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Benoît Hamon pourrait mettre un terme à la politique menée au sein de l'éducation depuis deux ans.
Le changement selon Benoît Hamon
Benoît Hamon pourra-t-il s'empêcher de politiser les programmes scolaires ?
Publié le 08 avril 2014
Selon Olivier Vial, président de l'Union nationale inter-universitaire (UNI), Benoît Hamon pourrait mettre un terme à la politique menée au sein de l'éducation depuis deux ans.
Olivier Vial est président de l’UNI et directeur du CERU – centre d’études et de recherches de l’UNI (Think-tank sur l’éducation).
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Selon Olivier Vial, président de l'Union nationale inter-universitaire (UNI), Benoît Hamon pourrait mettre un terme à la politique menée au sein de l'éducation depuis deux ans.

"Rien de pire que de politiser les programmes scolaires", affirmait Vincent Peillon lors de l’installation du Conseil Supérieur des Programmes (instance chargée de réécrire l’ensemble des contenus enseignés de la maternelle jusqu’au lycée). Cela sonnait déjà comme un vœu pieux dans sa bouche, mais avec Benoît Hamon, le nouveau ministre de l’Education nationale, cela tient du pari impossible.

Jusqu’ici la figure de proue de "la gauche socialiste" s’est peu intéressée à l’Education, et quand il l’ a fait, cela n’a été que pour imposer ses amis et sa vision très idéologique de l’économie.

Ainsi, début 2013, Benoît Hamon a longtemps fait le siège de Vincent Peillon et de son cabinet. Il souhaitait que l’enseignement de "l’économie sociale et solidaire" soit introduit à l’école et que les portes des établissements scolaires soient ouvertes aux "militants de l’ESS [1]".

Ces derniers, rassemblés au sein du collectif L’ESPER [2] assument totalement leurs visées partisanes. Dans leur manifeste pour "développer l’éducation et la formation à l’éducation sociale et solidaire", ils affirment que l’enseignement de l’économie sociale et solidaire doit favoriser "le développement d’une économie à contre-courant du modèle capitaliste, (…) grâce au développement d’un esprit critique, une appropriation des principes fondateurs de cette économie sociale et solidaire : démocratie, propriété collective, non-lucrativité, solidaire" afin de proposer une alternative au "modèle dominant présent dans les programmes qui demeure celui de l’économie capitaliste" et de contrer "le fort lobbying exercé par le MEDEF qui développe de plus en plus de partenariats avec les classes et les élèves pour promouvoir son modèle économique".

Pour réussir à propager ces "idées", il est important de les marteler dès le plus jeune âge.

Benoît Hamon, grâce à son entregent et son insistance, a réussi, alors qu’il était encore ministre délégué à l’économie sociale et solidaire, à faire signer, le 13 juin 2013, "un accord cadre de coopération" entre son ministère, celui de l’Education nationale et L’ESPER.

L’enjeu est loin de n’être que symbolique. Cette convention attribue des pouvoirs très importants aux associations, mutuelles et syndicats rassemblés au sein de l’ESPER.

Ils se voient, par exemple, associés aux travaux du Conseil Supérieur des Programmes pour réécrire conjointement les nouveaux programmes. Ils sont également chargés de former, dans le cadre des ESPE (écoles supérieures du professorat et de l’éducation), les futurs enseignants à ces problématiques et d’organiser, chaque année, une "semaine de l’ESS à l’école".

Désormais, le ver est dans le fruit. L’enseignement de l’économie qui était, en France, déjà très influencé par l’APSES, le très marqué à gauche syndicat des professeurs de sciences économiques et sociales, subira également l’influence de l’ESPER.

La manière dont Benoît Hamon a "forcé" la porte du ministère de l’Education nationale, en juin 2013, pour laisser entrer plus facilement ses "amis", est un précédent inquiétant pour celui qui vient d’obtenir les clefs du ministère et la charge de veiller à la refonte complète des programmes scolaires.

Saura-t-il résister à la tentation de politiser les programmes ? Pas sûr !

 

[1] L’économie sociale et solidaire

[2] L’économie Sociale et Solidaire Partenaire de l’Ecole de la République

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julieha
- 11/04/2014 - 12:46
Parlons de la même chose
Bonjour
1/ votre vie privée n'est pas une généralité.
2/ ESS et non ESE.
3/ ECONOMIE solidaire et sociale et non le secteur du sanitaire et médico-social.
4/ Vous avez envie d'hurlez, quoi que je dise, vous trouverez un exemple de votre voisin qui...La politique d'aujourd'hui, droite ou gauche, n'a plus aucune proposition pour l'intérêt général, c'est une dance des Egos. Intéressez-vous à ces mouvements qui souhaitent changer les paradigmes si vraiment le système ne vous convient pas. L'idéologie n'est pas la réalité de la vie.

Mandos
- 09/04/2014 - 05:50
En voilà des questions
Benoît Hamon va bien évidemment politiser les programmes dans des proportions épiques - plus qu'ils ne sont déjà, s'entend - il en rêve la nuit notre petit idéologue des manifs Devaquet enfin parvenu au sommet de la pyramide.

Ca va être tout à fait hilarant et c'est précisément pour ça qu'on l'a placé là.

C'est d'ailleurs un coup assez intelligent tactiquement de la part de Valls, qui espère ainsi à la fois apaiser les braillements de la horde rouge en plaçant l'un des siens à ce poste-clé du formatage ds conscience, tout en la décrédibilisant suffisamment en vue de 2017 - trois ans ça en laisse du temps pour épouvanter l'électeur. Evidemment il est peu probable que lui-même puisse en tirer les marrons du feu...
Ludo1963
- 08/04/2014 - 21:24
hamon plus dangereux que le pen
regardez cette face de sombre crétin. j ai honte pour la France