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© Reuters
Dilma Rousseff.
© Reuters
Dilma Rousseff.
L’envers du miracle

Pourquoi le développement du Brésil était essentiellement un trompe-l'œil… et comment Dilma Rousseff aggrave la situation…

Publié le 21 mai 2014
Entre une productivité de travail au même stade depuis quinze ans, des investissements à 18 % et une note de solvabilité dégradée par Moody's, le Brésil a des apparences de pays émergent mais son économie ne va en réalité pas si bien que ça. La faute est remise sur Dilma Rousseff mais reste à savoir si cela est réellement le cas et sinon, quelles sont les origines du déclin.
Pierre Salama est professeur émérite des universités, professeur et chercheur au Centre d'Economie de Paris-Nord où il est spécialiste des économies sud-américaines. Il a publié de très nombreux livres traduit en espagnol et en portugais dont Les...
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Pierre Salama est professeur émérite des universités, professeur et chercheur au Centre d'Economie de Paris-Nord où il est spécialiste des économies sud-américaines. Il a publié de très nombreux livres traduit en espagnol et en portugais dont Les...
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Entre une productivité de travail au même stade depuis quinze ans, des investissements à 18 % et une note de solvabilité dégradée par Moody's, le Brésil a des apparences de pays émergent mais son économie ne va en réalité pas si bien que ça. La faute est remise sur Dilma Rousseff mais reste à savoir si cela est réellement le cas et sinon, quelles sont les origines du déclin.

Atlantico : Depuis l'investiture en 2010 de Dilma Rousseff à la tête du Brésil, la productivité brésilienne n'a pas bougé, tandis que les investissements ont chuté à 18 % et la dette pourrait représenter 59 % du PIB cette année et ce, malgré la mise en place d'une série de mesures à tendance populaire. Qu'est-ce qui cloche dans la politique économique de Dilma Roussef ?

Pierre Salama : L’investissement est effectivement aujourd’hui à 18 %, tandis que le PIB connaît effectivement un ralentissement très prononcé. Et je ne parle pas de la croissance industrielle. Mais c’est un phénomène qui existait déjà du temps de Luiz Inácio Lula da Silva. Mise à part l’année 2010 que l’on pourrait qualifier de miraculeuse étant donné que la croissance était de 7,5 % après la récession de 2009, ces dernières années ont été marquées par une tendance à la stagnation économique.

Ce qui ne fonctionne pas actuellement dans l’économie brésilienne relève donc malheureusement d’une chose assez simple : Dilma Rousseff paye aujourd’hui dans une certaine mesure les conséquences de la politique économique de Lula. Le mandat de ce dernier bénéficiait d’un boom des matières premières. Par conséquent, la Chine est devenue le premier client du Brésil et le Brésil exportait d’autant plus que les prix et les volumes demandés augmentaient. Cette conjoncture a permis une balance commerciale excédentaire assez importante alors même que la balance des produits industriels devenait dès 2008 de plus en plus déficitaire. Si bien que les politiques de crédit et de redistribution des revenus auprès des catégories les plus modestes et les plus pauvres qu’a opéré Lula ont pu se traduire non pas par une augmentation de la production mais par une forte demande des biens de consommation et donc des importations. Par conséquent, actuellement, le déficit de la balance industrielle est tellement important que la balance des matières premières suffit tout juste à le compenser. Dès lors, le PIB se retrouve à la merci des vents contraires et retrouve une certaine vulnérabilité externe.

Pour dire les choses plus simplement, du temps de Lula, le Brésil n’a pas suffisamment investi, notamment dans les infrastructures, dans la recherche et le développement ou en utilisant la Banque de développement brésilienne, la BNDES, pour financer des grands projets industriels afin d’accroitre la compétitivité et ainsi augmenter la productivité. Soit dit en passant, cela fait quinze ans que la productivité du travail croit à un taux extrêmement faible.

Ce qu’on peut reprocher à sa politique cependant est son côté erratique face à cet héritage. C’est vraiment une conséquence, un problème structurel. Pour ne donner qu’un seul exemple tout de même colossal : la balance commerciale aujourd’hui est tout juste excédentaire – 3 milliards de dollars d’excédent. Par contre, la balance des comptes courants, c’est-à-dire une fois les dividendes reversés, est déficitaire de près de 80 milliards de dollars. L’entrée de capitaux est actuellement la seule manière pour le gouvernement de s’en sortir. Ces capitaux qui peuvent être sous forme d’investissement de portefeuille mais sont le plus souvent des IDE – Investissement Direct à l’Etranger – ont jusqu’à aujourd’hui été suffisamment important pour boucler la balance. Mais la tendance peut s’inverser facilement, comme cela a pu être le cas il y a six mois. Cet inversement suffit à ce que le Brésil vive à nouveau une période de stop-and-go, soit une vulnérabilité externe très importante.

La croissance des pays émergents commence à se tasser petit à petit. Cependant, l'économie brésilienne semble se tasser plus rapidement que les autres. Qu'est-ce que les pays émergents ont que le Brésil n'a pas ?

The Economist avait mis en une de sa revue il y a quelques mois un jeu de mots quasiment intraduisible, à savoir que les pays émergents n’étaient plus "emergent" mais "detergent". Ce qui signifiait que les économies émergentes n’émergeaient plus et que bien au contraire, elles connaissaient un processus inverse. Si l’on regarde de près, les problèmes que connaît le Brésil se retrouvent également en Afrique du Sud, dans certains pays latino-américains, en Inde et même en Chine, bien que la croissance reste relativement élevée.

Pourquoi les IDE ne suffisent-ils plus à sauver l'économie brésilienne ?

Les IDE continuent à venir au Brésil car il y a encore des affaires et à faire et que les opportunités y sont toujours meilleures que dans son propre pays. Il ne faut pas non plus oublier le marché commun sud-américain, le Mercosur, qui assure jusqu’à présent une certaine dimension des marchés. Le chiffre des IDE au Brésil est encore assez conséquent.

Comment expliquer que l'entreprise pétrolière Pétrobras, symbole du Brésil émergent, soit actuellement dans la tourmente (le cours de l'action a baisse de 34 %) malgré le soutien constant du gouvernement brésilien ?

Il y a plusieurs raisons. On peut déjà mentionner en premier lieu une affaire similaire à celle d’Areva en France, l’achat d’actifs par Petrobras d’entreprises américaines à un prix qui allait bien au-delà de son prix réel. Cela avait entrainé quelques doutes quant à la capacité de Petrobras de gérer sa politique d’investissement pour retirer du pétrole en eaux très profondes. Par ailleurs, les investissements sont très lourds et Pétrobras avait, semble-t-il, vu trop grand concernant notamment les délais à tenir. Par conséquent, les perspectives de rentabilité en ont été d’autant plus affectées.

Ils n’ont cependant pas reçu précisément des subventions mais ont bénéficié comme tout un chacun de prêts du BNDES, qui sont des prêts à taux réduits. Ils ont surtout bénéficié de mesures de protection vis-à-vis des autres sociétés internationales, c’est-à-dire que toute entreprise souhaitant exploiter le pétrole brésilien devait d’abord passer par Petrobras.

Entre le Mondial 2014 et les Jeux Olympiques 2016, le Brésil sera sous le feu des projecteurs mondiaux. Ces événements peuvent-ils aider à relancer l'économie brésilienne ?

Sincèrement je ne pense pas. Ou du moins concernant la Coupe de Monde de Football. Depuis un an, personne n’est sans savoir qu’il y a des événements sociaux très importants au Brésil étant donné que le peu d’investissement qui aurait pu être fait dans les infrastructures publiques – le Brésil en est très pauvre -, dans l’éducation ou la santé, a en fait été réalisé dans le renouvellement et la modernisation de stades ainsi que dans de petites infrastructures alentours. Par conséquent, ces dépenses considérables sont très mal perçues par une large fraction de la population. Ces événements contribuent à donner une mauvaise image du Brésil et cela a donc des conséquences sur l’économie brésilienne. Cela pourrait éventuellement changer d’ici les Jeux Olympiques 2016, à condition que le gouvernement se concentre plus sur son peuple, ce qui semblerait être le cas.

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cpamoi
- 21/05/2014 - 19:37
Un politicien peut-il faire de la bonne économie ?
C'est toujours la même erreur : quand un pays superforme pour des raisons conjoncturelles que fait le politicard local ? Il redistribue l'argent à ses électeurs sous forme de droit sociaux inaliénables, engage de nouveaux fonctionnaires, bref crée des dettes populistes à long terme.

Au premier retournement de conjoncture les dettes restent exigibles pour des décennies, tandis que le pays doit désormais emprunter en urgence sur le marché international.

Quand la situation s'améliore les impôts devraient baisser pour encourager la création d'entreprises qui prendront le relais en cas de retournement de conjoncture. Les infrastructures facilitant la production devraient être améliorées. Ensuite les salaires des plus humbles augmenteraient mécaniquement dans un environnement économique prospère.

Ce sont des mesures simples qu'aucun politicien n'applique jamais. A croire que devoir se faire élire tous les 4 ou 5 ans est incompatibles avec la bonne gestion économique d'un pays.