Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts

Ma Doué benniget!

Il y a 30 ans, un ouragan dévastait la Bretagne

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1987, un ouragan s’abattait sur la Bretagne, faisait quatre morts et des dizaines de milliards de Francs de dégâts.

La météo avait annoncé une petite tempête en provenance des Açores. C'est finalement un cataclysme qui a frappé la Bretagne le jeudi 15 octobre 1987, il y a 30 ans jour pour jour, avant de traverser le Cotentin et de se diriger vers les îles Britanniques. Son intensité était telle qu'elle a causé des dommages équivalents à ceux d'un ouragan de force 3 dans l'échelle de Saffir-Simpson, ce qui lui a valu le nom d'Ouragan de 1987, même s'il s'agissait d'une "simple" dépression.

Sur la côte Ouest, le vent a atteint 220 km/h. Ce qui fait de cette tempête, de cet ouragan, le phénomène météo le plus violent jamais enregistré sur nos côtes, rappelle Ouest-France, qui a interviewé Jean-Yves Bernot, routeur et navigateur, spécialiste de la météo marine : "Il y a bien eu les deux tempêtes de décembre 1999, Lothar et Martin, qui ont ravagé une bonne partie nord de la France, la Belgique, l’Allemagne… Et Xynthia en 2010, bien sûr, qui a causé des victimes et des dégâts, surtout à cause des forts coefficients de marée. Mais rien de comparable en termes de puissance de vent. L’ouragan d’octobre 1987 reste à ce jour le phénomène le plus violent qui ait touché nos côtes, avec des pics de vent en surface pour l’instant jamais égalés. 

L'ouragan a causé de lourds dégâts et provoqué des pertes humaines : 15 victimes sur le territoire français, dont neuf dans l'Ouest. S'ajoutent 19 morts en Grande-Bretagne. Heureusement, le faible coefficient de marée cette nuit-là a limité les dégâts. Le montant total des dégâts fut néanmoins estimé à 23 milliards de francs en 1987. Un quart des forêts bretonnes furent détruites et plus d'1,2 million de foyers privés d'électricité.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !