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Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé.
La facture pourrait être salée
Explosion du plafond des comptes de campagne de Sarkozy : qui risque quoi ?
Publié le 18 juin 2014
Mardi 17 juin alors que Mediapart révélait que le montant des fausses factures établies dans le cadre de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 s'élèverait à 17 millions d'euros, Jérôme Lavrilleux a passé la journée en garde à vue, puis a été libéré dans la soirée.
Jean Garrigues est historien, spécialiste d'histoire politique.Il est professeur d'histoire contemporaine à l' Université d'Orléans et à Sciences Po Paris.Il est l'auteur de plusieurs ouvrages comme Histoire du Parlement de 1789 à nos jours (Armand...
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Professeur de droit public à Sciences Po Bordeaux, spécialiste en droit constitutionnel et finances publiques, vice-président du Cercle des constitutionnalistes.
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Jean Garrigues
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Mardi 17 juin alors que Mediapart révélait que le montant des fausses factures établies dans le cadre de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 s'élèverait à 17 millions d'euros, Jérôme Lavrilleux a passé la journée en garde à vue, puis a été libéré dans la soirée.

Nicolas Sarkozy

  • Politiquement

Jean Garrigues : Le coût politique pour Nicolas Sarkozy n'est pas uniquement lié à l'affaire Bygmalion mais plutôt à la nébuleuse d'affaires qui l'entoure. Les soupçons dont il fait l'objet, notamment dans les affaires Bettencourt, de Karachi et sur le financement de sa campagne de 2007 par le régime libyen, lui sont préjudiciables. Politiquement, ces soupçons posent problème même si vraisemblablement ces affaires aboutissent à des fins de non-recevoir. Mais la politique est faite de symboles et dans ce cas, le parfum de souffre pèse, et plus particulièrement sur la campagne de 2012.

Ce climat négatif ne l'empêchera sans doute pas de faire son retour dans la mesure où il est plébiscité par les militants de l'UMP. En revanche, cela peut induire des perturbations graves car le temps judicaire n'est pas le temps politique. Des mises en examen peuvent surgir alors qu'il aura déjà fait son retour. Auquel cas, une mise en examen serait un frein à son parcours.

Les poursuites judiciaires dont Nicolas Sarkozy pourrait faire l'objet dépendront d'une notion qui revient fréquemment dans ce genre d'affaire : le fusible. Si le fusible saute, à savoir Jérôme Lavrilleux, Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété. Par exemple, dans l'affaire Bettencourt, le fusible présumé, Eric Woerth, n'a jamais impliqué Nicolas Sarkozy. Il faut dire qu'en général l'omerta fonctionne. Nicolas Sarkozy n'aurait pas pris le risque de lancer le processus de son retour à travers la voie de ses lieutenants, s'il ne possédait pas de garanties sérieuses de ne pas être impliqué dans l'affaire Bygmalion. Car l'annonce médiatique de son retour a été faite après l'éclatement de l'affaire.

  • Sur le plan judiciaire

Pascal Jan : Nicolas Sarkozy ne risque plus d'être inquiété par la Commission des comptes de campagne car cette dernière a déjà invalidé ses comptes de campagne en juillet 2013. En revanche, pour qu'il soit inquiété par la justice dans l'affaire des fausses factures, il faudra prouver qu'il était au courant. Car c'est son directeur financier qui s'occupe de l'intendance de la campagne électorale. On ne peut donc pas prouver que Nicolas Sarkozy était au courant du détail des financements. Le seul indice, et ce n'est pas une preuve, est qu'avec la multiplication des meetings, il pouvait se douter de ce qui était en train de se passer.  

Nicolas Sarkozy

  • Politiquement

Jean Garrigues : Le coût politique pour Nicolas Sarkozy n'est pas uniquement lié à l'affaire Bygmalion mais plutôt à la nébuleuse d'affaires qui l'entoure. Les soupçons dont il fait l'objet, notamment dans les affaires Bettencourt, de Karachi et sur le financement de sa campagne de 2007 par le régime libyen, lui sont préjudiciables. Politiquement, ces soupçons posent problème même si vraisemblablement ces affaires aboutissent à des fins de non-recevoir. Mais la politique est faite de symboles et dans ce cas, le parfum de souffre pèse, et plus particulièrement sur la campagne de 2012.

Ce climat négatif ne l'empêchera sans doute pas de faire son retour dans la mesure où il est plébiscité par les militants de l'UMP. En revanche, cela peut induire des perturbations graves car le temps judicaire n'est pas le temps politique. Des mises en examen peuvent surgir alors qu'il aura déjà fait son retour. Auquel cas, une mise en examen serait un frein à son parcours.

Les poursuites judiciaires dont Nicolas Sarkozy pourrait faire l'objet dépendront d'une notion qui revient fréquemment dans ce genre d'affaire : le fusible. Si le fusible saute, à savoir Jérôme Lavrilleux, Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété. Par exemple, dans l'affaire Bettencourt, le fusible présumé, Eric Woerth, n'a jamais impliqué Nicolas Sarkozy. Il faut dire qu'en général l'omerta fonctionne. Nicolas Sarkozy n'aurait pas pris le risque de lancer le processus de son retour à travers la voie de ses lieutenants, s'il ne possédait pas de garanties sérieuses de ne pas être impliqué dans l'affaire Bygmalion. Car l'annonce médiatique de son retour a été faite après l'éclatement de l'affaire.

  • Sur le plan judiciaire

Pascal Jan : Nicolas Sarkozy ne risque plus d'être inquiété par la Commission des comptes de campagne car cette dernière a déjà invalidé ses comptes de campagne en juillet 2013. En revanche, pour qu'il soit inquiété par la justice dans l'affaire des fausses factures, il faudra prouver qu'il était au courant. Car c'est son directeur financier qui s'occupe de l'intendance de la campagne électorale. On ne peut donc pas prouver que Nicolas Sarkozy était au courant du détail des financements. Le seul indice, et ce n'est pas une preuve, est qu'avec la multiplication des meetings, il pouvait se douter de ce qui était en train de se passer.  

Nicolas Sarkozy

  • Politiquement

Jean Garrigues : Le coût politique pour Nicolas Sarkozy n'est pas uniquement lié à l'affaire Bygmalion mais plutôt à la nébuleuse d'affaires qui l'entoure. Les soupçons dont il fait l'objet, notamment dans les affaires Bettencourt, de Karachi et sur le financement de sa campagne de 2007 par le régime libyen, lui sont préjudiciables. Politiquement, ces soupçons posent problème même si vraisemblablement ces affaires aboutissent à des fins de non-recevoir. Mais la politique est faite de symboles et dans ce cas, le parfum de souffre pèse, et plus particulièrement sur la campagne de 2012.

Ce climat négatif ne l'empêchera sans doute pas de faire son retour dans la mesure où il est plébiscité par les militants de l'UMP. En revanche, cela peut induire des perturbations graves car le temps judicaire n'est pas le temps politique. Des mises en examen peuvent surgir alors qu'il aura déjà fait son retour. Auquel cas, une mise en examen serait un frein à son parcours.

Les poursuites judiciaires dont Nicolas Sarkozy pourrait faire l'objet dépendront d'une notion qui revient fréquemment dans ce genre d'affaire : le fusible. Si le fusible saute, à savoir Jérôme Lavrilleux, Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété. Par exemple, dans l'affaire Bettencourt, le fusible présumé, Eric Woerth, n'a jamais impliqué Nicolas Sarkozy. Il faut dire qu'en général l'omerta fonctionne. Nicolas Sarkozy n'aurait pas pris le risque de lancer le processus de son retour à travers la voie de ses lieutenants, s'il ne possédait pas de garanties sérieuses de ne pas être impliqué dans l'affaire Bygmalion. Car l'annonce médiatique de son retour a été faite après l'éclatement de l'affaire.

  • Sur le plan judiciaire

Pascal Jan : Nicolas Sarkozy ne risque plus d'être inquiété par la Commission des comptes de campagne car cette dernière a déjà invalidé ses comptes de campagne en juillet 2013. En revanche, pour qu'il soit inquiété par la justice dans l'affaire des fausses factures, il faudra prouver qu'il était au courant. Car c'est son directeur financier qui s'occupe de l'intendance de la campagne électorale. On ne peut donc pas prouver que Nicolas Sarkozy était au courant du détail des financements. Le seul indice, et ce n'est pas une preuve, est qu'avec la multiplication des meetings, il pouvait se douter de ce qui était en train de se passer.  

Nicolas Sarkozy

  • Politiquement

Jean Garrigues : Le coût politique pour Nicolas Sarkozy n'est pas uniquement lié à l'affaire Bygmalion mais plutôt à la nébuleuse d'affaires qui l'entoure. Les soupçons dont il fait l'objet, notamment dans les affaires Bettencourt, de Karachi et sur le financement de sa campagne de 2007 par le régime libyen, lui sont préjudiciables. Politiquement, ces soupçons posent problème même si vraisemblablement ces affaires aboutissent à des fins de non-recevoir. Mais la politique est faite de symboles et dans ce cas, le parfum de souffre pèse, et plus particulièrement sur la campagne de 2012.

Ce climat négatif ne l'empêchera sans doute pas de faire son retour dans la mesure où il est plébiscité par les militants de l'UMP. En revanche, cela peut induire des perturbations graves car le temps judicaire n'est pas le temps politique. Des mises en examen peuvent surgir alors qu'il aura déjà fait son retour. Auquel cas, une mise en examen serait un frein à son parcours.

Les poursuites judiciaires dont Nicolas Sarkozy pourrait faire l'objet dépendront d'une notion qui revient fréquemment dans ce genre d'affaire : le fusible. Si le fusible saute, à savoir Jérôme Lavrilleux, Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété. Par exemple, dans l'affaire Bettencourt, le fusible présumé, Eric Woerth, n'a jamais impliqué Nicolas Sarkozy. Il faut dire qu'en général l'omerta fonctionne. Nicolas Sarkozy n'aurait pas pris le risque de lancer le processus de son retour à travers la voie de ses lieutenants, s'il ne possédait pas de garanties sérieuses de ne pas être impliqué dans l'affaire Bygmalion. Car l'annonce médiatique de son retour a été faite après l'éclatement de l'affaire.

  • Sur le plan judiciaire

Pascal Jan : Nicolas Sarkozy ne risque plus d'être inquiété par la Commission des comptes de campagne car cette dernière a déjà invalidé ses comptes de campagne en juillet 2013. En revanche, pour qu'il soit inquiété par la justice dans l'affaire des fausses factures, il faudra prouver qu'il était au courant. Car c'est son directeur financier qui s'occupe de l'intendance de la campagne électorale. On ne peut donc pas prouver que Nicolas Sarkozy était au courant du détail des financements. Le seul indice, et ce n'est pas une preuve, est qu'avec la multiplication des meetings, il pouvait se douter de ce qui était en train de se passer.  

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cpamoi
- 18/06/2014 - 19:01
Une classe politique sans éthique ?
Avez-vous déjà vu un homme politique de premier plan aller en prison ? Non. L’avez-vous vu se faire réélire malgré des condamnations ? Oui.

Nous avons les politiciens que nous méritons. Ils nous serrent la ceinture mais desserrent la leur. Ils augmentent les impôts en accusant tout citoyen fugueur de trahison, mais eux n’ont guère intérêt à franchir la frontière : la caisse d’or dans laquelle ils puisent est en France ! Et ce sont nos impôts qui l’abondent !


Vous ne pouvez pas aimer l’argent et vous consacrer au bien public. Si vous adorez vous vautrer dans le luxe, voire le stupre, d’autres carrières s’offrent à vous. Mais laissez vos concitoyens tranquilles.