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Ringards, les tatoués ?

Publié le 02 août 2011
Les nageurs français sont revenus à Paris ce lundi, auréolés de dix médailles aux championnats du monde de Shangaï. Des nageurs souvent tatoués. L'occasion de se demander jusqu'où ira le tatouage. Peut-être sur tout le monde, ou plus personne.
Yannick Le Henaff est doctorant en sociologie à l'université de Rennes 2. Il a notamment co-écrit : "Tatouages et cicatrices : décors sportifs" (L’Harmattan 2007)
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Yannick Le Henaff est doctorant en sociologie à l'université de Rennes 2. Il a notamment co-écrit : "Tatouages et cicatrices : décors sportifs" (L’Harmattan 2007)
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Les nageurs français sont revenus à Paris ce lundi, auréolés de dix médailles aux championnats du monde de Shangaï. Des nageurs souvent tatoués. L'occasion de se demander jusqu'où ira le tatouage. Peut-être sur tout le monde, ou plus personne.

Nous avons vu, pendant les championnats du monde de natation, de nombreux sportifs tatoués. Comment vous l’interprétez ?

Ce n’est pas propre au monde sportif. On voit plus de tatouage dans le monde sportif et la natation parce qu’il y a une forme de démocratisation du tatouage dans la société. On en voit plus en natation parce que les normes autour du corps sont certainement moins coercitives et moins rigoureuses que dans d’autres sports. Dans la natation, dans le football, le basket, arts martiaux, sports de glisses, il y a une liberté autour du corps plus grande que dans la gymnastique ou le patinage artistique. Les sports où l’on trouve le moins de tatouages sont les sports féminins et féminisés. Si l’on voit beaucoup de tatouages aujourd’hui, c’est parce qu’il y une transformation de notre rapport au corps depuis les années 70, avec une tendance plus large sur l’ensemble du XXe siècle. Notre corps devient l’expression de ce que l’on est. J’ai tout intérêt à transformer mon corps pour qu’il devienne mon porte-identité, montrer qui je suis. Cela va notamment passer par le body-building, la coupe de cheveux, les vêtements… Le tatouage est la transformation corporelle qui va permettre le plus efficacement de montrer qui l’on est. Mettre un lion ou un papillon, ça n’a pas la même signification.

 

Y’a-t-il une dimension narcissique de la part du sportif dans son milieu?

Il n'y a pas forcément de lien entre le tatouage et la pratique sportive. Mais il peut y en avoir. Comme le tatouage est l’expression de la personne, si on a une pratique sportive particulière, ça va être aussi une possibilité de le montrer. Mais il ne faut pas apposer la signification de l’extérieur. Si on interroge Alain Bernard, il n’est pas sûr que son requin soit forcément lié à la natation. Comme il n’y a pas de lien forcément évident pour le papillon de Laure Manaudou. Cela dit, il y a des sensibilités particulières. Certaines pratiques sportives ont certains tatouages. Les sports de glisses ont souvent des tatouages liés à l’univers polynésien ou maori. On va retrouver dans les arts martiaux un certain nombre de tatouages lié à des expressions viriles de la personne. On va y retrouver des animaux féroces, des guerriers, des signes exacerbés de la virilité. Pour les autres pratiques, on le retrouve moins. Cela dit, il n’est pas rare que l’on retrouve dans le monde sportif des tatouages liés à des valeurs de compétition, à des valeurs de dépassement de soi. Il est possible que le requin véhicule dans l’imaginaire social une image de férocité, et c’est peut-être ça qui est lié à la compétition.

 

Y a-t-il des différences de tatouages entre les hommes et les femmes ?

Les différences dans le sport et dans la vie courante sont les mêmes. Un requin d’un côté, et un papillon de l’autre. Il y a une différence de motifs, et puis des endroits où l’on va apposer le tatouage va aussi être différent. Chez les filles, on trouvera des tatouages plus petits, au niveau de l’aine, en bas du dos, alors que chez les hommes on les retrouvera au niveau du bras, des épaules et du biceps. Les parties du corps ont des significations qui sont, dans notre imaginaire, un peu différentes. L’épaule, les pectoraux et les bras ont une signification de virilité, alors que l’aine ou le bas du dos ont une connotation plus féminine, et il y a un attrait un peu plus sexuel.

 

Quels sont les types de tatouages les plus fréquents ?

Les tatouages scripturaux : « j’aime Magalie », ou des tatouages plus idéologiques comme « mort aux vaches », ce sont des choses que l’on ne trouve quasiment plus. Alors qu’initialement, il y a quelques décennies on les retrouvait énormément. Des tatouages produit rapidement ou des tatouages déclaratif ou idéologiques, c’est devenu délaissé, parce qu’il y a une diminution de la valeur idéologique du tatouage, et une augmentation de la valeur esthétique. Avant on se tatouait dans le but de proclamer une idéologie, tels que les prisonniers, les marins, des populations marginales. Alors qu’aujourd’hui on est dans une volonté plus esthétique. Il y a une volonté de dire quelque chose à propos de soi mais également de faire quelque chose de joli.  Ensuite, il y a des tatouages dont la signification ne va pas être figée dans le temps et dont on peut en réinvestir le sens. Par exemple les tatouages polynésiens et maori, où il n’y a pas de forme vraiment distincte, on les retrouve de plus en plus car la signification va être plus intime. Je peux faire dire ce que je veux à ce tatouage. Alors qu’avoir un requin, il faut davantage négocier le sens. Moins il y a une signification évidente, plus il a tendance aujourd’hui à être valorisé, car c’est moi qui en décide la signification.

 

Comment le tatouage s’est-il imposé dans la société ?

Dans les années 70-80, c’était l’apanage des populations marginales (punks, hippies), encore avant c’était les prisonniers ou les marins. Le changement se passe dans les années 80-90. La tendance est que notre corps devienne l’expression de soi. Avant c’était un destin, c’était Dieu qui nous avait donné ce corps là et il y avait une fatalité, on ne devait pas le changer. Alors que maintenant, dans nos sociétés qui prônent davantage l’individualisme, où il faut se différencier de l’autre, je me différencie par mes pratiques et également par mon corps. Et pour différencier mon corps de l’Autre, j’utilise les tatouages. Les médias ont également joué un rôle important : voir des sportifs tatoués participe à ce mouvement, mais avant les sportifs il y a surtout eu les stars de la chanson. Les sportifs sont arrivés après. Sur les couvertures de l’Equipe, on voyait assez peu de sportifs tatoués (environ 2 %, alors qu’il y a beaucoup plus de sportifs tatoués). Aujourd’hui, les sportifs qui ont un corps qui est de plus en plus montré et exposé médiatiquement participent à cette démocratisation. Mais historiquement ils n’ont pas été le starter de cette démocratisation. Au contraire, ils ont suivis la tendance à la démocratisation. Mais ils sont les accélérateurs actuels, comme toute personne exposée médiatiquement.

 

Le tatouage ne devient-il pas alors ringard ?

C’est le risque et c’est ce qu’on retrouve lorsqu’on interroge les tatoués. Alors qu’ils participent à la démocratisation du tatouage, les tatoués  ont regretté que cette démocratisation arrive. Notre corps doit nous servir à nous différencier, mais si tout le monde devient tatoué, on n’arrive plus à se différencier, puisque l’on a tous le même tatouage.

Mais on sait qu’il est très rare que l’on se tatoue sur un coup de tête, c’est réfléchi. Et le tatouage est lié à une période particulière de la vie. C’est comme un rite de passage. Un évènement de sa vie. Fabrice Tiozzo a deux tatouages liés à des moments importants de sa vie sportive : en 1995, il gagne de titre de champion du monde WBC, et il marque ça en se faisant un tatouage particulier. Donc peut-être ce qui va permettre au tatouage de ne pas se ringardiser va dépendre de la signification que le sportif va y mettre.

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LeditGaga
- 03/08/2011 - 07:38
@Rhytton
Vous avez raison et c'est un peu ce que je dis : le tatouage est une pratique tribale, c'est net... même si ledit tatouage ne l'est jamais vraiment, quant à lui !
LeditGaga
- 03/08/2011 - 07:35
Pour finir...
Sauf rares exceptions, on peut aussi dire que le tatouage est, en règle générale, à mille lieues de toute considération esthétique, et c'est bien dommage ! Ce vague papillon sur l'épaule de notre vedette aquatique ou le tatouage en forme de vomis sur celle de notre chanteuse Lio sont là pour étayer mes affirmations : c'est une désolation, comme aurait dit Stephen King !
LeditGaga
- 03/08/2011 - 07:31
Pratiques tribales
Qu'on arrête de "tortiller du cul", comme dirait Jean-Claude Convenant (!), le tatouage, comme le piercing ou la plume dans le derrière, sont des pratiques tribales au même titre que l'insertion du "plateau" dans les tribus africaines éponymes ou le port de la ceinture d'explosifs chez l'islamiste en goguette : ça place l'individu dans "une classe à part" qui le démarque du reste de la populace !