusieurs mois, sinon plusieurs années.

Eric de Montgolfier : La justice restera sourde aux attentes de l'Opinion. C'est la meilleure chose qu'elle puisse faire. L'Opinion n'est pas une voix unanime qui s'élève pour demander justice. Ce sont des gens qui demandent justice et qui pour certains ne veulent plus de Nicolas Sarkozy et qui espèrent que les juges feront le travail que la politique ne parviendrait pas à faire. Et d'autres conservent de l'estime lui et espère que cela ne sera pas terni par sa mise ne cause pénale. Mais je ne crois qu'il puisse y avoir une opinion publique unanime sur ce dossier. Et de manière générale, la justice ne devrait pas écouter l'opinion publique, cette prostituée qui tire le juge par la manche.

Le temps judiciaire est long alors que la bataille de l'opinion se fait au jour le jour. Comment chacune des deux parties pourraient-elles s'y prendre pour alimenter ou réfuter l'accusation de corruption sur le long terme ? Afin de mener cette bataille de la communication, les forces en présence seront-elles contraintes de violer régulièrement le secret de l'instruction ? Quel type d'informations auraient-elles intérêt à divulguer et quels types de délit cela pourrait les contraindre de commettre ?

Rodolphe Bosselut : C'est une bataille qui prend plusieurs formes. Sur le plan judiciaire les avocats de Nicolas Sarkozy vont certainement contester la mise en examen, les écoutes, et peut-être même la mesure de garde à vue. Sur le plan médiatique, après avoir subi une telle avalanche d'annonces, il est très difficile de prétendre revenir dans le jeu politique en étant ainsi "lesté". Une issue favorable est parfaitement possible, mais une fois encore, le mal est fait au travers de ces annonces.

La personne mise en examen peut, pour assurer la défense de ses intérêts, faire valoir des éléments issus de la procédure, mais elle ne peut pas communiquer de pièces. Elle peut communiquer sur des éléments du dossier, sans les donner physiquement, ce qui constitue toute l'hypocrisie du système. Les fuites que l'on retrouve dans la presse rendent inégal le combat, puisque ces dossiers d'instruction ne sont pas toujours menés à décharge. On a donc souvent une vision biaisée du dossier. Par exemple, lorsqu'au début de cette affaire on a évoqué le contenu de ces écoutes, l'ensemble de ces dernières n'a pas été mentionné. N'ont été divulgués que les enregistrements préalablement sélectionnés par les enquêteurs comme étant des éléments laissant à penser qu'une infraction avait été commise. Les lecteurs n'ont eu à connaître qu'une sélection des enquêteurs, à charge. Il est possible que dans leur ensemble ces écoutes soient moins accablantes qu'elles ne l'ont été présentées. Mais c'est une chose contre laquelle il est difficile de se battre. Peut-être que si les éléments étaient donnés dans leur entièreté, ils ne délivreraient pas le même sens.

Eric de Montgolfier : Le secret de l'instruction, je ne crois pas qu'il en existe encore beaucoup. Il n'a pas résisté à tous les empiètements qui se sont succédé. Ce qui me gêne dans cette idée de violer, c'est que le secret de l'instruction n'est que partiellement violé.Si l'on met à la disposition de l'opinion publique l'intégralité du dossier, on verrait que comme dans tous les dossiers, il y a des éléments pour et des éléments contre. Ce qui est dangereux c'est que chacun laisse sortir la partie qui l'arrange, qui conforte sa thèse. Seuls les accusés ont un intérêt. Il n'y a pas de victime dans cette affaire. Pour un juge il n'y a pas de bataille médiatique. Le problème est de parvenir à la vérité et non pas d'avoir raison.

Cette mise en examen met-elle définitivement à mal le retour en politique de Nicolas Sarkozy ou pourrait-il réussir à tirer son épingle du jeu ? Comment pourrait-il s'y prendre ?

Arnaud Mercier : En politique et surtout en France, il n'y a jamais rien de définitif. Il existe des pays dans lesquels une faute morale équivaut à une sorte d'arrêt de mort politique. Ce n'est pas le cas de la culture française. En ce qui concerne Nicolas Sarkozy et cette affaire en particulier, deux choses peuvent le sauver. D'abord, une partie de l'opinion est furieuse contre François Hollande et préfèrerait voir Nicolas Sarkozy revenir au pouvoir, même avec ses casseroles. Par ailleurs, cette affaire repose aussi sur des écoutes téléphoniques qui n'avaient pas été demandées dans le cadre délimité. Il est donc assez facile de plaider le complot politique.

Dans l'interview qu'il a donné à TF1 et Europe1, il va jusqu'à remettre en cause François Hollande et Manuel Valls nommément. Il va tout de suite jusqu'au plus haut sommet de l'Etat. La partie la plus intéressante est que tout en ne le disant pas, il dit publiquement qu'il prépare le terrain de son retour. S'il a tapé aussi haut sur le plan politique c'est bien parce que cette interview télé est autant une occasion de défendre son honneur bafoué que de porter haut l'étendard de la défense des Français et de son retour en politique. Il dénonce une "machination politique'. Il est rentré dans le jeu tout de suite, décidé à ne pas se laisser écraser par le poids des affaires.
 
Néanmoins, l'affaire Bygmalion est une grosse épine dans le pied, car il y est question d'argent. Nous sommes en situation de crise et les Français ont du mal à joindre les deux bouts et acceptent mal de voir que certains dépensent sans compter. Et s'il s'avère que Nicolas Sarkozy est impliqué dans l'affaire Bygmalion, cela alimentera une idée qui lui a fait du tort : c'est qu'il est le président des riches. C'est beaucoup plus délétère.
 
Aujourd'hui si on regarde bien, la campagne de Balladur de 1995, son financement n'est pas clair. Des soupçons pèsent sur la campagne de 2006 et en 2012, on est absolument certain que les comtes de campagne ont été maquillés.
 
Le vrai problème est qu'il va devoir se sortir d'un halo d'affaires. Sarkozy expérimente cette phrase de Jacques Chirac : "Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille". Du point de vue de sa stratégie, il va mener une défense de rupture en contestant le juge. C'est une stratégie à la Berlusconi où il va se victimiser. C'est l'opposition à qui on en veut.
 

Rodolphe Bosselut : Son retour est compliqué. On pourrait imaginer que la posture de la victime d'un acharnement judiciaire pourrait lui valoir une forme de popularité, mais je ne le crois pas. On le voit bien, à mesure que les annonces s'enchaînent, sa cote de popularité s'érode.

Etant donné les lourds motifs retenus par les juges, Nicolas Sarkozy n'en sortirait-t-il pas grandi politiquement si elles ne parviennent pas à prouver sa culpabilité ? N'est-il pas finalement le mieux placé pour gagner cette bataille de l'opinion ?

Arnaud Mercier : La barre est effectivement assez haute et dans ce genre de cas, cela ne peut faire qu'entériner la théorie du complot. Nicolas Sarkozy peut peut-être gagner la bataille de l'opinion mais du point de vue des militants, c'est moins sûr. Ces derniers ont des doutes qu'ils n'avaient pas auparavant. Avant c'était le champion incontesté, celui pour lequel on a organisé un Sarkothon car le grand méchant Conseil constitutionnel avait annulé les comptes de campagne. Par ailleurs, aujourd'hui Nicolas Sarkozy a des rivaux au sein de son propre parti. Rivaux qui n'ont pas envie de plaider sa cause et que cela arrange bien.

Rodolphe Bosselut : Sur le terrain de la communication, il aurait intérêt à se concentrer sur le judiciaire, pour ne revenir en politique qu'une fois qu'il aura fait la preuve du caractère abusif de ces accusations. Il en ressortirait sans doute auréolé de ce l'acharnement judiciaire qu'il dénonce. Il est plus difficile de se lancer dans un retour politique sans avoir soldé ces difficultés-là. Il lui faudra sans doute attendre les environs de 2017, et c'est là que le bât blesse.

Mercredi 2 juillet, l'ancien chef de l'Etat a d'ailleurs lancé sa première offensive médiatique. Quelle impression gardez-vous de l'ensemble de sa prestation sur TF1 et Europe 1 ?

Patricia Chapelotte : Aujourd'hui la médiatisation des affaires judiciaires transforme la présomption d'innocence en présomption de culpabilité. C'est ce qui s'est passé autour de la garde à vue de Nicolas Sarkozy, et il n'avait donc pas d'autre choix que de s'exprimer dans les médias. En effet, quel est le tribunal le plus important : le tribunal judiciaire, ou le tribunal médiatique ? Ce qui intéresse l'homme politique, c'est l'opinion publique, et en l'occurrence les militants UMP.
 
Nous avons face à nous un homme politique qui ne s'est pas découvert ce soir-là, mais qui pour autant, laisse supposer qu'il pourrait être candidat à la présidence de l'UMP. Il n'avait pas d'autre choix que de s'exprimer dans les médias, car ce qui lui est arrivé est extrêmement violent. Sur la forme il a été très clair, il a montré qu'il était un homme touché et affaibli. En revanche cette interview était trop longue. Quand on choisit l'enregistrement il faut pouvoir faire court, et ne pas se laisser déborder. A un moment donné, le téléspectateur décroche.
 

La carte de l'humiliation et de la victimisation, largement utilisée, était-elle bien choisie ?

Patricia Chapelotte : Les journalistes et les leaders d'opinion connaissent la ficelle, mais c'est l'opinion, et surtout les militants UMP, qu'il cherche à toucher. Ces derniers sont sensibles à ce genre de démarche. Le dicton selon lequel pour vivre heureux il faut vivre caché n'existe plus. Il a d'ailleurs bien spécifié qu'il n'avait pas d'autre choix que de parler aux Français, et ajouté qu'il avait le soutien de millions de personnes autour de lui. D'une manière ou d'une autre, il a évalué qu'il disposait du soutien d'une majorité de Français de droite, et je pense qu'il a raison.
 
Cette stratégie n'était pas mauvaise, donc, quoiqu'un peu longue, cependant il a employé une expression malheureuse, qui est "je vous dis droit dans les yeux que je n'ai rien à me reprocher". C'est celle que Cahuzac avait employée, et il s'est avéré qu'il avait bien quelque chose à se reprocher. Je ne sais pas ce que les politiques ont avec cette expression, mais elle ne les sert pas. Des tweets ont d'ailleurs repris cette formule dans la soirée.
 
Sans préjuger du dossier, on a le sentiment qu'il ne s'y trouve pas grand-chose. Pour avoir bien connu les milieux politiques, si un homme politique – ou même un citoyen lambda - est mis sur écoute pendant des mois, fatalement, il donnera un élément compromettant. Et si on fait le comparatif entre Cahuzac, qui avait manifestement commis un parjure, et Sarkozy, le premier n'a pas fait une minute de garde à vue. Nicolas Sarkozy surfe sans doute sur l'impression d'un "deux poids, deux mesures", et d'un acharnement des magistrats sur sa personne. On peut dire qu'il a très bien utilisé la carte du magistrat politiquement engagé.
 

Faisant référence à l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a déclaré : "En ce qui concerne ma campagne, il n'y a jamais eu de système de facturation". Etait-il nécessaire pour lui de faire référence à ce dossier ?

Patricia Chapelotte : Il n'aurait pas dû parler du dossier Bygmalion, car l'instruction est en cours, et les choses ne sont pas encore claires. Il aurait dû s'en tenir à la garde à vue de 15h, et à la mise en examen à 2h du matin. C'est une autre affaire, qu'il n'aurait pas dû ajouter à sa communication.
 

Comment comprendre sa phrase : "La question de savoir si on renonce ne se pose pas pour moi. Vis-à-vis de son pays on a des devoirs, pas des droits. Je regarde avec consternation l'état du pays. J'aurai à décider après un temps de réflexion de ce que j'aurai à faire" ?

Patricia Chapelotte : Un homme politique n'est plus dans le spectre des médias dès lors qu'il dit qu'il arrête tout. Il est donc normal et légitime de se poser en observateur, et de laisser entendre qu'il réfléchit encore à la possibilité d'une intervention d'homme providentiel, seul capable de sauver la France. Après la bête blessée, c'est la bête politique qui revient.
 
Propos recueillis par Gilles Boutin et Carole Dieterich
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Texas
- 03/07/2014 - 22:25
Ratage
Pour ceux qui auraient ratés quelques épisodes , les batailles de " com " et judiciaires sont ouvertes depuis 2005 ! Les Unes de presse , autant que les flops judiciaires , n' ont épargnés ni les électeurs de Droite , ni l' intéressé . On trouve encore des " progressistes " pour nous affirmer que l' idée d' une Kabbale est saugrenue , les sondages sont là pour en témoigner ! .Si Si ! . Et on nous bassine à longueur de débat sur " l' indépendance de la Justice " . Pour ma part , et partageant l' avis de Mr Guaino , je m' inquiète des atteintes croissantes faites aux libertés dans ce modèle de Démocrature .
gerint
- 03/07/2014 - 18:53
Qui croit prendre peut être pris
Intenter un procès politique à Sarkozy peut très bien se retourner contre les instigateurs. Quoi que Sarkozy ait fait il faut être aveugle pour ne pas voir la grosse ficelle.
l'enclume
- 03/07/2014 - 17:07
Même Bygmalion va passer à la trappe,
"Affaire Bygmalion : les notes d'un expert comptable montrent que Lavrilleux n'aurait pas dit la vérité et dédouanent Sarkozy"
"Pour justifier la prise en charge par l'UMP de frais de campagne de Nicolas Sarkozy, le bras droit de Jean-François Copé avait expliqué qu'il y avait eu une double facturation. Impossible selon un expert."