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Le magnifique

Jean-Paul Belmondo : 80 ans de succès

Star de la Nouvelle vague puis flic ou truand de films grand public, l'acteur qui fête ses 80 ans mardi a eu l'itinéraire d'un enfant gâté du cinéma.

Jean-Paul Belmondo. Un nom qui claque, connu de tous. Avec 75 rôles au compteur, l'acteur qui fête ses 80 ans ce mardi, est une référence du cinéma français. Né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, le jeune homme grandit dans une famille d'artistes. Le père, d'origine italienne, est un sculpteur reconnu. Lui rêve de faire du théâtre. "C'est Godard qui m'a fait aimer le cinéma (...) Avant A bout de souffle, on m'avait tellement dit que je n'étais pas bon que je doutais", confiait-il en 2001.

Ce premier grand rôle, en 1960, aux côtés de Jean Seberg, le propulse sur le devant de la scène. Lui au départ si réticent vis-à-vis du septième art devient vite une vedette. Et même, avec Alain Delon, l'un des deux monstres sacrés du cinéma français, côté masculin.

Mélange de titi gouailleur à la Gabin, il enchaîne les succès.Acteur emblématique de la Nouvelle vague ("Moderato Cantabile", "Pierrot le fou"), il se tourne vite vers les comédies et les aventures rocambolesques où il enlace les plus belles actrices, de Catherine Deneuve à Sophia Loren en passant par Claudia Cardinale et Françoise Dorléac. Certaines deviennent ses compagnes à la ville, comme Ursula Andress et Laura Antonelli.

Passionné de boxe, il privilégie ensuite les rôles très "physiques" où il peut manier la cascade -sans doublure- et le coup de poing. C'est la période des superflics, des macho bagarreurs et des truands: "Borsalino", "Le Magnifique", "Flic ou voyou", "Le Professionnel" ou encore "L'As des as". "On a fini par me coller une étiquette" de cascadeur alors que "moi, ce que j'ai eu envie de faire, dans ma carrière, c'est de naviguer entre Malle, Godard, Melville et des gens comme Verneuil, Deray, Lautner", confie-t-il en 2001.

Pendant plus de vingt ans, 48 de ses films dépassent chacun le million d'entrées... Jusqu'au "Solitaire" en 1987, son premier gros échec commercial. Il rebondit avec le personnage truculent de Sam Lion dans "Itinéraire d'un enfant gâté" (1988). L'un de ses plus grands rôles, avec à la clef le César du meilleur acteur. Trophée qu'il refuse d'aller recevoir. Il revient alors aussi à ses premières amours: il remonte sur les planches avec "Kean" et "Cyrano" et devient le propriétaire du Théâtre des Variétés.

Mais depuis 2001, ses ennuis de santé l'ont écarté des studios. Hormis un bref  retour dans "Un homme et son chien" (2008) de Francis Huster. L'histoire d'un vieillard que la société rejette. Bébel alimente alors davantage la rubrique people des magazines. 

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