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© MARC LE CHELARD / AFP
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Les yeux grands fermés

Derrière la question du jour de carence pour maladie, l’énorme problème de la souffrance au travail dans la fonction publique

Publié le 18 avril 2014
Avec Luc Rouban
Supprimé par la gauche à son arrivée au pouvoir, le jour de carence pour les fonctionnaires malades fait son retour dans le débat politique. C'est la nouvelle proposition de loi portée par des députés UMP, elle sera examinée en avril par l'Assemblée nationale. Elle ranime ainsi les problèmes liés à l'absentéisme dans la fonction publique. Un absentéisme symptôme d'un profond mal être.
Luc Rouban est directeur de recherches au CNRS et travaille au Cevipof depuis 1996 et à Sciences Po depuis 1987. ...
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Supprimé par la gauche à son arrivée au pouvoir, le jour de carence pour les fonctionnaires malades fait son retour dans le débat politique. C'est la nouvelle proposition de loi portée par des députés UMP, elle sera examinée en avril par l'Assemblée nationale. Elle ranime ainsi les problèmes liés à l'absentéisme dans la fonction publique. Un absentéisme symptôme d'un profond mal être.
Avec Luc Rouban

Atlantico : Des députés UMP veulent rétablir le jour de carence pour les fonctionnaires supprimé en 2012 à l'arrivée de la gauche au pouvoir. La fonction publique, que d'aucuns montrent parfois du doigt, connaît-elle un taux d’absentéisme plus élevée que le secteur privé ? 

Luc Rouban : Premièrement, on a un gros problème de suivi statistique de l'absentéisme dans les trois fonctions publiques. Dans le privé, le calcul se fait en jours d'absence par rapport au nombre de jours de travail théoriques. En revanche, dans la fonction publique de l'Etat, c'est en fonction du nombre de personnes absentes pour différentes causes, avec certaines complications parce qu'on ne connait pas les raisons (congés maladies, accident du travail, congés particuliers, etc.) : dans la territoriale, c'est le nombre d'absences par rapport aux effectifs physiques permanents, c'est-à-dire qu'on exclut les contractuels, pourtant très nombreux. Dans l'hospitalière, c'est le nombre de jour d'absences par rapport aux équivalents temps pleins. Donc on ne connaît pas la réalité, il est très difficile de dire que l'absentéisme est plus important dans les fonctions publiques que dans le secteur privé. Les chiffres datent au minimum de deux ou trois ans pour les plus récents.

Mais qu'il y ait davantage d'absentéisme dans le public que dans le privé n'est pas tellement étonnant pour une raison très simple : le travail dans les fonctions publiques notamment pour les employés (la catégorie C) est de plus en plus difficile. Sur les chiffres des différentes enquêtes sur le monde du travail, on s'aperçoit que le fait d'exercer le droit de retrait s'accentue. 13% des fonctionnaires et 16% des agents des entreprises publiques ont exercé leur droit le retrait, un événement souvent lié à des actes de violences physiques, et 12% dans le privé. D'une manière générale, les seuls fonctionnaires constituent presque 40% de tous les salariés ayant évoqués ce droit à la suite d'une agression. Il y a un vrai problème donc, notamment pour les agents de catégorie C, ceux qui ont un contact direct avec le public. 21% des salariés dans la fonction publique de l'Etat ont déclaré être victime dans les 12 derniers mois d'une agression verbale, 22% dans la fonction publique territoriale, 29% dans la fonction publique hospitalière, contre 13% dans le secteur privé.

Néanmoins, il faut quand même noter que l'absentéisme à globalement baisser entre le début et la fin des années 2000. Le pourcentage de personnes absentes est passé de 17,9% en 2004 à 17,1% en 2010 (hors éducation nationale). Donc on ne peut pas dire qu'il y ait une explosion de l'absentéisme, en revanche, il y a une dégradation très sensible de la vie professionnelle.   

Quels sont les principales raisons de l'absentéisme dans la fonction publique ? 

Il s'agit des conséquences de l'association de la réduction des effectifs et la demande croissante de service publique surtout en période de crise. On parle de tous les services d'aides sociales comme l'hôpital, et les secteurs régaliens, comme la police ou la justice. On peut également évoquer la complexification du droit notamment en matière sociale. Il y a aussi des cas de détresse sociale complexes et tous les problèmes de violences à l'hôpital.

La fonction publique est-elle davantage touchée par le mal-être au travail que le secteur privé ? Quelles sont les particularités ? 

Oui tout à fait, c'est notamment du à l'idée de ramener l'activité administrative à la production de statistiques, donc à un rendement. Les critères d'évaluation sont parfois assez formels et abstraits. Il faut se rendre compte que le travail des fonctionnaires est souvent plus compliqué à niveau égal que celui des salariés du privé. Le travail personnel est très mal reconnu, même si vous vous donnez beaucoup de mal. Parfois, les carrières sont déconnectées des résultats réels.

De nombreux fonctionnaires ne sont pas à des postes où leurs compétences sont correctement exploitées. Cette situation peut-elle expliquer en partie l'absentéisme ? Est-ce différent du privé ?

Non je ne pense pas. Par contre, le problème qui se pose souvent c'est qu'on a des fonctionnaires sur diplômés par rapport aux fonctions qu'ils occupent. Ils ne se sentent pas à leur place, mais je ne crois pas que c'est à prendre en compte dans l'absentéisme, plus on a de diplômes mieux on est armé psychologiquement pour faire face à certaines situations.

S'agit-il d'une exception française ?

Il n'y a pas beaucoup d'éléments de comparaison fiables, parce que l'organisation des systèmes est très différente. Dans les pays où on a fortement joué la carte de la nouvelle gestion publique on a eu tendance surtout à transférer un certain nombre de fonctions d'exécution, on voit que ça ne change pas grand-chose finalement.

Le débat actuel sur le changement de statut est un faux débat, car il ne s'agit pas d'une question de statut, même si on privatise le personnel, le métier ne changera pas, et au fait qu'il faut répondre en nombre réduit à des demandes croissantes. Globalement les tensions entre les usagers et les agents de services publics sont moins fortes en France que dans d'autres pays, comme au Royaume-Uni qui a beaucoup privatisé.   

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Fan2Bastiat
- 18/04/2014 - 19:19
Blague?
C'est une blague cet article, c'est ça?
L'auteur, estimable et brillant sans aucun doute, travaille au CNRS. Mais quand est-il venu bosser en vrai (pas juste en observateur) dans une entreprise privée?

Je refuse absolument de verser la moindre larme sur le sort des fonctionnaires prétendument "malheureux". Parce qu'on est malheureux, on sèche? Et puis quoi encore? Quand on est salariés, du public comme du privé, on a une obligation envers son employeur qui est de faire son job. Et si on n'est pas content, pas heureux, etc... on se prend en main et on cherche un autre job. Point barre. Les caissières de Franprix ne sont sûrement pas toutes heureuses, mais si elles sèchent, elle ont une franchise de 3 jours [ce qui diminue leur salaire de 13,6% quand même]; alors elles ne sèchent pas.

Pour différentes raisons professionnelles, j'ai eu a fréquenter assidûment un ministère ces derniers mois, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on ne sent pas vraiment la transpiration, le sang ou les larmes dans les couloirs et les bureaux. En revanche, le nombre de bureaux vides peuvent donner des pistes pour l'hébergement des mal logés ou des sans abris; ça ne devrait pas déranger beaucoup.
la saucisse intello
- 18/04/2014 - 03:04
Alors aujourd'hui..............
C'est sur cet article (ou plutôt ce ramassis de conneries !) que portera mon "cours de simplification" : Les fonctionnaires ont un taux d'absentéisme supérieur à la normale car ils sont mieux indemnisés que le privé, ne font que se conformer à une longue tradition, ne risquent aucun contrôle et au cas où par exception il en adviendrait un qui mettrait en évidence le caractère parfaitement bidon de l'arrêt maladie, il n'y aurait bien entendu aucune sanction. De plus, beaucoup d'entre eux n'étant pas d'une utilité flagrante, leur absence ne se remarque souvent même pas. Voilà,, c'est donc si difficile à dire ? Il est vrai que sciences po', cevipof, en voilà un qui nj'a pas du souvent sentir la sueur !
Anecdote : Lorsque notre fils est né, Madame (F.P.H) a repris son poste le lendemain même de la fin de son congé maternité. En la voyant arriver, ses collègues ont failli tomber à la renverse !
FATALITAS
- 17/04/2014 - 22:56
Il n'y a pas à tortiller du
Il n'y a pas à tortiller du derrière il faut le même nombre de jour de carence public privé, soit 0 jour pour tous ou 3 jours c'est selon le mieux ce serait 2 jours de carence pour tous au nom de notre devise, celle qui fait la fierté des Français "liberté égalité fraternité" on peut toujours rêver non!